Amandine Henry, née le 28 septembre 1989 à Lille, est une footballeuse française évoluant au poste de milieu défensif. Capitaine des Bleues de 2017 à 2020, elle a remporté sept fois la Ligue des champions et compte 109 sélections en équipe de France.
Originaire de Lomme, commune limitrophe de Lille, Amandine Henry débute le football dès l'âge de cinq ans à l'OSM Lomme, encouragée par son père Yves qui l'emmène régulièrement au stade. Après un passage à l'Iris Club de Lambersart, elle entame sa carrière senior en 2004 au FCF Hénin-Beaumont, où elle inscrit onze buts en vingt matchs. À quinze ans, elle intègre la section féminine du Centre national de formation de football de Clairefontaine, où elle réalise une saison remarquable avec vingt-deux buts en trente-deux rencontres. En 2007, elle rejoint l'Olympique Lyonnais, alors champion de Division 1 en titre. Peu après son arrivée, elle subit une blessure au genou nécessitant une greffe de cartilage - une intervention chirurgicale inédite sur un sportif de haut niveau à l'époque - et demeure absente des terrains pendant un an et demi. Rétablie, elle s'impose progressivement comme l'une des pièces centrales d'un collectif lyonnais en pleine construction de sa domination européenne. Sa première sélection avec l'équipe de France A intervient le 22 avril 2009.
Au sein de l'Olympique Lyonnais, Amandine Henry dispute trois finales consécutives de Ligue des champions à partir de 2010, remportant les éditions 2011 et 2012. Lors de la Coupe du monde 2015 au Canada, elle marque un but retentissant face au Mexique lors de la victoire 5-0, puis reçoit le Ballon d'Argent, récompensant la deuxième meilleure joueuse du tournoi. En 2016, elle rejoint les Portland Thorns en National Women's Soccer League, club avec lequel elle remporte le titre américain en 2017 sous la direction de l'entraîneur Mark Parsons. Elle effectue parallèlement un prêt au Paris Saint-Germain, encadrée par Patrice Lair. Revenue à l'OL en janvier 2018, elle complète son palmarès de sept Ligues des champions, dont une finale contre le FC Barcelone le 21 mai 2022 - match lors duquel elle marque dès la sixième minute d'une frappe de loin et est désignée joueuse du match. Ce but lui vaut une nomination au FIFA Puskás Award 2022. Nommée aux côtés de Wendie Renard et Amel Majri au premier Ballon d'Or féminin en 2018, elle se classe septième. Depuis septembre 2024, elle évolue au Deportivo Toluca FC en Liga MX Femenil mexicaine, sous les ordres de Patrice Lair. Elle annonce sa retraite internationale le 13 octobre 2024, forte de 109 sélections et 14 buts avec les Bleues.
En novembre 2020, Amandine Henry, alors capitaine de l'équipe de France, n'est pas retenue par la sélectionneuse Corinne Diacre. Dans un entretien diffusé sur Canal+ le 15 novembre 2020, elle dénonce publiquement le mode de management de Diacre, évoquant une ambiance qualifiée de "chaos total" lors de la Coupe du monde 2019 et des conditions difficiles pour le groupe. Le président de la Fédération Française de Football, Noël Le Graët, réagit rapidement à ces déclarations. Henry est ensuite réintégrée ponctuellement en sélection avant d'en être de nouveau écartée. Elle n'est pas retenue pour l'Euro 2022 en Angleterre - la semaine même où elle avait été désignée joueuse du match de la finale de la Ligue des champions. Diacre invoque des raisons sportives. Henry est forfait pour la Coupe du monde 2023 sur blessure. Elle retrouve les Bleues à la suite de la nomination d'Hervé Renard en mars 2023, qui l'avait décrite comme une cadre incontournable.
1989 : naissance le 28 septembre à Lille
1995 : premières licences à l'OSM Lomme, puis à l'Iris Club de Lambersart
2004 : début en senior au FCF Hénin-Beaumont (11 buts en 20 matchs)
2005 : intégration de la section féminine du CNFE Clairefontaine
2007 : signature à l'Olympique Lyonnais
2008 : greffe de cartilage au genou, opération inédite sur un sportif de haut niveau
2009 : première sélection avec l'équipe de France A (22 avril)
2011 : première victoire en Ligue des champions avec l'OL
2015 : Ballon d'Argent à la Coupe du monde féminine au Canada
2016 : départ pour les Portland Thorns en NWSL
2017 : titre de championne NWSL avec Portland ; retour à l'OL en janvier ; capitanat des Bleues confié par Corinne Diacre en octobre
2020 : interview Canal+ dénonçant le management de Corinne Diacre ; éviction de la sélection
2022 : but et titre de joueuse du match en finale de la Ligue des champions contre le FC Barcelone (3-1) ; non-sélection pour l'Euro 2022 ; reprise d'études à l'EM Lyon Business School via l'UNFP
2023 : blessure (ligament du genou gauche) lors d'une demi-finale de Coupe de France contre le Stade de Reims Féminines (4 mars) ; forfait pour la Coupe du monde 2023 ; signature à l'Angel City FC à Los Angeles ; retour en équipe de France sous Hervé Renard
2023-2024 : prêt au LOSC ; inauguration du stade du FC Templemars-Vendeville renommé "Stade Amandine Henry" (décembre 2023)
2024 : participation aux Jeux olympiques de Paris avec la France (éliminée en quart de finale par le Brésil 1-0) ; signature à l'Utah Royals puis au Deportivo Toluca FC (septembre) ; retraite internationale annoncée le 13 octobre
2025 : saison complète avec Toluca en Liga MX Femenil
Amandine Henry est née à Lille et a grandi à Lomme. Son père, Yves, a joué un rôle déterminant dans sa vocation footballistique en l'inscrivant dès ses premières années en club et en l'accompagnant régulièrement au stade. Sa mère se prénomme Rita. Dans le documentaire Les Bleues en route vers le Mondial, diffusé sur TF1 en 2019, elle a dévoilé l'identité de ses parents ainsi que celle de son compagnon Karim Kessaci, présenté comme ancien entraîneur adjoint du FC Lyon. Elle a évoqué à cette occasion un projet de vie commune et de famille, temporairement mis en suspens le temps du Mondial. À l'âge de dix ans, sa candidature au LOSC a été refusée au motif qu'il s'agissait d'une fille, expérience qu'elle a relatée publiquement.
