Stephen Boyd, né William Millar, est un acteur britannico-américain originaire d'Irlande du Nord, surtout connu pour le rôle de Messala dans Ben-Hur (1959), face à Charlton Heston, interprétation qui lui valut le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle.
Stephen Boyd grandit en Irlande du Nord et rejoint adolescent l'Ulster Group Theatre, où il apprend les métiers de la scène. À la radio, il se fait connaître à Belfast par son rôle de policier dans le feuilleton The McCooeys, écrit par Joseph Tomelty. Parti à Londres en 1952, il survit en travaillant dans une cafétéria et comme portier de cinéma. Repéré par l'acteur Michael Redgrave lors d'une cérémonie où il officie comme placeur, il intègre la Windsor Repertory Company. Son premier rôle marquant au cinéma arrive en 1956 avec L'Homme qui n'a jamais existé. Il signe alors un contrat de dix ans avec la 20th Century Fox. En 1958, l'actrice Brigitte Bardot le choisit comme partenaire pour Les Bijoutiers du clair de lune, réalisé par Roger Vadim, ce qui accroît sa notoriété internationale.
En 1958, Stephen Boyd décroche le rôle de Messala dans Ben-Hur, réalisé par William Wyler, aux côtés de Charlton Heston. Le film, et sa célèbre course de chars, le rendent populaire et lui apportent un Golden Globe en 1960. Il enchaîne ensuite les superproductions : le western The Bravados avec Gregory Peck et Joan Collins, puis La Chute de l'empire romain en 1964, face à Sophia Loren et dirigé par Anthony Mann. L'échec commercial de ce péplum aux États-Unis pèse durablement sur sa carrière hollywoodienne. Il tourne malgré tout dans Genghis Khan en 1965 avec Omar Sharif, Le Voyage fantastique en 1966, et La Bible de John Huston la même année. En 1968, il affronte Sean Connery dans le western Shalako. Pressenti pour incarner Marc Antoine face à Elizabeth Taylor dans Cléopâtre, il quitte le projet après son report.
1931 : naissance à Whitehouse, comté d'Antrim, en Irlande du Nord
1952 : départ pour Londres, où il enchaîne les petits métiers
1956 : premier rôle remarqué dans L'Homme qui n'a jamais existé et contrat avec la 20th Century Fox
1958 : tournage des Bijoutiers du clair de lune avec Brigitte Bardot, puis de The Bravados
1959 : sortie de Ben-Hur, où il incarne Messala
1960 : Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle pour Ben-Hur
1962 : deuxième nomination aux Golden Globes pour Jumbo
1963 : naturalisation citoyen américain, le 23 décembre, à Los Angeles
1964 : sortie de La Chute de l'empire romain
1965 : tournage de Genghis Khan face à Omar Sharif
1966 : Le Voyage fantastique et La Bible de John Huston
1968 : Shalako, aux côtés de Sean Connery
1970 : narration du film de promotion de la Scientologie Freedom
1977 : décès le 2 juin, à Northridge
2018 : pose d'une plaque bleue par l'Ulster History Circle à Whitehouse
Né William Millar, Stephen Boyd est le cadet d'une famille de neuf enfants, fils de James Alexander Millar et de Martha Boyd, d'ascendance écossaise-irlandaise. Élevé dans la religion presbytérienne près de Belfast, il fréquente la Ballyclare High School avant de quitter l'école à quatorze ans. En 1958, il épouse l'Italienne Mariella di Sarzana, dont il divorce dès 1959. En 1974, il se marie avec Elizabeth Mills, secrétaire au British Arts Council qu'il connaissait depuis 1953 et qui fut longtemps son assistante. Le couple reste uni jusqu'à la mort de l'acteur. Stephen Boyd n'a pas eu d'enfant.
