Naissance
Nationalité

Biographie

Poète, dramaturge et romancier français du romantisme, Alfred de Musset est né le 11 décembre 1810 à Paris, où il meurt le 2 mai 1857. Auteur de Lorenzaccio, des Nuits et de La Confession d'un enfant du siècle, il reste indissociable de sa liaison tumultueuse avec George Sand.


Parcours

Élève brillant du collège Henri IV, où il remporte en 1827 le prix de dissertation latine au Concours général, Alfred de Musset abandonne tour à tour le droit et la médecine pour se consacrer aux lettres. Introduit dès dix-sept ans dans le Cénacle de Charles Nodier à la Bibliothèque de l'Arsenal grâce à Paul Foucher, beau-frère de Victor Hugo, il y côtoie Sainte-Beuve, Alfred de Vigny et Prosper Mérimée. Il publie en 1830, à dix-neuf ans, son premier recueil Contes d'Espagne et d'Italie, qui le révèle. En décembre 1830, sa comédie La Nuit vénitienne, donnée à l'Odéon, est sifflée et retirée après deux représentations. Renonçant à la scène, il choisit de publier ses pièces dans la Revue des deux Mondes, regroupées en 1832 sous le titre Un Spectacle dans un fauteuil. Le 8 avril 1832, la mort de son père, emporté par le choléra, l'affecte durablement.

Entre 1833 et 1834, Musset compose la majeure partie de son théâtre : Les Caprices de Marianne, Fantasio, On ne badine pas avec l'amour et Lorenzaccio, drame inspiré par un canevas que lui transmet George Sand. De 1835 à 1837, il publie le cycle des NuitsNuit de mai, Nuit de décembre, Nuit d'août, Nuit d'octobre — pour la Revue des deux Mondes dirigée par François Buloz. En 1836 paraît son roman autobiographique La Confession d'un enfant du siècle, dédié à Sand. Après trente ans, dépression et alcoolisme tarissent sa production. Élu à l'Académie française le 12 février 1852, au fauteuil 10 en remplacement d'Emmanuel Dupaty, il est reçu le 27 mai par Désiré Nisard. Sous le Second Empire, il occupe le poste de bibliothécaire du ministère de l'Instruction publique.


Repères chronologiques

1810 : naissance le 11 décembre à Paris, rue des Noyers
1827 : prix de dissertation latine au Concours général, collège Henri IV
1828 : entrée dans le Cénacle de Charles Nodier à l'Arsenal
1830 : publication des Contes d'Espagne et d'Italie ; échec de La Nuit vénitienne
1832 : mort du père, victime du choléra ; parution d'Un Spectacle dans un fauteuil
1833 : rencontre George Sand le 17 juin lors d'un dîner organisé par François Buloz
1833 : départ pour Venise avec Sand fin décembre
1834 : maladie à Venise et liaison de Sand avec le médecin Pietro Pagello ; publication de Lorenzaccio et d'On ne badine pas avec l'amour
1835 : rupture définitive avec George Sand le 6 mars ; publication de la Nuit de mai et de la Nuit de décembre
1836 : parution de La Confession d'un enfant du siècle
1837 : début de la liaison avec Aimée-Irène d'Alton
1845 : nommé chevalier de la Légion d'honneur le 24 avril
1852 : élection à l'Académie française au fauteuil 10, le 12 février
1857 : mort le 2 mai à Paris ; inhumation au cimetière du Père-Lachaise


Vie personnelle et engagements

Issu d'une famille aristocratique cultivée, Alfred de Musset est le fils de Victor Donatien de Musset-Pathay, chef de bureau au ministère de la Guerre et homme de lettres spécialiste de Jean-Jacques Rousseau, et d'Edmée-Claudette-Christine Guyot des Herbiers. Son frère aîné Paul de Musset, né en 1804, deviendra son biographe et l'ardent défenseur de son œuvre. Sa sœur cadette Charlotte-Amélie-Hermine, future Mme Lardin de Musset, naît le 1er novembre 1819. Formé au collège Henri IV puis au lycée Charlemagne, Alfred y fut condisciple du duc d'Orléans, fils aîné de Louis-Philippe. Il ne se maria jamais et n'eut pas d'enfant légitime reconnu, malgré les rumeurs de presse autour du modèle Joséphine-Marie Ménard, dite Norma Tessum Onda.

