Cette année marque le 150ᵉ anniversaire de sa disparition.
George Sand, nom de plume d'Amantine Aurore Lucile Dupin, est une romancière, dramaturge et journaliste française née en 1804 et morte en 1876. Connue pour son pseudonyme masculin et ses romans champêtres, elle fait l'objet en 2026 d'une candidature au Panthéon.
Élevée au domaine de Nohant par sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe, Aurore Dupin gagne Paris au début des années 1830. Elle y rencontre l'écrivain Jules Sandeau, avec qui elle cosigne des articles pour Le Figaro et le roman Rose et Blanche sous le nom de Jules Sand. En 1832, elle publie seule Indiana, premier roman signé George Sand, qui bouscule les conventions sociales et divise la critique de son temps. Suivent Valentine la même année, Lélia en 1833 et Mauprat en 1837. À partir de 1842, elle élargit son registre au roman historique avec Consuelo, qui met en scène une cantatrice italienne, puis aux questions sociales en défendant ouvriers et paysans dans Le Meunier d'Angibault, publié en 1845. Ses romans paraissent souvent en feuilleton dans la presse avant leur édition en volume.
Au domaine de Nohant, dans l'Indre, George Sand reçoit de nombreux artistes, parmi lesquels Frédéric Chopin, Franz Liszt, Eugène Delacroix, Honoré de Balzac et Ivan Tourgueniev. Elle se tourne vers le roman champêtre avec La Mare au diable en 1846, François le Champi en 1848, La Petite Fadette en 1849 et Les Maîtres sonneurs en 1853. Ces récits prennent pour cadre la campagne du Berry. La révolution de 1848 marque un engagement politique actif : elle participe au lancement des journaux La Cause du peuple et Le Bulletin de la République, et inspire l'homme politique Alexandre Ledru-Rollin. En 1855, elle publie son autobiographie, Histoire de ma vie. À partir de 1865, elle entretient une correspondance suivie avec Gustave Flaubert, qu'elle surnomme « mon troubadour ». Elle continue d'écrire jusqu'à ses derniers jours, laissant inachevé le roman Albine Fiori.
1804 : naissance à Paris
1808 : mort de son père, Maurice Dupin de Francueil
1821 : héritage du domaine de Nohant à la mort de sa grand-mère
1822 : mariage avec le baron Casimir Dudevant
1823 : naissance de son fils Maurice
1828 : naissance de sa fille Solange
1832 : publication d'Indiana sous le pseudonyme George Sand
1836 : séparation de corps prononcée d'avec Casimir Dudevant
1846 : publication de La Mare au diable
1848 : engagement dans la révolution, lancement de journaux républicains
1855 : publication d'Histoire de ma vie
1865 : début de la correspondance avec Gustave Flaubert
1876 : mort au château de Nohant
Fille de Maurice Dupin de Francueil, officier de l'armée impériale, et de Sophie-Victoire Delaborde, d'origine modeste, Aurore Dupin est l'arrière-petite-fille du maréchal Maurice de Saxe. Orpheline de père en 1808, elle est élevée à Nohant par sa grand-mère Marie-Aurore de Saxe et placée au couvent des Augustines anglaises, à Paris. En 1822, elle épouse le baron Casimir Dudevant, dont elle a deux enfants : Maurice, né en 1823, et Solange, née en 1828. Le couple se sépare en 1836. Elle a pour demi-frère Hippolyte Chatiron. Sa double ascendance, à la fois populaire et aristocratique, marque sa vie et ses écrits.
Après sa séparation, George Sand mène une vie amoureuse abondamment commentée, liée notamment à l'écrivain Alfred de Musset, puis au compositeur Frédéric Chopin, qu'elle accueille à Nohant pendant près d'une décennie. Elle adopte régulièrement une tenue masculine dans l'espace public, usage alors encadré par une ordonnance parisienne. Proche des milieux républicains, elle plaide auprès de Napoléon III en faveur de condamnés politiques. Dans ses dernières années, elle se consacre à l'écriture théâtrale et à ses petites-filles, Aurore et Gabrielle. Sa belle-fille, Lina Calamatta, et sa fille Solange l'entourent à Nohant jusqu'à sa mort.
George Sand meurt le 8 juin 1876 au château de Nohant, à l'âge de 71 ans, d'une occlusion intestinale diagnostiquée comme inopérable. Alitée depuis le 1er juin, elle est entourée de sa fille Solange et de sa belle-fille Lina Calamatta. Ses obsèques ont lieu le 10 juin dans le cimetière familial du domaine, en présence de Gustave Flaubert, d'Alexandre Dumas fils et du prince Napoléon. Victor Hugo, absent, lui rend hommage dans un texte lu lors de la cérémonie. Sa mort donne lieu à de nombreux articles dans la presse nationale, qui revient sur son parcours.
