Fabienne, baronne Nothomb, dite Amélie Nothomb (/ameli nɔtɔ̃b/), est une romancière belge de langue française née le 9 juillet 1966 à Etterbeek.
Autrice prolifique, elle publie un ouvrage par an depuis 1992, année de publication de son premier roman, Hygiène de l'assassin. Ses romans font partie, chaque année, des meilleures ventes littéraires et certains sont traduits en plusieurs langues. Elle a obtenu de très nombreux prix littéraires, dont le prix littéraire de la vocation (1993), le grand prix du roman de l'Académie française (1999) et le prix Renaudot (2021) .
Ce succès lui vaut un arrêté royal qui lui accorde le titre honorifique de commandeur de l'ordre de la Couronne et, sur la proposition du vice-Premier ministre et ministre des Affaires étrangères, le roi Philippe lui a proposé la concession du titre personnel de baronne.
En 2015, elle est élue membre de l'Académie royale de langue et de littérature françaises de Belgique.
La parole émancipe.
Vivre signifie refuser.
Le bonheur forcé est un cauchemar.
L'univers existe pour que j'existe.
La guerre est dans la nature humaine.
Le silence est plus tapageur que tout.
Il n'est d'intelligence que créatrice.
Personne n'est la victime de personne.
On ne possède même pas son propre corps.
La vie commence là où commence le regard.
On lit pour découvrir une vision du monde.
On ne manque de rien quand on n'aime rien.
La volupté élève, quelqu'en soit la source.
On peut rater sa vie à cause d'un seul mot.
L'amour n'est pas la spécialité des humains.
La bonté mal pratiquée n'est pas de la bonté.
Le seul mauvais choix est l'absence de choix.
Le souvenir a le même pouvoir que l'écriture.
Le son est souvent plus important que le sens.
Le silence est la plus belle preuve de l'amour.
Tout le monde a un ennemi à l'intérieur de soi.
Il faut admirer les gens capables d'être heureux.
Les amis sont les meilleurs traîtres en puissance.
Nommer les choses, c'est leur enlever leur danger.
La sagesse n'est jamais du côté de celui qui parle.
La liberté, c'est d'être enfin livrés à nous-mêmes.
Pas besoin d'intérêt pour mentir. Le plaisir suffit.
Ce sont les petits esprits qui sont les plus nuisibles.
Quand je serai grand, je penserai à quand j'étais petit.
On a le sens de l'éternité ou on ne l'a pas : c'est inné.
De toute éternité, le Beau est plus rentable que le Bien.
Quand le destin de quelqu'un s'accomplit, il faut sourire.
Le plaisir est une merveille qui m'apprend que je suis moi.
La planète fourmille de criminels qui fuient leur châtiment.
L'absence de faim est un drame sur lequel nul ne s'est penché.
Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens.
La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Le sens moral disparaît au-delà de 180 de quotient intellectuel.
Le doute et la peur sont les auxiliaires des grandes initiatives.
Tout être humain a le droit d'être en contradiction avec lui même.
Le propre des grands livres est que chaque lecteur en est l'auteur.
A quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?
A quoi bon se tuer à naître si ce n'est pour connaître le plaisir ?
La littérature n'est absolument pas une démocratie et heureusement !
Il est bien plus divertissant d'être ennuyeux que d'être intéressant.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Que devrait être le corps ? Un objet de pur plaisir et de pure liesse.
On n'est jamais si heureux que quand on a trouvé le moyen de se perdre.
Supprimez les médias et tous les terroristes se retrouveront au chômage.
Il est frappant de constater combien la laideur est toujours la plus forte.
Peut-il arriver mieux à une belle jeune fille que de tomber sur un monstre ?
Ce sont toujours les mochetés qui critiquent le physique des autres mochetés.
Ce qui t'a été donné te sera repris : ta vie entière sera rythmée par le deuil.
Seuls les grammairiens sont assez naïfs pour penser que l'exception confirme la règle.