Sa vie sentimentale fut jalonnée de liaisons retentissantes. Après George Sand, il aima Caroline Jaubert — sa « petite fée blonde » — sœur du pair de France Edmond d'Alton-Shée, qui resta sa confidente vingt-deux ans durant. En mars 1837, il rencontre dans son salon Aimée-Irène d'Alton, qui lui propose le mariage avant qu'il ne s'éprenne de la cantatrice Pauline Garcia, future Pauline Viardot, laquelle se refuse à lui. Suivront une brève liaison avec la tragédienne Rachel en juin 1839, puis une passion malheureuse pour la princesse Christine de Belgiojoso en 1842. Aimée d'Alton épousera son frère Paul le 23 mai 1861.


Contexte du décès

Alfred de Musset s'éteint le 2 mai 1857 à Paris, à l'âge de quarante-six ans. Il souffrait depuis le début des années 1840 d'une maladie de cœur — une insuffisance valvulaire aortique — aggravée par l'alcoolisme, des crises de nerfs et plusieurs pleurésies. Ses dernières paroles rapportées sont « Dormir ! Enfin, je vais dormir ». La messe d'enterrement est célébrée à l'église Saint-Roch devant environ deux cents personnes, mais l'inhumation au cimetière du Père-Lachaise se déroule dans la quasi-indifférence : selon le témoignage du chroniqueur Arsène Houssaye, vingt-sept personnes seulement accompagnent le cercueil jusqu'à la tombe, escortées par la garde nationale en raison de son statut d'académicien et de chevalier de la Légion d'honneur.


Lieux de mémoire

Alfred de Musset repose au cimetière du Père-Lachaise (4e division), sous un saule planté selon sa dernière volonté, auprès de ses parents et de sa sœur Hermine. Son monument funéraire, surmonté d'un buste en marbre signé Jean-Auguste Barre (1858), porte gravés les six octosyllabes de son élégie Lucie. Un monument intitulé Le Rêve du poète, œuvre d'Alphonse de Moncel (1910), lui rend hommage dans le jardin de la Nouvelle-France à Paris.


Anecdotes

1 - Musset prétendait descendre par alliance de Jeanne d'Arc, son ancêtre Denis de Musset ayant épousé Catherine du Lys, et se disait apparenté à la branche cousine de Joachim du Bellay.
2 - Sa première ballade publiée, Un rêve, parut le 31 août 1828 dans le journal dijonnais Le Provincial, alors qu'il n'avait pas encore dix-huit ans.
3 - Lors de leurs ruptures successives, George Sand lui envoya un jour ses cheveux coupés, conservés dans la cage cervicale d'un crâne humain, en guise d'adieu.
4 - L'opéra Edgar de Giacomo Puccini, créé en 1889, est tiré de son drame en vers La Coupe et les Lèvres.
5 - Sa voix décida en 1857 de l'élection d'Émile Augier à l'Académie française : déjà mourant, Musset s'y rendit pour voter.
6 - George Sand révéla en 1859, dans Elle et Lui, que Musset souffrait d'héautoscopie, forme de dépersonnalisation hallucinatoire qui inspira La Nuit de décembre.


Points clés

- Métier(s) : poète, dramaturge, romancier
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : George Sand (1833-1835), Caroline Jaubert (1835-1836), Aimée-Irène d'Alton (1837-1839), Rachel (1839), Louise-Rosalie Ross dite Mlle Despréaux (1848-1850)
- Enfants : aucun enfant légitime reconnu
- Distinctions : chevalier de la Légion d'honneur (1845), élu à l'Académie française au fauteuil 10 (1852)


Postérité

433 voies portent son nom en France.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

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Citations

« Dormir ! Enfin, je vais dormir. »

— Dernières paroles rapportées, mai 1857, citées par la Grande Encyclopédie (fin XIXe siècle)

« Un souvenir heureux est peut-être sur terre plus vrai que le bonheur. »

— Poème Souvenir, Revue des deux Mondes, 15 février 1841

« Mes chers amis, quand je mourrai, plantez un saule au cimetière. J'aime son feuillage éploré ; la pâleur m'en est douce et chère, et son ombre sera légère à la terre où je dormirai. »

