Bruce McLaren, né le 30 août 1937 à Auckland, en Nouvelle-Zélande, et mort le 2 juin 1970 au circuit de Goodwood, en Angleterre, est un pilote automobile, ingénieur et constructeur néo-zélandais, premier vainqueur kiwi d'un Grand Prix de Formule 1 et fondateur de l'écurie McLaren.
Fils de Leslie (Les) McLaren, garagiste et pilote amateur de motos et de voitures à Auckland, et de Ruth Leigh Caundle McLaren, Bruce grandit dans un appartement situé au-dessus de la station-service familiale de Remuera Road, dans le quartier de Remuera. Sa formation mécanique débute dans l'atelier paternel avant même son entrée à la Seddon Memorial Technical College, où il se distingue en ingénierie. Atteint à neuf ans de la maladie de Legg-Calvé-Perthes, affection rare de la hanche, il passe près de trois ans entre l'hôpital et le Wilson Home for Children with Physical Disabilities à Takapuna, en traction pendant des mois, avant de réapprendre à marcher avec des béquilles. Cette période laisse sa jambe gauche définitivement plus courte que la droite et lui impose une claudication persistante. À quatorze ans, son père restaure une Austin 7 Ulster avec laquelle Bruce dispute son premier concours de côte à Muriwai en 1952, remportant sa catégorie. Il commence des études d'ingénierie à l'Auckland University College en 1956, mais les abandonne pour se consacrer à la course. Remarqué lors du Grand Prix de Nouvelle-Zélande 1958 par Jack Brabham, il devient le premier lauréat de la bourse "Driver to Europe" de la New Zealand International Grand Prix Association, qui lui ouvre les portes de l'Europe en mars 1958.
Arrivé en Angleterre, Bruce McLaren intègre l'écurie Cooper sous l'impulsion de Jack Brabham et de John Cooper. Au Grand Prix d'Allemagne 1958 au Nürburgring, il termine cinquième au général sur une Cooper F2, devançant plusieurs voitures de Formule 1. Pilote officiel de l'équipe dès 1959, il remporte le Grand Prix des États-Unis à Sebring le 12 décembre 1959, à 22 ans et 104 jours, devenant alors le plus jeune vainqueur de l'histoire de la Formule 1. Ce record tiendra quarante-quatre ans, jusqu'à la victoire de Fernando Alonso au Grand Prix de Hongrie 2003. McLaren s'impose ensuite en Argentine en 1960 et termine vice-champion du monde derrière Brabham. En 1962, il remporte le Grand Prix de Monaco et finit troisième du championnat derrière Graham Hill et Jim Clark. En 1963, inspiré par l'exemple de Brabham, il fonde Bruce McLaren Motor Racing Ltd, structure qu'il développe tout en continuant à piloter pour Cooper jusqu'en 1965. En 1966, il engage ses propres voitures en Formule 1 et remporte avec Chris Amon les 24 Heures du Mans sur une Ford GT40, associant ainsi à l'écurie naissante un premier succès en endurance. En 1968, Denny Hulme rejoint l'équipe : McLaren signe au Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps la première victoire en Grand Prix d'une voiture portant son nom, tandis que son associé Teddy Mayer contribue à structurer les opérations commerciales. L'écurie domine simultanément le championnat CanAm, que Bruce remporte en 1967 et 1969, s'imposant lors des onze manches de la saison 1969 avec la McLaren M8B.
