Résumé biographique
Carlos Monzón, boxeur argentin surnommé « Escopeta » (Fusil), est considéré comme l’un des plus grands champions poids moyens, détenant le titre mondial incontesté de 1970 à 1977 avec 14 défenses victorieuses.
Parcours
Carlos Roque Monzón, né le 7 août 1942 à San Javier, Santa Fe, Argentine, grandit dans la pauvreté à Barranquitas Oeste, un quartier populaire de Santa Fe, dans une famille mocoví de 13 enfants. Abandonnant l’école au primaire, il vend des journaux, cire des chaussures et livre du lait. À 17 ans, il débute en boxe amateur, compilant un palmarès de 73-6-8. Il passe professionnel en 1963, remportant son premier combat par KO au deuxième round contre Ramón Montenegro. Après trois défaites précoces en 1963-1964, toutes vengées, il reste invaincu jusqu’à sa retraite. En 1966, il décroche le titre argentin des poids moyens, puis le titre sud-américain en 1967 face à Jorge Fernandez.
En 1970, peu connu, il affronte le champion du monde Nino Benvenuti à Rome et le met KO au 12e round, s’emparant des titres WBA et WBC. Il défend son titre 14 fois, battant des légendes comme Emile Griffith (deux fois), José Nápoles et Rodrigo Valdez. En 1975, la WBC lui retire son titre pour non-défense contre Valdez, mais Monzón conserve la ceinture WBA. En 1976, il unifie les titres en battant Valdez à Monaco, puis le domine à nouveau en 1977, malgré un knockdown au 2e round, avant de se retirer invaincu. Sa carrière totalise 87 victoires (59 par KO), 3 défaites, 9 nuls et 1 sans décision.
Repères de carrière
1959 : Début en boxe amateur, premier combat nul.
1963 : Début professionnel, KO contre Ramón Montenegro.
1966 : Champion d’Argentine des poids moyens contre Jorge Fernandez.
1967 : Champion sud-américain des poids moyens.
1970 : Remporte le titre mondial WBA/WBC en battant Nino Benvenuti (KO, 12e round).
1971 : Bat Emile Griffith par TKO au 14e round.
1972 : Bat Jean-Claude Bouttier à Colombes (abandon, 13e round).
1974 : Bat José Nápoles par abandon au 7e round à Paris.
1976 : Unifie les titres WBA/WBC contre Rodrigo Valdez à Monaco.
1977 : Retraite après une victoire contre Valdez.
Vie personnelle et engagements
Fils de Roque Monzón et Amalia Ledesma, Carlos grandit dans une famille pauvre de 13 enfants. À 16 ans, il s’installe avec Zulma Encarnación Torres, avec qui il a un fils, Carlos Alberto. En 1962, il épouse Mercedes “Pelusa” García, mère de ses enfants Silvia, Abel et Carlos Raúl. Leur mariage, marqué par des accusations de violence domestique, se termine par un divorce en 1973. De 1974 à 1977, il vit une relation médiatisée avec l’actrice Susana Giménez, rencontrée sur le tournage de La Mary. En 1978, il se marie avec Alicia Muñiz, mère de son fils Maximiliano Roque. En 1988, il est condamné à 11 ans de prison pour le meurtre d’Alicia, après l’avoir battue et jetée d’un balcon à Mar del Plata.
Monzón soutient des causes locales à Santa Fe, participant à des événements caritatifs pour les jeunes boxeurs. Il joue dans des films comme La Mary (1974) et Soñar, soñar (1976), renforçant son statut de célébrité. Malgré sa violence hors ring, il est admiré en Argentine, recevant le Premio Olimpia de Oro en 1972. Sa légende inspire la série Monzón (2019), centrée sur sa carrière et son procès.
Où se recueillir ?
Carlos Monzón, décédé le 8 janvier 1995, est inhumé au cimetière municipal de Santa Fe, où 60 000 personnes assistent à ses funérailles. On peut honorer sa mémoire au Luna Park de Buenos Aires, où une statue célèbre son héritage.
Contexte du décès de Carlos Monzón
Le 8 janvier 1995, Monzón, en liberté conditionnelle après sept ans de prison, conduit une Renault 19 pour retourner au pénitencier de Las Flores. Accompagné de Gerónimo Treviño et d’une femme, il perd le contrôle du véhicule près de Santa Rosa de Calchines. La voiture se renverse, tuant les trois occupants. L’accident est jugé non intentionnel, malgré des rumeurs non confirmées de suicide.
Anecdotes
1- Monzón, surnommé « Escopeta », doit son style à son entraîneur Amílcar Brusa, ancien lutteur.
2- En 1970, il surprend le monde en battant Benvenuti, considéré comme invincible.
3- Il est mis au tapis une seule fois, par Rodrigo Valdez en 1977.
4- Alain Delon et Nino Benvenuti le visitent en prison, plaidant pour sa libération.
5- Il combat une fois aux États-Unis, battant Tony Licata par KO en 1974.
6- En prison, il aurait disputé un combat d’exhibition avec Mickey Rourke.
Points clés
• Métier(s) : Boxeur professionnel, acteur
• Résidence principale : Santa Fe, Argentine
• Relations : Mercedes García (1962-1973), Susana Giménez (1974-1977), Alicia Muñiz (1978-1988)
• Enfants : Carlos Alberto, Silvia, Abel, Carlos Raúl, Maximiliano Roque
• Distinctions : Premio Olimpia de Oro (1972), Boxeurt de l’année The Ring (1972)