George Sand repose dans le cimetière familial du domaine de Nohant, à Nohant-Vic, dans l'Indre, aux côtés de membres de sa famille. La maison de Nohant, acquise par l'État en 1952, est devenue un musée ouvert au public et conservé par le Centre des monuments nationaux. En 2026, une candidature propose son entrée au Panthéon sous la forme d'un cénotaphe.
1 - Avant d'adopter le prénom George, Aurore Dupin signe ses premiers textes « J. Sand », nom partagé avec Jules Sandeau. Le pseudonyme « George Sand » apparaît pour la première fois sur la couverture d'Indiana, en 1832.
2 - Par son père, elle descend du maréchal Maurice de Saxe, lui-même fils naturel d'Auguste II de Pologne. Cette ascendance lui vaut une lointaine parenté avec les rois Charles X et Louis XVIII.
3 - Jusqu'à la veille de son alitement, George Sand travaille à un roman intitulé Albine Fiori. Le texte, resté inachevé, paraît en 1881 dans La Nouvelle Revue dirigée par Juliette Adam.
4 - Au domaine de Nohant, George Sand et son fils Maurice animent un théâtre de marionnettes, pour lequel Maurice Sand fabrique de nombreuses figurines. Ces spectacles privés réunissent leurs invités lors des séjours à la campagne.
5 - Adepte du costume masculin en public, elle évolue à une époque où le port du pantalon par les femmes était soumis, à Paris, à une autorisation administrative. Cet usage participe à sa réputation de son vivant.
- Métier(s) : romancière, dramaturge, journaliste
- Résidence principale : domaine de Nohant (Nohant-Vic, Indre)
- Relations de couple : mariée au baron Casimir Dudevant (séparée en 1836) ; liaisons avec Alfred de Musset et Frédéric Chopin
- Enfants : Maurice (1823) et Solange (1828)
- Distinctions : aucune distinction officielle documentée ; candidature à une panthéonisation symbolique portée en 2026
812 voies portent son nom en France, ce qui en fait l'une des personnalités les plus présentes dans l'odonymie française.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
« La vie est un orage, soit ! »
— Tamaris, 1862
« Adieu, adieu, je vais mourir. »
— Dernières paroles rapportées, Nohant, 7 juin 1876
« On n'est pas seulement l'enfant de son père, on est aussi un peu, je crois, celui de sa mère. »
— Histoire de ma vie, 1855
Je voudrais mourir par curiosité.
Le souvenir est le parfum de l'âme.
Le champagne aide à l'émerveillement.
L'oubli est le vrai linceul des morts.
Celui qui a bon coeur n'est jamais sot.
Sans la santé, pas de clairvoyance morale.
Il n'y a pas de vrai bonheur dans l'égoïsme.
L'esprit cherche et c'est le coeur qui trouve.
La douleur n'embellit que le coeur de la femme.
Le désir est beaucoup, la possession peu de choses.
Chagrin d'enfant et rosée du matin n'ont pas de durée.
Plus on est content, plus on est gourmand de félicité.
Pour bien jouir du bonheur, il faut en avoir été privé.
Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre.
L'art est une démonstration dont la nature est la preuve.
La rupture est faite, l'amour s'est envolé : bon voyage !
Il n'y a pas plus prude que celui qui a un secret à cacher.
Le véritable amour ne connaît ni le soupçon ni la méfiance.
La solitude est bonne, et les hommes ne valent pas un regret.
Avez-vous remarqué comme on est bête, quand on est beaucoup ?
Tout entière à mon amour, je veux en savourer toutes les joies.
Les chefs-d'oeuvre ne sont jamais que des tentatives heureuses.
Les marionnettes n'amusent que les enfants et les gens d'esprit.
Le temps n'endort pas les grandes douleurs, mais il les assoupit.
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.
Tout s'arrange sous l'influence d'une pensée heureuse et optimiste.
Il faut juger les sentiments par des actes plus que par des paroles.
Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué.
En France particulièrement, les mots ont plus d'empire que les idées.
Je ne puis me séparer de toi sans te dire que mon coeur en saigne déjà
Est-ce qu'on peut se connaître ? Est-ce qu'on connaît jamais quelqu'un ?
La vie est une longue blessure qui s'endort rarement et ne guérit jamais.
Le cigare est le complément indispensable de toute vie oisive et élégante.
Apprends la courtoisie des manières, elles sont l'expression de ton coeur.
Si peu d'esprit qu'ait une femme, elle en a toujours plus qu'un collégien.