1937 : naissance le 30 août à Auckland, Nouvelle-Zélande
1946 : diagnostic de la maladie de Legg-Calvé-Perthes ; près de trois ans entre le Wilson Home de Takapuna et divers soins
1952 : premier concours de côte à Muriwai au volant de l'Austin 7 Ulster de son père ; victoire en catégorie 750 cc
1957 : vice-champion de Nouvelle-Zélande de Formule 2 sur Cooper-Climax
1958 : premier lauréat de la bourse "Driver to Europe" ; débuts en Grand Prix au Nürburgring, cinquième au général
1959 : victoire au Grand Prix des États-Unis à Sebring, plus jeune vainqueur en Formule 1 à l'époque
1960 : victoire au Grand Prix d'Argentine ; vice-champion du monde derrière Jack Brabham
1961 : mariage avec Patricia Broad
1962 : victoire au Grand Prix de Monaco ; troisième du championnat du monde
1963 : fondation de Bruce McLaren Motor Racing Ltd
1964 : champion des Tasman Series sur Cooper T70
1966 : victoire aux 24 Heures du Mans en équipage avec Chris Amon sur une Ford GT40 ; engagement de l'écurie McLaren en Formule 1
1967 : champion CanAm sur McLaren M6A
1968 : première victoire en Grand Prix de l'écurie McLaren, au Grand Prix de Belgique à Spa-Francorchamps ; attribution du Trophée Ferodo
1969 : champion CanAm sur McLaren M8B ; attribution du Trophée Segrave du Royal Automobile Club (à titre posthume)
1970 : décès le 2 juin à Goodwood lors d'essais privés avec la McLaren M8D
Bruce McLaren est le fils de Leslie (Les) McLaren, garagiste et pilote amateur à Remuera, et de Ruth Leigh Caundle McLaren, qui tenait la comptabilité de l'entreprise familiale. Il a une soeur aînée, Patricia (Pat), et une soeur cadette, Janice (Jan), née en 1947. Grandi dans un appartement situé au-dessus de la station-service de Remuera Road, il passe son enfance dans un environnement mécanique permanent, entre le smell de l'huile et le bruit des moteurs. Après son secondaire à la Seddon Memorial Technical College, il s'inscrit en ingénierie à l'Auckland University College, études qu'il abandonne pour la course. Il épouse Patricia Broad en 1961. De cette union naît une fille, Amanda, qui a quatre ans à la mort de son père. Patty McLaren prend sa place au conseil d'administration de l'écurie à la suite de son décès, avant de se remarier avec Douglas Brickett.
Bruce McLaren est décrit par ses proches et collaborateurs comme un meneur par l'exemple, aussi à l'aise à concevoir une voiture de course qu'à conduire le camion de transport de l'équipe ou à balayer l'atelier. Son ami et coéquipier Denny Hulme, champion du monde 1967 avec Brabham, contribue avec lui à maintenir l'écurie en activité après les débuts difficiles en Formule 1. La couleur orange papaye des voitures McLaren, suggérée par Teddy Mayer pour se distinguer sur les retransmissions en noir et blanc, devient sous l'impulsion de Bruce un élément identitaire durable de la marque. McLaren est inhumé au cimetière de Waikumete à Glen Eden, Auckland, aux côtés de ses parents.
Le 2 juin 1970, Bruce McLaren effectue des essais privés sur le circuit de Goodwood, dans le West Sussex, au volant de la McLaren M8D, prototype CanAm qu'il a lui-même conçu. Sur la ligne droite de Lavant, à proximité du virage de Woodcote, le capot arrière se détache à grande vitesse, provoquant une perte brutale d'appui aérodynamique. La voiture part en tête-à-queue, quitte la piste et percute violemment un poste de commissaires de piste. Bruce McLaren décède sur le coup à 32 ans, des suites des traumatismes liés à l'impact. Ses funérailles sont célébrées le 10 juin à la St Mary's Cathedral d'Auckland : son casque, ses lunettes et ses gants sont posés sur le cercueil, porté par des pilotes venus du monde entier. Une cérémonie commémorative est ensuite organisée à la cathédrale St Paul de Londres. Zak Brown, directeur exécutif de McLaren Racing, a rendu hommage à McLaren lors du cinquantième anniversaire de sa disparition en 2020, soulignant qu'il reste "un pionnier, un innovateur, un leader". Sa fille Amanda McLaren a participé à la même occasion au dévoilement d'une statue en bronze grandeur nature au siège de Woking.