La seule manière de cesser de souffrir, c'est de n'avoir plus que du vide dans la tête.
La seule excuse de la guerre, c'est qu'elle correspond à une folie de l'espèce humaine.
Le temps est une invention du mouvement. Celui qui ne bouge pas ne voit pas le temps passer.
Les théories servent à irriter les philistins, à séduire les esthètes et à faire rire les autres.
La Parisienne est une légende, donc, elle existe plus que les autres femmes, et ce pour l'éternité.
Comme les rêves sont cruels, qui nous laissent entrevoir des merveilles pour mieux nous en priver !
Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie : égoïstes, avides de plaisir et inéducables.
Le risque, c'est la vie même. On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.
A la différence du roman, la chanson cherche inlassablement la clef d'une énigme tendue par la mélodie.
Notre unique spécificité individuelle réside en ceci : dis-moi ce qui te dégoûte et je te dirai qui tu es.
Sans ennemi, l'être humain est une pauvre chose. Sa vie est une épreuve, un accablement de néant et d'ennui.
Il y a la croissance et puis il y a la décrépitude ; entre les deux il n'y a rien. L'apogée, ça n'existe pas.
Entre ce qui a eu lieu et ce qui n'a pas eu lieu, il n'y a pas plus de différence qu'entre plus zéro et moins zéro.
Je juge les actes à l'aune de la jouissance qu'ils donnent. L'extase voluptueuse est le but souverain de l'existence.
Affronter un bavard est une épreuve, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme ?
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
Il y aura toujours dans la foule un crétin qui, sous prétexte qu'il ne comprend pas, décrétera qu'il n'y a rien à comprendre.
'Écrire ? Ne soyez pas vulgaire, je vous prie. Il n'y a pas plus commun qu'écrire. Aujourd'hui, le moindre footballeur écrit.'
A quoi bon se rappeler ce qui n'est pas lié au plaisir ? Le souvenir est l'un des alliés les plus indispensables de la volupté.
La liberté, c'était d'être enfin livrés à nous-mêmes. Les adultes ne peuvent pas faire plus beau cadeau aux enfants que de les oublier.
Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.
Boire en voulant éviter l'ivresse est aussi déshonorant que d'écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime.
Il est des maisons qui donnent des ordres. Elles sont plus impérieuses que le destin : au premier regard on est vaincu. On devra habiter là.
Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu'un sans lui faire de mal ? Pourquoi est-il impossible d'aimer quelqu'un sans le détruire ?
L'esprit humain souffre d'une carence intellectuelle fondamentale : pour qu'il comprenne la valeur d'une chose, il faut le priver de cette chose.
La vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté rentre dans le domaine de l'admirable, elle n'est plus de la bonté.
Les adultes ont accès à mille sortes de voluptés, mais pour les enfançons, il n'y a que la gourmandise qui puisse ouvrir les portes de la délectation.
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu'on pourrait y être bien.
C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque.
On se moque des enfants qui justifient leurs mauvais coups par ce gémissement : C'est lui qui a commencé ! Or, aucun conflit adulte ne trouve sa genèse ailleurs.
L'un des vices de l'histoire est que l'on situe les débuts où l'on veut. Ainsi, pour justifier une guerre, on pourra toujours dire que c'est l'autre qui a commencé.
L'amour : c'est une maladie qui rend mauvais. Dès que l'on aime vraiment quelqu'un, on ne peut s'empêcher de lui nuire, même et surtout si l'on veut le rendre heureux.
Si tu parviens à écrire les merveilles de ton paradis dans la matière de ton cerveau, tu transporteras dans ta tête sinon leur réalité miraculeuse, au moins leur puissance.
Quelle est la différence entre les yeux qui ont un regard et les yeux qui n'en n'ont pas ? Cette différence a un nom : c'est la vie. La vie commence là où commence le regard.
La parole émancipe.
Vivre signifie refuser.
Le bonheur forcé est un cauchemar.
