Céline Tran, née le 9 avril 1979 à Annecy, est une actrice, scénariste de bande dessinée, auteure et coach française d'origine franco-vietnamienne, connue durant sa carrière pornographique (2001-2013) sous le pseudonyme Katsuni, récompensée par plus de 35 prix internationaux.
Céline Tran grandit à Annecy dans une famille franco-vietnamienne. Après son baccalauréat, elle intègre l'Institut d'études politiques de Grenoble sur les conseils de ses parents, avant de s'orienter au bout d'un an vers des études de lettres modernes, envisageant alors une carrière dans l'enseignement. Parallèlement à ses études, elle travaille comme gogo-danseuse en discothèque. C'est dans ce contexte qu'elle est repérée par un photographe du magazine Penthouse, dont la branche française cherche des actrices pour ses productions. En novembre 2000, elle tourne un premier essai sous la direction du réalisateur Alain Payet. Son premier long-métrage, dans lequel elle partage la vedette avec Dolly Golden, sort en 2001. Convaincue par l'expérience, elle décide de poursuivre dans ce secteur et signe rapidement un contrat d'exclusivité avec le studio Colmax, avant de travailler pour d'autres productions françaises. En 2004, elle est désignée « actrice X préférée des Français » par les lecteurs du magazine Hot Vidéo.
À partir de 2005, Céline Tran s'expatrie aux États-Unis, où elle signe un contrat d'exclusivité avec la société de production Digital Playground. Elle participe notamment à Pirates II : La Vengeance de Stagnetti (2008), l'une des productions pornographiques les plus coûteuses jamais réalisées. Elle exerce également les fonctions de productrice et de réalisatrice, dirigeant notamment In Bed with Katsuni pour Marc Dorcel en 2012. Elle anime des émissions télévisées sur TPS Star et MCM, et collabore avec des personnalités comme le cinéaste Gaspar Noé pour le projet collectif Destricted. Le 14 août 2013, elle annonce sur les réseaux sociaux sa retraite de l'industrie pornographique. Quelques mois plus tard, en 2014, elle est intronisée à l'AVN Hall of Fame lors de la 31e cérémonie. Elle entame alors une formation de trois ans en arts martiaux — taekwondo, karaté shotokan et silat — avant d'obtenir le premier dan de taekwondo, en vue de se spécialiser dans les rôles d'action. En 2013, sous son nom réel, elle co-scénarise avec Run le volume de la série de bandes dessinées DoggyBags (Ankama Éditions) et rejoint la distribution de la web-série Le Visiteur du futur de François Descraques, diffusée sur France 4. En 2017, elle tient le rôle principal féminin dans le film d'action cambodgien Jailbreak, réalisé par Jimmy Henderson, aux côtés de Jean-Paul Ly. En 2018, elle publie son autobiographie Ne dis pas que tu aimes ça aux éditions Fayard/La Musardine, et ouvre à Paris un cabinet de coaching en sexualité. En 2021, elle intervient comme coordinatrice d'intimité et doublure cascade de Michelle Yeoh pour la série The Witcher: Blood Origins (Netflix).
En janvier 2007, un tribunal de Créteil interdit à Céline Tran d'utiliser son nom de scène Katsumi, à la suite d'une plainte déposée par une femme nommée Mary Katsumi, qui estimait subir un préjudice en raison de l'homonymie avec l'actrice. Bien qu'elle ait informé ses partenaires du changement de pseudonyme en Katsuni, de nombreux supports continuèrent à la désigner sous son ancien nom. En septembre 2007, la justice constata quarante infractions à l'interdiction prononcée en janvier et la condamna à verser 20 000 € de dommages et intérêts. Céline Tran qualifia publiquement la démarche de la plaignante de « pur racket », celle-ci ayant initialement réclamé 82 000 €.
1979 : naissance le 9 avril à Annecy, d'un père vietnamien et d'une mère française.