Bruce McLaren repose au cimetière de Waikumete, à Glen Eden, Auckland, sur Great North Road. Sa femme Patricia, décédée en 2016, et ses parents sont inhumés à ses côtés. La station-service familiale de Remuera Road, berceau de sa vocation, est classée au rang de lieu historique de catégorie 1 par Heritage New Zealand depuis 2006.
1 - Pendant son hospitalisation à neuf ans pour la maladie de Legg-Calvé-Perthes, Bruce McLaren passait son temps à interroger son père sur les voitures en réparation à l'atelier. Selon le site officiel McLaren, des médecins craignaient qu'il ne remarche jamais.
2 - La bourse "Driver to Europe" de la New Zealand International Grand Prix Association, dont Bruce McLaren est le premier lauréat en 1958, sera attribuée plus tard à Denny Hulme. Les deux Néo-Zélandais deviendront coéquipiers chez McLaren dix ans plus tard.
3 - Bruce McLaren est l'un des trois seuls pilotes de l'histoire, avec Jack Brabham et Dan Gurney, à avoir remporté un Grand Prix de Formule 1 au volant d'une voiture de leur propre construction.
4 - En 1964, dans son autobiographie From the Cockpit, rédigée à l'hôpital après un accident au Nürburgring, McLaren écrit en évoquant la mort de son coéquipier Timmy Mayer : "Pour bien faire quelque chose, il faut que cela en vaille la peine, et mourir en essayant de le faire mieux ne saurait être imprudent." La phrase est devenue la devise officieuse de l'écurie.
5 - La fiche d'étudiant de Bruce McLaren à l'Université d'Auckland porte la mention finale : "Went motor racing" ("parti faire de la course automobile").
6 - La couleur papaye orange des voitures McLaren, aujourd'hui associée à toute la marque, résulte d'une suggestion de Teddy Mayer en 1967 : il avait repéré une voiture de cette teinte lors d'une petite course en Angleterre et jugé qu'elle ressortait aussi bien à la télévision en noir et blanc qu'en couleur.
- Métier(s) : pilote automobile, ingénieur, constructeur, directeur d'écurie
- Résidence principale : Colnbrook, Angleterre (domicile professionnel au moment de sa mort)
- Relations de couple : Patricia Broad (mariés en 1961, jusqu'à sa mort en 1970)
- Enfants : Amanda McLaren
- Distinctions : Trophée Ferodo (1968), Trophée Segrave du Royal Automobile Club (1969, à titre posthume) ; intronisé au New Zealand Sports Hall of Fame (1990), à l'International Motorsports Hall of Fame (1991), au Motorsports Hall of Fame of America (1995) et au New Zealand Business Hall of Fame
« Mes jeunes années se passèrent à apprendre à faire des dérapages à deux roues de mon tricycle autour des coins de l'atelier, à emprunter les clés des mécaniciens au moment précis où ils en avaient besoin pour réparer ma "machine de course". »
— From the Cockpit (autobiographie, 1964, traduit de l'anglais)
« Pour bien faire quelque chose, il faut que cela en vaille la peine, et mourir en essayant de le faire mieux ne saurait être imprudent. Ce serait gâcher sa vie que de ne rien faire de ses capacités, car je pense que la vie se mesure à ce qu'on accomplit, et non au nombre d'années seul. »
— From the Cockpit (autobiographie, 1964, traduit de l'anglais)
« Mes jeunes années se passèrent à apprendre à faire des dérapages à deux roues de mon tricycle autour des coins de l'atelier, à emprunter les clés des mécaniciens au moment précis où ils en avaient besoin pour réparer ma "machine de course". »
— From the Cockpit (autobiographie, 1964, traduit de l'anglais)
« Pour bien faire quelque chose, il faut que cela en vaille la peine, et mourir en essayant de le faire mieux ne saurait être imprudent. Ce serait gâcher sa vie que de ne rien faire de ses capacités, car je pense que la vie se mesure à ce qu'on accomplit, et non au nombre d'années seul. »
— From the Cockpit (autobiographie, 1964, traduit de l'anglais)