Résumé biographique

Georges Kiejman, né le 12 août 1932 à Paris, France, est un avocat et homme politique français, célèbre pour ses plaidoiries dans des procès retentissants et ses mandats ministériels sous François Mitterrand.


Parcours

Né le 12 août 1932 à Paris, Georges Kiejman grandit dans une famille juive polonaise. Orphelin de père, déporté à Auschwitz, il étudie au lycée Voltaire et à la Sorbonne, devenant avocat en 1953. Spécialisé en droit d’auteur et pénal, il défend des éditeurs comme Gallimard et des figures comme Eugène Ionesco. En 1976, il obtient l’acquittement de Pierre Goldman, accusé de double meurtre, marquant sa réputation. Il représente aussi des réalisateurs (Truffaut, Godard) et des acteurs (Signoret, Marceau), ainsi que la famille de Malik Oussekine en 1987.

Proche de Pierre Mendès France, il rejoint le Parti socialiste et devient ministre délégué à la Justice (1990–1991), à la Communication (1991–1992), et aux Affaires étrangères (1992–1993) sous Mitterrand. En 1981, il participe à la révision du code pénal. Il défend des causes médiatisées, comme celle de Roman Polanski (2009) et de Charlie Hebdo (2007). Auteur d’Éloge de l’irrévérence (2019), il laisse un legs d’éloquence et d’engagement pour la justice jusqu’à sa mort en 2023.


Repères de carrière

1953 : Prête serment comme avocat à Paris.
1954 : Remporte la coupe d’éloquence des jeunes avocats.
1976 : Obtient l’acquittement de Pierre Goldman.
1981 : Membre de la commission de révision du code pénal.
1987 : Défend la famille de Malik Oussekine.
1990 : Ministre délégué à la Justice.
1991 : Ministre délégué à la Communication.
1992 : Ministre délégué aux Affaires étrangères.
2007 : Défend Charlie Hebdo dans le procès des caricatures.
2019 : Publication d’Éloge de l’irrévérence.


Vie personnelle et engagements

Né à Paris de Alter Kiejman, tailleur, et Brandla Czarnecka, Georges grandit à Belleville avec sa sœur Liliane, survivante d’Auschwitz. Réfugié à Loye-sur-Arnon pendant la guerre, il connaît trois mariages : Claude Schwab, journaliste, Marie-France Pisier, actrice, et Laure de Broglie (1983–2023), avec trois enfants, Pierre, Alice, Paul. Résidant à Paris, il est proche de François Mitterrand.

Kiejman s’engage pour la justice, défendant les droits humains dans des procès comme celui des enfants Oufkir. Ami de Pierre Mendès France, il promeut la gauche républicaine. Passionné de culture, il fréquente le milieu artistique et soutient la liberté d’expression. Sa vie, marquée par la perte de son père, reflète son dévouement à la mémoire et à l’équité.


Où se recueillir ?

Georges Kiejman est décédé le 9 mai 2023. Résidant à Paris, France, il fréquentait le Palais de Justice et les cercles culturels parisiens. On peut se recueillir au cimetière du Montparnasse, Paris, où repose sa sépulture.


Contexte du décès

Georges Kiejman décède le 9 mai 2023 à Paris, France, à 90 ans, d’une crise cardiaque, survenue à son domicile. Entouré de sa femme Laure de Broglie et de proches, il s’éteint subitement. Ses obsèques au cimetière du Montparnasse attirent des avocats, politiciens et artistes. Des hommages, dont celui de Richard Malka, saluent son éloquence et son engagement humaniste.


Anecdotes

1 - En 1976, il obtient l’acquittement de Pierre Goldman pour double meurtre.
2 - Une stratégie audacieuse sauve Charlie Hebdo dans le procès des caricatures.
3 - Avant sa carrière, il travaille comme cloueur dans la fourrure.
4 - En 1987, il défend la famille de Malik Oussekine après son décès.
5 - Ses dîners parisiens réunissent artistes et intellectuels influents.


Points clés

- Métier(s) : Avocat, homme politique
- Résidence principale : Paris, France (au décès)
- Relations : Claude Schwab, Marie-France Pisier, Laure de Broglie (1983–2023)
- Enfants : Pierre, Alice, Paul
- Distinctions : Grand officier de la Légion d’honneur (2014)


Taille : 175 cm