L'univers existe pour que j'existe.
La guerre est dans la nature humaine.
Le silence est plus tapageur que tout.
Il n'est d'intelligence que créatrice.
Personne n'est la victime de personne.
On ne possède même pas son propre corps.
La vie commence là où commence le regard.
On lit pour découvrir une vision du monde.
On ne manque de rien quand on n'aime rien.
La volupté élève, quelqu'en soit la source.
On peut rater sa vie à cause d'un seul mot.
L'amour n'est pas la spécialité des humains.
La bonté mal pratiquée n'est pas de la bonté.
Le seul mauvais choix est l'absence de choix.
Le souvenir a le même pouvoir que l'écriture.
Le son est souvent plus important que le sens.
Le silence est la plus belle preuve de l'amour.
Tout le monde a un ennemi à l'intérieur de soi.
Il faut admirer les gens capables d'être heureux.
Les amis sont les meilleurs traîtres en puissance.
Nommer les choses, c'est leur enlever leur danger.
La sagesse n'est jamais du côté de celui qui parle.
La liberté, c'est d'être enfin livrés à nous-mêmes.
Pas besoin d'intérêt pour mentir. Le plaisir suffit.
Ce sont les petits esprits qui sont les plus nuisibles.
Quand je serai grand, je penserai à quand j'étais petit.
On a le sens de l'éternité ou on ne l'a pas : c'est inné.
De toute éternité, le Beau est plus rentable que le Bien.
Quand le destin de quelqu'un s'accomplit, il faut sourire.
Le plaisir est une merveille qui m'apprend que je suis moi.
La planète fourmille de criminels qui fuient leur châtiment.
L'absence de faim est un drame sur lequel nul ne s'est penché.
Un livre, c'est un détonateur qui sert à faire réagir les gens.
La meilleure raison, pour se suicider, c'est la peur de la mort.
Le sens moral disparaît au-delà de 180 de quotient intellectuel.
Le doute et la peur sont les auxiliaires des grandes initiatives.
Tout être humain a le droit d'être en contradiction avec lui même.
Le propre des grands livres est que chaque lecteur en est l'auteur.
A quoi serviraient les morts, sinon à aimer les vivants davantage ?
A quoi bon se tuer à naître si ce n'est pour connaître le plaisir ?
La littérature n'est absolument pas une démocratie et heureusement !
Il est bien plus divertissant d'être ennuyeux que d'être intéressant.
On n'a rien inventé de mieux que la bêtise pour se croire intelligent.
Que devrait être le corps ? Un objet de pur plaisir et de pure liesse.
On n'est jamais si heureux que quand on a trouvé le moyen de se perdre.
Supprimez les médias et tous les terroristes se retrouveront au chômage.
Il est frappant de constater combien la laideur est toujours la plus forte.
Peut-il arriver mieux à une belle jeune fille que de tomber sur un monstre ?
Ce sont toujours les mochetés qui critiquent le physique des autres mochetés.
Ce qui t'a été donné te sera repris : ta vie entière sera rythmée par le deuil.
Seuls les grammairiens sont assez naïfs pour penser que l'exception confirme la règle.
La seule manière de cesser de souffrir, c'est de n'avoir plus que du vide dans la tête.
La seule excuse de la guerre, c'est qu'elle correspond à une folie de l'espèce humaine.
Le temps est une invention du mouvement. Celui qui ne bouge pas ne voit pas le temps passer.
Les théories servent à irriter les philistins, à séduire les esthètes et à faire rire les autres.
La Parisienne est une légende, donc, elle existe plus que les autres femmes, et ce pour l'éternité.
Comme les rêves sont cruels, qui nous laissent entrevoir des merveilles pour mieux nous en priver !
Les gens sont les mêmes dans la lecture que dans la vie : égoïstes, avides de plaisir et inéducables.
Le risque, c'est la vie même. On ne peut risquer que sa vie. Et si on ne la risque pas, on ne vit pas.
