Jean-Claude Brialy

† à 74 ans
le 30 mars 1933
Décédé le 30 mai 2007 Cause de la mort : cancer

Autre personnalité née le 30/03/1933

Naissance :  Sour El Ghozlane ,  Algerie  
Nationalité : française
Astrologie
Taille 175 cm

Biographie

Jean-Claude Brialy, né le 30 mars 1933 à Sour El Ghozlane en Algérie (nom colonial cité parfois Aumale), est l'une des figures emblématiques de la Nouvelle Vague française. Acteur, réalisateur, directeur de théâtre et écrivain, il a tourné dans plus de deux cents films tout en incarnant pendant un demi-siècle une certaine idée du dandy parisien, brillant en société autant que secrètement blessé. En couple avec Bruno Finck , son compagnon depuis 28 ans, il est décédé le 30 mai 2007.


Parcours

Fils d'un colonel de l'armée française, Jean-Claude Brialy passe son enfance au rythme des mutations paternelles, d'Aumale à Blida, puis Bône, Marseille, Angers. À Strasbourg, il obtient un premier prix de comédie au Conservatoire, puis intègre le Centre d'art dramatique de l'Est. Lors de son service militaire à Baden-Baden, il se fait muter au service cinéma des armées en séduisant son colonel supérieur lors d'un entretien improvisé sur le théâtre et le cinéma. Il y tourne son premier rôle filmé dans un court métrage de propagande, Chiffonard et Bon Aloi, où il joue le mauvais soldat avec une conviction qui fait rire les casernes. En novembre 1954, sans argent ni soutien familial, il prend un train pour Paris.

La ville le conduit rapidement vers les jeunes critiques des Cahiers du cinéma. Truffaut, Godard, Chabrol, Rohmer, Rivette : Brialy perçoit leur potentiel avant les autres et s'impose à eux par sa vitalité et sa séduction. Il dit sa méthode : « Quand je suis avec des monstres sacrés, je me tais, et quand je ressors, j'ai pris un an de leçons d'art dramatique. » (Jean-Claude Brialy, l'homme qui voulait tant être aimé). C'est Jacques Rivette qui l'engage le premier, dans Le Coup du berger (1956). La célébrité arrive avec Le Beau Serge (1958) puis Les Cousins (1959) de Claude Chabrol. Il tourne ensuite avec Godard (Une femme est une femme, 1961), Truffaut (Les Quatre Cents Coups, 1959 ; La Mariée était en noir, 1967), Rohmer (Le Genou de Claire, 1970), Malle (Ascenseur pour l'échafaud, 1957 ; Les Amants, 1958), Buñuel, Costa-Gavras, Scola. Sur le tournage de Christine (1958), il rencontre Alain Delon et Romy Schneider. Delon ne parle pas allemand, Romy ne parle pas français : Brialy sert d'intermédiaire et devient le confident privilégié de l'actrice autrichienne pour le reste de sa vie.

Gros travailleur, il enchaîne jusqu'à cinq ou six films par an, en parallèle de chroniques dans Le Figaro, d'émissions régulières sur Europe 1 et des Grosses Têtes de Philippe Bouvard sur RTL. Cette omniprésence a un coût : quand son agent sollicite Chabrol au début des années 1980, le réalisateur répond qu'il le voit partout. Brialy le reconnaît lui-même : « J'ai fait 200 films, j'aurais préféré en faire 20 qui soient des chefs-d'œuvres. » (On ne peut pas plaire à tout le monde, septembre 2005). Sur sa façon d'aborder chaque rôle, il est plus précis : « Quand un metteur en scène me dit : c'est un petit rôle très antipathique, je me dis ça me plaît, parce que je vais essayer de le rendre sympathique. » (Vie Privée Vie Publique, France 3, 19 mars 2003). Le théâtre lui offre ce que le cinéma lui refuse : le premier rôle. Il réalise aussi six longs métrages pour le cinéma, dont Eglantine (1971), tourné dans son village d'enfance de Chambellay, Les Volets clos (1972) et Un bon petit diable (1983), et autant pour la télévision.

