Benjamin Constant

† à 63 ans
le 25 octobre 1767
Décédé le 8 décembre 1830
Naissance :  LausanneSuisse  
Nationalité : française
Taille 168 cm

Biographie

Benjamin Constant, écrivain et homme politique franco-suisse, théoricien du libéralisme et auteur du roman intime Adolphe, a marqué la Restauration par ses discours et son opposition à Napoléon avant de rallier les Cent-Jours.


Parcours

Benjamin Constant naît le 25 octobre 1767 à Lausanne. Fils unique d’un officier au service des Provinces-Unies, il perd sa mère quinze jours après sa naissance et reçoit une éducation itinérante : Oxford, Erlangen, Édimbourg et Bruxelles. Brillant mais instable, il est renvoyé de plusieurs universités. En 1788, il devient chambellan à la cour de Brunswick, démissionne en 1794 et s’installe à Paris en 1795 avec Germaine de Staël. Il publie ses premiers écrits politiques et suit Madame de Staël en Suisse et en Allemagne. Exilé par Napoléon en 1803, il voyage en Europe et rédige ses journaux intimes, ses traités religieux et commence Adolphe

En 1815, il publie De l’esprit de conquête et de l’usurpation, pamphlet libéral contre Bonaparte, puis rallie l’Empereur pendant les Cent-Jours et rédige l’Acte additionnel aux constitutions de l’Empire. Élu député en 1819, il siège à l’extrême-gauche libérale et défend les libertés publiques jusqu’en 1824. Réélu en 1827, il devient président du Conseil d’État en 1830 sous Louis-Philippe. Parmi ses œuvres majeures : Adolphe (1816), De la religion (1824-1831), Cécile (posthume 1951) et ses Journaux intimes. Polyglotte et polygraphe, il laisse une œuvre abondante en politique, religion, littérature et mémoires.

Repères chronologiques

1767 : Naissance le 25 octobre à Lausanne.
1788 : Chambellan à la cour de Brunswick.
1795 : Arrivée à Paris avec Germaine de Staël.
1803 : Exil par Napoléon.
1815 : Ralliement aux Cent-Jours ; rédaction de l’Acte additionnel.
1816 : Publication d’Adolphe.
1819 : Élection comme député de la Sarthe.
1824 : Début de De la religion.
1827 : Réélection comme député de Paris.
1830 : Président du Conseil d’État ; décès le 8 décembre.


Vie personnelle et engagements

Fils unique de Louis Arnold Juste Constant de Rebecque et Henriette de Chandieu, Benjamin Constant perd sa mère à la naissance. Il épouse en premières noces Minna von Cramm en 1789 (divorce 1793), puis Charlotte von Hardenberg en 1808, mariage secret jusqu’en 1811.

Ses liaisons passionnées avec Germaine de Staël (1794-1811) et Juliette Récamier (1807-1830) dominent sa vie affective. Sans enfant légitime connu, il défend ardemment le libéralisme politique et la séparation des pouvoirs.


Contexte du décès

Benjamin Constant décède le 8 décembre 1830 à 63 ans à Paris des suites d’une longue maladie aggravée par le froid et l’épuisement politique. Ses obsèques nationales le 12 décembre réunissent une foule immense et des discours de La Fayette et du général Sébastiani. Il est inhumé au cimetière du Père-Lachaise.


Où se recueillir ?

Benjamin Constant repose au cimetière du Père-Lachaise à Paris (division 29), tombe ornée d’un médaillon et régulièrement fleurie par les libéraux et les admirateurs de son œuvre.


Anecdotes

1 - Il rédigea l’Acte additionnel en cinq jours pendant les Cent-Jours, constitution libérale que Napoléon signa à contrecœur.
2 - Adolphe fut écrit en 1806 mais publié seulement en 1816 à Londres puis Paris.
3 - Il jouait aux cartes compulsivement et perdit des fortunes au whist.
4 - Sa liaison avec Madame de Staël dura dix-sept ans malgré ruptures et réconciliations.


