Manuel Blanc, acteur français né le 12 juin 1968 à Boulogne-Billancourt, s'est révélé au grand public en 1991 avec J'embrasse pas d'André Téchiné, rôle pour lequel il reçoit le César du meilleur espoir masculin en 1992. Depuis, il mène une carrière protéiforme entre cinéma, théâtre, télévision et écriture romanesque.
Fils d'un architecte et d'une décoratrice, Manuel Blanc découvre le goût de la comédie en jouant La Leçon d'Ionesco au collège. Attiré d'abord par la réalisation, il tourne des films en super 8 et rédige plusieurs scénarios avant de s'orienter vers le jeu. En 1988, il intègre le Cours Florent, puis l'école de la Rue Blanche. En 1991, André Téchiné le choisit pour incarner Pierrot dans J'embrasse pas, aux côtés de Philippe Noiret et d'Emmanuelle Béart. Ce rôle de provincial naïf sombrant dans la prostitution à Paris lui vaut le César du meilleur espoir masculin en 1992. Dès l'année suivante, il tient le rôle d'un bourgeois accusé de double parricide dans Un crime, thriller de Jacques Deray avec Alain Delon. En 1994, il interprète un journaliste confronté à la guerre d'Algérie dans Des feux mal éteints de Serge Moati, performance saluée par le prix Jean-Gabin. La même année, Josée Dayan lui confie le rôle principal masculin de la minisérie La Rivière Espérance, diffusée sur France 2. En 1996, Édouard Molinaro le choisit pour incarner Gudin, biographe de Beaumarchais, aux côtés de Fabrice Luchini, dans Beaumarchais, l'insolent.
La carrière de Manuel Blanc s'étend ensuite à un spectre large de formats et de registres. Au théâtre, il joue en 1993 et 1994 Tempête sur le pays d'Égypte de Pierre Laville, mis en scène par Jean-Claude Fall, d'abord au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis puis à la Gaîté-Montparnasse. En 1997, il est à l'affiche de Dommage qu'elle soit une putain, mis en scène par Jérôme Savary au Théâtre national de Chaillot. En 2000, il participe à Ladies Night au Théâtre Rive Gauche, mise en scène de Jean-Pierre Dravel et Olivier Macé, spectacle couronné par un Molière du meilleur spectacle comique en 2001. Pour la télévision, il retrouve Serge Moati en 2004 dans Capitaine des ténèbres, dans lequel il incarne le capitaine Paul Voulet, puis dans Mitterrand à Vichy en 2007. À partir de 2018, il joue le rôle de Guilhem Cabestan dans la série quotidienne Un si grand soleil sur France 2, jusqu'en 2024. En 2019, il apparaît dans Persona non grata, film réalisé par Roschdy Zem. En 2021, il tourne dans Down in Paris d'Antony Hickling, réalisateur britannique avec lequel il collabore régulièrement depuis 2013. Parallèlement à sa carrière de comédien, il publie deux romans : Carnaval (Hugo Roman, 2014) et Les Corps électriques (Éditions de l'Observatoire, 2018).
1968 : naissance le 12 juin à Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine).
1988 : intègre le Cours Florent, puis l'école de la Rue Blanche.
1990 : débuts au théâtre dans Le Grand Cahier d'Agota Kristof, mis en scène par Jeanne Champagne.
1991 : premier grand rôle au cinéma dans J'embrasse pas d'André Téchiné.
1992 : reçoit le César du meilleur espoir masculin pour J'embrasse pas.
1993 : tourne dans Un crime de Jacques Deray, avec Alain Delon.
1994 : obtient le prix Jean-Gabin pour Des feux mal éteints de Serge Moati ; joue le rôle principal de la minisérie La Rivière Espérance (France 2).
1996 : tourne dans Beaumarchais, l'insolent d'Édouard Molinaro, avec Fabrice Luchini.
1997 : joue Dommage qu'elle soit une putain au Théâtre national de Chaillot, mis en scène par Jérôme Savary.
2001 : le spectacle Ladies Night (Théâtre Rive Gauche) reçoit le Molière du meilleur spectacle comique.
2004 : incarne le capitaine Paul Voulet dans Capitaine des ténèbres de Serge Moati (Arte).
2014 : publie son premier roman, Carnaval, aux éditions Hugo Roman ; reçoit le prix d'interprétation au Festival de Contis pour Les Équilibristes.
2018 : publie son second roman, Les Corps électriques (Éditions de l'Observatoire) ; rejoint la série Un si grand soleil dans le rôle de Guilhem Cabestan.
2019 : apparaît dans Persona non grata, réalisé par Roschdy Zem.
2021 : tourne dans Down in Paris d'Antony Hickling.
2024 : quitte la série Un si grand soleil après six ans de présence régulière.
