Ingénieur français en mécanique et en électricité, Pierre Bézier est étroitement associé à l’histoire de la conception assistée par ordinateur et aux courbes de Bézier, devenues des outils standards de l’informatique graphique, de la modélisation 3D et de l’industrie automobile, notamment au sein de Renault.
Né le 1er septembre 1910 à Paris, Pierre Bézier suit une formation d’ingénieur dans la tradition familiale. Élève boursier, il intègre les Arts et Métiers à Paris en 1927, puis obtient en 1930 un diplôme d’ingénieur mécanicien. En 1931, il complète cette formation par un diplôme d’ingénieur électricien à l’École supérieure d’électricité. En 1933, il entre chez Renault, où il accomplit l’essentiel de sa carrière et participe à l’automatisation et à la modernisation des procédés de fabrication. Dans les années 1960, il développe le système UNISURF et formalise l’usage des courbes et surfaces qui porteront son nom. Il soutient ensuite un doctorat en mathématiques, puis un doctorat d’État, et enseigne la productique au Conservatoire national des arts et métiers. Il meurt le 25 novembre 1999 à Bures-sur-Yvette.
1927 : Intègre les Arts et Métiers à Paris (promotion Paris 1927).
1930 : Diplôme d’ingénieur mécanicien de l’École nationale supérieure d’arts et métiers.
1931 : Diplôme d’ingénieur électricien à l’École supérieure d’électricité (Supélec).
1933 : Entrée chez Renault, où il commence une carrière de 42 ans.
1945 : Nommé chef du bureau d’études d’outillage chez Renault.
1949 : Directeur des méthodes de production, conception des machines de transfert pour la Renault 4CV.
Années 1960 : Lancement des travaux de modélisation et de CAO/FAO qui aboutissent au système UNISURF et aux courbes de Bézier.
1968 : Première mise en œuvre d’UNISURF ; début de l’enseignement de la productique au CNAM et à l’IUT de Cachan.
1969 : Doctorat en mathématiques à l’université de Poitiers.
1972 : Réception du prix Nessim-Habif (Société des ingénieurs civils de France).
1975 : Départ à la retraite de Renault ; UNISURF est pleinement exploité en industrie.
1977 : Doctorat d’État à l’université Pierre-et-Marie-Curie, en lien avec les courbes paramétriques polynomiales.
1985 : Réception du Steven Anson Coons Award (ACM SIGGRAPH) pour l’ensemble de ses contributions.
1999 : Décès à Bures-sur-Yvette, en Essonne, à l’âge de 89 ans.
Issu d’une lignée d’ingénieurs, Pierre Bézier grandit dans un environnement technique qui oriente précocement sa trajectoire professionnelle. Après ses études à Paris, il consacre l’essentiel de sa vie active au développement de l’automatisation, de la commande numérique et des méthodes de production chez Renault, tout en restant proche du milieu académique. À partir de la fin des années 1960, il s’implique dans la diffusion de la productique en enseignant au Conservatoire national des arts et métiers et à l’IUT de Cachan, contribuant à former une nouvelle génération d’ingénieurs. Il exerce des responsabilités au sein de plusieurs sociétés savantes, notamment la Société des ingénieurs Arts et Métiers et la Société des ingénieurs et scientifiques de France, où il participe à la structuration de la communauté des ingénieurs français.
1 – Fils et petit-fils d’ingénieurs, Pierre Bézier s’inscrit dans une continuité familiale en choisissant la voie des Arts et Métiers et de l’ingénierie industrielle.
2 – Pendant la Seconde Guerre mondiale, il approfondit la notion de « machine de transfert » en s’inspirant de principes introduits avant-guerre par General Motors, ce qui influencera ses réalisations chez Renault.
3 – Les courbes de Bézier, popularisées par ses travaux, sont au cœur de nombreux logiciels de dessin vectoriel et de mise en page, ainsi que de la définition des polices de caractères numériques.
4 – En 2007, un prix international, le « Pierre Bézier Award », est créé par la communauté de la modélisation géométrique, avec l’accord de sa famille, pour distinguer des contributions majeures en modélisation solide, géométrique et physique.
5 – Il exerce des fonctions de président de la Société des ingénieurs Arts et Métiers et de la Société des ingénieurs et scientifiques de France, marquant durablement ces institutions professionnelles.
Né à Paris et formé dans la capitale, Pierre Bézier travaille l’essentiel de sa carrière en région parisienne au sein de Renault et du CNAM. Il décède à Bures-sur-Yvette, en Essonne, où il passe sa retraite. Son nom reste associé aux courbes de Bézier dans les logiciels de CAO et au prix international qui porte son nom.
Pierre Bézier meurt le 25 novembre 1999 à Bures-sur-Yvette (Essonne), à l’âge de 89 ans, après une carrière menée principalement chez Renault et dans l’enseignement de la productique. Son décès donne lieu à des hommages dans la communauté de la modélisation géométrique et des graphismes informatiques, où ses travaux sur les courbes et surfaces de Bézier et sur le système UNISURF sont largement reconnus. La création ultérieure d’un prix international portant son nom constitue un prolongement de ces hommages.
• Métier(s) : ingénieur mécanicien, ingénieur électricien, spécialiste de la modélisation géométrique, enseignant en productique
• Résidence principale : région parisienne, France
• Distinctions : prix Nessim-Habif (1972), Steven Anson Coons Award (1985), docteur honoris causa de la Technische Universität Berlin, médaille d’or des Arts et Métiers, distinctions et adhésions honoraires dans plusieurs sociétés savantes