Résumé biographique

Acteur et comédien canadien naturalisé américain, Leslie Nielsen s’est d’abord illustré dans des rôles dramatiques avant de devenir une figure majeure du cinéma parodique avec des films comme Y a-t-il un pilote dans l’avion ? et la trilogie Y a-t-il un flic…, marquant durablement la culture populaire et l’histoire de la comédie au cinéma.


Parcours

Né le 11 février 1926 à Regina, dans le Saskatchewan, Leslie William Nielsen grandit en grande partie dans le nord du Canada, où son père sert dans la Gendarmerie royale du Canada. Après la Seconde Guerre mondiale, il travaille en radio puis étudie à l’Academy of Radio Arts de Lorne Greene à Toronto, avant d’obtenir une bourse pour le Neighborhood Playhouse à New York, où il suit les cours de Sanford Meisner, puis complète sa formation à l’Actors Studio. Il débute à la télévision au début des années 1950, enchaînant les dramatiques en direct, puis se fait connaître au cinéma avec Planète interdite (1956) et L’Aventure du Poséidon (1972). En 1980, le succès de Y a-t-il un pilote dans l’avion ? redéfinit sa carrière en l’imposant comme spécialiste du registre parodique, qu’il explore jusqu’à la fin de sa vie, au théâtre, au cinéma et à la télévision.


Repères de carrière

1950 : Débuts dans les dramatiques télévisées américaines en direct.
1956 : Rôle principal dans le film de science-fiction Planète interdite.
1972 : Apparition dans le film catastrophe L’Aventure du Poséidon.
1980 : Virage comique décisif avec Y a-t-il un pilote dans l’avion ?.
1982 : Crée le personnage de Frank Drebin dans la série Police Squad!.
1988 : Retrouve Frank Drebin au cinéma dans Y a-t-il un flic pour sauver la reine ?.
1991 : Suite cinématographique Y a-t-il un flic pour sauver le président ?.
1994 : Troisième opus Y a-t-il un flic pour sauver Hollywood ?.
2000 : Tient le premier rôle de la parodie spatiale Y a-t-il un flic pour sauver l’humanité ?.
2001 : Intronisé sur Canada’s Walk of Fame.
2002 : Nommé officier de l’Ordre du Canada.
2003 : Participe à la comédie parodique Scary Movie 3.
2006 : Reprend un rôle parodique dans Scary Movie 4.
2010 : Achève une carrière de soixante ans peu avant son décès à Fort Lauderdale.


Vie personnelle et engagements

Leslie Nielsen est le fils d’Ingvard Nielsen, policier de la GRC, et de Mabel Elizabeth Davies, d’origine galloise. Il a deux frères, dont Erik Nielsen, futur vice-premier ministre du Canada dans les années 1980. Nielsen se marie quatre fois : avec la chanteuse Monica Boyar (1950-1956), puis avec Alisande Ullman (1958-1973), avec qui il a deux filles, Maura et Thea, avant une union plus brève avec Brooks Oliver (1981-1983) et enfin avec Barbaree Earl Nielsen, qu’il épouse en 2001 et qui l’accompagne jusqu’à sa mort. Légalement malentendant, il porte des appareils auditifs durant la majeure partie de sa vie et soutient des organismes liés à l’audition, comme le Better Hearing Institute. Souffrant d’arthrose du genou, il participe également à des actions de sensibilisation sur les maladies articulaires, notamment au travers de vidéos éducatives et d’interventions publiques.


Anecdotes

1 – Légalement sourd, Leslie Nielsen porte des aides auditives pendant la quasi-totalité de sa carrière et met sa notoriété au service d’actions de sensibilisation à la perte auditive.
2 – Il est célèbre sur les plateaux pour un boîtier produisant des bruits de flatulences, qu’il utilise régulièrement en interview et en tournage ; son épitaphe au cimetière d’Evergreen indique « Let ’er rip », clin d’œil à cette plaisanterie récurrente.
3 – Avant le métier d’acteur, il s’engage dans l’Aviation royale canadienne pendant la Seconde Guerre mondiale, où il est formé comme mitrailleur aérien, même s’il n’est finalement pas envoyé au combat.
4 – Son demi-oncle est l’acteur Jean Hersholt, dont la fondation a donné son nom au prix humanitaire remis par l’Académie des Oscars, ce qui expose Nielsen très tôt au milieu du spectacle.
5 – Il reçoit une étoile sur le Hollywood Walk of Fame en 1988, puis est intronisé sur Canada’s Walk of Fame en 2001, consacrant à la fois sa carrière hollywoodienne et son ancrage canadien.
6 – En 2002, il est nommé officier de l’Ordre du Canada pour sa contribution durable au cinéma et à la télévision, notamment pour avoir popularisé la comédie parodique auprès d’un large public international.


Lieux de mémoire

Leslie Nielsen naît à Regina, dans le Saskatchewan, et passe une partie de son enfance à Fort Norman (aujourd’hui Tulita) puis à Edmonton, où il effectue sa scolarité secondaire. Après ses études de théâtre, il s’installe à New York avant de faire carrière principalement aux États-Unis, entre Los Angeles et divers lieux de tournage. Dans les dernières années de sa vie, il partage son temps entre Fort Lauderdale, en Floride, et Paradise Valley, en Arizona. Décédé le 28 novembre 2010 à Fort Lauderdale, il est inhumé au cimetière Evergreen de la ville.


Contexte du décès

En novembre 2010, Leslie Nielsen est hospitalisé au Holy Cross Hospital de Fort Lauderdale, en Floride, pour une pneumonie. Son état se dégrade au cours de son séjour, et il meurt le 28 novembre 2010, à l’âge de 84 ans, des suites de complications liées à cette infection respiratoire, entouré de son épouse Barbaree Earl Nielsen, de membres de sa famille et d’amis proches. Sa dépouille est enterrée au cimetière Evergreen de Fort Lauderdale, où sa pierre tombale porte une inscription humoristique fidèle à son image publique. Une cérémonie funéraire se tient début décembre 2010 à Fort Lauderdale, au cours de laquelle le thème musical de la saga Y a-t-il un flic… est joué en hommage à son rôle de Frank Drebin et à son apport à la comédie parodique au cinéma.


Points clés

• Métiers : acteur, comédien, producteur
• Résidence principale : Fort Lauderdale, États-Unis (fin de vie)
• Relations : Monica Boyar (1950-1956), Alisande Ullman (1958-1973), Brooks Oliver (1981-1983), Barbaree Earl Nielsen (2001-2010)
• Enfants : Maura Nielsen Kaplan, Thea Nielsen Disney
• Distinctions : étoile sur le Hollywood Walk of Fame (1988), Canada’s Walk of Fame (2001), officier de l’Ordre du Canada (2002), ACTRA Award of Excellence, Jack Benny Award (UCLA)