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Commémoration Dans 163 jours

Cette année marque le 50ᵉ anniversaire de sa disparition.

Biographie

Écrivain, penseur et homme d’action français, André Malraux s’est illustré par son œuvre littéraire, son engagement politique et son rôle fondateur au ministère des Affaires culturelles, donnant à la culture un sens civique et universel.


Parcours

Né le 3 novembre 1901 à Paris, André Georges Malraux grandit dans un milieu modeste et découvre très tôt les livres et les arts. Élève brillant mais indépendant, il quitte l’école vers 17 ans sans obtenir le baccalauréat, tout en suivant des cours libres à l’École des Langues orientales et au Musée Guimet, nourrissant une curiosité intellectuelle immense. Dans les années 1920, il se rend en Indochine, participe à la redécouverte du site khmer de Banteay Srei et prend position contre le pillage du patrimoine. Cette expérience forge son rapport entre art, action et responsabilité morale.

Ses premiers romans l’imposent rapidement comme une voix majeure de la littérature d’idées. En 1933, « La Condition humaine », inspirée de la révolution chinoise, lui vaut le Prix Goncourt. Engagé dans la guerre d’Espagne au service des républicains, il organise l’escadrille « España ». Résistant pendant la Seconde Guerre mondiale, il rejoint les Forces françaises de l’intérieur et participe à la Libération de l’Alsace. Compagnon de la Libération par décret du 17 novembre 1945, il devient une figure du courage intellectuel et politique. Ministre de l’Information après-guerre, puis premier ministre des Affaires culturelles de 1959 à 1969, il fait de la culture un pilier de la République et œuvre à la valorisation du patrimoine national, aux côtés du général de Gaulle. Il publie ensuite « Antimémoires » et « Le Miroir des limbes », synthèse de son parcours et de sa réflexion sur l’homme, l’art et la mort.


Controverse

La personnalité de Malraux, marquée par la mise en scène de soi et la passion du récit, a nourri de nombreux débats. Des biographes ont pointé la part légendaire de ses souvenirs d’aventures en Asie et de guerre en Espagne. Son évolution du militant antifasciste au ministre gaulliste fut parfois jugée contradictoire. À la tête du ministère de la Culture, sa politique symbolique, centrée sur les grandes œuvres et les Maisons de la culture, fut critiquée par certains comme élitiste, malgré son objectif affiché de démocratisation. Ces controverses ont toutefois renforcé son aura d’intellectuel d’État, à la fois poète, stratège et bâtisseur.


Repères de carrière

1923–1924 : Séjour en Indochine et affaire de Banteay Srei.
1933 : Publication de « La Condition humaine », Prix Goncourt.
1936–1937 : Engagement dans la guerre d’Espagne, formation de l’escadrille « España ».
1944–1945 : Activité dans la Résistance française.
17 novembre 1945 : Nommé Compagnon de la Libération.
1959–1969 : Premier ministre des Affaires culturelles.
1967 : Publication d’« Antimémoires ».
23 novembre 1976 : Décès à Créteil.
1996 : Transfert de ses cendres au Panthéon.


Vie personnelle et engagements

André Malraux épouse Clara Goldschmidt en 1921. De cette union naît Florence Malraux en 1933, future réalisatrice et collaboratrice de théâtre. Après leur séparation, il partage la vie de la journaliste Josette Clotis, avec laquelle il a deux fils, Gauthier (né en 1940) et Vincent (1943). En 1944, Josette Clotis meurt accidentellement, événement tragique qui le marque profondément. Ses fils trouvent la mort en 1961 dans un accident automobile, drame qui alimente la méditation sur la perte dans son œuvre. Plus tard, il partage la vie de Marie-Madeleine Lioux, puis entretient une relation durable avec Louise de Vilmorin.

