Naissance
4 sept. 1768
Saint-Malo (35), France
Décès
Nationalité
Astrologie

Résumé biographique

François-René, vicomte de Chateaubriand, né le 4 septembre 1768 à Saint-Malo et mort le 4 juillet 1848 à Paris, est un écrivain, mémorialiste et homme politique français. Il est considéré comme l'un des précurseurs et pionniers du romantisme français et l'un des grands noms de la littérature française.

Issu de la noblesse bretonne, membre le plus célèbre de sa famille originaire de Saint-Malo, Chateaubriand s'inscrit politiquement dans la mouvance royaliste. Plusieurs fois ambassadeur auprès de souverains divers, il est nommé, en 1822, sous la Restauration, ministre des Affaires étrangères et occupe cette fonction jusqu'en 1824. Sous le règne de Charles X, il compte parmi les ultraroyalistes. Les nombreuses responsabilités politiques et diplomatiques qui jalonnent sa carrière ainsi que son goût pour le voyage, en Amérique puis dans le bassin méditerranéen, structurent une vie marquée par l'exil et la nostalgie de la stabilité.

Ses premières publications majeures, l'Essai sur les révolutions (1797) et le Génie du christianisme (1802), manifestent son engagement politique alors en faveur de la contre-révolution et en défense de la société d'Ancien Régime. Mais la question idéologique s'entremêle très rapidement à la promotion d'une esthétique originale qui remporte un grand succès populaire et littéraire : la description de la nature et l'analyse des sentiments du « Moi », qu'il met en œuvre dans les fictions Atala (1801) et René (1802). D'abord publiées comme illustrations des thèses du Génie puis rattachées au vaste cycle romanesque des Natchez (intégralement paru en 1826), elles sont un modèle pour la génération suivante des écrivains français. Sa propension au mystère, à l'amplitude, à l'emphase, à la grandeur mélancolique, sa tentative d'exprimer une souffrance indicible et sa soif d'exotisme, qu'il réaffirme dans le récit de son voyage en Méditerranée Itinéraire de Paris à Jérusalem (1811), lui ont valu d'être considéré a posteriori comme l'un des « préromantiques » les plus influents de sa génération. La sensibilité douloureuse de ce « vague des passions », illustré à travers le personnage de René, connaît une importante postérité dans le romantisme français : le « mal du siècle » de Musset ou le « spleen » de Baudelaire peuvent en être considérés, entre autres, comme de lointains avatars.

Mais l'œuvre monumentale de Chateaubriand réside dans les Mémoires d'outre-tombe, parus à titre posthume dès 1849, dont les premiers livres recréent son enfance et sa formation dans son milieu social de petite noblesse à Saint-Malo et à Combourg. Les livres suivants relèvent davantage du tableau historique des périodes dont il a été le témoin de 1789 à 1841. Ce texte, à la fois chef-d'œuvre autobiographique et témoignage historique de premier plan, manifeste une évolution de sa prose qui ne demeure pas moins influente sur la littérature française.

Extrait de Wikipédia
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Autres écrivains nés dans les années 1760

Citations

J'ai pleuré et j'ai cru.
Tous mes jours sont des adieux.
Le goût est le bon sens du génie.
L'histoire n'étale que l'endroit.
La poésie c'est le chant intérieur.
C'est au malheur à juger du malheur.
La sculpture donne de l'âme au marbre.
J'ai en moi une impossibilité d'obéir.
Il n'y a point de religion sans mystères.
Le salaire n'est que l'esclavage prolongé.
L'amour décroît quand il cesse de croître.
Hors en religion, je n'ai aucune croyance.
Il n'y a point d'âge légal pour le malheur.
Aimer, c'est bien, savoir aimer, c'est tout.
On compte ses aïeux quand on ne compte plus.
Le péril s'évanouit quand on ose le regarder.
L'amour ? Il est trompé, fugitif ou coupable.
On n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
La mort ne révèle point les secrets de la vie.
Il ne faut pas être plus royaliste que le roi.
La femme a naturellement l'instinct de mystère.
Je reprends des forces dans le sein de ma mère.
Je voudrais n'être pas né ou être à jamais oublié.
On transmet son sang, on ne transmet pas son génie.
Hiéroglyphes. Un sceau mis sur les lèvres du désert.
Mon berceau a de ma tombe, ma tombe a de mon berceau.
Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau.
Si l'homme est ingrat, l'humanité est reconnaissante.
Les événements font plus de traîtres que les opinions.
C'est par la mort que la morale est entrée dans la vie.
L'histoire n'est pas plus reconnaissante que les hommes.
L'amitié que la présence attiédit, que l'absence efface.
Nous ne sommes pas capables d'être longtemps malheureux.
Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.
Les reines ont été vues pleurant comme de simples femmes.
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Il est moins facile de régler le coeur que de le troubler.
Les poètes sont des oiseaux : tout bruit les fait chanter.
Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
Il est des degrés entre les pauvres comme entre les riches.
Le monde ne saurait changer de face sans qu'il y ait douleur.
L'aiguille ne revient point à l'heure qu'on voudrait ramener.
Suicide. ce moyen qui nous soustrait à la persécution des hommes.
Il n'est nul besoin d'aimer le monde qui vient pour le voir venir.
La vie, sans les maux qui la rendent grave, est un hochet d'enfant.
Quiconque craint de se repentir ne tire aucun fruit de ses erreurs.
En histoire comme en physique, ne prononçons que d'après les faits.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
La terre n'est que la cendre des morts pétrie des larmes des vivants.
Tout ce qui est fixe est fatal et tout ce qui est fatal est puissant.
C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
La menace du plus fort me fait toujours passer du côté du plus faible.
Tant que le coeur conserve des souvenirs, l'esprit garde des illusions.
Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes.
Le vice appuyé sur le bras du crime.(Parlant de Talleyrand et de Fouché)
Les biens de la terre ne font que creuser l'âme et en augmentent le vide.
Presque toujours, en politique, le résultat est contraire à la prévision.
La grâce est toujours unie à la magnificence dans les scènes de la nature.
Le ciel fait rarement naître ensemble l'homme qui veut et l'homme qui peut.
Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
C'était dans le sang que Bonaparte était accoutumé à laver le linge des Français.
On se livre d'autant plus vivement aux plaisirs qu'on se sent près de les perdre.
Toute révolution qui n'est pas accomplie dans les moeurs et dans les idées échoue.
L'homme n'a pas besoin de voyager pour s'agrandir ; il porte avec lui l'immensité.
Comment renoncer aux usances câlines, au confort, au bien-être indolent de la vie ?
En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd'hui, elle est une charge.
Ne dédaignons pas trop la gloire : rien n'est plus beau qu'elle si ce n'est la vertu.
L'éloquence est un fruit des révolutions : elle y croit spontanément et sans culture.
O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu'elle n'est qu'un reflet de notre mémoire.
Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
C'est une très méchante manière de raisonner que de rejeter ce qu'on ne peut comprendre.
L'âme supérieure n'est pas celle qui pardonne, c'est celle qui n'a pas besoin de pardon.
Tout arrive par les idées, elles produisent les faits, qui ne leur servent que d'enveloppe.
Ce n'est pas la religion qui découle de la morale, c'est la morale qui naît de la religion.
La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ?
Il n'y a rien de plus poétique dans la fraîcheur de ses passions qu'un coeur de seize années
Il faut dépenser le mépris avec une grande économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
On Tombe d'amour à ses pieds et l'on y est enchaîné par le respect. (Parlant de Mme Récamier)
Le coeur grossier de la prospérité ne peut comprendre les sentiments délicats de l'infortune.
Les mendiants vivent de leurs plaies : il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
Heureux ceux qui meurent au berceau, ils n'ont connu que les baisers et les sourires d'une mère.
Ce n'est pas tuer l'innocent comme innocent qui perd la société, c'est de le tuer comme coupable.
L'écrivain original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter.
Les Français sont inquiets et volages dans le bonheur, constants et invincibles dans l'adversité.
On s'irrite moins en fonction de l'offense reçue qu'en raison de l'idée qu'on s'est formée de soi.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
Il y a toujours deux chances pour ne pas retrouver l'ami que l'on quitte : notre mort ou la sienne.
Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le coeur.
Les biens de la terre, loin de combler nos souhaits, ne font que creuser l'âme et augmenter le vide.
Les danses s'établissent sur la poussière des morts et les tombeaux poussent sous les pas de la joie.
Après le malheur de naître, je n'en connais pas de plus grand que celui de donner le jour à un homme.
Je ne connais rien de plus servile, de plus méprisable, de plus lâche, de plus borné qu'un terroriste.