1997 : intègre l'Institut d'études politiques de Grenoble ; se réoriente vers les lettres modernes après un an.
2000 : repérée comme gogo-danseuse par un photographe de Penthouse France ; tourne son premier essai en novembre sous la direction d'Alain Payet.
2001 : sortie de son premier long-métrage ; début de carrière sous le pseudonyme Katsumi, puis Katsuni.
2002 : Ninfa Award de la meilleure starlette au Festival international de cinéma érotique de Barcelone pour L'Affaire Katsumi.
2004 : AVN Award de la meilleure scène de sexe en production étrangère ; désignée actrice X préférée des Français par Hot Vidéo.
2005 : s'expatrie aux États-Unis ; signe un contrat d'exclusivité avec Digital Playground.
2007 : condamnée à 20 000 € d'amende dans l'affaire Mary Katsumi ; adopte définitivement le pseudonyme Katsuni.
2008 : participe à Pirates II : La Vengeance de Stagnetti ; reçoit deux Hot d'Or dont celui de la meilleure actrice française en 2009.
2012 : réalise In Bed with Katsuni pour Marc Dorcel ; figure dans la comédie Porn in the Hood.
2013 : annonce sa retraite le 14 août ; co-scénarise un volume de DoggyBags avec Run (Ankama Éditions) ; rejoint Le Visiteur du futur de François Descraques.
2014 : intronisée à l'AVN Hall of Fame lors de la 31e cérémonie ; entame une formation en arts martiaux (taekwondo, karaté shotokan, silat).
2017 : rôle principal féminin dans le film d'action cambodgien Jailbreak, réalisé par Jimmy Henderson.
2018 : publication de l'autobiographie Ne dis pas que tu aimes ça (Fayard/La Musardine) ; ouverture d'un cabinet de coaching en sexualité à Paris.
2021 : coordinatrice d'intimité et doublure cascade de Michelle Yeoh pour The Witcher: Blood Origins (Netflix).
Céline Tran naît d'un père vietnamien, dont les noms et profession n'ont pas été rendus publics, et d'une mère française. Elle grandit à Annecy dans un environnement familial décrit comme strict et croyant. Ses études l'amènent d'abord à l'Institut d'études politiques de Grenoble, puis vers un cursus de lettres modernes. Dans une interview de 2012, elle indique que sa famille avait été initialement choquée par son choix de carrière avant d'en accepter le parcours. Sa vie sentimentale est peu documentée dans les sources primaires ; une source secondaire mentionne une relation avec le réalisateur Franck Gastambide, sans date ni confirmation officielle. Elle n'a pas d'enfants documentés publiquement.
Passionnée d'arts martiaux depuis l'adolescence — elle pratique le karaté shotokan de 15 à 18 ans —, elle se forme au silat auprès de Maul Mornie et obtient le premier dan de taekwondo après sa reconversion. Elle est par ailleurs certifiée en yoga Ashtanga (Yoga Alliance), en hypnose ericksonienne et en plusieurs techniques de massage. Marraine de la campagne de prévention « Jeunesse et porno » menée par l'association OPEN de Thomas Rohmer, elle intervient auprès d'adolescents et de parents sur la question du contenu pornographique. Elle est TEDx speaker à l'École Centrale Lyon, où elle a prononcé une conférence intitulée « Le jour où je me suis rhabillée ».
1 - Son pseudonyme de scène est directement emprunté à un manga : c'est la lecture d'un ouvrage japonais qui lui inspire le prénom mixte « Katsuni », choisi pour son sonorité à la fois asiatique et indéterminée sur le plan du genre.
2 - Sa chaîne MCM Les mangas sexy de Katsuni, dédiée à l'hentai, a été annulée en mars 2011 sur décision du Conseil supérieur de l'audiovisuel, après plusieurs mois de diffusion hebdomadaire.