Points clés

- Métier(s) : Écrivain, homme politique
- Résidence principale : Paris
- Relations : Marié à Charlotte von Hardenberg (1808-1830)
- Enfants : Aucun
- Distinctions : Député, président du Conseil d’État

Citations

Le coeur seul peut plaider sa cause.
Il faut se décider, agir et se taire.
La reconnaissance a la mémoire courte.
Je suis trop sceptique pour être incrédule.
Le ridicule attaque tout, et ne détruit rien.
Tendre mère ! Vous ne m'abandonnez pas, même en rêve.
L'arbitraire est au moral ce que la peste est au physique.
Nous parlions d'amour de peur de nous parler d'autre chose.
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Les peuples qui n'ont plus de voix n'en ont pas moins de la mémoire.
Un des crimes de la tyrannie, c'est de forcer le talent à se dégrader.
L'unique garantie des citoyens contre l'arbitraire, c'est la publicité.
Confiez au passé sa propre défense, à l'avenir son propre accomplissement.
J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.
J'ai besoin de l'air que tu respires comme de la seule atmosphère où je puisse vivre.
Combien il vaut mieux souffrir de l'oppression de ses ennemis que rougir des excès de ses alliés.
La mort, mystère inexplicable, dont une expérience journalière paraît n'avoir pas encore convaincu les hommes.
Aussitôt qu'un homme a le nécessaire, il ne lui faut que de l'élévation dans l'âme pour se passer du superflu.
Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Prions l'autorité de rester dans ses limites ; qu'elle se borne à être juste. Nous nous chargerons d'être heureux.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
Les précautions qu'il prit pour que ce pressentiment ne se réalisât point furent précisément ce qui le fit se réaliser.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'arriver au même but : celui de posséder ce que l'on désire.
C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
Ne soyez ni obstinés dans le maintien de ce qui s'écroule, ni trop pressés dans l'établissement de ce qui semble s'annoncer.
Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle !
La variété, c'est de l'organisation ; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie ; l'uniformité, c'est la mort.
La plupart des hommes, en politique comme en tout, concluent des résultats de leurs imprudences à la fermeté de leurs principes.
C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime ; mais c'en est un bien grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.
Le droit à l'insurrection n'appartient à personne, ou il appartient à tous. Aucune classe ne peut faire de l'insurrection un monopole.
La multiplicité des lois flatte dans les législateurs deux penchants naturels, le besoin d'agir et le plaisir de se croire nécessaires.
L'excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.
Il faut remercier les hommes le moins possible parce que la reconnaissance qu'on leur témoigne les persuade aisément qu'ils en font trop !
Presque tous les vieux gouvernements sont doux parce qu'ils sont vieux et tous les nouveaux gouvernements durs, parce qu'ils sont nouveaux.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Ainsi, le peuple n'est pas misérable seulement parce qu'il paie au-delà de ses moyens, mais il est misérable encore par l'usage que l'on fait de ce qu'il paie.
Le gouvernement est stationnaire, l'espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins possible la marche de l'espèce humaine.
Dès qu'il existe un secret entre deux coeurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit.
Le coeur seul peut plaider sa cause.
Il faut se décider, agir et se taire.
La reconnaissance a la mémoire courte.
Je suis trop sceptique pour être incrédule.
Le ridicule attaque tout, et ne détruit rien.
Tendre mère ! Vous ne m'abandonnez pas, même en rêve.
L'arbitraire est au moral ce que la peste est au physique.
Nous parlions d'amour de peur de nous parler d'autre chose.
Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Les peuples qui n'ont plus de voix n'en ont pas moins de la mémoire.
