Figure politique du XXe siècle, Golda Meir fut l’une des personnalités fondatrices de l’État d’Israël et sa première femme Première ministre. Dirigeante affirmée, elle a marqué la vie politique israélienne par son rôle diplomatique, son autorité et son engagement sioniste durable.
Née à Kiev dans l’Empire russe, Golda Meir émigre enfant aux États-Unis avec sa famille pour fuir les persécutions. Elle grandit à Milwaukee, où elle s’implique très tôt dans les mouvements sionistes et syndicaux. Formée à l’enseignement, elle épouse Morris Meyerson et s’installe en Palestine mandataire en 1921. Engagée dans les institutions du Yishouv, elle gravit rapidement les échelons politiques, occupant des fonctions clés au sein de la Histadrout, l’organisation syndicale centrale. Reconnue pour ses talents d’organisatrice et de négociatrice, elle joue un rôle important dans la levée de fonds et la structuration politique précédant la création de l’État d’Israël.
Après la proclamation d’Israël en 1948, Golda Meir occupe plusieurs postes ministériels, dont ceux du Travail et des Affaires étrangères. Elle devient une interlocutrice diplomatique essentielle sur la scène internationale. En 1969, elle est nommée Première ministre, fonction qu’elle exerce dans un contexte régional tendu. Son mandat est profondément marqué par la guerre du Kippour en 1973, événement majeur de son gouvernement. Après cette crise et les débats qu’elle suscite, elle démissionne en 1974. Son parcours s’achève comme celui d’une figure centrale de la construction politique israélienne.
La gestion de la guerre du Kippour en octobre 1973 a suscité de vives critiques. Bien que non reconnue personnellement responsable par les instances d’enquête, son gouvernement est accusé de ne pas avoir anticipé l’attaque conjointe de l’Égypte et de la Syrie. Cette controverse conduit à sa démission quelques mois plus tard.
1898 : naissance à Kiev, Empire russe
1906 : émigration familiale aux États-Unis
1921 : installation en Palestine mandataire
1948 : participation fondatrice à l’État d’Israël
1956 : nomination comme ministre des Affaires étrangères
1969 : devient Première ministre d’Israël
1973 : guerre du Kippour
1974 : démission du poste de Première ministre
1978 : décès à l’âge de 80 ans
Golda Meir est née Golda Mabovitch dans une famille juive modeste. Elle épouse Morris Meyerson, avec qui elle aura deux enfants. Leur vie conjugale est marquée par les exigences de l’engagement politique et des séparations prolongées. Sa trajectoire personnelle reste étroitement liée à son engagement idéologique.
Profondément engagée dans le sionisme travailliste, elle défend toute sa vie la construction et la sécurité de l’État d’Israël. Elle soutient l’émancipation des femmes dans la sphère publique, tout en refusant d’être définie uniquement comme leader féminine, revendiquant avant tout son rôle politique.
Golda Meir décède en Israël des suites d’un cancer contre lequel elle luttait depuis plusieurs années. Sa disparition provoque des hommages internationaux émanant de responsables politiques et d’institutions à travers le monde. Des cérémonies officielles soulignent son rôle historique dans la fondation et la direction de l’État israélien.
Golda Meir est inhumée au mont Herzl à Jérusalem, nécropole nationale israélienne. Ce site, dédié aux grandes figures de l’histoire du pays, constitue un lieu de mémoire central où se recueillent responsables officiels, citoyens et visiteurs internationaux.
1 - Elle signa la déclaration d’indépendance d’Israël sous son nom hébreu, Golda Meir, abandonnant officiellement le nom Meyerson à cette occasion.
2 - Elle était connue pour son franc-parler et son style direct, contrastant avec les usages diplomatiques traditionnels.
3 - Malgré sa stature internationale, elle conserva toute sa vie une image de simplicité, travaillant souvent sans protocole excessif.
- Métier(s) : responsable politique, diplomate
- Résidence principale : Israël
- Relations : institutions politiques israéliennes
- Enfants : deux
- Distinctions : reconnaissance institutionnelle internationale
L'homme doit être maître du temps, pas son esclave.
Pour réussir, une femme doit être bien meilleure qu'un homme.
Ceux qui sont incapables de fondre en larmes ne savent pas rire non plus.
On ne peut pas et on ne doit pas tenter d'effacer le passé simplement parce qu'il ne répond pas aux exigences du présent.
Ne pas être belle fut une bénédiction. Cela m'a obligée a développer d'autres ressources intérieures. Une jolie fille a un handicap à surmonter.
L'homme doit être maître du temps, pas son esclave.
Pour réussir, une femme doit être bien meilleure qu'un homme.
Ceux qui sont incapables de fondre en larmes ne savent pas rire non plus.
On ne peut pas et on ne doit pas tenter d'effacer le passé simplement parce qu'il ne répond pas aux exigences du présent.
Ne pas être belle fut une bénédiction. Cela m'a obligée a développer d'autres ressources intérieures. Une jolie fille a un handicap à surmonter.