3 - Pour obtenir le rôle de chef de gang dans Jailbreak (2017), elle a appris le khmer pour ses répliques et s'est entraînée au combat avec le chorégraphe Jean-Paul Ly au Cambodge ; c'est l'expert en cinéma hongkongais Mike Leeder qui avait recommandé son casting.
4 - Elle a participé à une performance d'art contemporain lors de l'exposition du projet Genesis de la plasticienne Prune Nourry, bien que cette collaboration soit peu documentée dans les biographies standard.
5 - Ancienne étudiante envisageant l'hypokhâgne avant d'intégrer Sciences Po, elle avait pour projet initial de devenir enseignante de littérature.
- Métier(s) : ancienne actrice pornographique (2001-2013), actrice, scénariste de bande dessinée, auteure, coach en sexualité et développement personnel
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : non documentées officiellement
- Enfants : aucun documenté publiquement
- Distinctions : plus de 35 prix internationaux dont 17 AVN Awards (dont 3 fois AVN Award de la meilleure actrice étrangère), 2 Hot d'Or (2009), 2 XBIZ Awards, 1 XRCO Award, intronisée à l'AVN Hall of Fame en 2014
À la base, je suis une fille timide et réservée, jouer les actrices porno était un bon délire, un jeu. Mais quand je me lance dans quelque chose et que ça me plaît, je vais jusqu'au bout, je ne connais pas trop la demi-mesure.
— Wikipédia FR, citant une interview retranscrite
Je me suis toujours considérée comme l'héroïne de ma quête personnelle, je conçois ma vie comme un récit d'aventures où j'explore et m'initie. J'aime rêver, mais j'aime davantage incarner mes idéaux. Cela nécessite de prendre des risques.
— Ernest Mag, mars 2022
La véritable raison qui m'a attirée vers le X, et qui m'a d'ailleurs poussée à rester, c'est l'exploration sexuelle. Il ne s'agissait pas de faire carrière ou d'être connue, mais d'utiliser ce métier pour me découvrir et de tester plein d'expériences. J'étais quelqu'un de réservé, mais j'avais une soif de sensations très forte.
— Alma Mater, novembre 2018
J'ai mûri… Entre 21 ans et 33 ans, notre personne et le rapport à notre corps changent. Et puis il y a eu des déclics dans ma vie sentimentale qui m'ont fait réaliser que j'avais envie d'avoir une sexualité intime et non juste une sexualité mise en scène. L'industrie a également énormément évolué. Le X était prestigieux, caché et il y avait un vrai côté transgressif, mais tout cela s'est transformé en fast-food.
— Alma Mater, novembre 2018
À la base, je suis une fille timide et réservée, jouer les actrices porno était un bon délire, un jeu. Mais quand je me lance dans quelque chose et que ça me plaît, je vais jusqu'au bout, je ne connais pas trop la demi-mesure.
— Wikipédia FR, citant une interview retranscrite
Je me suis toujours considérée comme l'héroïne de ma quête personnelle, je conçois ma vie comme un récit d'aventures où j'explore et m'initie. J'aime rêver, mais j'aime davantage incarner mes idéaux. Cela nécessite de prendre des risques.
— Ernest Mag, mars 2022
La véritable raison qui m'a attirée vers le X, et qui m'a d'ailleurs poussée à rester, c'est l'exploration sexuelle. Il ne s'agissait pas de faire carrière ou d'être connue, mais d'utiliser ce métier pour me découvrir et de tester plein d'expériences. J'étais quelqu'un de réservé, mais j'avais une soif de sensations très forte.
— Alma Mater, novembre 2018
J'ai mûri… Entre 21 ans et 33 ans, notre personne et le rapport à notre corps changent. Et puis il y a eu des déclics dans ma vie sentimentale qui m'ont fait réaliser que j'avais envie d'avoir une sexualité intime et non juste une sexualité mise en scène. L'industrie a également énormément évolué. Le X était prestigieux, caché et il y avait un vrai côté transgressif, mais tout cela s'est transformé en fast-food.
— Alma Mater, novembre 2018