En 1977, il dirige le théâtre Hébertot, puis rachète en 1986 le théâtre des Bouffes Parisiens, scène mythique où il avait découvert Jeanne Moreau et Jean Marais trente ans plus tôt. Il installe sa loge dans l'ancienne loge de Jean Marais. Il crée le Festival de Ramatuelle en 1985 et prend la direction artistique du Festival d'Anjou de 1985 à 2001. Dans la seconde partie de sa carrière, il retrouve des rôles de substance : Mortelle randonnée (Claude Miller, 1982), premier rôle masculin dans L'Effrontée (Miller, 1985) avec Charlotte Gainsbourg, Inspecteur Lavardin (Chabrol, 1986), Lévy et Goliath (Gérard Oury, 1987), La Reine Margot (Patrice Chéreau, 1994) avec Isabelle Adjani. Nomination au César pour Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier en 1977, puis César du meilleur second rôle le 12 mars 1988 pour Les Innocents d'André Téchiné. Truffaut lui avait dit : « Je sais ce qu'il y a en toi de grave et de profond, et je vais le montrer. » Truffaut meurt en 1984. En 2000, il publie son autobiographie Le Ruisseau des singes (Robert Laffont), suivie en 2004 de J'ai oublié de vous dire (XO éditions), deux succès de librairie. Son dernier grand rôle est celui du poète Max Jacob dans le téléfilm Monsieur Max de Gabriel Aghion (2006), qu'il décrit comme le plus important de sa carrière : « Maintenant, je peux mourir l'âme tranquille. » (Jean-Claude Brialy, l'homme qui voulait tant être aimé).



Controverse

Thierry Le Luron avait surnommé Jean-Claude Brialy « la Mère Lachaise », allusion à la fois à sa présence systématique aux enterrements de célébrités et à son homosexualité. Brialy, qui vivait alors cette dernière comme un secret soigneusement protégé, vécut le surnom comme une blessure publique. Il fit interdire l'entrée de son restaurant l'Orangerie à l'humoriste pendant plusieurs semaines, avant de se réconcilier avec lui. Le Luron est mort en novembre 1986 : Brialy était présent à ses obsèques. (Documentaire Jean-Claude Brialy, l'homme qui voulait tant être aimé, France 2)


Repères chronologiques

  • 1933 : Naissance le 30 mars à Aumale, Algérie française.
  • 1954 : Départ en novembre pour Paris, sans soutien familial. Débuts au service cinéma des armées à Baden-Baden.
  • 1954 : Court métrage militaire Chiffonard et Bon Aloi
  • 1956 : Première apparition au cinéma dans Elena et les hommes de Jean Renoir (scène coupée au montage). Rencontre la bande des Cahiers du cinéma.
  • 1958 : Révélation nationale avec Le Beau Serge de Claude Chabrol. Rencontre Alain Delon et Romy Schneider sur le tournage de Christine.
  • 1959 : Les Cousins (Chabrol) confirme son statut de vedette de la Nouvelle Vague.
  • 1971 : Réalise son premier long-métrage, Eglantine, primé au Festival de San Sebastián.
  • 1977 : Première nomination au César (meilleur second rôle) pour Le Juge et l'Assassin de Bertrand Tavernier. Dirige le théâtre Hébertot.
  • 1985 : Crée le Festival de Ramatuelle. Prend la direction artistique du Festival d'Anjou.
  • 1986 : Acquiert le théâtre des Bouffes Parisiens.
  • 1988 : César du meilleur acteur dans un second rôle pour Les Innocents d'André Téchiné, le 12 mars 1988.
  • 2000 : Publie son autobiographie Le Ruisseau des singes (Robert Laffont), où il assume publiquement sa bisexualité.
  • 2004 : Publication de J'ai oublié de vous dire (XO éditions). Dernier one-man-show, joué dans des salles de 500 à 1 200 personnes.
  • 2007 : Décède le 30 mai au château de Monthyon, à 74 ans, des suites d'un cancer.

Vie personnelle et engagements

Son père, le colonel Roger Brialy, élevait son fils à la cravache selon son propre frère cadet Jacques. Sa mère Suzanne Abraham, distante, l'appelait « le pauvre Jean-Claude » et lui reprochait de monter sur ses genoux. Dans la fratrie, Jean-Claude se sent le canard noir face à son frère, fils raisonnable dont les parents captent l'affection sans même qu'il le cherche. À 15 ans à Baden-Baden, il fait le mur la nuit pour aller au cinéma, dissimulant un polochon dans son lit, comptant sur son frère pour lui ouvrir la porte à son retour. Quand son père les surprend, il casse un vase que sa mère adorait et réaffirme son intention de devenir comédien. Son père répond : « Va faire ton cirque à Paris. » Il part en novembre 1954 sans un centime. Les années de gloire ne changent rien. Son père ne lui dit jamais en face qu'il est fier de lui. Le frère les surprend pourtant à feuilleter Ciné Monde en secret. La nuit où le colonel agonise, Brialy joue au théâtre et refuse d'interrompre la représentation. Son père meurt. Il part le lendemain. En 1999, un voyage en Algérie lui confronte les images heureuses de sa toute petite enfance, avant les conflits de l'adolescence.  Quelques semaines avant de mourir, sa mère dit à une voisine : « Au fond, Jean-Claude il est gentil. » Il lui avait fallu 67 ans. Sur sa vie intime, il adopte la même discrétion que sur le reste. Bisexuel, ayant eu des relations avec des femmes et des hommes, il choisit de ne rien dire tant que ses parents sont en vie, ne voulant pas les brusquer dans leur bourgeoisie militaire. Il explique en mars 2003 sur France 3 la réaction de ses parents s'ils l'avaient su : «ma mère aurait eu une crise cardiaque et mon père aurait rendu ses galons. » Il attend leur disparition et publie son autobiographie en 2000.