— Élégie Lucie, recueil Poésies nouvelles, 1841

Le retour fait aimer l'adieu.
Il vaut mieux faire que dire.
Dormir, enfin je vais dormir !
On ne badine pas avec l'amour.
Tout vrai regard est un désir.
Le bien perdu rend l'homme avare.
Qui aima jamais porte une cicatrice.
On naît poète, on devient prosateur.
Aimer, c'est se donner corps et âme.
Avec de la mémoire on se tire de tout.
Les larmes du passé fécondent l'avenir.
On a bouleversé la terre avec des mots.
Les grands artistes n'ont pas de patrie.
C'est tenter Dieu que d'aimer la douleur.
Où le père a passé, passera bien l'enfant.
L'enthousiasme est frère de la souffrance.
Je suis triste comme un lendemain de fête.
En un baiser partons vers un monde inconnu.
Tout le réel pour moi n'est qu'une fiction.
Le seul vrai langage au monde est un baiser.
Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Jours de travail ! Seuls jours où j'ai vécu !
Le bien a pour tombeau l'ingratitude humaine.
On prend toujours le mal pour éviter le pire.
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
On est si bien, tout nu dans une large chaise.
Il n'y a point de maître d'armes mélancolique.
Puisque tu sais chanter, ami, tu sais pleurer.
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour soi !
L'amour vit d'inanition et meurt de nourriture.
Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
Qu'est-ce donc oublier si ce n'est pas mourir ?
Croyez-moi, les enfants n'aiment que l'inconnu.
Entre presque oui et oui, il y a tout un monde.
Allons ! Vive l'amour que l'ivresse accompagne !
Douces ou amères, les larmes soulagent toujours.
Crois-tu qu'on oublie autant qu'on le souhaite ?
Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix.
Rien n'appartient à rien, tout appartient à tous.
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Ah ! Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie.
On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
La moitié d'un violent amour, c'est presque une amitié.
La bouche garde le silencePour écouter parler le coeur.
Tout s'en va comme la fumée,
L'espérance et la renommée.
L'homme sans patience, c'est comme une lampe sans huile.
Celui qui sait aimer peut seul savoir combien on l'aime.
Les deux grands secrets du bonheur : le plaisir et l'oubli.
Alors s'assit sur un monde en ruine une jeunesse soucieuse.
Où le plaisir ne coûte rien, la jeunesse n'a rien à perdre.
A l'âge où le coeur est riche, on n'a pas les lèvres avares.
Je parle beaucoup au hasard : c'est mon plus cher confident.
Une femme pardonne tout, excepté qu'on ne veuille pas d'elle.
Le perfection n'est pas plus faite pour nous que l'immensité.
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
Être citoyen du monde c'est parler pour la survie de l'humanité.
Tout ce qui était n'est plus ; tout ce qui sera n'est pas encore.
Le seul bien qui me reste au mondeEst d'avoir quelquefois pleuré.
Qui peut lécher peut mordre, et qui peut embrasser peut étouffer.
On dit qu'il n'y a rien de si rapide qu'un sentiment d'antipathie.
Pour dormir tranquille, il faut n'avoir jamais fait certains rêves.
Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
Un souvenir heureux est peut-être sur terrePlus vrai que le bonheur.
Pourquoi, dans ton oeuvre céleste, tant d'éléments si peu d'accord ?
Je tâche d'y voir double, afin de me servir à moi-même de compagnie.
Aujourd'hui on ne sait plus parler, parce qu'on ne sait plus écouter.
Un souvenir heureux est peut-être sur terre
Plus vrai que le bonheur.
Dis-moi un peu d'où vient cette manie de n'être jamais ce qu'on est ?
La vie, comme l'eau de mer, ne s'adoucit qu'en s'élevant vers le ciel.
L'incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter.
Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé.
Tu m'as dit de partir et je suis parti. Tu m'as dit de vivre et je vis.
Une larmf$est ce qu'il y a de plus vrai, de plus impérissable au monde.
Ses lèvres entr'ouvertes tombèrent sur les miennes et l'univers fut oublié.
Ce qui vient du coeur peut s'écrire, mais non ce qui est le coeur lui-même.
On peut avoir le dernier mot avec une femme, à la condition que ce soit oui.
Etrange chose que l'homme qui souffre veuille faire souffrir ce qu'il aime !
Tous les amours ne se ressemblent pas. Toutes les maîtresses se ressemblent.
Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j'ai choisi.
Ma force à lutter s'use et se prodigue. Jusqu'à mon repos, tout est un combat.
Dans un coeur troublé par le souvenir, il n'y a pas de place pour l'espérance.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
Je ne sais où va mon chemin, mais je marche mieux quand ma main serre la tienne.
On peut bien être ridicule quand on aime, mais on ne l'est pas quand on souffre.
Je ne sais pas où je vais mais je marche mieux quand ma main tient la tienne ...
Grèce, ô mère des arts, terre d'idolâtrie,
De mes voeux insensés éternelle patrie
Un ami est comme un melon. Il faut en essayer plusieurs avant d'en trouver un bon.
Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir.
Grèce, ô mère des arts, terre d'idolâtrie, de mes voeux insensés éternelle patrie.
Prenez le temps comme il vient, le vent comme il souffle, la femme comme elle est.
La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.
O baiser ! mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées !
Ce n'est quelquefois qu'en perdant ceux qu'on aime qu'on sent combien on les aimait.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime.
La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, Et vous aurez vécu, si vous avez aimé.
Le mal existe, mais pas sans le bien, comme l'ombre existe, mais pas sans la lumière.
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison.
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; à défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
Je n'appartiens à personne ; quand la pensée veut être libre, le corps doit l'être aussi.
Blessures du coeur, votre trace est amère ! Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ;Il le croit infini, n'en voyant pas la fin.
Il est doux de pleurer, il est doux de sourire Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.
Chacun a ses lunettes ; mais personne ne sait au juste de quelle couleur en sont les verres.