Un des crimes de la tyrannie, c'est de forcer le talent à se dégrader.
L'unique garantie des citoyens contre l'arbitraire, c'est la publicité.
Confiez au passé sa propre défense, à l'avenir son propre accomplissement.
J'éprouve un charme inexprimable à marcher en aveugle au-devant de ce que je crains.
J'ai besoin de l'air que tu respires comme de la seule atmosphère où je puisse vivre.
Combien il vaut mieux souffrir de l'oppression de ses ennemis que rougir des excès de ses alliés.
La mort, mystère inexplicable, dont une expérience journalière paraît n'avoir pas encore convaincu les hommes.
Aussitôt qu'un homme a le nécessaire, il ne lui faut que de l'élévation dans l'âme pour se passer du superflu.
Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Prions l'autorité de rester dans ses limites ; qu'elle se borne à être juste. Nous nous chargerons d'être heureux.
Énigme du monde, j'ai peur qu'elle n'ait que deux mots : propagation pour les espèces et douleur pour les individus.
Les précautions qu'il prit pour que ce pressentiment ne se réalisât point furent précisément ce qui le fit se réaliser.
La guerre et le commerce ne sont que deux moyens différents d'arriver au même but : celui de posséder ce que l'on désire.
C'est un grand avantage dans les affaires de la vie que de savoir prendre l'offensive : l'homme attaqué transige toujours.
Ne soyez ni obstinés dans le maintien de ce qui s'écroule, ni trop pressés dans l'établissement de ce qui semble s'annoncer.
Malheur à l'homme qui, dans les premiers moments d'une liaison d'amour, ne croit pas que cette liaison doit être éternelle !
La variété, c'est de l'organisation ; l'uniformité, c'est du mécanisme. La variété, c'est la vie ; l'uniformité, c'est la mort.
La plupart des hommes, en politique comme en tout, concluent des résultats de leurs imprudences à la fermeté de leurs principes.
C'est un affreux malheur de n'être pas aimé quand on aime ; mais c'en est un bien grand d'être aimé avec passion quand on n'aime plus.
Le droit à l'insurrection n'appartient à personne, ou il appartient à tous. Aucune classe ne peut faire de l'insurrection un monopole.
La multiplicité des lois flatte dans les législateurs deux penchants naturels, le besoin d'agir et le plaisir de se croire nécessaires.
L'excès des impôts conduit à la subversion de la justice, à la détérioration de la morale, à la destruction de la liberté individuelle.
Il faut remercier les hommes le moins possible parce que la reconnaissance qu'on leur témoigne les persuade aisément qu'ils en font trop !
Presque tous les vieux gouvernements sont doux parce qu'ils sont vieux et tous les nouveaux gouvernements durs, parce qu'ils sont nouveaux.
Si je me montrais aux autres comme je suis, ils me croiraient fou. Mais s'ils se montraient à moi ce qu'ils sont, peut-être les croirais-je fous aussi ?
Ainsi, le peuple n'est pas misérable seulement parce qu'il paie au-delà de ses moyens, mais il est misérable encore par l'usage que l'on fait de ce qu'il paie.
Le gouvernement est stationnaire, l'espèce humaine est progressive. Il faut que la puissance du gouvernement contrarie le moins possible la marche de l'espèce humaine.
Dès qu'il existe un secret entre deux coeurs qui s'aiment, dès que l'un d'eux a pu se résoudre à cacher à l'autre une seule idée, le charme est rompu, le bonheur est détruit.

Autres écrivains nés dans les années 1760

Questions autour de Benjamin Constant

Qui est né le même jour que Benjamin Constant ?
Georges Bizet, Annie Girardot, Idir, Elena Lenina et Marion Ross sont nés le 25 octobre comme Benjamin Constant.
À quel âge est mort Benjamin Constant ?
Benjamin Constant est mort à 63 ans, le 8 décembre 1830.
Qui est mort le même jour que Benjamin Constant ?
Antônio Carlos Jobim, Ladislas de Hoyos, Golda Meir, Madame du Barry et John Lennon sont morts le 8 décembre comme Benjamin Constant.
Qui est né à Lausanne comme Benjamin Constant ?
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