Ses engagements traversent le siècle : antifasciste, humaniste, défenseur du patrimoine, il met l’art au service de la liberté et du lien entre les peuples. Comme ministre, il impulse un vaste programme de restauration de monuments, de décentralisation artistique et de créations de musées. Sa conception de la culture, entre idéal spirituel et politique d’État, fait de lui une figure unique de la République française, alliant le verbe et l’action. Sa pensée, centrée sur le combat contre la fatalité, mêle littérature, esthétique et foi en l’homme.


Lieu de mémoire

André Malraux meurt le 23 novembre 1976 à Créteil (Val-de-Marne). Le 23 novembre 1996, ses cendres sont transférées au Panthéon, lors d’une cérémonie présidée par Jacques Chirac. Son nom est donné à de nombreux musées, médiathèques et établissements scolaires. Le musée d’art moderne du Havre, inauguré en 1961, porte son nom en hommage à son action en faveur de la modernité et de la création contemporaine.


Contexte du décès

André Malraux décède à 75 ans d’une embolie pulmonaire à l’hôpital Henri-Mondor de Créteil, après une période de santé fragile marquée par des troubles respiratoires chroniques. Les autorités organisent des hommages officiels et des cérémonies sobres. Le président Valéry Giscard d’Estaing salue en lui « l’écrivain de l’aventure humaine et le serviteur de la liberté ». Son décès clôt symboliquement une génération d’intellectuels de l’après-guerre engagés dans la reconstruction morale et culturelle de la France.


Anecdotes

1 - En 1923, il prend la défense du patrimoine khmer lors de l’affaire de Banteay Srei, geste précurseur de sa réflexion sur l’universalité des œuvres d’art.
2 - Durant la guerre d’Espagne, il recrute des volontaires étrangers et monte une escadrille, expérience qui inspirera « L’Espoir ».
3 - En 1963, il organise le prêt exceptionnel de la Joconde aux États-Unis, acte spectaculaire de diplomatie culturelle.
4 - Sa théorie du « musée imaginaire » défend l’idée d’un dialogue permanent entre les civilisations, rendu possible par la reproduction photographique des œuvres.
5 - Le 27 mai 1996, lors de la cérémonie du Panthéon, « Le Chant des partisans » et la Marseillaise sont interprétés ensemble pour évoquer sa double identité de résistant et d’écrivain.


Points clés

- Métier(s) : écrivain, historien de l’art, homme politique
- Résidence principale : Paris, Verrières-le-Buisson
- Relations : Clara Goldschmidt ; Josette Clotis ; Marie-Madeleine Lioux ; Louise de Vilmorin
- Enfants : Florence (1933, avec Clara Goldschmidt) ; Gauthier (1940) ; Vincent (1943, avec Josette Clotis)
- Distinctions : Prix Goncourt (1933) ; Compagnon de la Libération (1945) ; premier ministre des Affaires culturelles (1959–1969)


Postérité

417 voies portent son nom en France.

Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.

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Autres écrivains nés dans les années 1900

