Né le 9 mai 1939 à Brașov, Ion Țiriac est un ancien joueur de tennis et de hockey sur glace devenu homme d'affaires roumain. Vainqueur de Roland-Garros en double 1970 avec Ilie Năstase, ancien manager de Boris Becker et de Guillermo Vilas, il dirige aujourd'hui le groupe Țiriac et figure parmi les premières fortunes de Roumanie.
Ion Țiriac débute par le hockey sur glace et représente la Roumanie aux Jeux olympiques d'hiver de 1964 à Innsbruck, comme défenseur. Il bascule ensuite vers le tennis et atteint en 1968 les quarts de finale de Roland-Garros, où il mène deux sets à zéro contre Rod Laver avant de s'incliner. Il forme avec son compatriote Ilie Năstase l'une des paires les plus reconnaissables du circuit. Ensemble, ils remportent les Internationaux de France en double en 1970, en finale contre Arthur Ashe et Charlie Pasarell, et conduisent la Roumanie en finale de Coupe Davis à trois reprises, en 1969, 1971 et 1972. Țiriac compte vingt-deux titres en double sur le circuit et atteint la dix-neuvième place mondiale en simple en 1968. Avec Virginia Ruzici, il atteint la finale du double mixte de Roland-Garros 1979.
Après sa retraite sportive en 1979, il devient entraîneur et manager. Il accompagne Guillermo Vilas de 1976 à 1985, sur une méthode d'entraînement très intensive qui mène l'Argentin à remporter Roland-Garros et l'US Open en 1977. Il prend ensuite en main la carrière de Boris Becker de 1984 à 1993, période durant laquelle l'Allemand remporte cinq titres du Grand Chelem et atteint la première place mondiale en 1991. Il travaille également avec Mary Joe Fernández, Goran Ivanišević et Marat Safin. Țiriac dirige les Masters ATP organisés à Hanovre de 1996 à 1999, détient la licence du tournoi de Bucarest à partir de 1996 et acquiert le tournoi de Madrid en 2009.
Ion Țiriac a tenu à plusieurs reprises des propos publics sur Serena Williams qui ont suscité de fortes réactions. En 2018, il évoque dans un entretien avec un journal allemand l'âge et le poids de la joueuse à son retour de maternité. En janvier 2021, sur la chaîne publique TVR, il déclare que Serena Williams devrait, par décence, prendre sa retraite, citant à nouveau son poids et son âge. Alexis Ohanian, époux de la joueuse, qualifie ces propos de sexistes et racistes ; Serena Williams les juge ignorants et sexistes dans la presse.
Țiriac s'est également opposé publiquement à l'égalité des prix entre joueurs et joueuses, notamment dans un entretien au Monde en 2017. Il a par ailleurs été photographié coiffé d'une casquette « Make America Great Again » en finale du Masters ATP de Turin en novembre 2024 puis à Roland-Garros en 2025.
1939 : naissance le 9 mai à Brașov, en Transylvanie
1964 : participation aux Jeux olympiques d'hiver d'Innsbruck avec l'équipe roumaine de hockey sur glace
1968 : passage professionnel au tennis, quart de finale à Roland-Garros
1970 : titre en double à Roland-Garros avec Ilie Năstase
1972 : troisième finale de Coupe Davis avec la Roumanie, perdue contre les États-Unis
1976 : début de la collaboration avec Guillermo Vilas
1979 : fin de carrière en tant que joueur, finaliste du double mixte de Roland-Garros avec Virginia Ruzici
1984 : prise en charge de la carrière de Boris Becker
1990 : fondation de Banca Țiriac, première banque privée de Roumanie post-communiste
1996 : obtention de la licence de l'Open de Roumanie à Bucarest
1998 : élection à la présidence du Comité olympique et sportif roumain
2007 : entrée au classement Forbes des milliardaires, première fortune roumaine
2009 : acquisition du Mutua Madrid Open
2013 : intronisation à l'International Tennis Hall of Fame, premier Roumain
2021 : revente du tournoi de Madrid au groupe IMG pour 390 millions d'euros
Ion Țiriac naît à Brașov, en Transylvanie, dans une famille modeste. Il pratique d'abord le tennis de table, puis le hockey sur glace, et exerce comme professeur d'éducation physique dans les années 1960. Il épouse en 1963 Erika Braedt, joueuse roumaine de handball, dont il divorce en 1965. Il a ensuite un fils, Ion Alexandru Țiriac, avec le mannequin allemand Mikette von Issenberg. Au début des années 1990, il rencontre à Munich la journaliste égyptienne Sophie Ayad, alors collaboratrice du magazine Bunte ; leur relation, qui dure neuf ans, donne naissance à deux enfants, Karim Mihai et Ioana Natalia Țiriac. Il partage sa vie entre la Roumanie et l'Allemagne et réside notamment à Bucarest.
