Résumé biographique
Figure centrale de la télévision de variétés, Maritie Carpentier s’impose comme productrice artistique majeure de la radio et du petit écran français, associée à son époux Gilbert Carpentier, avec des émissions fédératrices comme La Grande Farandole, Sacha Show, Top à... ou Numéro un, qui marquent durablement l’histoire de la culture populaire francophone.
Parcours
Née en 1921 à Paris, Maritie Carpentier, de son vrai prénom Marie-Thérèse Zédet, suit des études d’anglais et obtient une licence, avant de se tourner vers l’écriture et la production. Elle rencontre Gilbert Carpentier au début des années 1940, alors qu’ils préparent le baccalauréat, et le duo se forme dans la vie comme au travail. Après la Seconde Guerre mondiale, le couple débute à Radio Luxembourg et prend en charge de nombreuses émissions de variétés radiophoniques. À partir des années 1960, ils basculent vers la télévision à la demande de l’ORTF et conçoivent des shows de variétés scénarisés qui structurent les soirées du samedi. Leurs programmes, diffusés dans de nombreux pays, s’étendent jusqu’aux années 1980, avant de laisser place à des émissions spéciales et à des hommages.
Repères de carrière
12/12/1921 : Naissance de Marie-Thérèse Zédet, dite Maritie Carpentier, à Paris (7e).
19/07/1944 : Mariage à Paris avec le producteur et musicien Gilbert Carpentier.
1946 : Débuts à Radio Luxembourg avec des feuilletons et émissions de variétés radiophoniques.
Années 1950 : Responsabilité de plusieurs émissions de radio, dont L’Heure musicale et Le Club des vedettes.
1957 : Série de disques adaptés de Babar, avec Maritie aux textes et directions d’acteurs.
1960 : Passage à la télévision à l’initiative du directeur des variétés de l’ORTF.
1961 : Lancement de l’émission La Grande Farandole sur la première chaîne.
1963 : Début de Sacha Show, présenté par Sacha Distel.
1972 : Création de la série d’émissions Top à... pour la deuxième chaîne de l’ORTF.
05/04/1975 : Première de Numéro un sur TF1, grande émission de variétés hebdomadaire.
1980 : Emmy Award de la meilleure émission étrangère pour une production des Carpentier.
1988 : Sept d’or d’honneur pour l’ensemble de leur carrière.
1993 : Parution du livre La Maillan racontée par ses amis, co-signé par le couple.
1997 : Dernière grande émission produite autour de Charles Aznavour, Mes amis, mes amours... mes emmerdes.
23/11/2002 : Décès de Maritie Carpentier à Paris, à l’âge de 80 ans.
Vie personnelle et engagements
Issue d’une famille parisienne, Maritie Carpentier construit sa vie privée et professionnelle à Paris, principalement dans les 6e et 7e arrondissements. Elle rencontre très jeune Gilbert Carpentier, qu’elle épouse en 1944, formant un couple durable au centre de la radio puis de la télévision de variétés. Ensemble, ils ont un fils, Arnaud Carpentier, qui restera proche de l’héritage familial et signera notamment la postface d’un ouvrage consacré à leurs émissions. Maritie, dotée d’une formation en anglais, s’implique fortement dans l’écriture de textes, de scénarios et de livres, dont Merci les artistes !, où elle revient sur leur parcours. Son engagement principal se situe dans la défense d’une télévision de variétés écrite, scénarisée et exigeante sur le plan artistique, au service d’interprètes de générations différentes.
Anecdotes
1 – Maritie Carpentier est titulaire d’une licence d’anglais, qu’elle met à profit pour adapter des textes et travailler sur des projets internationaux liés aux variétés télévisées et radiophoniques.
2 – Elle adapte les textes des disques inspirés de Babar et plus tard du Livre de la jungle, récompensés par un Grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros pour leur qualité artistique et narrative.
3 – Avec Gilbert Carpentier, elle joue un rôle clé dans la victoire de la chanson Poupée de cire, poupée de son, écrite par Serge Gainsbourg pour le Luxembourg au Concours Eurovision 1965 et interprétée par France Gall.
4 – Leurs émissions sont majoritairement tournées au studio 17 des Buttes-Chaumont, devenu un lieu emblématique de la télévision française de variétés des années 1960 à 1980.
5 – Le couple refuse la présence d’un animateur vedette dans ses émissions, préférant confier l’animation aux artistes eux-mêmes pour privilégier les numéros et la mise en scène.
6 – Maritie Carpentier est faite chevalier de l’ordre national du Mérite, reconnaissance institutionnelle de son apport à la création audiovisuelle française.
Lieux de mémoire
Née à Paris et décédée également dans la capitale, Maritie Carpentier a principalement vécu et travaillé dans les 6e et 7e arrondissements, notamment autour de la rue Guynemer et de la rue Edmond-Valentin. Ses émissions sont liées au studio 17 des Buttes-Chaumont, haut lieu de la télévision de variétés. Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse, 25e division, devenu un lieu de mémoire pour les amateurs de télévision et d’histoire des variétés.
Contexte du décès
Le 23 novembre 2002, un samedi, Maritie Carpentier meurt à son domicile parisien, dans le 6e arrondissement, à l’âge de 80 ans, deux ans après le décès de son époux Gilbert Carpentier. Sa disparition intervient alors que leurs émissions continuent d’être régulièrement rediffusées et redécouvertes par de nouveaux publics. La productrice est inhumée au cimetière du Montparnasse, dans la 25e division, où sa sépulture est identifiable parmi celles de nombreuses figures de la culture et des médias. Des hommages médiatiques rappellent alors l’influence durable du couple sur les variétés télévisées françaises.
Points clés
• Métier(s) : Productrice artistique de radio et de télévision, scénariste, autrice
• Résidence principale : Paris (6e et 7e arrondissements), France
• Relations : Gilbert Carpentier (mari, 1944–2000)
• Enfants : Arnaud Carpentier
• Distinctions : Chevalier de l’ordre national du Mérite ; Emmy Award 1980 de la meilleure émission étrangère ; Sept d’or d’honneur 1988 pour l’ensemble de la carrière de Maritie et Gilbert Carpentier