Citations

On n'échappe pas à Dieu.
L'art est un anti-destin.
L'homme est ce qu'il fait !
Tout homme rêve d'être Dieu.
Le style est un sentiment du monde.
On ne voit vieillir que les autres.
Il n'y a pas de héros sans auditoire.
Tout aventurier est né d'un mythomane.
Le Musée transforme l'oeuvre en objet.
Un monde sans espoir est irrespirable.
Les hommes sont la vermine de la terre.
La musique seule peut parler de la mort.
Ce que l'esprit voit le coeur le ressent.
Mourir est passivité, mais se tuer est acte.
La révolution, c'est les vacances de la vie.
A la maîtrise, l'enfant substitue le miracle.
Le tombeau des héros est le coeur des vivants.
La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
L'avenir est un présent que nous fait le passé.
La culture ne s' hérite pas, elle se conquiert.
La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise.
Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.
La vérité d'un homme c'est d'abord ce qu'il cache.
Je mens, mais mes mensonges deviennent des vérités.
Les hommes ne meurent que pour ce qui n'existe pas.
Comme l'amour, l'art n'est pas plaisir mais passion.
Appartenir à l'histoire, c'est appartenir à la haine.
La plus belle sépulture, c'est la mémoire des hommes.
Il y a des guerres justes. Il n'y a pas d'armée juste.
Penser à sa souffrance en laisse pressentir la nature.
Le fou copie l'artiste, et l'artiste ressemble au fou.
Être homme c'est réduire au maximum sa part de comédie.
L'art, c'est le plus court chemin de l'homme à l'homme.
Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.
La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne.
Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
Etre aimé sans séduire est un des beaux destins de l'homme.
Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais vécues.
L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.
J'ai assez d'idées pour qu'on puisse me voler sans me nuire.
L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.
Le sacrifice est le seul domaine aussi fort que celui du mal.
Etre roi est idiot ; ce qui compte c'est de faire un royaume.
Qu'est-ce que l'art ? Ce par quoi les formes deviennent style.
Il n'y a plus d'art populaire parce qu'il n'y a plus de peuple.
La souffrance, j'aime mieux la diminuer que d'en rendre compte.
On ne ressemble pas à ceux qu'on admire en imitant leurs oeuvres.
Ceux qui ne connaissent pas leur passé sont destinés a le revivre
Il faut 60 ans pour faire un homme et après il est bon qu'à mourir
Le propre des questions insolubles est d'être usées par la parole.
J'ai appris qu'une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie.
Le musée est un des lieux qui donnent la plus haute idée de l'homme.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
Il y a des enfants sans état civil, il n'y a pas d'enfant sans mère.
Tout sadisme semble la volonté délirante d'une impossible possession.
Il faut beaucoup de morts pour faire avancer l'homme d'un centimètre.
Les idées ne sont pas faites pour être pensées, mais pour être vécues.
Les hommes de ma race viennent sur des bateaux sans ailes et sans yeux.
La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.
On va sur la Lune mais si c'est pour s'y suicider, à quoi cela sert-il ?
Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.
Les fascistes, au fond, croient toujours à la race de celui qui commande.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l'éprouvent.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
Il est des idées dont la rencontre est aussi présente que celle des êtres.
Il faut soixante ans pour faire un homme, et après il n'est bon qu'à mourir.
L'amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance.
La culture ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de la nature.
Réussite : accession au dernier poste, c'est-à-dire au niveau d'incompétence.
La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.
Vivre, c'est transformer en conscience une expérience aussi large que possible.
Le seul domaine où le divin soit visible est l'art, quelque nom qu'on lui donne.
Pour l'essentiel, l'homme est ce qu'il cache : un misérable petit tas de secrets.
Il y a des oeuvres qui font passer le temps, et d'autres qui expliquent le temps.
Le monde de l'art n'est pas celui de l'immortalité, c'est celui de la métamorphose.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux.