Țiriac a présidé le Comité olympique et sportif roumain de 1998 à 2004 et la Fédération roumaine de tennis. Il est citoyen d'honneur de la ville de Brașov et a été décoré en 1971 par Nicolae Ceaușescu. Sa proximité avec Boris Becker, dont il est resté un ami proche après la fin de leur collaboration sportive, est documentée par leurs apparitions communes, dont la projection du film « Nasty » consacré à Ilie Năstase au Festival de Cannes en mai 2024. Il accompagne par ailleurs depuis 2014 la carrière de la joueuse roumaine Simona Halep et a brièvement géré celle du Français Lucas Pouille. Il est passionné par les voitures de collection, qu'il rassemble dans un musée privé en Roumanie.
1 - Sa collection privée de voitures et de motos, exposée à Otopeni près de Bucarest sous le nom de Țiriac Collection, dépasse les quatre cents véhicules selon Forbes, parmi lesquels des modèles ayant appartenu à Al Capone, Sammy Davis Jr. et Elton John.
2 - Surnommé le « Bulldozer de Brașov » sur le circuit pour son physique imposant et sa moustache à la Fu Manchu, il est aussi appelé « Comte Dracula » par la presse anglo-saxonne en raison de ses origines transylvaniennes.
3 - À la fin des années 1980, il apparaît dans une publicité télévisée américaine pour la bière Miller Lite, aux côtés de l'ancien receveur de baseball Bob Uecker.
4 - Selon Forbes, sa fortune personnelle a doublé entre 2020 et 2025, passant d'environ 1,2 milliard à 2,3 milliards de dollars, alors qu'il avait déjà 80 ans passés.
5 - Son premier achat immobilier après ses débuts dans le tennis a été un petit appartement situé à trois minutes du stade Roland-Garros, qu'il indique posséder encore aujourd'hui dans un entretien à Courts Club.
- Métier(s) : ancien joueur de tennis et de hockey sur glace, entraîneur, homme d'affaires
- Résidence principale : Bucarest (Roumanie), résidences secondaires en Allemagne
- Relations de couple : Erika Braedt (1963-1965), Mikette von Issenberg, Sophie Ayad (années 1990, neuf ans)
- Enfants : Ion Alexandru Țiriac, Karim Mihai Țiriac, Ioana Natalia Țiriac
- Distinctions : Roland-Garros double 1970, citoyen d'honneur de Brașov, International Tennis Hall of Fame 2013
« Je ne dis pas que je lui ai donné le match. Je dis qu'il ne m'a pas vraiment battu. C'est une histoire entre lui et moi. »
— Discours d'intronisation à l'International Tennis Hall of Fame, 2013, à propos de Rod Laver à Roland-Garros 1968 (traduit de l'anglais)
« Je me prépare à prendre ma retraite. Il me reste deux ou trois semaines, j'ai eu 87 ans. Je ne travaille plus 28 heures par jour, je dois travailler seulement 24 heures par jour. »
— Déclaration à la presse roumaine, mai 2026 (traduit du roumain)
« Ne mélangeons pas le commerce et les droits de l'homme. Le tennis est un commerce. Je comprends les joueurs qui disent qu'ils en ont assez de voir l'argent des prix masculins aider l'argent des prix féminins. »
— Entretien avec Le Monde, 2017 (traduit de l'anglais)
« À son âge et avec le poids qu'elle a aujourd'hui, elle ne se déplace pas aussi facilement qu'il y a quinze ans. Serena a été une joueuse extraordinaire. Si elle avait un peu de décence, elle prendrait sa retraite. »
— Entretien à TVR, janvier 2021 (traduit du roumain)
« Je ne dis pas que je lui ai donné le match. Je dis qu'il ne m'a pas vraiment battu. C'est une histoire entre lui et moi. »
— Discours d'intronisation à l'International Tennis Hall of Fame, 2013, à propos de Rod Laver à Roland-Garros 1968 (traduit de l'anglais)
« Je me prépare à prendre ma retraite. Il me reste deux ou trois semaines, j'ai eu 87 ans. Je ne travaille plus 28 heures par jour, je dois travailler seulement 24 heures par jour. »
— Déclaration à la presse roumaine, mai 2026 (traduit du roumain)
« Ne mélangeons pas le commerce et les droits de l'homme. Le tennis est un commerce. Je comprends les joueurs qui disent qu'ils en ont assez de voir l'argent des prix masculins aider l'argent des prix féminins. »
— Entretien avec Le Monde, 2017 (traduit de l'anglais)
« À son âge et avec le poids qu'elle a aujourd'hui, elle ne se déplace pas aussi facilement qu'il y a quinze ans. Serena a été une joueuse extraordinaire. Si elle avait un peu de décence, elle prendrait sa retraite. »
— Entretien à TVR, janvier 2021 (traduit du roumain)