Il vécut successivement avec deux compagnons : Michel, architecte d'intérieur, pendant environ vingt ans, puis Bruno Finck, rencontré au Festival de Cannes en 1979, avec qui il partagea vingt-huit ans de vie commune jusqu'à sa mort. Bruno Finck, qui avait 17 ans lors de leur rencontre (contre 46 pour Brialy), fut le seul à connaître la maladie du comédien dès le diagnostic en juin 2005. Il est décédé en décembre 2021 à 59 ans, des suites de la chorée de Huntington. (Gala, 15 décembre 2021) Brialy regretta toute sa vie de n'avoir pas d'enfants. Il accueillit pendant cinq ans au château de Monthyon deux garçons, Jérôme et Raphaël, que leur mère lui avait confiés ; celle-ci les reprit sans préavis, et il ne les revit jamais, ce qu'il considéra comme l'un de ses plus grands échecs.

Ses amitiés avec Romy Schneider, Alain Delon, Jeanne Moreau, Arletty ou Nana Mouskouri étaient aussi célèbres que fidèles. Il accueillit Romy Schneider un mois entier à Monthyon après la mort accidentelle de son fils David en 1981. Il prit soin de Jacques Chazot, ami danseur mondain, jusqu'à sa mort d'un cancer de la gorge en 1993, le faisant venir vivre à Monthyon pendant ses derniers mois. Chazot est enterré dans le cimetière de la commune. 

Brialy s'engagea publiquement contre le sida aux côtés de Line Renaud : il était porte-parole de Sidaction et organisa, avec Sophia Loren, une vente aux enchères qui permit d'acquérir une maison à Genève pour des patients en fin de vie. Il déclarait au magazine Têtu en mai 2005 : « Beaucoup croient que le sida se guérit, mais pas du tout, la mort est toujours au bout. » Commandeur de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du mérite et de l'Ordre des Arts et des Lettres, il resta jusqu'à la fin un témoin vivant du cinéma et du théâtre français, refusant de laisser dans l'oubli ceux qui avaient fait Paris.


Contexte du décès

Jean-Claude Brialy apprend en juin 2005 qu'il a un cancer. Par pudeur et par souci de protéger ses proches, il ne le dit à personne, sauf à Bruno Finck. Il continue de jouer, de se montrer en public, paraissant de plus en plus amaigri. En mai 2007, il se rend au Festival de Cannes pour les soixante ans de l'événement, marchant avec difficulté. Il meurt le 30 mai 2007 au château de Monthyon, en Seine-et-Marne, à 74 ans. Ses dernières paroles à Bruno Finck : « Donne-moi un peu de ta jeunesse en ma main. » (Gala, 15 décembre 2021)

Les obsèques ont lieu le 4 juin 2007 en l'église Saint-Louis-en-l'Île, à Paris. La messe est concélébrée par l'évêque Jean-Michel Di Falco et l'abbé Gérard Pelletier. Le président Nicolas Sarkozy, Alain Delon (arrivé en pleurs au bras de Bertrand Delanoë), Jean Rochefort, Charles Aznavour, Juliette Gréco, Simone Veil, Édouard Balladur et des centaines de célébrités étaient présents. La cérémonie s'est ouverte sur Quand on n'a que l'amour de Jacques Brel et s'est fermée sur Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous de Barbara. (Europe 1, 4 juin 2007)


Lieux de référence

Jean-Claude Brialy est inhumé au cimetière de Montmartre (division 15), à Paris, juste à côté de la tombe de Marie Duplessis, la Dame aux Camélias, à qui il avait consacré un film en 1998. Il avait choisi cet emplacement des années avant sa mort, souhaitant bénéficier des visites que les admirateurs font à la célèbre courtisane. Ses funérailles religieuses se sont tenues en l'église Saint-Louis-en-l'Île, dans le 4e arrondissement de Paris, où il habitait. Le château de Monthyon (Seine-et-Marne), sa résidence principale, légué à la ville de Meaux avec l'intention d'en faire une résidence d'artistes, demeure le lieu le plus lié à son image. Sa maison provençale à Eygalières, dans les Bouches-du-Rhône, a été vendue après sa mort, avec l'ensemble du mobilier dispersé aux enchères en janvier 2020. Il possédait également un appartement sur l'île Saint-Louis à Paris, où se trouvait aussi son restaurant l'Orangerie. Jean-Claude Brialy a aussi été le propriétaire du Théâtre des Bouffes Parisiens depuis 1986.


