Yuri Buenaventura, de son vrai nom Yuri Bedoya, est un chanteur, auteur-compositeur et percussionniste colombien de salsa né à Buenaventura, sur la côte pacifique de Colombie. Venu étudier l'économie à Paris, il abandonne les amphithéâtres pour les scènes latines et devient le premier artiste de salsa à obtenir un disque d'or en France, grâce à sa reprise de Ne me quitte pas de Jacques Brel en 1996. Trente ans plus tard, fort de cinq disques d'or, il reste l'une des voix de référence de la salsa francophone.
Yuri Bedoya grandit à Buenaventura, port afro-colombien de la côte pacifique, au contact des rythmes du cununo, tambour conique d'origine africaine, et de la salsa du label Fania Records. Son père, Don Manuel Bedoya, professeur de musique et de théâtre, lui transmet une éducation musicale rigoureuse. Le jeune homme s'imprègne aussi de la chanson engagée de Violeta Parra, de Joan Manuel Serrat et de Pablo Milanés. Arrivé à Paris pour suivre des études de sciences économiques à l'université Paris-Nanterre, il abandonne rapidement les amphithéâtres pour les quais du métro Saint-Michel, où il joue des percussions pour survivre. Il suit des cours de chant avec Rafael Ruiz et de percussions avec Sergio Barreto. C'est dans cette période qu'il intègre plusieurs formations de la scène latine parisienne, dont Grupo Caïman, puis Mambomania, groupe franco-guadeloupéen fondé par Marc Vorchin et Laurent Erdös, au sein duquel il est choriste. C'est avec Mambomania qu'il participe en 1994 à la toute première édition du festival Tempo Latino de Vic-Fezensac.
En 1996, aux côtés du percussionniste vénézuélien Orlando Poleo et de l'Orquesta Chaworo, il se produit à nouveau à Tempo Latino devant 5 000 spectateurs. Ce concert marque un tournant. Il retourne en Colombie pour enregistrer son premier album, Herencia Africana, en plusieurs fois et jusqu'à son dernier peso. L'album reste bloqué faute de distributeur, jusqu'à ce que Rémy Kolpa Kopoul, de Radio Nova, s'enthousiasme pour la reprise de Ne me quitte pas. Le disque sort en 1996 et devient disque d'or, une première pour un chanteur de salsa en France. En 1999, l'album Yo Soy confirme cette trajectoire, avec un duo avec Faudel sur un morceau de "salsa raï" et une reprise instrumentale de Michel Legrand. En 2003, Vagabundo, enregistré à Porto Rico, réunit Roberto Roena, des membres d'El Gran Combo, le chanteur Jerry Rivas aux choeurs et Cheo Feliciano, pour deux duos. En 2005, Salsa Dura, enregistré en Colombie, lui vaut son quatrième disque d'or. Il collabore au fil des années avec Tito Puente et Camilo Azuquita, figures de la scène latine new-yorkaise, ainsi qu'avec Olivia Ruiz sur le titre Te Fuiste.
En 2009, Cita Con La Luz, enregistré à La Havane au studio Abdala, lui vaut son cinquième disque d'or. En 2012, il compose et interprète la bande originale de la série colombienne Escobar, el patrón del mal pour Caracol Televisión, dont le générique La Ultima Bala est téléchargé des millions de fois. La bande originale remporte le prix de la meilleure musique de série au Festival International de Cinéma de Carthagène. En 2014, le documentaire Buenaventura no me dejes más, produit par Caracol Televisión, lui vaut une nomination aux Emmy Awards. L'album Paroles, sorti en 2015 (Sony Music France), enregistré à Cali, rassemble des adaptations salsa de chansons francophones, avec un duo avec Zaz. En 2018, Manigua est enregistré avec l'Orchestre Symphonique National de Colombie. Reparti en Colombie en 2019, il fonde la Fondation Yuri Buenaventura, qui produit 120 albums d'artistes émergents colombiens. En 2022 sort Historia de un Amor, enregistré à Paris. En septembre 2024, il sort Amame (Vivienne Music Label), enregistré au New Jersey avec des musiciens cubains, colombiens et espagnols new-yorkais, mastérisé à Buenos Aires, première collaboration en studio dans cette ville. En 2026, il participe au morceau Coeur de pirate sur l'album Versatile de Zaho.
Yuri Buenaventura est né Yuri Bedoya dans une famille marquée par la culture et la précarité de Buenaventura, ville portuaire à forte identité afro-colombienne. Son père, Don Manuel Bedoya, professeur de musique, est la figure centrale de sa formation. Dans une interview accordée à France Info en septembre 2024, il évoque son enfance : "La précarité sans poésie et sans amour, c'est très dur, mais la précarité avec dignité, amour et protection des parents, c'est tout." Il apprend à lire en déchiffrant les journaux que sa mère collait sur les murs de la maison en guise d'isolation. Sa vie privée n'est pas documentée dans les sources publiques disponibles.
Engagé sur les questions d'identité culturelle et de mémoire africaine, il fonde en 2019 la Fondation Yuri Buenaventura en Colombie, dédiée au soutien des artistes émergents et aux enfants en difficulté. En juin 2025, il déclare à Que Tal Paris : "On vit une période délicate, c'est pour ça que les rencontres humaines sont si importantes." Il est également intronisé Mousquetaire de l'Armagnac, distinction liée à ses liens répétés avec la région de Vic-Fezensac et le festival Tempo Latino, où il a joué à huit reprises depuis 1994.
Né à Buenaventura, port du département du Valle del Cauca sur la côte pacifique colombienne, il grandit dans une ville marquée par l'héritage afro-colombien. Il s'installe à Paris au début des années 1990 pour y faire ses études, et la France reste un ancrage fort de sa carrière. En 2019, il retourne s'installer en Colombie pour se consacrer à sa fondation et à la promotion de la culture colombienne. Il entretient un lien particulier avec le Gers et la ville de Vic-Fezensac, liée à sa longue relation avec le festival Tempo Latino.
Amame est un rêve musical, un album hommage à la musique latine de New York.
— Vivienne Music Label, communiqué 2024
On vit une période délicate, c'est pour ça que les rencontres humaines sont si importantes.
— Interview Que Tal Paris, 19 juin 2025
La précarité sans poésie et sans amour, c'est très dur, mais la précarité avec dignité, amour et protection des parents, c'est tout.
— Interview France Info, 24 septembre 2024
Parler de l'origine de cette musique, c'est parler des Espagnols qui quittent leur pays pour chercher une nouvelle vie et se perdent dans la jungle avec les moustiques et les serpents, des Noirs jetés dans des bateaux et fouettés pour qu'ils travaillent, des Amérindiens agressés par le mal absolu avec sa croix.
— Gérard Drouot Productions, fiche artiste
Amame est un rêve musical, un album hommage à la musique latine de New York.
— Vivienne Music Label, communiqué 2024
On vit une période délicate, c'est pour ça que les rencontres humaines sont si importantes.
— Interview Que Tal Paris, 19 juin 2025
La précarité sans poésie et sans amour, c'est très dur, mais la précarité avec dignité, amour et protection des parents, c'est tout.
— Interview France Info, 24 septembre 2024
Parler de l'origine de cette musique, c'est parler des Espagnols qui quittent leur pays pour chercher une nouvelle vie et se perdent dans la jungle avec les moustiques et les serpents, des Noirs jetés dans des bateaux et fouettés pour qu'ils travaillent, des Amérindiens agressés par le mal absolu avec sa croix.
— Gérard Drouot Productions, fiche artiste