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré.
La critique juste donne de l'élan et de l'ardeur. La critique injuste n'est jamais à craindre.
Ah ! Blessures du coeur, votre trace est amère ! Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer.
Nu comme un plat d'argent, - Nu comme un mur d'église, - Nu comme le discours d'un académicien.
De quelque fol amour qu'on ait rempli son coeurLe désir est parfois moins grand que le bonheur.
Une femme est comme votre ombre, courez après, elle vous fuit ; fuyez-la, elle vous court après !
La plus belle fille ne donne que ce qu'elle a et l'ami le plus dévoué se tait sur ce qu'il ignore.
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ;Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Je répète, avec le vieux proverbe : celui qui aime et qui est aimé est à l'abri des coups du sort !
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ;
Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses.
Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime, d'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour même.
Les plus desespérés sont les chants les plus beaux et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots
L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
Ce qu'on fait maintenant, on le dit ; et la cause
En est bien excusable : on fait si peu de choses !
Le coeur d'un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Qui ne sait que la nuit a des puissances telles, que les femmes y sont, comme les fleurs, plus belles.
Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ? Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?
Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ?
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?
Je ne fais pas grand cas, pour moi, de la critique. Toute mouche qu'elle est, c'est rare qu'elle pique.
J'estime le Bordeaux, surtout dans sa vieillesse. J'aime tous les vins francs parce qu'ils font aimer.
L'amour est immortellement jeune, et les façons de l'exprimer sont et demeureront éternellement vieilles.
Pour réussir, retenez bien ces trois maximes: voir c'est savoir, vouloir c'est pouvoir, oser c'est avoir.
La femme qui veut réellement refuser se contente de dire non ; celle qui s'explique peut être convaincue.
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il peut avoir si aisément la tentation d'en mériter deux !
S'il y a quelqu'un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment.
Il y a des femmes que leur bon naturel et la sincérité de leur coeur empêchent d'avoir deux amants à la fois.
Quelquefois, il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver.
Ainsi va le monde ici-bas. Le temps emporte sur son aile et le printemps et l'hirondelle, et la vie et les jours.
J'aime peu les proverbes, parce que ce sont des selles à tous chevaux ; il n'en est pas un qui n'ait son contraire.
J'ai perdu ma force et ma vie,
et mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
qui faisait croire à mon génie.
J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté ; j'ai perdu jusqu'à la fierté qui faisait croire à mon génie.
A quoi sert de se quereller, quand le raccommodement est impossible ? Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix.
La realite n'est qu'une ombre, appelle imagination ou folie ce qui la divinise. Alors la folie est la beaute elle-meme.
Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange.
Ainsi va le monde ici-bas.
Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l'hirondelle,
Et la vie et les jours perdus
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, ma triste main pour soutenir la tienne, mon triste coeur pour écouter le tien.
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste coeur pour ecouter le tien.
Le plus grand danger que courent les gens qui sont habituellement un peu fous, c'est de le devenir tout à fait par instants.
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ; oser, c'est avoir.
Une femme, c'est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ?
Arrive-t-il quelque bonheur ?
Vite, à sa mère on le raconte ;
C'est dans son sein consolateur
Qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Il faut être ignorant comme un maître d'écolePour se flatter de dire une seule paroleQue personne ici-bas n'ait pu dire avant vous.
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; c'est dans son sein consolateur qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Où va l'homme ? Où son coeur l'appelle. L'hirondelle suit le zéphyr, et moins légère est l'hirondelle que l'homme qui suit son désir.
Quand un malheur arrive dans notre vie, nous nous imaginons pauvres fous que nous sommes, que personne avant nous n'a senti la douleur.
N'oublie pas ceci : c'est que souvent l'amour meurt parce qu'on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu'on avait fait pour l'inspirer.
Veux-tu mettre un habit neuf à une vieille sentence ? tu n'en as pas besoin pour dire que du goût et des couleurs il n'en faut pas disputer.
Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d'amour; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je respire, si je parle; je sais que je t'aime.
N'est ce pas donc une maxime parmis les libetins que toutes les femmes se ressemblent? Pourquoi donc y a t il si peu d'amours qui se ressemblent?
Ma mère, à toi je me confie. Des écueils d'un monde trompeur écarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur à la tendresse maternelle.
Qui vit sans jalousie, en ce bas monde, est commeCelui qui dort sans lampe ; il peut sentir le brasQui vient pour le frapper, mais il ne le voit pas.
Le temps emporte sur son aile et le printemps et l'hirondelle, et la vie et les jours perdus ; tout s'en va comme la fumée, l'espérance et la renommée.
J'ai souffet souvent, je me suis trompe quelques fois, mais j'ai aime. C'est moi qui ai vecu, et non pas un etre factice cree par mon orgueil et mon ennui.
Quoi de plus léger qu'une plume ? La poussière. - De plus léger que la poussière ? Le vent - De plus léger que le vent ? La femme. - De plus léger que la femme ? Rien.
C'est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n'y a qu'à se laisser aller.
« Dormir ! Enfin, je vais dormir. »

