Jean Ségurel, né Jean-Baptiste Ségurel le 13 octobre 1908 à Chaumeil, en Corrèze, est un accordéoniste, compositeur et chef d'orchestre français, auteur de la valse Bruyères corréziennes en 1936 et créateur du critérium cycliste du Bol d'Or des Monédières en 1952.
Jean-Baptiste Ségurel naît le 13 octobre 1908 à Chaumeil, en Corrèze, dans une famille de paysans qui a ouvert un café-auberge pour compléter ses revenus. Surnommé "Baptistou", il débute comme violoneux aux côtés de son père, avant de choisir l'accordéon à son retour du service militaire, en 1929. Au début des années 1930, il monte avec deux instituteurs, Jean Leymarie et Roger Leyssène, la formation Les Troubadours corréziens, qui l'accompagne jusqu'en 1978 sous le nom de Jean Ségurel et ses Troubadours. En 1936, il crée la valse Bruyères corréziennes sur des paroles de Jean Leymarie. Ce titre reste son plus grand succès : France 3 Limousin lui consacre en 2016 une émission spéciale pour ses 80 ans. Jean Ségurel compose plus de six cents chansons et ses disques se vendent à plusieurs millions d'exemplaires.
En 1952, Jean Ségurel crée à Chaumeil le critérium cycliste du Bol d'Or des Monédières, organisé après le Tour de France. Jean Robic remporte la première édition. En août 1956, le coureur régional Raymond Poulidor y affronte Raphaël Géminiani, vainqueur de l'épreuve, et Louison Bobet. Sa performance conduit ensuite l'équipe Mercier à le recruter. Le critérium est organisé de 1952 à 1967, puis repris à partir de 1982. En 1968, Jean Ségurel est nommé chevalier de la Légion d'honneur par le général de Gaulle. Il meurt le 29 décembre 1978 à Chaumeil, la commune où il est né.
1908 : naissance de Jean-Baptiste Ségurel à Chaumeil, en Corrèze
1927 : part au service militaire après avoir été facteur à Chaumeil
1929 : revient du service militaire et décide de devenir accordéoniste
1932 : cofonde Les Troubadours corréziens avec Jean Leymarie et Roger Leyssène
1935 : fonde l'édition musicale Limousine édition
1936 : devient compositeur à la Sacem et crée la valse Bruyères corréziennes
1945 : enregistre chez Odeon une version de Bruyères corréziennes pressée à plus de 600 000 exemplaires
1952 : crée le critérium cycliste du Bol d'Or des Monédières à Chaumeil
1954 : sort l'album Danses populaires du Massif central chez Odeon
1968 : est nommé chevalier de la Légion d'honneur
1978 : meurt le 29 décembre à Chaumeil d'une crise cardiaque
1982 : reprise du Bol d'Or des Monédières
2007 : parution de la biographie Jean Ségurel, le troubadour de l'accordéon de Roland Manoury aux éditions Lara, à Égletons
2014 : l'accordéoniste Sébastien Farge publie l'album Ségurel for ever
2016 : France 3 Limousin diffuse l'émission Les bruyères corréziennes le 18 juin
Jean Ségurel est le fils de paysans corréziens qui tiennent un café-auberge à Chaumeil. Son père, François Ségurel, est violoneux. En 1916, celui-ci lui donne vingt francs pour acheter un vrai violon à Tulle, après un premier instrument fabriqué par l'enfant lui-même. Titulaire du certificat d'études, il est facteur à Chaumeil avant son service militaire en 1927. Il rencontre sa future épouse lors d'un bal qu'il anime à Treignac. Elle est élue maire de Chaumeil. Son fils Alain Ségurel participe en 2016 à l'émission de France 3 Limousin consacrée à Bruyères corréziennes.
Gervais et Antonine Goursolas, originaires de Saint-Augustin et fondateurs du groupe Les Chanteurs et Danseurs limousins de Paris, présentent Jean Ségurel à Martin Cayla, fondateur de la maison de disques Le Soleil. À Tulle, les frères Jean, Antoine et Robert Maugein, fabricants d'accordéons, lui donnent sa chance en lui confiant un bon instrument pour débuter. L'accordéoniste Jo Sony est l'un de ses compagnons de route. Sébastien Farge, accordéoniste qui a grandi dans la région de Jean Ségurel, lui rend hommage en 2014 avec un album qui reprend des titres de son répertoire.
Jean Ségurel meurt le 29 décembre 1978 à Chaumeil, la commune où il est né, d'une crise cardiaque. Il est âgé de 70 ans. Le Bol d'Or des Monédières, organisé de 1952 à 1967, reprend en 1982, quatre ans après sa disparition.
Jean Ségurel est inhumé au cimetière de Chaumeil, en Corrèze. Un monument en son hommage se dresse dans la commune. Le musée Jean Ségurel, installé dans la Maison de Pays des Monédières à Chaumeil, retrace sa vie et son œuvre à travers des objets, des films et de la musique d'époque, de ses débuts de musicien à la création du Bol d'Or des Monédières.
1 - En 1916, son père lui donne vingt francs pour acheter un vrai violon à Tulle. Jusque-là, il jouait sur un instrument fabriqué de ses mains, y compris dans la cour de son école pendant la récréation.
2 - Avant son service militaire en 1927, Jean Ségurel est facteur à Chaumeil. À son retour en 1929, il joue le plus souvent seul dans les bals de foire et les mariages, la grosse caisse actionnée au pied.
3 - Il enregistre six versions différentes de Bruyères corréziennes au fil de sa carrière. Celle de 1945, parue chez Odeon, est pressée à plus de 600 000 exemplaires, un record pour l'époque.
4 - En juin 1964, l'accordéoniste n'a plus une seule soirée de libre avant juin 1966. Son agenda est donc complet pour les vingt-quatre mois suivants, vingt-huit ans après la création de Bruyères corréziennes.
5 - En 1968, un court métrage de 36 minutes, Au Bol d'Or des Monédières, 1952-1967, retrace l'histoire du critérium. Raymond Poulidor, Jean Robic et Jean Ségurel figurent dans la distribution.
- Métier(s) : accordéoniste, compositeur, chef d'orchestre, organisateur du critérium cycliste du Bol d'Or des Monédières
- Résidence principale : Chaumeil (Corrèze)
- Relations de couple : épouse rencontrée lors d'un bal à Treignac, élue maire de Chaumeil
- Enfants : Alain Ségurel
- Distinctions : chevalier de la Légion d'honneur (1968)
19 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.