Si l'on y réfléchit bien ; le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi.
La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.
J'ai vu des démocraties intervenir contre à peu près tout, sauf contre les fascismes.
L'homme sait que le monde n'est pas à l'échelle humaine ; et il voudrait qu'il le fût.
Ceux qui croient que le pouvoir est amusant confondent "pouvoir" et "abus de pouvoir".
Il n'y pas cinquante manières de combattre, il n'y a en qu'une, c'est d'être vainqueur.
Les événements qui touchent à la légende promettent l'imprévisible, diffèrent le destin.
Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.
L'homme est né lorsque pour la première fois, devant un cadavre, il a chuchoté : Pourquoi ?
Un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il fait, de ce qu'il peut faire. Rien d'autre.
Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.
Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves.
Juger, c'est évidemment ne pas comprendre, puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait plus juger.
Les hommes les plus humains ne font pas la révolution : ils font les bibliothèques ou les cimetières.
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger.
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
La force suprême de l'art et de l'amour est de nous contraindre à vouloir épuiser en eux l'inépuisable.
Le réel est apparence ; et autre chose existe, qui n'est pas apparence et ne s'appelle pas toujours Dieu.
Celui qui se tue court après une image qu'il s'est forgée de lui-même : on ne se tue jamais que pour exister.
On ne peut communiquer même avec la mort... C'est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
Si l'enfant est souvent artiste, il n'est pas un artiste. Car son talent le possède, et lui ne le possède pas.
L'amitié, ce n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, c'est d'être avec eux même quand ils ont tort.
Une civilisation me paraît se définir à la fois par des questions qu'elle pose et par celles qu'elle ne pose pas.
L'essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n'est pas le tenir pour merveilleux, c'est le tenir pour nécessaire.
Au regard des mouches, la seule partie vraiment sérieuse de l'humanité ce sont les femmes, qui elles ne se massacrent pas.
La culture nous apparaît d'abord comme la connaissance de ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.
Dans un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres.
Beaucoup moins de femmes se coucheraient si elles pouvaient obtenir verticalement les compliments qu'elles obtiennent allongées.
L'art est la présence dans la vie de ce qui devrait appartenir à la mort ; le musée est le seul lieu du monde qui échappe à la mort.
Il n'y a pas de dignité possible, pas de vie réelle pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pourquoi il travaille.
Chacun de nous ignore la couleur de l'iris de presque tous ses amis. L'oeil est regard : il n'est oeil que pour l'oculiste et pour le peintre.
L'individu s'oppose à la collectivité, mais il s'en nourrit. Et l'important est bien moins de savoir à quoi il s'oppose que ce dont il se nourrit.
Il n'est pas d'idéal auquel nous puissions nous sacrifier, car de tous nous connaissons les mensonges, nous qui ne savons point ce qu'est la vérité.
L'humanisme, ce n'est pas dire : "Ce que j'ai fait, aucun animal ne l'aurait fait", c'est dire : "Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête ."
S'il existe une solitude où le solitaire est un abandonné, il en existe une où il n'est solitaire que parce que les hommes ne l'ont pas encore rejoint.
Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien.
On n'échappe pas à Dieu.
L'art est un anti-destin.
L'homme est ce qu'il fait !
Tout homme rêve d'être Dieu.
Le style est un sentiment du monde.
On ne voit vieillir que les autres.
Il n'y a pas de héros sans auditoire.
Tout aventurier est né d'un mythomane.
Le Musée transforme l'oeuvre en objet.
Un monde sans espoir est irrespirable.
Les hommes sont la vermine de la terre.
La musique seule peut parler de la mort.
Ce que l'esprit voit le coeur le ressent.
Mourir est passivité, mais se tuer est acte.
La révolution, c'est les vacances de la vie.
A la maîtrise, l'enfant substitue le miracle.
Le tombeau des héros est le coeur des vivants.
La culture ne s'hérite pas, elle se conquiert.
Toute douleur qui n'aide personne est absurde.