Parallèlement à sa carrière sportive, Amandine Henry a repris des études supérieures à partir de la saison 2021-2022 grâce à un partenariat entre l'UNFP et l'EM Lyon Business School, préparant un diplôme de niveau bac +2. Elle s'est exprimée à plusieurs reprises sur la place des femmes dans le football, notamment en témoignant des discriminations subies en début de parcours. Ses coéquipières de longue date à l'OL, parmi lesquelles Wendie Renard, Eugénie Le Sommer et Amel Majri, ont compté parmi ses proches collaboratrices durant sa période lyonnaise. Elle a entretenu des liens professionnels avec les entraîneuses Sonia Bompastor et les entraîneurs Patrice Lair et Hervé Renard.
1 - En février 2008, le chirurgien chargé d'opérer son genou a informé Amandine Henry qu'une greffe de cartilage n'avait encore jamais été pratiquée sur un sportif de haut niveau et qu'elle risquait de ne plus jamais jouer. Elle a déclaré avoir surmonté une forme de dépression durant sa rééducation de dix-huit mois.
2 - Lors de la finale de la Ligue des champions 2009-2010 contre le 1. FFC Turbine Potsdam à Getafe, Henry a raté le quatrième tir au but lyonnais lors de la séance décisive, qui s'est conclue 7-6 en faveur du club allemand. L'OL avait alors échoué en finale pour la première fois de son histoire dans cette compétition.
3 - En janvier 2016, Amandine Henry est la seule footballeuse présente dans la liste des trente personnalités les plus influentes du football français publiée par le quotidien L'Equipe.
4 - Lors de sa période aux Portland Thorns, elle a subi une opération d'une pubalgie effectuée au Qatar, ce qui l'a contrainte à un prêt de transition au Paris Saint-Germain pour retrouver du temps de jeu avant de retourner aux États-Unis.
5 - En décembre 2023, lors d'un retour dans le Nord pour une pige au LOSC, elle inaugure le stade du FC Templemars-Vendeville qui porte désormais son nom, reconnaissant ainsi son influence sur le football féminin de sa région d'origine.
6 - À la date du portrait, 28 septembre 2026, Amandine Henry célèbre ses 37 ans tout en poursuivant sa carrière professionnelle au Deportivo Toluca FC au Mexique, où elle évolue à 2 600 mètres d'altitude.
- Métier(s) : footballeuse professionnelle (milieu défensif)
- Résidence principale : Toluca (Mexique, depuis 2024)
- Relations de couple : Karim Kessaci (compagnon, documenté publiquement depuis 2019)
- Enfants : non documenté
- Distinctions : Ballon d'Argent FIFA Coupe du monde féminine 2015 ; 7 titres en Ligue des champions féminine (2011, 2012, 2016, 2018, 2019, 2020, 2022) ; 12 championnats de France ; 9 Coupes de France ; titre NWSL 2017 avec Portland Thorns ; nomination FIFA Puskás Award 2022 ; joueuse du match finale Ligue des champions 2022 (UEFA)
J'ai eu une famille en or, qui m'a toujours soutenue, qui m'a toujours donné confiance en moi et poussée.
— Interview Àblock!, janvier 2025
Je suis super contente, car on partage les émotions toutes ensemble. Mon but ? D'habitude, je suis au 2e poteau et là j'essaye d'aller à la trajectoire. Je prends et ça rentre.
— Zone mixte TF1, France-Brésil 2-1, Coupe du monde 2019, 23 juin 2019
L'appel a duré 15 secondes. Je m'en souviendrai toute ma vie. Elle me dit que la liste sort demain, tu n'y seras pas par rapport à tes performances actuelles. Je reste choquée, je dis ok bon match au revoir.
— Canal Football Club sur Canal+, novembre 2020 (évoquant l'appel de Corinne Diacre)
Il n'y a pas de secret. C'est du travail, au quotidien. J'ai eu la chance de jouer avec les meilleures joueuses du monde à Lyon et aux États-Unis, et j'ai appris que la discipline et la rigueur sont essentielles. Perdre m'est insupportable. Je joue chaque match avec passion, comme si c'était le dernier de ma carrière.
— Interview FIFA.com, avril 2026
J'ai dû subir une greffe de cartilage au genou en février 2008. Lors du premier rendez-vous, le chirurgien m'annonce que ça n'a jamais été fait sur un sportif de haut niveau et que je risque de ne plus jamais jouer. Il m'a fallu 1 an et demi d'arrêt pour revenir sur les terrains. Je n'ai plus jamais pu jouer à 100%, je me suis adaptée.
— Interview Rue89 Lyon, janvier 2016