Manuel Blanc est né dans un milieu familial tourné vers la création : son père est architecte et sa mère décoratrice. Enfant introverti et rêveur selon ses propres déclarations, il prend goût à la comédie en interprétant La Leçon d'Ionesco au collège, avant d'intégrer le Cours Florent en 1988. Sa vie privée est peu documentée dans les sources accessibles : aucun conjoint ou partenaire n'a été nommé dans des déclarations publiques vérifiées, et aucune information confirmée sur d'éventuels enfants n'est disponible.
Manuel Blanc est aussi passionné par d'autres formes d'expression artistique : il pratique la peinture, le dessin et la photographie, et a envisagé une exposition de ses clichés. En 2004, il ramène une série de photos de son tournage en Afrique pour Capitaine des ténèbres, donnant lieu à une exposition au Cinéma des cinéastes lors de la diffusion du téléfilm sur Arte. Ses deux romans témoignent d'un intérêt pour les questions du désir, du corps et de l'identité, thèmes qu'il relie explicitement à sa réflexion sur le métier de comédien dans plusieurs entretiens accordés à la presse littéraire. Il fréquente régulièrement la scène indépendante, notamment à travers sa collaboration répétée avec le réalisateur Antony Hickling sur des projets engagés dans les milieux LGBTQ+.
1 - Avant de devenir acteur, Manuel Blanc se destinait à la réalisation : il avait tourné des courts métrages en super 8 et rédigé de nombreux scénarios, sans jamais franchir le pas vers une carrière de cinéaste.
2 - Pour son roman Les Corps électriques (2018), Manuel Blanc a écrit entièrement à la première personne du singulier féminin, en incarnant une danseuse de pole dance. Il a décrit cet exercice comme une façon de mettre à l'épreuve sa propre part féminine, en lien direct avec son travail de comédien.
3 - La collaboration de Manuel Blanc avec le réalisateur Antony Hickling s'est étendue sur quatre longs métrages entre 2013 et 2021 : Little Gay Boy, One Deep Breath, Where Horses Go to Die et Down in Paris, faisant de lui l'interprète le plus récurrent de l'oeuvre de ce cinéaste.
4 - En 2004, lors du tournage de Capitaine des ténèbres en Afrique, Manuel Blanc a constitué un corpus photographique de ses propres clichés de tournage, lesquels ont ensuite été présentés dans une exposition au Cinéma des cinéastes à Paris au moment de la diffusion du téléfilm sur Arte.
5 - Dans son premier roman Carnaval (2014), le personnage principal part à Cologne en plein carnaval, déguisé en gorille, pour retrouver un amant disparu. Manuel Blanc a raconté avoir gardé l'idée de ce livre en tête pendant plus de vingt ans avant de l'écrire, ayant fermé les portes de l'écriture pendant deux décennies pour se consacrer exclusivement au jeu.
- Métier(s) : acteur, scénariste, romancier
- Résidence principale : non documentée dans les sources consultées
- Relations de couple : non documentées dans les sources consultées
- Enfants : non documentés dans les sources consultées
- Distinctions : César du meilleur espoir masculin (1992, pour J'embrasse pas), prix Jean-Gabin (1994, pour Des feux mal éteints), Molière du meilleur spectacle comique (2001, pour Ladies Night), prix d'interprétation au Festival de Contis (2017, pour Les Équilibristes)
J'ai organisé ma vie pour qu'il n'y ait plus de freins à l'écriture.
— Interview Ernest Mag, juillet 2018
Pour changer, il faut engager son corps et son esprit. L'un ne va pas sans l'autre.
— Interview Ernest Mag, juillet 2018
Le désir et la sexualité sont des questions autant masculines que féminines. Dans le livre, l'autre thématique est celle de la mémoire des corps et cette idée selon laquelle le corps est la mémoire de notre histoire personnelle. Le corps nous lance des signaux au quotidien que l'on ne veut pas forcément regarder. C'est notre mémoire émotionnelle. Rien n'est dissociable.
— Interview Ernest Mag, juillet 2018
J'ai organisé ma vie pour qu'il n'y ait plus de freins à l'écriture.
— Interview Ernest Mag, juillet 2018
Pour changer, il faut engager son corps et son esprit. L'un ne va pas sans l'autre.
— Interview Ernest Mag, juillet 2018
Le désir et la sexualité sont des questions autant masculines que féminines. Dans le livre, l'autre thématique est celle de la mémoire des corps et cette idée selon laquelle le corps est la mémoire de notre histoire personnelle. Le corps nous lance des signaux au quotidien que l'on ne veut pas forcément regarder. C'est notre mémoire émotionnelle. Rien n'est dissociable.
— Interview Ernest Mag, juillet 2018