Journaliste français né le 14 mai 1976 à Villerupt en Meurthe-et-Moselle, Frédéric Vion est devenu l'un des visages reconnaissables de Télématin sur France 2, où il a tenu la revue de presse pendant près de dix ans avant de présenter la météo. Il est aussi écrivain.
Après un bac C obtenu au lycée Alfred-Mézières de Longwy, Frédéric Vion intègre l'Institut d'études politiques de Lille, dont il sort diplômé en 1996 au nom de la promotion Pierre Desproges. Il poursuit ensuite son cursus à l'École supérieure de journalisme de Lille, dont il obtient le diplôme en 1999. Ses premières expériences professionnelles passent par Le Républicain lorrain et La Voix du Nord, puis par un poste au Quai d'Orsay, le ministère français des Affaires étrangères. Il rejoint ensuite la rédaction de M6 avant de remporter en 1999 le prix Jean-d'Arcy, concours annuel d'entrée à la rédaction de France Télévisions. Cette distinction lui ouvre les portes de France 2, qu'il intègre en juillet 1999, marquant le début d'une carrière entièrement consacrée au service public audiovisuel.
De 2001 à 2006, Frédéric Vion devient correspondant régional de France 2 pour Lille, le Nord de la France et la Belgique, signant des reportages pour les éditions des journaux télévisés de 13 heures et 20 heures. En 2007, il rejoint l'équipe de Télématin alors présentée par William Leymergie, alternant entre journaux télévisés, reportages et interventions en plateau. À partir de septembre 2010, il prend en charge la revue de presse du samedi puis remplace régulièrement Patrice Romedenne en semaine. En janvier 2016, il lance la rubrique « Actu plus », consacrée au décryptage d'un sujet d'actualité. En 2013, avec le diplomate Gabriel Alphand, il publie Moments privés au Quai d'Orsay, recueil d'anecdotes vécues au ministère des Affaires étrangères, réédité de façon augmentée en 2018 sous le sous-titre Nouvelles confessions d'un diplomate.
1976 : naissance le 14 mai à Villerupt, en Meurthe-et-Moselle
1996 : diplôme de l'Institut d'études politiques de Lille, promotion Pierre Desproges
1999 : diplôme de l'École supérieure de journalisme de Lille
1999 : prix Jean-d'Arcy et entrée à France 2 en juillet
2001 : début comme correspondant de France 2 à Lille
2006 : fin de la mission de correspondant régional
2007 : intégration de l'équipe de Télématin sur France 2
2010 : prise en charge de la revue de presse du samedi à Télématin
2013 : publication de Moments privés au Quai d'Orsay chez Balland avec Gabriel Alphand
2015 : publication du roman autobiographique Comment j'ai tué mon père chez Flammarion
2016 : lancement de la rubrique « Actu plus » dans Télématin
2018 : réédition augmentée de Moments privés au Quai d'Orsay
2021 : départ temporaire de Télématin pour la météo de France 3
2022 : retour à Télématin le 15 janvier pour présenter la météo en alternance avec Valérie Maurice
Frédéric Vion grandit à Longwy, en Meurthe-et-Moselle, dans une ville marquée par la fin de la sidérurgie lorraine. Son père est agent de police, sa mère institutrice à l'école du Pulventeux. Ses deux grands-pères travaillaient comme ouvriers sidérurgistes dans le bassin du Pays-Haut. Il a un frère cadet, plus jeune de quatre ans. Dans son livre Comment j'ai tué mon père, paru en 2015 chez Flammarion, il décrit une enfance auprès d'un père violent, présenté comme un tyran domestique, dont il sort par la réussite scolaire. Sa famille a des origines italiennes et est-européennes, marquées par les deux guerres mondiales et l'immigration ouvrière. Ses études le conduisent à Lille, où il est formé à Sciences Po puis à l'ESJ.
Frédéric Vion est le cousin du footballeur Thibaut Vion, passé par le FC Metz et le FC Porto avant de rejoindre le CSKA Sofia. Son arrière-grand-oncle Louis Vion, militant communiste fusillé pour faits de résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, a donné son nom à une rue d'Asnières-sur-Seine. Enfant, il rêve de devenir journaliste en regardant Léon Zitrone à la télévision. Sa proximité avec sa Lorraine natale reste forte : il est régulièrement invité par la presse régionale, notamment Le Républicain lorrain, dont Sandra Nonnenbruck et Christian Morel ont signé ses portraits. Sa rubrique météo intègre désormais des éléments de pédagogie sur le réchauffement climatique.
1 - Enfant, Frédéric Vion voulait devenir journaliste à cause de Léon Zitrone, dont il admirait la capacité à informer et expliquer le monde au public, comme il l'a confié au Républicain lorrain en 2013.
2 - Issu de la promotion Pierre Desproges de Sciences Po Lille en 1996, Frédéric Vion a effectué son service militaire entre Sciences Po et l'École supérieure de journalisme de Lille.
3 - Avant de passer devant la caméra, il a travaillé au cabinet du Quai d'Orsay, expérience devenue la matière première de son livre Moments privés au Quai d'Orsay coécrit avec le diplomate Gabriel Alphand.
4 - À l'occasion de la sortie de Comment j'ai tué mon père, il participe au festival lorrain Les Ailes du livre en octobre 2015, présenté comme « l'enfant du pays » par la presse régionale.
5 - En septembre 2021, son passage de la revue de presse de Télématin à la météo de France 3 a suscité un afflux inhabituel de messages de téléspectateurs sur les sites de presse télévisée, regrettant son éloignement de la matinale.
- Métier(s) : journaliste de télévision, écrivain
- Résidence principale : non documentée publiquement
- Relations de couple : non documentées publiquement
- Enfants : non documentés publiquement
- Distinctions : prix Jean-d'Arcy (1999), concours annuel d'entrée à la rédaction de France Télévisions
Ce qui l'attire dans ce métier, c'est le fait de vouloir informer les gens, leur expliquer des choses.
— Portrait Sandra Nonnenbruck, Le Républicain lorrain, 6 janvier 2013 (propos rapportés au discours indirect dans la source)
Je crois pouvoir dire qu'à cause de mon père, j'ai vécu les dix premières années de ma vie sous l'empire d'une sorte de Gestapo.
— Comment j'ai tué mon père, Flammarion, 2015
J'avais l'impression, sans doute justifiée, que ma vie en dépendait, que je ne pourrais sortir de mon milieu et de mon enfance ratée que grâce à la réussite scolaire qui allait me permettre de remplir au maximum mon bagage de survie.
— Comment j'ai tué mon père, Flammarion, 2015
Ce qui l'attire dans ce métier, c'est le fait de vouloir informer les gens, leur expliquer des choses.
— Portrait Sandra Nonnenbruck, Le Républicain lorrain, 6 janvier 2013 (propos rapportés au discours indirect dans la source)
Je crois pouvoir dire qu'à cause de mon père, j'ai vécu les dix premières années de ma vie sous l'empire d'une sorte de Gestapo.
— Comment j'ai tué mon père, Flammarion, 2015
J'avais l'impression, sans doute justifiée, que ma vie en dépendait, que je ne pourrais sortir de mon milieu et de mon enfance ratée que grâce à la réussite scolaire qui allait me permettre de remplir au maximum mon bagage de survie.
— Comment j'ai tué mon père, Flammarion, 2015