Sur les tournages, Stephen Boyd noue des liens marquants. Sa relation avec l'actrice Dolores Hart, qu'il rencontre au cinéma, fut sa seule idylle avec une partenaire selon les mémoires de cette dernière, devenue religieuse en 1963 ; il lui rendit visite à l'abbaye de Regina Laudis. Entre 1970 et 1972, il vit une liaison avec l'actrice autrichienne Marisa Mell. Établi en Californie, il y possède plusieurs résidences, notamment à Palm Springs, où il pratique le golf, sa passion. À la fin des années 1960, il devient l'une des premières vedettes hollywoodiennes adeptes de la Scientologie, dont il narre le film de promotion Freedom en 1970.
Stephen Boyd meurt le 2 juin 1977, à l'âge de 45 ans, victime d'une crise cardiaque massive alors qu'il joue au golf au Porter Valley Country Club de Northridge, en Californie, en compagnie de son épouse Elizabeth Mills. Il était alors pressenti pour tenir un rôle dans Les Oies sauvages, projet du producteur Euan Lloyd, qui décrira l'acteur comme l'une des personnes les plus aimables qu'il ait connues dans le métier. Son décès survient peu après le tournage d'une apparition dans la série Hawaii police d'État, diffusée à titre posthume en septembre 1977.
Stephen Boyd est incinéré et ses cendres reposent au Oakwood Memorial Park Cemetery de Chatsworth, en Californie, où Elizabeth Mills fut inhumée à ses côtés en 2007. Son nom figure aussi sur la tombe familiale du Clandeboye Cemetery, à Bangor, en Irlande du Nord. Le 4 juillet 2018, l'Ulster History Circle lui a dédié une plaque bleue à Whitehouse, près de son lieu de naissance.
1 - Pour incarner Messala dans Ben-Hur, Stephen Boyd dut porter des lentilles de contact brunes masquant ses yeux clairs, qui lui causèrent des troubles de la vue pendant plusieurs mois, et chausser des talonnettes pour égaler Charlton Heston.
2 - Avant que le rôle ne revienne à Sean Connery, Stephen Boyd figurait parmi les candidats pressentis pour incarner James Bond dans Dr. No en 1962, selon plusieurs bases consacrées au cinéma.
3 - Tourné en 1962 avec Gina Lollobrigida, le film La Vénus impériale fut le premier interdit par la Motion Picture Association of America pour nudité masculine et ne sortit jamais aux États-Unis.
4 - Lors du tournage du Grand Risque sur la Côte d'Ivoire, l'équipe dormait sous des tentes installées dans la jungle, gardées la nuit par des hommes en liberté conditionnelle pour faits de cannibalisme.
5 - En mars 1960, l'acteur surprit le public américain en interprétant deux chansons folkloriques irlandaises et une danse traditionnelle aux côtés de Dinah Shore, dans l'émission The Dinah Shore Chevy Show.
- Métier(s) : acteur
- Résidence principale : Californie (Palm Springs, Tarzana)
- Relations de couple : Mariella di Sarzana (1958-1959), Elizabeth Mills (1974-1977) ; liaison avec Marisa Mell (1970-1972)
- Enfants : aucun
- Distinctions : Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle (1960, Ben-Hur)
« C'était ma faute. Je suis un sacré Irlandais quand je travaille. »
— Screen Album, 1960 (traduit de l'anglais)
« C'est la meilleure interprétation que j'aie jamais donnée de ma vie. »
— Movieland, décembre 1962 (traduit de l'anglais)
« La Scientologie n'est rien. Elle ne signifie que ce que vous voulez qu'elle signifie. »
— Detroit Free Press, 1er août 1969 (traduit de l'anglais)
« C'était ma faute. Je suis un sacré Irlandais quand je travaille. »
— Screen Album, 1960 (traduit de l'anglais)
« C'est la meilleure interprétation que j'aie jamais donnée de ma vie. »
— Movieland, décembre 1962 (traduit de l'anglais)
« La Scientologie n'est rien. Elle ne signifie que ce que vous voulez qu'elle signifie. »
— Detroit Free Press, 1er août 1969 (traduit de l'anglais)