Romancier français populaire, Auguste Le Breton (1913-1999) est le maître de la langue verte et de l'argot parisien. Pupille de la Nation, élevé dans le monde de l'assistance, il a puisé dans son expérience pour écrire des romans policiers qui ont inspiré de nombreux films et ont marqué l'imaginaire populaire.
Auguste Montfort, dit Auguste Le Breton, naît le 18 février 1913 à Lesneven, dans le Finistère. Pupille de la Nation, il est orphelin de guerre à la suite du décès de son père en 1914. Sa mère étant absente, il passe son enfance dans des orphelinats et des maisons de correction. Il exerce divers métiers, dont couvreur, terrassier et bookmaker clandestin, avant de se consacrer à l'écriture. Il apprend l'argot sur le tas, au contact des milieux interlopes, et en fait sa marque de fabrique. Il invente le mot "rififi" sur le quai de la Fosse à Nantes en 1942, ainsi que le terme "verlan".
En 1953, il publie son premier roman, Du rififi chez les hommes, qui connaît un succès immédiat et est adapté au cinéma par Jules Dassin en 1955. Ce roman, qui raconte le cambriolage d'une bijouterie parisienne, lance sa carrière d'écrivain. Auguste Le Breton enchaîne ensuite les succès avec des romans tels que Razzia sur la chnouf et Le Clan des Siciliens (1969), qui plongent le lecteur dans le monde interlope et mettent en scène des personnages hauts en couleur. Au total, il a publié plus de 80 livres. Ses romans ont inspiré de nombreux films, dont certains sont devenus des classiques du cinéma policier français. Il a reçu la Croix de guerre pour son engagement pendant la Libération.
1913 : Naissance d'Auguste Le Breton à Lesneven, Finistère.
1914 : Décès de son père.
1942 : Invention du mot "rififi" et du terme "verlan".
1953 : Publication de Du rififi chez les hommes.
1955 : Adaptation cinématographique de Du rififi chez les hommes par Jules Dassin.
1969 : Publication de Le Clan des Siciliens.
1999 : Décès à Saint-Germain-en-Laye.
Auguste Le Breton a connu une vie personnelle tumultueuse, marquée par l'abandon, la pauvreté et la marginalité. Son expérience du milieu interlope a fortement influencé son œuvre. On sait peu de choses sur sa vie privée, qu'il tenait à préserver.
Le Breton était un écrivain autodidacte, qui a su transposer son expérience du terrain dans ses romans. Il était passionné par la langue française, qu'il maniait avec virtuosité. Ses romans ont contribué à populariser l'argot parisien et ont marqué l'imaginaire populaire.
Auguste Le Breton décède le 31 mai 1999 à Saint-Germain-en-Laye, à l'âge de 86 ans. Sa disparition a suscité peu de réactions dans le monde littéraire, son œuvre étant souvent considérée comme de la littérature de genre.
Lesneven, sa ville natale dans le Finistère, a marqué son identité. Paris, où il a vécu et travaillé pendant la majeure partie de sa vie, est également un lieu de référence. Le milieu interlope, qu'il a fréquenté et décrit dans ses romans, reste son terrain de prédilection.