La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
Les institutions passent par trois périodes : celle des services, celle des privilèges, celle des abus.
Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.
Il faut des torrents de sang pour effacer nos fautes aux yeux des hommes, une seule larme suffit à Dieu.
Le temps est un voile interposé entre nous et Dieu, comme notre paupière entre notre oeil et la lumière.
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
Lorsqu'on regarde sa vie passée, on croit voir sur une mer déserte la trace d'un vaisseau qui a disparu.
On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
Que le passé d'un homme est étroit et court, à côté du vaste présent des peuples et de leur avenir immense.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
En vain on me dit : " Vous rajeunissez. " Croit-on me faire prendre pour ma dent de lait ma dent de sagesse .
On peut se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n'est pas nécessaire d'y rester.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Les Français vont indistinctement au pouvoir ; ils n'aiment point la liberté ; l'égalité seule est leur idole.
En général, on parvient aux affaires par ce qu'on a de médiocre, et l'on y reste par ce que l'on a de supérieur.
Le purgatoire surpasse en poésie le ciel et l'enfer, en ce qu'il présente un avenir qui manque aux deux premiers.
Faites que la beauté reste, que la jeunesse demeure, que le coeur ne se puisse lasser et vous reproduirez le ciel.
Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie.
L'amitié ? Elle disparaît quand celui qui est aimé tombe dans le malheur, ou quand celui qui aime devient puissant.
La pensée agit sur le corps d'une manière inexplicable ; l'homme est peut-être la pensée du grand corps de l'univers.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Dieu n'écarte pas la nuée du fond de laquelle il agit ; quand il permet de grands maux, c'est qu'il a de grands desseins.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Mon admiration pour Bonaparte a toujours été grande et sincère alors même que j'attaquais Napoléon avec le plus de vivacité.
La gloire est pour un vieil homme ce que sont les diamants pour une vieille femme : ils la parent, et ne peuvent l'embellir.
Quand le petit oiseau devient grand, il faut qu'il cherche sa nourriture, et il trouve dans le désert bien des graines amères.
L'homme n'a au fond de l'âme aucune aversion contre la mort, il y a même du plaisir à mourir. La lampe qui s'éteint ne souffre pas.
Le plus grand malheur des hommes, c'est d'avoir des lois et un gouvernement. Tout gouvernement est un mal, tout gouvernement est un joug.
Ci-gît Olympe, à ce qu'on dit: S'il n'est pas vrai, comme on souhaite, Son épitaphe est toujours faite: On ne sait qui meurt, ni qui vit.
Les événements effacent les événements ; inscriptions gravées sur d'autres inscriptions, ils font des pages de l'histoire des palimpsestes.
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
Tout crime porte en soi une incapacité radicale et un germe de malheur : pratiquons donc le bien pour être heureux, et soyons justes pour être habiles.
Les sentiments les plus merveilleux sont ceux qui nous agitent un peu confusément : la pudeur, l'amour chaste, l'amitié vertueuse, sont pleines de secrets.
La mort est belle, elle est notre amie ; néanmoins, nous ne la reconnaissons pas, parce qu'elle se présente à nous masquée et que son masque nous épouvante.
La justice est si sacrée, elle semble si nécessaire aux succès des affaires, que ceux-mêmes qui la foulent au pied prétendent n'agir que d'après ses principes.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
Aussitôt qu'une pensée vraie est entrée dans notre esprit, elle jette une lumière qui nous fait voir une foule d'autres objets que nous n'apercevions pas auparavant.
Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Démocrate par nature, aristocrate par moeurs, je ferais très volontiers l'abandon de ma fortune et de ma vie au peuple, pourvu que j'eusse peu de rapports avec la foule.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui seules donnent une idée de la création, telle qu'elle sortit des mains de Dieu ?
J'ai pleuré et j'ai cru.
Tous mes jours sont des adieux.
Le goût est le bon sens du génie.
L'histoire n'étale que l'endroit.
La poésie c'est le chant intérieur.
C'est au malheur à juger du malheur.
La sculpture donne de l'âme au marbre.
J'ai en moi une impossibilité d'obéir.
Il n'y a point de religion sans mystères.
Le salaire n'est que l'esclavage prolongé.
L'amour décroît quand il cesse de croître.
Hors en religion, je n'ai aucune croyance.
Il n'y a point d'âge légal pour le malheur.