Le XXIème siècle sera spirituel ou ne sera pas.
L'avenir est un présent que nous fait le passé.
La culture ne s' hérite pas, elle se conquiert.
La liberté appartient à ceux qui l'ont conquise.
Une vie ne vaut rien, mais rien ne vaut une vie.
La vérité d'un homme c'est d'abord ce qu'il cache.
Je mens, mais mes mensonges deviennent des vérités.
Les hommes ne meurent que pour ce qui n'existe pas.
Comme l'amour, l'art n'est pas plaisir mais passion.
Appartenir à l'histoire, c'est appartenir à la haine.
La plus belle sépulture, c'est la mémoire des hommes.
Il y a des guerres justes. Il n'y a pas d'armée juste.
Penser à sa souffrance en laisse pressentir la nature.
Le fou copie l'artiste, et l'artiste ressemble au fou.
Être homme c'est réduire au maximum sa part de comédie.
L'art, c'est le plus court chemin de l'homme à l'homme.
Le monde aurait pu être simple comme le ciel et la mer.
La pire souffrance est dans la solitude qui l'accompagne.
Le pouvoir doit se définir par la possibilité d'en abuser.
La mort n'est pas une chose si sérieuse ; la douleur, oui.
Etre aimé sans séduire est un des beaux destins de l'homme.
Les idées ne sont pas faites pour être pensées mais vécues.
L'homme ne se construit qu'en poursuivant ce qui le dépasse.
J'ai assez d'idées pour qu'on puisse me voler sans me nuire.
L'espoir des hommes, c'est leur raison de vivre et de mourir.
Le sacrifice est le seul domaine aussi fort que celui du mal.
Etre roi est idiot ; ce qui compte c'est de faire un royaume.
Qu'est-ce que l'art ? Ce par quoi les formes deviennent style.
Il n'y a plus d'art populaire parce qu'il n'y a plus de peuple.
La souffrance, j'aime mieux la diminuer que d'en rendre compte.
On ne ressemble pas à ceux qu'on admire en imitant leurs oeuvres.
Ceux qui ne connaissent pas leur passé sont destinés a le revivre
Il faut 60 ans pour faire un homme et après il est bon qu'à mourir
Le propre des questions insolubles est d'être usées par la parole.
J'ai appris qu'une vie ne vaut rien, mais que rien ne vaut une vie.
Le musée est un des lieux qui donnent la plus haute idée de l'homme.
La mort est là comme la preuve irréfutable de l'absurdité de la vie.
Il y a des enfants sans état civil, il n'y a pas d'enfant sans mère.
Tout sadisme semble la volonté délirante d'une impossible possession.
Il faut beaucoup de morts pour faire avancer l'homme d'un centimètre.
Les idées ne sont pas faites pour être pensées, mais pour être vécues.
Les hommes de ma race viennent sur des bateaux sans ailes et sans yeux.
La tragédie de la mort est en ceci qu'elle transforme la vie en destin.
On va sur la Lune mais si c'est pour s'y suicider, à quoi cela sert-il ?
Le mépris des hommes est fréquent chez les politiques, mais confidentiel.
Les fascistes, au fond, croient toujours à la race de celui qui commande.
La tendresse inspirée par la mort fait aimer les vivants qui l'éprouvent.
La jeunesse est une religion dont il faut toujours finir par se convertir.
Il est des idées dont la rencontre est aussi présente que celle des êtres.
Il faut soixante ans pour faire un homme, et après il n'est bon qu'à mourir.
L'amour de la mère est le seul amour invincible, éternel comme la naissance.
La culture ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de la nature.
Réussite : accession au dernier poste, c'est-à-dire au niveau d'incompétence.
La culture... ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.
Vivre, c'est transformer en conscience une expérience aussi large que possible.
Le seul domaine où le divin soit visible est l'art, quelque nom qu'on lui donne.
Pour l'essentiel, l'homme est ce qu'il cache : un misérable petit tas de secrets.
Il y a des oeuvres qui font passer le temps, et d'autres qui expliquent le temps.
Le monde de l'art n'est pas celui de l'immortalité, c'est celui de la métamorphose.
On ne fait pas de politique avec de la morale, mais on n'en fait pas davantage sans.
Les grands artistes ne sont pas les transcripteurs du monde, ils en sont les rivaux.
Si l'on y réfléchit bien ; le Christ est le seul anarchiste qui ait vraiment réussi.
La Joconde sourit parce que tous ceux qui lui ont dessiné des moustaches sont morts.
J'ai vu des démocraties intervenir contre à peu près tout, sauf contre les fascismes.
L'homme sait que le monde n'est pas à l'échelle humaine ; et il voudrait qu'il le fût.
Ceux qui croient que le pouvoir est amusant confondent "pouvoir" et "abus de pouvoir".