Dans le monde, un homme capable de folie en amour est un prodige assez rare.
L'homme qui a un peu usé ses émotions est plus pressé de plaire que d'aimer.
Rien ne ressemble tant à un honnête homme qu'un coquin qui connaît son métier.
On n'accepte en réalité la vieillesse et la mort qu'à l'heure où elles arrivent.
La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.
La polémique doit être pleine de courtoisie même avec ses ennemis les plus acharnés
Un grand amour rend légers tous les maux qui nous semblent trop lourds à porter seul.
Aimer sans être aimé, c'est comme allumer une cigarette avec une allumette déjà éteinte.
Notre tolérance pour les autres nous conduit forcément à tolérer nos propres fantaisies.
Aimer sans être aimée, c'est vouloir allumer une cigarette à une cigarette déjà éteinte.
Le rêve de la vie champêtre a été de tout temps l'idéal des villes et même celui des cours.
Cher monde, je te quitte parce que je m'ennuie. Je te laisse avec tes soucis. Bonne chance.
Le cigare engourdit le chagrin et remplit les heures solitaires d'un million de choses agréables.
Cette grande faveur que votre ardeur réclame, nuit peut-être à l'honneur, mais répond à ma flamme.
Nous ne sommes pas seulement corps, ou seulement esprit ; nous sommes corps et esprit tout ensemble.
Je n'entrevois de bonheur possible dans ce monde que dans une existence qui me rapprocherait de toi.
Ecrivez, pendant que vous avez du génie, pendant que c'est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire.
O femme ! O femme ! Tu es un abîme, un mystère et celui qui croit te connaître est trois fois insensé.
L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
Deux corps peuvent s'associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie a la pensée.
Les hommes sont faux, ambitieux, vaniteux, égoïstes, et le meilleur ne vaut pas le diable, c'est bien triste.
Personne ne peut voir au soleil la fumée d'un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d'en être le seigneur.
Le malheur, en s'attachant à moi, m'enseigna peu à peu une autre religion que la religion enseignée par les hommes.
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir.
Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité.
Gardez bien en vous ce trésor, la gentillesse. Sachez donner sans retenue, perdre sans regret, acquérir sans mesquinerie.
Je travaille la nuit, je monte à cheval le jour, je joue au billard le soir, je dors le matin. C'est toujours la même vie.
La beauté de l'apparence est seulement un charme de l'instant ; l'apparence du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme.
La nature est une oeuvre d'art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût.
On comprend facilement pourquoi les plus beaux poèmes sur l'Angleterre ont été écrits par des poètes qui vivaient en Italie.
Laissez-moi fuir la menteuse et criminelle illusion du bonheur ! Donnez-moi du travail, de la fatigue, de la douleur et de l'enthousiasme.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux, mais c'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice, créé par mon orgueil.
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres, à toutes les plantes, qu'on laisse s'y développer.
« La vie est un orage, soit ! »
— Tamaris, 1862
« Adieu, adieu, je vais mourir. »
— Dernières paroles rapportées, Nohant, 7 juin 1876
« On n'est pas seulement l'enfant de son père, on est aussi un peu, je crois, celui de sa mère. »
— Histoire de ma vie, 1855
Je voudrais mourir par curiosité.
Le souvenir est le parfum de l'âme.
Le champagne aide à l'émerveillement.
L'oubli est le vrai linceul des morts.
Celui qui a bon coeur n'est jamais sot.
Sans la santé, pas de clairvoyance morale.
Il n'y a pas de vrai bonheur dans l'égoïsme.
L'esprit cherche et c'est le coeur qui trouve.
La douleur n'embellit que le coeur de la femme.
Le désir est beaucoup, la possession peu de choses.
Chagrin d'enfant et rosée du matin n'ont pas de durée.
Plus on est content, plus on est gourmand de félicité.
Pour bien jouir du bonheur, il faut en avoir été privé.
Les déceptions ne tuent pas et les espérances font vivre.
L'art est une démonstration dont la nature est la preuve.
La rupture est faite, l'amour s'est envolé : bon voyage !
Il n'y a pas plus prude que celui qui a un secret à cacher.
Le véritable amour ne connaît ni le soupçon ni la méfiance.
La solitude est bonne, et les hommes ne valent pas un regret.
Avez-vous remarqué comme on est bête, quand on est beaucoup ?
Tout entière à mon amour, je veux en savourer toutes les joies.
Les chefs-d'oeuvre ne sont jamais que des tentatives heureuses.
Les marionnettes n'amusent que les enfants et les gens d'esprit.