Aimer, c'est bien, savoir aimer, c'est tout.
On compte ses aïeux quand on ne compte plus.
Le péril s'évanouit quand on ose le regarder.
L'amour ? Il est trompé, fugitif ou coupable.
On n'apprend pas à mourir en tuant les autres.
La mort ne révèle point les secrets de la vie.
Il ne faut pas être plus royaliste que le roi.
La femme a naturellement l'instinct de mystère.
Je reprends des forces dans le sein de ma mère.
Je voudrais n'être pas né ou être à jamais oublié.
On transmet son sang, on ne transmet pas son génie.
Hiéroglyphes. Un sceau mis sur les lèvres du désert.
Mon berceau a de ma tombe, ma tombe a de mon berceau.
Plus le visage est sérieux, plus le sourire est beau.
Si l'homme est ingrat, l'humanité est reconnaissante.
Les événements font plus de traîtres que les opinions.
C'est par la mort que la morale est entrée dans la vie.
L'histoire n'est pas plus reconnaissante que les hommes.
L'amitié que la présence attiédit, que l'absence efface.
Nous ne sommes pas capables d'être longtemps malheureux.
Les forêts précèdent les hommes, les déserts les suivent.
Les reines ont été vues pleurant comme de simples femmes.
Le sommeil dévore l'existence, c'est ce qu'il y a de bon.
Il est moins facile de régler le coeur que de le troubler.
Les poètes sont des oiseaux : tout bruit les fait chanter.
Les forêts précèdent les peuples, les déserts les suivent.
Il est des degrés entre les pauvres comme entre les riches.
Le monde ne saurait changer de face sans qu'il y ait douleur.
L'aiguille ne revient point à l'heure qu'on voudrait ramener.
Suicide. ce moyen qui nous soustrait à la persécution des hommes.
Il n'est nul besoin d'aimer le monde qui vient pour le voir venir.
La vie, sans les maux qui la rendent grave, est un hochet d'enfant.
Quiconque craint de se repentir ne tire aucun fruit de ses erreurs.
En histoire comme en physique, ne prononçons que d'après les faits.
Si l'on vous donne un soufflet, rendez-en quatre, n'importe la joue.
Ce que nous gagnons en connaissances, nous le perdons en sentiments.
La terre n'est que la cendre des morts pétrie des larmes des vivants.
Tout ce qui est fixe est fatal et tout ce qui est fatal est puissant.
C'est le devoir qui crée le droit et non le droit qui crée le devoir.
La menace du plus fort me fait toujours passer du côté du plus faible.
Tant que le coeur conserve des souvenirs, l'esprit garde des illusions.
Les moments de crise produisent un redoublement de vie chez les hommes.
Le vice appuyé sur le bras du crime.(Parlant de Talleyrand et de Fouché)
Les biens de la terre ne font que creuser l'âme et en augmentent le vide.
Presque toujours, en politique, le résultat est contraire à la prévision.
La grâce est toujours unie à la magnificence dans les scènes de la nature.
Le ciel fait rarement naître ensemble l'homme qui veut et l'homme qui peut.
Le vrai bonheur coûte peu ; s'il est cher, il n'est pas d'une bonne espèce.
La religion est le seul pouvoir devant lequel on peut se courber sans s'avilir.
C'était dans le sang que Bonaparte était accoutumé à laver le linge des Français.
On se livre d'autant plus vivement aux plaisirs qu'on se sent près de les perdre.
Toute révolution qui n'est pas accomplie dans les moeurs et dans les idées échoue.
L'homme n'a pas besoin de voyager pour s'agrandir ; il porte avec lui l'immensité.
Comment renoncer aux usances câlines, au confort, au bien-être indolent de la vie ?
En ce temps-là, la vieillesse était une dignité ; aujourd'hui, elle est une charge.
Ne dédaignons pas trop la gloire : rien n'est plus beau qu'elle si ce n'est la vertu.
L'éloquence est un fruit des révolutions : elle y croit spontanément et sans culture.
O misère de nous ! Notre vie est si vaine qu'elle n'est qu'un reflet de notre mémoire.
Les plaisirs de la jeunesse reproduits par la mémoire sont des ruines vues au flambeau.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
C'est une très méchante manière de raisonner que de rejeter ce qu'on ne peut comprendre.
L'âme supérieure n'est pas celle qui pardonne, c'est celle qui n'a pas besoin de pardon.
