Résumé biographique
Jean Ségurel, accordéoniste et compositeur français, a popularisé le folklore limousin au XXe siècle par ses six cents compositions et tournées, ancrant les traditions rurales de Corrèze dans la musique populaire française.
Parcours
Jean Ségurel naît le 13 octobre 1908 à Chaumeil, Corrèze, dans une famille paysanne tenant un café-auberge. Fils de François Ségurel, violoneux, il reçoit un harmonica à six ans et fabrique un violon artisanal. À treize ans, il obtient un vrai violon à Tulle et joue dans les foires locales avec son père. Après son certificat d’études, il effectue son service militaire de 1927 à 1929, découvrant l’accordéon.
En 1929, il choisit l’accordéon comme carrière et reçoit un instrument des frères Maugein, fabricants à Tulle. À Paris dans les années 1930, il enregistre ses premiers disques chez Le Soleil, grâce à Martin Cayla. Son style, alliant virtuosité et airs traditionnels, popularise Bruyères corréziennes (1936), succès international. Il forme un orchestre en 1945, tourne en Europe et en Afrique du Nord, et vend dix millions de disques. Nommé chevalier de la Légion d’honneur en 1968, il se retire à Chaumeil dans les années 1970, laissant un répertoire de plus de six cents pièces.
Discographie et réalisations notables
1929 : Choix de l’accordéon comme instrument principal après le service militaire.
1932 : Premiers enregistrements pour la maison Le Soleil à Paris.
1936 : Composition de Bruyères corréziennes avec Jean Leymarie.
1945 : Création de son orchestre pour des tournées nationales.
1950 : Début des tournées internationales en Europe.
1956 : Enregistrements de valses et airs folkloriques pour Pathé-Marconi.
1960 : Sortie de compilations regroupant plus de cent compositions.
1968 : Nommé chevalier de la Légion d’honneur.
1970 : Tournées en Afrique du Nord.
1975 : Retour à Chaumeil et derniers enregistrements locaux.
Vie personnelle et engagements
Jean Ségurel grandit à Chaumeil, fils de François Ségurel, musicien, et d’une mère non nommée dans les sources publiques. Les archives ne mentionnent ni frères, ni sœurs, ni relations amoureuses, ni enfants, se concentrant sur sa carrière. Il reste attaché à sa Corrèze natale, où il retourne vivre dans les années 1970.
Il s’engage pour la préservation du folklore limousin, collaborant avec des groupes comme Les Chanteurs et Danseurs limousins de Paris. Ses tournées et disques diffusent la culture du Massif central. Il participe à des festivals folkloriques régionaux dans les années 1950 et 1960, sans prises de position politiques ou militantes documentées au-delà de son art.
Lieu de mémoire
Jean Ségurel décède le 29 décembre 1978. Il résidait à Chaumeil, Corrèze, où il se retire dans les années 1970. Il fréquentait les studios parisiens et les salles de spectacle limousines. Il est inhumé au cimetière communal de Chaumeil.
Contexte du décès
Jean Ségurel décède d’une crise cardiaque à son domicile de Chaumeil. Retrouvé sans vie, il est transporté à l’hôpital de Tulle, où son décès est constaté. Ses funérailles, simples, se déroulent à Chaumeil avec la communauté locale et des musiciens.
Anecdotes
1 - En 1914, il reçoit un harmonica à une foire et en joue sans arrêt, marquant ses débuts musicaux.
2 - À l’école, il surprend en jouant du violon artisanal lors de la remise de son certificat d’études.
3 - Les frères Maugein lui offrent un accordéon en 1929, voyant son potentiel pour promouvoir l’instrument.
4 - En 1936, Bruyères corréziennes naît d’une promenade dans les Monédières avec son parolier.
5 - À Paris, il anime des bals pour les Corréziens exilés, renforçant leurs liens culturels.
Points clés
- Métier(s) : Accordéoniste, compositeur, chef d’orchestre
- Résidence principale : Chaumeil, cimetière communal de Chaumeil
- Relations : Aucune union ou partenariat public documenté
- Enfants : Aucun mentionné
- Distinctions : Chevalier de la Légion d’honneur (1968)