— Dernières paroles rapportées, mai 1857, citées par la Grande Encyclopédie (fin XIXe siècle)

« Un souvenir heureux est peut-être sur terre plus vrai que le bonheur. »

— Poème Souvenir, Revue des deux Mondes, 15 février 1841

« Mes chers amis, quand je mourrai, plantez un saule au cimetière. J'aime son feuillage éploré ; la pâleur m'en est douce et chère, et son ombre sera légère à la terre où je dormirai. »

— Élégie Lucie, recueil Poésies nouvelles, 1841

Le retour fait aimer l'adieu.
Il vaut mieux faire que dire.
Dormir, enfin je vais dormir !
On ne badine pas avec l'amour.
Tout vrai regard est un désir.
Le bien perdu rend l'homme avare.
Qui aima jamais porte une cicatrice.
On naît poète, on devient prosateur.
Aimer, c'est se donner corps et âme.
Avec de la mémoire on se tire de tout.
Les larmes du passé fécondent l'avenir.
On a bouleversé la terre avec des mots.
Les grands artistes n'ont pas de patrie.
C'est tenter Dieu que d'aimer la douleur.
Où le père a passé, passera bien l'enfant.
L'enthousiasme est frère de la souffrance.
Je suis triste comme un lendemain de fête.
En un baiser partons vers un monde inconnu.
Tout le réel pour moi n'est qu'une fiction.
Le seul vrai langage au monde est un baiser.
Une maîtresse aimée est si près d'une soeur !
Jours de travail ! Seuls jours où j'ai vécu !
Le bien a pour tombeau l'ingratitude humaine.
On prend toujours le mal pour éviter le pire.
Un peuple malheureux fait les grands artistes.
Nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
On est si bien, tout nu dans une large chaise.
Il n'y a point de maître d'armes mélancolique.
Puisque tu sais chanter, ami, tu sais pleurer.
Ah ! celui-là vit mal qui ne vit que pour soi !
L'amour vit d'inanition et meurt de nourriture.
Partons, dans un baiser, pour un monde inconnu.
Qu'est-ce donc oublier si ce n'est pas mourir ?
Croyez-moi, les enfants n'aiment que l'inconnu.
Entre presque oui et oui, il y a tout un monde.
Allons ! Vive l'amour que l'ivresse accompagne !
Douces ou amères, les larmes soulagent toujours.
Crois-tu qu'on oublie autant qu'on le souhaite ?
Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix.
Rien n'appartient à rien, tout appartient à tous.
L'absence ni le temps ne sont rien quand on aime.
Rien ne nous rend si grands qu'une grande douleur.
Ah ! Frappe-toi le coeur, c'est là qu'est le génie.
On croit au sang qui coule, et l'on doute des pleurs.
Il n'y a de vrai au monde que de déraisonner d'amour.
La moitié d'un violent amour, c'est presque une amitié.
La bouche garde le silencePour écouter parler le coeur.
Tout s'en va comme la fumée,
L'espérance et la renommée.
L'homme sans patience, c'est comme une lampe sans huile.
Celui qui sait aimer peut seul savoir combien on l'aime.
Les deux grands secrets du bonheur : le plaisir et l'oubli.
Alors s'assit sur un monde en ruine une jeunesse soucieuse.
Où le plaisir ne coûte rien, la jeunesse n'a rien à perdre.
A l'âge où le coeur est riche, on n'a pas les lèvres avares.
Je parle beaucoup au hasard : c'est mon plus cher confident.
Une femme pardonne tout, excepté qu'on ne veuille pas d'elle.
Le perfection n'est pas plus faite pour nous que l'immensité.
Une sentence de mort est une chose superbe à lire à haute voix.
Être citoyen du monde c'est parler pour la survie de l'humanité.
Tout ce qui était n'est plus ; tout ce qui sera n'est pas encore.
Le seul bien qui me reste au mondeEst d'avoir quelquefois pleuré.
Qui peut lécher peut mordre, et qui peut embrasser peut étouffer.
On dit qu'il n'y a rien de si rapide qu'un sentiment d'antipathie.
Pour dormir tranquille, il faut n'avoir jamais fait certains rêves.
Sais-tu où vont les larmes des peuples, quand le vent les emporte ?
Un souvenir heureux est peut-être sur terrePlus vrai que le bonheur.
Pourquoi, dans ton oeuvre céleste, tant d'éléments si peu d'accord ?
Je tâche d'y voir double, afin de me servir à moi-même de compagnie.
Aujourd'hui on ne sait plus parler, parce qu'on ne sait plus écouter.
Un souvenir heureux est peut-être sur terre
Plus vrai que le bonheur.
Dis-moi un peu d'où vient cette manie de n'être jamais ce qu'on est ?
La vie, comme l'eau de mer, ne s'adoucit qu'en s'élevant vers le ciel.
L'incertitude est de tous les tourments le plus difficile à supporter.
Il est doux de se croire malheureux, quand on n'est que vide et ennuyé.
Tu m'as dit de partir et je suis parti. Tu m'as dit de vivre et je vis.
Une larmf$est ce qu'il y a de plus vrai, de plus impérissable au monde.
Ses lèvres entr'ouvertes tombèrent sur les miennes et l'univers fut oublié.