Tout arrive par les idées, elles produisent les faits, qui ne leur servent que d'enveloppe.
Ce n'est pas la religion qui découle de la morale, c'est la morale qui naît de la religion.
La vieille Europe ; elle ne revivra jamais : La jeune Europe offre-t-elle plus de chances ?
Il n'y a rien de plus poétique dans la fraîcheur de ses passions qu'un coeur de seize années
Il faut dépenser le mépris avec une grande économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Religion à part, le bonheur est de s'ignorer et d'arriver à la mort sans avoir senti la vie.
On Tombe d'amour à ses pieds et l'on y est enchaîné par le respect. (Parlant de Mme Récamier)
Le coeur grossier de la prospérité ne peut comprendre les sentiments délicats de l'infortune.
Les mendiants vivent de leurs plaies : il y a des hommes qui profitent de tout, même du mépris.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
Heureux ceux qui meurent au berceau, ils n'ont connu que les baisers et les sourires d'une mère.
Ce n'est pas tuer l'innocent comme innocent qui perd la société, c'est de le tuer comme coupable.
L'écrivain original n'est pas celui qui n'imite personne, mais celui que personne ne peut imiter.
Les Français sont inquiets et volages dans le bonheur, constants et invincibles dans l'adversité.
On s'irrite moins en fonction de l'offense reçue qu'en raison de l'idée qu'on s'est formée de soi.
A chaque sépulture, il y a un homme qui reçoit le fardeau de la main de l'homme qui va se reposer.
Il y a toujours deux chances pour ne pas retrouver l'ami que l'on quitte : notre mort ou la sienne.
Les vivants ne peuvent rien apprendre aux morts ; les morts, au contraire, instruisent les vivants.
La mort, selon les sauvages, est une grande femme fort belle, à laquelle il ne manque que le coeur.
Les biens de la terre, loin de combler nos souhaits, ne font que creuser l'âme et augmenter le vide.
Les danses s'établissent sur la poussière des morts et les tombeaux poussent sous les pas de la joie.
Après le malheur de naître, je n'en connais pas de plus grand que celui de donner le jour à un homme.
Je ne connais rien de plus servile, de plus méprisable, de plus lâche, de plus borné qu'un terroriste.
La vieillesse est une voyageuse de nuit : la terre lui est cachée ; elle ne découvre plus que le ciel.
Les institutions passent par trois périodes : celle des services, celle des privilèges, celle des abus.
Chaque homme renferme en soi un monde à part, étranger aux lois et aux destinées générales des siècles.
Ne disputons à personne ses souffrances ; il en est des douleurs comme des patries, chacun a la sienne.
Il faut des torrents de sang pour effacer nos fautes aux yeux des hommes, une seule larme suffit à Dieu.
Le temps est un voile interposé entre nous et Dieu, comme notre paupière entre notre oeil et la lumière.
Les excès de la liberté mènent au despotisme ; mais les excès de la tyrannie ne mènent qu'à la tyrannie.
Lorsqu'on regarde sa vie passée, on croit voir sur une mer déserte la trace d'un vaisseau qui a disparu.
On place souvent dans les tableaux quelque personnage difforme pour faire ressortir la beauté des autres.
L'homme n'a qu'un mal réel : la crainte de la mort. Délivrez-le de cette crainte et vous le rendrez libre.
Que le passé d'un homme est étroit et court, à côté du vaste présent des peuples et de leur avenir immense.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
On vit avec un coeur trop plein dans un monde trop vide. Et sans avoir usé de rien, on est désabusés de tout.
En vain on me dit : " Vous rajeunissez. " Croit-on me faire prendre pour ma dent de lait ma dent de sagesse .
On peut se prosterner dans la poussière quand on a commis une faute, mais il n'est pas nécessaire d'y rester.
Il y a des temps où l'on ne doit dépenser le mépris qu'avec économie, à cause du grand nombre de nécessiteux.
Les Français vont indistinctement au pouvoir ; ils n'aiment point la liberté ; l'égalité seule est leur idole.
En général, on parvient aux affaires par ce qu'on a de médiocre, et l'on y reste par ce que l'on a de supérieur.
Le purgatoire surpasse en poésie le ciel et l'enfer, en ce qu'il présente un avenir qui manque aux deux premiers.
