Dominique Bathenay, né le 13 février 1954 à Pont-d'Ain, est un ancien footballeur international français devenu entraîneur. Milieu de terrain à la frappe redoutable, il est l'un des piliers de la grande AS Saint-Étienne des années 1970 puis le capitaine emblématique des premiers titres du Paris Saint-Germain.
Repéré par Pierre Garonnaire, recruteur historique de l'AS Saint-Étienne, Dominique Bathenay rejoint le club forézien en 1971 après ses débuts à Granges-lès-Valence puis au Racing Club Tain-Tournon. Il s'impose dans le onze professionnel à partir de 1973, aux côtés de Jean-Michel Larqué, Christian Lopez ou Jacques Santini. Milieu défensif athlétique d'1,81 m, capable de récupérer et de frapper de loin du gauche, il participe à l'épopée des Verts qui s'imposent sur la scène nationale et européenne. Il remporte trois championnats de France consécutifs en 1974, 1975 et 1976, puis trois Coupes de France en 1974, 1975 et 1977. Le 12 mai 1976, à Hampden Park face au Bayern Munich de Franz Beckenbauer, sa frappe heurte la barre transversale carrée lors de la finale de la Coupe des clubs champions perdue 1-0, désormais inscrite dans la mémoire collective sous le nom de finale des poteaux carrés.
Séduit par le projet de Francis Borelli, Dominique Bathenay quitte Saint-Étienne en 1978 pour rejoindre le Paris Saint-Germain. Devenu capitaine du club de la capitale, il y évolue sept saisons et soulève les deux premières Coupes de France de l'histoire parisienne, en 1982 face à son ancien club, puis en 1983. Avec cinq victoires en Coupe de France, il en devient l'un des recordmen aux côtés de Marceau Somerlinck et Alain Roche. Il termine sa carrière de joueur au FC Sète, en deuxième division, entre 1985 et 1987, avant de basculer sur le banc. Il dirige successivement le FC Sète, le Stade de Reims, l'US Monastir, l'AS Choisy-le-Roi, brièvement l'AS Saint-Étienne en 1996, puis le Nîmes Olympique, la sélection des Seychelles et le CS Sedan-Ardennes. En 2022, le magazine So Foot le classe 45e dans son Top 1000 des meilleurs joueurs du championnat de France.
1954 : naissance le 13 février à Pont-d'Ain, dans l'Ain.
1971 : intègre le centre de l'AS Saint-Étienne à dix-sept ans.
1974 : premier doublé Championnat-Coupe de France avec l'ASSE.
1975 : deuxième titre de champion et nouvelle Coupe de France.
1975 : première sélection en équipe de France le 12 octobre face à la RDA.
1976 : finale de la Coupe des clubs champions perdue face au Bayern Munich.
1977 : but du quart de finale retour à Anfield face à Liverpool, le 16 mars.
1978 : transfert au Paris Saint-Germain et participation à la Coupe du monde en Argentine.
1982 : capitaine du PSG vainqueur de la Coupe de France face à l'AS Saint-Étienne.
1983 : deuxième Coupe de France remportée avec le PSG.
1985 : départ au FC Sète, en deuxième division.
1987 : fin de carrière de joueur et passage sur le banc sétois.
1996 : président de la commission de la Coupe de France jusqu'en 2000.
2008 : nommé sélectionneur des Émirats arabes unis, succédant à Bruno Metsu.
2009 : démis de ses fonctions le 20 juin après l'échec en qualifications du Mondial 2010.
Originaire de l'Ain, Dominique Bathenay grandit dans la région Rhône-Alpes et rejoint les minimes de Granges-lès-Valence dès 1963, avant de poursuivre au Racing Club Tain-Tournon en Ardèche. Il est intégré à la sélection cadets Rhône-Alpes en 1969, ce qui attire sur lui l'attention du recruteur stéphanois Pierre Garonnaire. Marié de longue date, il est père de plusieurs enfants et grand-père, et réside aujourd'hui en région parisienne après avoir longtemps vécu près du Parc des Princes. Les noms exacts de son épouse et de ses enfants ne sont pas rendus publics, conformément à la discrétion qu'il a toujours maintenue sur sa vie familiale, malgré une séance photo de couple à Avignon publiée par Getty Images en 1976.
Dans les vestiaires, son surnom Babatte témoigne de sa popularité auprès de coéquipiers comme Jean-Michel Larqué, Dominique Rocheteau, Patrick Battiston ou Luis Fernandez. Proche de Bruno Metsu, dont il a été l'adjoint au Qatar puis aux Émirats arabes unis, il a aussi côtoyé Alex Dupont à la sélection olympique émirienne. Retraité du football professionnel depuis 2012, il pratique régulièrement le golf, voyage et participe aux retrouvailles des anciens Verts, notamment autour du quarantenaire et du cinquantenaire de l'épopée stéphanoise. Il s'est aussi illustré sous le maillot du Variété Club de France, sélection caritative d'anciens internationaux.
1 - Le 16 mars 1977 à Anfield Road, Dominique Bathenay marque d'une frappe de trente mètres dans la lucarne du gardien Ray Clemence ; ce but fut longtemps diffusé dans le générique de l'émission Téléfoot.
2 - Dans les premières années stéphanoises, son aisance technique et son volume de jeu lui valent le surnom du Hollandais, en référence aux footballeurs totaux de l'Ajax Amsterdam alors maîtres de l'Europe.
3 - Lors de la finale de Coupe de France 1982, le PSG l'emporte aux tirs au but face à l'AS Saint-Étienne, devenue celle de Michel Platini ; Bathenay soulève le premier trophée majeur de l'histoire parisienne.
4 - Pour sa première sélection le 12 octobre 1975 en RDA, il marque dès la pause après avoir suivi un tir d'Albert Emon repoussé par le gardien, puis participe en 1977 au nul 2-2 de la France au Maracana face au Brésil.
5 - Sept ans après son départ, l'AS Saint-Étienne attend toujours une nouvelle Coupe de France après celle remportée en 1977 face au Stade de Reims, où Bathenay avait égalisé sur penalty.
- Métier(s) : footballeur international français, entraîneur, ancien sélectionneur
- Résidence principale : région parisienne
- Relations de couple : marié, vie privée non rendue publique
- Enfants : plusieurs enfants et petits-enfants, prénoms non publics
- Distinctions : 3 titres de champion de France (1974, 1975, 1976), 5 Coupes de France (1974, 1975, 1977, 1982, 1983), finaliste de la Coupe des clubs champions 1976, 20 sélections en équipe de France
« La gloire des poteaux carrés, c'est une défaite mais aussi toute une jeunesse. Ce ne sont que des bouts de bois. Mais ils ont fait couler autant d'encre parce qu'ils représentent un mythe. Si nous avions gagné, personne ne s'en souviendrait. »
— poteaux-carres.com, article du 13 février 2019
« La gloire des poteaux carrés, c'est une défaite mais aussi toute une jeunesse. Ce ne sont que des bouts de bois. Mais ils ont fait couler autant d'encre parce qu'ils représentent un mythe. Si nous avions gagné, personne ne s'en souviendrait. »
— poteaux-carres.com, article du 13 février 2019