Cette année marque le 1er anniversaire de sa disparition.
Biyouna, de son vrai nom Baya Bouzar, est une chanteuse, danseuse et actrice algérienne née à Alger, figure majeure de la scène artistique maghrébine, connue pour ses rôles au cinéma, à la télévision et pour ses albums mêlant répertoire franco-algérien.
Née le 13 septembre 1952 dans le quartier populaire de Belcourt à Alger, Biyouna débute très jeune dans des troupes de chant, d’abord aux côtés de Fadhéla Dziria, puis à la tête de sa propre formation. À dix-sept ans, elle se produit dans les cabarets d’Alger et devient danseuse au Copacabana. En 1973, elle est révélée au grand public par son rôle de Fatma dans le feuilleton La Grande Maison de Mustapha Badie. Elle enchaîne ensuite les rôles au cinéma avec Leïla et les autres (1978), Le Harem de Madame Osmane (1999), Viva Laldjérie (2003) ou Délice Paloma (2007), tout en menant une carrière musicale avec les albums Raid Zone (2001) et Une Blonde dans la casbah (2007).
13/09/1952 : Naissance de Baya Bouzar à Belcourt, quartier d’Alger.
1973 : Rôle de Fatma dans le feuilleton télévisé La Grande Maison de Mustapha Badie.
1978 : Film Leïla et les autres de Sid Ali Mazif.
1999 : Rôle de Meriem dans le film Le Harem de Madame Osmane de Nadir Moknèche.
2000 : Film La Voisine de Ghaouti Bendedouche.
2001 : Sortie de l’album Raid Zone.
2003 : Film Viva Laldjérie de Nadir Moknèche.
2006 : Interprétation du Coryphée dans Électre de Sophocle, mise en scène de Philippe Calvario, aux côtés de Jane Birkin.
2007 : Rôle principal de madame Aldjéria dans le film Délice Paloma et participation à la série Rendez-vous avec le destin.
2007 : Sortie de l’album Une Blonde dans la casbah.
2009 : Interprétation de La Célestine au Vingtième Théâtre à Paris.
2010 : Rôle de Barisa dans la sitcom ramadanesque Nsibti Laaziza diffusée sur Nessma TV.
2011 : Chœurs sur la chanson « Bergman » de l’album Bichon de Julien Doré et apparition dans l’émission On n’demande qu’à en rire.
2018–2022 : Hommages et rétrospectives dans plusieurs festivals, dont le Luxor African Film Festival.
25/11/2025 : Décès à Alger des suites d’un cancer du poumon.
Biyouna est issue d’un milieu populaire d’Alger et construit sa carrière entre l’Algérie et la France, partageant son activité entre théâtre, cinéma et musique. Connue pour son attachement à la culture algérienne, elle défend à l’écran et sur scène des personnages ancrés dans la vie quotidienne, notamment des femmes confrontées à des contraintes sociales fortes. Elle collabore avec des auteurs et réalisateurs maghrébins et européens, participant à des projets abordant la condition féminine et les réalités urbaines. Mariée à Mokhtar, mentionné comme soutien important de sa carrière, elle travaille aussi avec un réseau fidèle de collaborateurs artistiques et techniques, ce qui contribue à la continuité de ses projets musicaux et scéniques au fil des décennies.
1 – Elle commence dans la troupe de Fadhéla Dziria, où elle assure les chœurs tout en jouant du tambourin avant de diriger sa propre formation de scène.
2 – À dix-neuf ans, elle devient danseuse au cabaret Copacabana à Alger, étape marquante de son entrée dans le monde du spectacle nocturne.
3 – Son rôle de Fatma dans le feuilleton La Grande Maison la fait connaître dans tout le pays et marque le début de sa notoriété télévisuelle.
4 – Dans Délice Paloma, elle incarne madame Aldjéria, patronne d’un salon de coiffure nommé « Coiffure 2000 », lieu central de la narration.
5 – Elle joue le Coryphée dans Électre de Sophocle aux côtés de Jane Birkin, dans une mise en scène de Philippe Calvario.
6 – Elle participe à l’album Bichon de Julien Doré en assurant les chœurs sur la chanson « Bergman ».
7 – Elle apparaît en 2011 dans l’émission On n’demande qu’à en rire aux côtés des Lascars Gays lors d’un sketch diffusé sur France 2.
8 – Elle fait l’objet d’hommages et de rétrospectives dans des festivals comme Lumière et Luxor, consacrant son parcours d’artiste maghrébine majeure.
Née et élevée à Belcourt, devenu Belouizdad, à Alger, Biyouna demeure durablement associée à la capitale algérienne, où elle se produit sur scène et pour la télévision. Elle partage ensuite sa carrière entre Alger et la France, notamment Paris, pour le théâtre et le cinéma. Elle décède le 25 novembre 2025 à l’hôpital de Beni Messous, à Alger, faisant de la ville l’un des principaux lieux de mémoire qui lui sont liés.
Biyouna meurt le 25 novembre 2025 à l’hôpital de Beni Messous, à Alger, des suites d’un cancer du poumon diagnostiqué après une longue carrière artistique. Son décès, annoncé par la presse algérienne, suscite de nombreux hommages dans les médias et sur les réseaux sociaux, saluant son apport au cinéma, au théâtre et à la chanson. Les informations publiques mettent l’accent sur son parcours d’artiste populaire et sur l’empreinte laissée dans la culture maghrébine contemporaine, faisant de cette disparition un événement marquant pour le public algérien et la diaspora.
• Métier(s) : chanteuse, danseuse, actrice, humoriste
• Résidence principale : Alger, Algérie (avec séjours réguliers en France)
• Relations : mariage avec Mokhtar (dates non communiquées)
• Enfants : informations non rendues publiques
• Distinctions : hommages et rétrospectives dans plusieurs festivals de cinéma africains et francophones