A la différence du roman, la chanson cherche inlassablement la clef d'une énigme tendue par la mélodie.
Notre unique spécificité individuelle réside en ceci : dis-moi ce qui te dégoûte et je te dirai qui tu es.
Sans ennemi, l'être humain est une pauvre chose. Sa vie est une épreuve, un accablement de néant et d'ennui.
Il y a la croissance et puis il y a la décrépitude ; entre les deux il n'y a rien. L'apogée, ça n'existe pas.
Entre ce qui a eu lieu et ce qui n'a pas eu lieu, il n'y a pas plus de différence qu'entre plus zéro et moins zéro.
Je juge les actes à l'aune de la jouissance qu'ils donnent. L'extase voluptueuse est le but souverain de l'existence.
Affronter un bavard est une épreuve, certes. Mais que faire de celui qui vous envahit pour vous imposer son mutisme ?
Que notre vie n'ait pas de valeur artistique, c'est très possible. Raison de plus pour que la littérature en ait une.
Il y aura toujours dans la foule un crétin qui, sous prétexte qu'il ne comprend pas, décrétera qu'il n'y a rien à comprendre.
'Écrire ? Ne soyez pas vulgaire, je vous prie. Il n'y a pas plus commun qu'écrire. Aujourd'hui, le moindre footballeur écrit.'
A quoi bon se rappeler ce qui n'est pas lié au plaisir ? Le souvenir est l'un des alliés les plus indispensables de la volupté.
La liberté, c'était d'être enfin livrés à nous-mêmes. Les adultes ne peuvent pas faire plus beau cadeau aux enfants que de les oublier.
Le cérémonial a toujours servi à se mettre du plomb dans la cervelle. Sans la grandiloquence des rites, on n'aurait de force pour rien.
Boire en voulant éviter l'ivresse est aussi déshonorant que d'écouter de la musique sacrée en se protégeant contre le sentiment du sublime.
Il est des maisons qui donnent des ordres. Elles sont plus impérieuses que le destin : au premier regard on est vaincu. On devra habiter là.
Pourquoi est-il impossible de faire du bien à quelqu'un sans lui faire de mal ? Pourquoi est-il impossible d'aimer quelqu'un sans le détruire ?
L'esprit humain souffre d'une carence intellectuelle fondamentale : pour qu'il comprenne la valeur d'une chose, il faut le priver de cette chose.
La vraie générosité est celle que personne ne peut comprendre. Dès que la bonté rentre dans le domaine de l'admirable, elle n'est plus de la bonté.
Les adultes ont accès à mille sortes de voluptés, mais pour les enfançons, il n'y a que la gourmandise qui puisse ouvrir les portes de la délectation.
La vie c'est ce que tu vois : de la membrane, de la tripe, un trou sans fond qui exige d'être rempli. La vie est ce tuyau qui avale et qui reste vide.
La mort, comme un terrier, comme une chambre aux rideaux fermés, comme la solitude, est à la fois horrible et tentante : on sent qu'on pourrait y être bien.
C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque.
On se moque des enfants qui justifient leurs mauvais coups par ce gémissement : C'est lui qui a commencé ! Or, aucun conflit adulte ne trouve sa genèse ailleurs.
L'un des vices de l'histoire est que l'on situe les débuts où l'on veut. Ainsi, pour justifier une guerre, on pourra toujours dire que c'est l'autre qui a commencé.
L'amour : c'est une maladie qui rend mauvais. Dès que l'on aime vraiment quelqu'un, on ne peut s'empêcher de lui nuire, même et surtout si l'on veut le rendre heureux.
Si tu parviens à écrire les merveilles de ton paradis dans la matière de ton cerveau, tu transporteras dans ta tête sinon leur réalité miraculeuse, au moins leur puissance.
Quelle est la différence entre les yeux qui ont un regard et les yeux qui n'en n'ont pas ? Cette différence a un nom : c'est la vie. La vie commence là où commence le regard.