Ce qui vient du coeur peut s'écrire, mais non ce qui est le coeur lui-même.
On peut avoir le dernier mot avec une femme, à la condition que ce soit oui.
Etrange chose que l'homme qui souffre veuille faire souffrir ce qu'il aime !
Tous les amours ne se ressemblent pas. Toutes les maîtresses se ressemblent.
Je puis délibérer et choisir, mais non revenir sur mes pas quand j'ai choisi.
Ma force à lutter s'use et se prodigue. Jusqu'à mon repos, tout est un combat.
Dans un coeur troublé par le souvenir, il n'y a pas de place pour l'espérance.
Qu'importe de quoi parlent les lèvres, lorsqu'on écoute les coeurs se répondre.
Je ne sais où va mon chemin, mais je marche mieux quand ma main serre la tienne.
On peut bien être ridicule quand on aime, mais on ne l'est pas quand on souffre.
Je ne sais pas où je vais mais je marche mieux quand ma main tient la tienne ...
Grèce, ô mère des arts, terre d'idolâtrie,
De mes voeux insensés éternelle patrie
Un ami est comme un melon. Il faut en essayer plusieurs avant d'en trouver un bon.
Malheur à celui qui, au milieu de la jeunesse, s'abandonne à un amour sans espoir.
Grèce, ô mère des arts, terre d'idolâtrie, de mes voeux insensés éternelle patrie.
Prenez le temps comme il vient, le vent comme il souffle, la femme comme elle est.
La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.
O baiser ! mystérieux breuvage que les lèvres se versent comme des coupes altérées !
Ce n'est quelquefois qu'en perdant ceux qu'on aime qu'on sent combien on les aimait.
On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime.
La vie est un sommeil, l'amour en est le rêve, Et vous aurez vécu, si vous avez aimé.
Le mal existe, mais pas sans le bien, comme l'ombre existe, mais pas sans la lumière.
Ne pouvant se corriger de sa folie, il tentait de lui donner l'apparence de la raison.
Épargne-toi du moins le tourment de la haine ; à défaut du pardon, laisse venir l'oubli.
Je n'appartiens à personne ; quand la pensée veut être libre, le corps doit l'être aussi.
Blessures du coeur, votre trace est amère ! Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer.
Après avoir souffert, il faut souffrir encore ;Il faut aimer sans cesse, après avoir aimé.
L'enfant marche joyeux, sans songer au chemin ;Il le croit infini, n'en voyant pas la fin.
Il est doux de pleurer, il est doux de sourire Au souvenir des maux qu'on pourrait oublier.
Chacun a ses lunettes ; mais personne ne sait au juste de quelle couleur en sont les verres.
Mes chers amis, quand je mourrai,
Plantez un saule au cimetière.
J'aime son feuillage éploré.
La critique juste donne de l'élan et de l'ardeur. La critique injuste n'est jamais à craindre.
Ah ! Blessures du coeur, votre trace est amère ! Promptes à vous ouvrir, lentes à vous fermer.
Nu comme un plat d'argent, - Nu comme un mur d'église, - Nu comme le discours d'un académicien.
De quelque fol amour qu'on ait rempli son coeurLe désir est parfois moins grand que le bonheur.
Une femme est comme votre ombre, courez après, elle vous fuit ; fuyez-la, elle vous court après !
La plus belle fille ne donne que ce qu'elle a et l'ami le plus dévoué se tait sur ce qu'il ignore.
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ;Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Je répète, avec le vieux proverbe : celui qui aime et qui est aimé est à l'abri des coups du sort !
Je hais comme la mort l'état de plagiaire ;
Mon verre n'est pas grand, mais je bois dans mon verre.
Tous les hommes ne sont pas capables de grandes choses, mais tous sont sensibles aux grandes choses.
Doutez, si vous voulez, de celui qui vous aime, d'une femme ou d'un chien, mais non de l'amour même.
Les plus desespérés sont les chants les plus beaux et j'en sais d'immortels qui sont de purs sanglots
L'homme est un apprenti, la douleur est son maître, et nul ne se connaît tant qu'il n'a pas souffert.
Ce qu'on fait maintenant, on le dit ; et la cause
En est bien excusable : on fait si peu de choses !
Le coeur d'un libertin est fait comme une auberge, on y trouve à toute heure un grand feu bien nourri.
Qui ne sait que la nuit a des puissances telles, que les femmes y sont, comme les fleurs, plus belles.
Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ? Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?
Aimer est le grand point, qu'importe la maîtresse ?
Qu'importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse ?
Je ne fais pas grand cas, pour moi, de la critique. Toute mouche qu'elle est, c'est rare qu'elle pique.