Il n'y pas cinquante manières de combattre, il n'y a en qu'une, c'est d'être vainqueur.
Les événements qui touchent à la légende promettent l'imprévisible, diffèrent le destin.
Le difficile n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, mais quand ils ont tort.
L'homme est né lorsque pour la première fois, devant un cadavre, il a chuchoté : Pourquoi ?
Un homme est la somme de ses actes, de ce qu'il fait, de ce qu'il peut faire. Rien d'autre.
Toute civilisation est hantée, visiblement ou invisiblement, par ce qu'elle pense de la mort.
Nous ne savons pas ressusciter les corps, mais nous commençons à savoir ressusciter les rêves.
Juger, c'est évidemment ne pas comprendre, puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait plus juger.
Les hommes les plus humains ne font pas la révolution : ils font les bibliothèques ou les cimetières.
Le courage est une chose qui s'organise, qui vit et qui meurt, qu'il faut entretenir comme les fusils.
Juger, c'est de toute évidence ne pas comprendre puisque, si l'on comprenait, on ne pourrait pas juger.
On trouve toujours l'épouvante en soi, il suffit de chercher assez profond. Heureusement, on peut agir.
La force suprême de l'art et de l'amour est de nous contraindre à vouloir épuiser en eux l'inépuisable.
Le réel est apparence ; et autre chose existe, qui n'est pas apparence et ne s'appelle pas toujours Dieu.
Celui qui se tue court après une image qu'il s'est forgée de lui-même : on ne se tue jamais que pour exister.
On ne peut communiquer même avec la mort... C'est le plus difficile mais peut-être est-ce le sens de la vie...
Si l'enfant est souvent artiste, il n'est pas un artiste. Car son talent le possède, et lui ne le possède pas.
L'amitié, ce n'est pas d'être avec ses amis quand ils ont raison, c'est d'être avec eux même quand ils ont tort.
Une civilisation me paraît se définir à la fois par des questions qu'elle pose et par celles qu'elle ne pose pas.
L'essentiel est à mes yeux ceci : aimer un être n'est pas le tenir pour merveilleux, c'est le tenir pour nécessaire.
Au regard des mouches, la seule partie vraiment sérieuse de l'humanité ce sont les femmes, qui elles ne se massacrent pas.
La culture nous apparaît d'abord comme la connaissance de ce qui a fait de l'homme autre chose qu'un accident de l'univers.
Dans un univers passablement absurde, il y a quelque chose qui n'est pas absurde, c'est ce que l'on peut faire pour les autres.
Beaucoup moins de femmes se coucheraient si elles pouvaient obtenir verticalement les compliments qu'elles obtiennent allongées.
L'art est la présence dans la vie de ce qui devrait appartenir à la mort ; le musée est le seul lieu du monde qui échappe à la mort.
Il n'y a pas de dignité possible, pas de vie réelle pour un homme qui travaille douze heures par jour sans savoir pourquoi il travaille.
Chacun de nous ignore la couleur de l'iris de presque tous ses amis. L'oeil est regard : il n'est oeil que pour l'oculiste et pour le peintre.
L'individu s'oppose à la collectivité, mais il s'en nourrit. Et l'important est bien moins de savoir à quoi il s'oppose que ce dont il se nourrit.
Il n'est pas d'idéal auquel nous puissions nous sacrifier, car de tous nous connaissons les mensonges, nous qui ne savons point ce qu'est la vérité.
L'humanisme, ce n'est pas dire : "Ce que j'ai fait, aucun animal ne l'aurait fait", c'est dire : "Nous avons refusé ce que voulait en nous la bête ."
S'il existe une solitude où le solitaire est un abandonné, il en existe une où il n'est solitaire que parce que les hommes ne l'ont pas encore rejoint.
Entre 18 et 20 ans, la vie est comme un marché où l'on achète des valeurs non avec de l'argent, mais avec des actes. La plupart des hommes n'achètent rien.

Questions autour de André Malraux

Qui est né le même jour que André Malraux ?
Godzilla, Vincenzo Bellini, Karch Kiraly, Osamu Tezuka et Franklin sont nés le 3 novembre comme André Malraux.
À quel âge est mort André Malraux ?
André Malraux est mort à 75 ans, le 23 novembre 1976.
Qui est mort le même jour que André Malraux ?
Louis Malle, Udo Kier, Roald Dahl, Maritie Carpentier et Élisabeth en Bavière sont morts le 23 novembre comme André Malraux.
Quels écrivains sont nés à Paris comme André Malraux ?
Quels écrivains français sont du signe Scorpion comme André Malraux ?
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