Anecdotes

À Baden-Baden, adolescent, Jean-Claude Brialy dormait dans une chambre mitoyenne d'une salle de cinéma. Il entendait les films sans les voir, fasciné par les voix des acteurs traversant la cloison. C'est ce bruissement nocturne qui cristallise sa vocation.

En novembre 1954, à son arrivée à Paris, il s'installe dans une chambre de bonne de 8 mètres carrés, sans eau ni électricité. Sur les murs, des photos de Brando et James Dean. Il déclare à un ami : « Dans dix ans, j'aurai un château. » En 1958, il achetait effectivement le château de Monthyon, sans l'avoir vu, avec de l'argent prêté par Godard, Chabrol et Truffaut.

Le soir de la première de la pièce qu'il jouait aux Bouffes Parisiens en octobre 1986, l'accueil du public fut glacial. En coulisses, il fit arrêter les rideaux de salut après quelques rappels trop tièdes. Une amie lui proposa de descendre au cocktail pour sauver les apparences. Il tint bon, remonta dans sa loge, décrocha les photos des murs. Il ne leur pardonna pas.

Thierry Le Luron l'avait surnommé « la Mère Lachaise » pour sa présence à tous les enterrements de célébrités. Brialy riposta devant les caméras de Philippe Bouvard : « Le Luron, étant plus jeune que moi, risque de disparaître avant moi. Si c'est le cas, je resterai chez moi et je vous regarderai le suivre à la télé. » Le Luron mourut en 1986. Brialy était présent à ses obsèques.

Peter Ustinov conseilla à Brialy de faire un one-man-show en lui décrivant son propre succès à Londres. Brialy se lança et joua 75 représentations devant des salles de 500 à 1 200 personnes, deux heures debout, sans entracte. Il était chaque soir stupéfait que le public soit encore là. (interview, septembre 2005)

Pour son inhumation, il avait réservé des années à l'avance une concession au cimetière Montmartre, à côté de Marie Duplessis. Il en plaisantait dans son autobiographie : « Le jardinier m'a assuré que je pourrai, d'où je suis, l'entendre tousser. » Le choix était délibérément cabot : à cet endroit, aucun visiteur de la Dame aux Camélias ne pourrait l'ignorer.


Points clés

  • Métier(s) : Acteur, réalisateur, scénariste, directeur de théâtre, écrivain
  • Résidence principale : Château de Monthyon (Seine-et-Marne), appartement île Saint-Louis, Paris
  • Relations de couple : Michel (architecte d'intérieur, environ 20 ans de vie commune) ; Bruno Finck (1979-2007, décédé en décembre 2021)
  • Enfants : Aucun enfant biologique. A accueilli deux garçons (Jérôme et Raphaël) pendant cinq ans au château de Monthyon.
  • Distinctions : César du meilleur acteur dans un second rôle 1988 (Les Innocents). Commandeur de la Légion d'honneur, de l'Ordre national du mérite, de l'Ordre des Arts et des Lettres.

Citations

La mort me hante depuis que je suis né.

— émission On ne peut pas plaire à tout le monde, septembre 2005

J'ai fait 200 films, j'aurais préféré en faire 20 qui soient des chefs-d 'œuvres.

— émission On ne peut pas plaire à tout le monde, septembre 2005

Ma mère a dit, trois semaines avant de mourir, à une voisine : au fond, Jean-Claude, il est gentil. Elle avait mis 67 ans à se rendre compte que j'étais quand même gentil.

— Vie Privée Vie Publique, France 3, 19 mars 2003

La mort me hante depuis que je suis né.

— émission On ne peut pas plaire à tout le monde, septembre 2005

J'ai fait 200 films, j'aurais préféré en faire 20 qui soient des chefs-d 'œuvres.

— émission On ne peut pas plaire à tout le monde, septembre 2005

Ma mère a dit, trois semaines avant de mourir, à une voisine : au fond, Jean-Claude, il est gentil. Elle avait mis 67 ans à se rendre compte que j'étais quand même gentil.

— Vie Privée Vie Publique, France 3, 19 mars 2003

Autres acteurs nés dans les années 1930

Questions autour de Jean-Claude Brialy

Qui est né le même jour que Jean-Claude Brialy ?
Ian Ziering, MC Hammer, Warren Beatty, Eric Clapton et Richard Gotainer sont nés le 30 mars comme Jean-Claude Brialy.
À quel âge est mort Jean-Claude Brialy ?
Jean-Claude Brialy est mort à 74 ans, le 30 mai 2007.
Qui est mort le même jour que Jean-Claude Brialy ?
Voltaire, Marcel Bich, Pierre Paul Rubens, François Boucher et Mady Mesplé sont morts le 30 mai comme Jean-Claude Brialy.
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