J'estime le Bordeaux, surtout dans sa vieillesse. J'aime tous les vins francs parce qu'ils font aimer.
L'amour est immortellement jeune, et les façons de l'exprimer sont et demeureront éternellement vieilles.
Pour réussir, retenez bien ces trois maximes: voir c'est savoir, vouloir c'est pouvoir, oser c'est avoir.
La femme qui veut réellement refuser se contente de dire non ; celle qui s'explique peut être convaincue.
Prenez garde à un homme qui demande un pardon ; il peut avoir si aisément la tentation d'en mériter deux !
S'il y a quelqu'un là-haut, il doit bien rire de nous tous ; cela est très comique, très comique, vraiment.
Il y a des femmes que leur bon naturel et la sincérité de leur coeur empêchent d'avoir deux amants à la fois.
Quelquefois, il y a des sympathies si réelles que, se rencontrant pour la première fois, on semble se retrouver.
Ainsi va le monde ici-bas. Le temps emporte sur son aile et le printemps et l'hirondelle, et la vie et les jours.
J'aime peu les proverbes, parce que ce sont des selles à tous chevaux ; il n'en est pas un qui n'ait son contraire.
J'ai perdu ma force et ma vie,
et mes amis et ma gaieté ;
J'ai perdu jusqu'à la fierté
qui faisait croire à mon génie.
J'ai perdu ma force et ma vie, et mes amis et ma gaieté ; j'ai perdu jusqu'à la fierté qui faisait croire à mon génie.
A quoi sert de se quereller, quand le raccommodement est impossible ? Le plaisir des disputes, c'est de faire la paix.
La realite n'est qu'une ombre, appelle imagination ou folie ce qui la divinise. Alors la folie est la beaute elle-meme.
Le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange.
Ainsi va le monde ici-bas.
Le temps emporte sur son aile
Et le printemps et l'hirondelle,
Et la vie et les jours perdus
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine, ma triste main pour soutenir la tienne, mon triste coeur pour écouter le tien.
Tu trouveras, dans la joie ou dans la peine,
Ma triste main pour soutenir la tienne,
Mon triste coeur pour ecouter le tien.
Le plus grand danger que courent les gens qui sont habituellement un peu fous, c'est de le devenir tout à fait par instants.
Pour réussir dans le monde, retenez bien ces trois maximes : voir, c'est savoir ; vouloir, c'est pouvoir ; oser, c'est avoir.
Une femme, c'est une partie de plaisir ! Ne pourrait-on pas dire, quand on en rencontre une : voilà une belle nuit qui passe ?
Arrive-t-il quelque bonheur ?
Vite, à sa mère on le raconte ;
C'est dans son sein consolateur
Qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Il faut être ignorant comme un maître d'écolePour se flatter de dire une seule paroleQue personne ici-bas n'ait pu dire avant vous.
Arrive-t-il quelque bonheur ? Vite, à sa mère on le raconte ; c'est dans son sein consolateur qu'on raconte ses pleurs ou sa honte.
Où va l'homme ? Où son coeur l'appelle. L'hirondelle suit le zéphyr, et moins légère est l'hirondelle que l'homme qui suit son désir.
Quand un malheur arrive dans notre vie, nous nous imaginons pauvres fous que nous sommes, que personne avant nous n'a senti la douleur.
N'oublie pas ceci : c'est que souvent l'amour meurt parce qu'on ne fait pas, pour le conserver, tout ce qu'on avait fait pour l'inspirer.
Veux-tu mettre un habit neuf à une vieille sentence ? tu n'en as pas besoin pour dire que du goût et des couleurs il n'en faut pas disputer.
Je suis perdu, vois-tu, je suis noyé, inondé d'amour; je ne sais plus si je vis, si je mange, si je respire, si je parle; je sais que je t'aime.
N'est ce pas donc une maxime parmis les libetins que toutes les femmes se ressemblent? Pourquoi donc y a t il si peu d'amours qui se ressemblent?
Ma mère, à toi je me confie. Des écueils d'un monde trompeur écarte ma faible nacelle. Je veux devoir tout mon bonheur à la tendresse maternelle.
Qui vit sans jalousie, en ce bas monde, est commeCelui qui dort sans lampe ; il peut sentir le brasQui vient pour le frapper, mais il ne le voit pas.
Le temps emporte sur son aile et le printemps et l'hirondelle, et la vie et les jours perdus ; tout s'en va comme la fumée, l'espérance et la renommée.
J'ai souffet souvent, je me suis trompe quelques fois, mais j'ai aime. C'est moi qui ai vecu, et non pas un etre factice cree par mon orgueil et mon ennui.
Quoi de plus léger qu'une plume ? La poussière. - De plus léger que la poussière ? Le vent - De plus léger que le vent ? La femme. - De plus léger que la femme ? Rien.
C'est que la sagesse est un travail, et que pour être seulement raisonnable, il faut se donner beaucoup de mal, tandis que pour faire des sottises, il n'y a qu'à se laisser aller.