Le temps n'endort pas les grandes douleurs, mais il les assoupit.
La société ne doit rien exiger de celui qui n'attend rien d'elle.
Tout s'arrange sous l'influence d'une pensée heureuse et optimiste.
Il faut juger les sentiments par des actes plus que par des paroles.
Le vrai est trop simple, il faut y arriver toujours par le compliqué.
En France particulièrement, les mots ont plus d'empire que les idées.
Je ne puis me séparer de toi sans te dire que mon coeur en saigne déjà
Est-ce qu'on peut se connaître ? Est-ce qu'on connaît jamais quelqu'un ?
La vie est une longue blessure qui s'endort rarement et ne guérit jamais.
Le cigare est le complément indispensable de toute vie oisive et élégante.
Apprends la courtoisie des manières, elles sont l'expression de ton coeur.
Si peu d'esprit qu'ait une femme, elle en a toujours plus qu'un collégien.
Dans le monde, un homme capable de folie en amour est un prodige assez rare.
L'homme qui a un peu usé ses émotions est plus pressé de plaire que d'aimer.
Rien ne ressemble tant à un honnête homme qu'un coquin qui connaît son métier.
On n'accepte en réalité la vieillesse et la mort qu'à l'heure où elles arrivent.
La vie d'un ami, c'est la nôtre, comme la vraie vie de chacun est celle de tous.
La polémique doit être pleine de courtoisie même avec ses ennemis les plus acharnés
Un grand amour rend légers tous les maux qui nous semblent trop lourds à porter seul.
Aimer sans être aimé, c'est comme allumer une cigarette avec une allumette déjà éteinte.
Notre tolérance pour les autres nous conduit forcément à tolérer nos propres fantaisies.
Aimer sans être aimée, c'est vouloir allumer une cigarette à une cigarette déjà éteinte.
Le rêve de la vie champêtre a été de tout temps l'idéal des villes et même celui des cours.
Cher monde, je te quitte parce que je m'ennuie. Je te laisse avec tes soucis. Bonne chance.
Le cigare engourdit le chagrin et remplit les heures solitaires d'un million de choses agréables.
Cette grande faveur que votre ardeur réclame, nuit peut-être à l'honneur, mais répond à ma flamme.
Nous ne sommes pas seulement corps, ou seulement esprit ; nous sommes corps et esprit tout ensemble.
Je n'entrevois de bonheur possible dans ce monde que dans une existence qui me rapprocherait de toi.
Ecrivez, pendant que vous avez du génie, pendant que c'est le dieu qui vous dicte, et non la mémoire.
O femme ! O femme ! Tu es un abîme, un mystère et celui qui croit te connaître est trois fois insensé.
L'automne est un andante mélancolique et gracieux qui prépare admirablement le solennel adagio de l'hiver.
Deux corps peuvent s'associer pour produire un corps, mais la pensée peut seule donner la vie a la pensée.
Les hommes sont faux, ambitieux, vaniteux, égoïstes, et le meilleur ne vaut pas le diable, c'est bien triste.
Personne ne peut voir au soleil la fumée d'un sillon labouré sans avoir la chaude fièvre d'en être le seigneur.
Le malheur, en s'attachant à moi, m'enseigna peu à peu une autre religion que la religion enseignée par les hommes.
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle possède le secret du bonheur, et nul n'a su le lui ravir.
Les papillons ne sont que des fleurs envolées un jour de fête où la nature était en veine d'invention et de fécondité.
Gardez bien en vous ce trésor, la gentillesse. Sachez donner sans retenue, perdre sans regret, acquérir sans mesquinerie.
Je travaille la nuit, je monte à cheval le jour, je joue au billard le soir, je dors le matin. C'est toujours la même vie.
La beauté de l'apparence est seulement un charme de l'instant ; l'apparence du corps n'est pas toujours le reflet de l'âme.
La nature est une oeuvre d'art, mais Dieu est le seul artiste qui existe, et l'homme n'est qu'un arrangeur de mauvais goût.
On comprend facilement pourquoi les plus beaux poèmes sur l'Angleterre ont été écrits par des poètes qui vivaient en Italie.
Laissez-moi fuir la menteuse et criminelle illusion du bonheur ! Donnez-moi du travail, de la fatigue, de la douleur et de l'enthousiasme.
On se donne bien de la peine et on s'impose bien des privations pour guérir le corps ; on peut bien, je pense, en faire autant pour guérir l'âme.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé, souvent malheureux, mais c'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice, créé par mon orgueil.
La nature est éternellement jeune, belle et généreuse. Elle verse la poésie et la beauté à tous les êtres, à toutes les plantes, qu'on laisse s'y développer.