Faites que la beauté reste, que la jeunesse demeure, que le coeur ne se puisse lasser et vous reproduirez le ciel.
Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie.
L'amitié ? Elle disparaît quand celui qui est aimé tombe dans le malheur, ou quand celui qui aime devient puissant.
La pensée agit sur le corps d'une manière inexplicable ; l'homme est peut-être la pensée du grand corps de l'univers.
Le grand tort des hommes, dans leur songe de bonheur, est d'oublier cette infirmité de la mort attachée à leur nature.
Dieu n'écarte pas la nuée du fond de laquelle il agit ; quand il permet de grands maux, c'est qu'il a de grands desseins.
Le malheur qui se perpétue produit sur l'âme l'effet de la vieillesse sur le corps ; on ne peut plus remuer ; on se couche.
Mon admiration pour Bonaparte a toujours été grande et sincère alors même que j'attaquais Napoléon avec le plus de vivacité.
La gloire est pour un vieil homme ce que sont les diamants pour une vieille femme : ils la parent, et ne peuvent l'embellir.
Quand le petit oiseau devient grand, il faut qu'il cherche sa nourriture, et il trouve dans le désert bien des graines amères.
L'homme n'a au fond de l'âme aucune aversion contre la mort, il y a même du plaisir à mourir. La lampe qui s'éteint ne souffre pas.
Le plus grand malheur des hommes, c'est d'avoir des lois et un gouvernement. Tout gouvernement est un mal, tout gouvernement est un joug.
Ci-gît Olympe, à ce qu'on dit: S'il n'est pas vrai, comme on souhaite, Son épitaphe est toujours faite: On ne sait qui meurt, ni qui vit.
Les événements effacent les événements ; inscriptions gravées sur d'autres inscriptions, ils font des pages de l'histoire des palimpsestes.
Ce qu'on dit d'un malheur, qu'il n'arrive jamais seul, on le peut dire des passions : elles viennent ensemble, comme les Muses ou comme les Furies.
Tout crime porte en soi une incapacité radicale et un germe de malheur : pratiquons donc le bien pour être heureux, et soyons justes pour être habiles.
Les sentiments les plus merveilleux sont ceux qui nous agitent un peu confusément : la pudeur, l'amour chaste, l'amitié vertueuse, sont pleines de secrets.
La mort est belle, elle est notre amie ; néanmoins, nous ne la reconnaissons pas, parce qu'elle se présente à nous masquée et que son masque nous épouvante.
La justice est si sacrée, elle semble si nécessaire aux succès des affaires, que ceux-mêmes qui la foulent au pied prétendent n'agir que d'après ses principes.
La mémoire est souvent la qualité de la sottise : elle appartient généralement aux esprits lourds, qu'elle rend plus pesants par le bagage dont elle les surcharge.
Aussitôt qu'une pensée vraie est entrée dans notre esprit, elle jette une lumière qui nous fait voir une foule d'autres objets que nous n'apercevions pas auparavant.
Notre coeur est un instrument incomplet, une lyre où il manque des cordes, et où nous sommes forcés de rendre les accents de la joie sur le ton consacré aux soupirs.
Démocrate par nature, aristocrate par moeurs, je ferais très volontiers l'abandon de ma fortune et de ma vie au peuple, pourvu que j'eusse peu de rapports avec la foule.
On se réconcilie avec un ennemi qui nous est inférieur pour les qualités du coeur ou de l'esprit ; on ne pardonne jamais à celui qui nous surpasse par l'âme et le génie.
Qui dira le sentiment qu'on éprouve en entrant dans ces forêts aussi vieilles que le monde, et qui seules donnent une idée de la création, telle qu'elle sortit des mains de Dieu ?

Questions autour de François-René de Chateaubriand

Qui est né le même jour que François-René de Chateaubriand ?
Aslan Karatsev, Moundir Zoughari, John McCarthy, Cédric Klapisch et Louis Aliot sont nés le 4 septembre comme François-René de Chateaubriand.
À quel âge est mort François-René de Chateaubriand ?
François-René de Chateaubriand est mort à 79 ans, le 4 juillet 1848.
Qui est mort le même jour que François-René de Chateaubriand ?
Barry White, André Claveau, Marie Curie, Thomas Jefferson et Astor Piazzolla sont morts le 4 juillet comme François-René de Chateaubriand.
Quels écrivains français sont du signe Vierge comme François-René de Chateaubriand ?
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