Questions autour de Alfred de Musset

Quel est le vrai nom d'Alfred de Musset ?
Son nom complet à l'état civil était Louis-Charles-Alfred de Musset.
Quelle est l'œuvre la plus célèbre d'Alfred de Musset ?
Son chef-d'œuvre est le drame romantique Lorenzaccio, publié en 1834. Le cycle poétique des Nuits (1835-1837) et le roman La Confession d'un enfant du siècle (1836) figurent également parmi ses œuvres majeures.
Alfred de Musset a-t-il été marié ?
Non. Alfred de Musset ne s'est jamais marié. Aimée-Irène d'Alton lui proposa le mariage en 1837, mais il s'en détourna pour Pauline Garcia.
Alfred de Musset a-t-il eu des enfants ?
Aucun enfant légitime reconnu. Une rumeur tardive de la fin du XIXe siècle lui prêtait une fille naturelle, Norma Tessum Onda, sans qu'aucun document officiel ne l'établisse.
Quelle a été la relation entre Alfred de Musset et George Sand ?
Ils se sont rencontrés en juin 1833 à un dîner de la Revue des deux Mondes et furent amants jusqu'à leur rupture définitive le 6 mars 1835. Leur séjour à Venise en 1834, marqué par la maladie de Musset et la liaison de Sand avec le médecin Pietro Pagello, reste l'épisode le plus célèbre.
Pourquoi Alfred de Musset est-il enterré sous un saule ?
C'était sa dernière volonté, exprimée dans son élégie Lucie. Les six octosyllabes du poème sont gravés sur sa tombe, au cimetière du Père-Lachaise (4e division).
Quand Alfred de Musset a-t-il été élu à l'Académie française ?
Il fut élu le 12 février 1852, au fauteuil 10, en remplacement d'Emmanuel Dupaty, après deux échecs en 1848 et 1850. Il fut reçu sous la Coupole le 27 mai 1852 par Désiré Nisard.
Qui est né le même jour que Alfred de Musset ?
Carlos Gardel, Jean Marais, Jermaine Jackson, Alice Moitié et Robert Koch sont nés le 11 décembre comme Alfred de Musset.
À quel âge est mort Alfred de Musset ?
Alfred de Musset est mort à 46 ans, le 2 mai 1857.
Qui est mort le même jour que Alfred de Musset ?
Hubert Mounier, William Moulton Marston, Oliver Reed, Renée Faure et Oussama ben Laden sont morts le 2 mai comme Alfred de Musset.
Quels écrivains sont nés à Paris comme Alfred de Musset ?
Quels écrivains français sont du signe Sagittaire comme Alfred de Musset ?
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