Gérard Palaprat, auteur-compositeur-interprète français né le 12 juin 1950 à Issy-les-Moulineaux et mort le 25 septembre 2017 à Beauvoir-sur-Niort, est connu pour ses tubes des années 1970 Pour la fin du monde et Fais-moi un signe, ce dernier lui valant la Rose d'or du Festival de Juan-les-Pins.
Gérard Palaprat commence le violon à 7 ans et entre à 12 ans à l'École du spectacle, rue du Cardinal-Lemoine à Paris, où il étudie également la danse, l'art dramatique et le chant. Ses condisciples comprennent notamment Patrick Dewaere et Didier Haudepin. Un disque enregistré pour la fête des Pères lui ouvre les portes du Petit Conservatoire de la chanson de Mireille, institution exigeante qui forme alors des artistes comme Françoise Hardy et Alice Dona. Il travaille comme figurant pour l'ORTF avant d'obtenir un rôle au cinéma dans Trans-Europ-Express d'Alain Robbe-Grillet (1967), aux côtés de Jean-Louis Trintignant et Marie-France Pisier, puis à la télévision dans Le Grand Voyage de Jean Prat, adapté du roman de Jorge Semprún. Il joue également dans la comédie musicale Les Fantasticks au théâtre La Bruyère, dans une mise en scène de Jacques Sereys. Édouard Molinaro l'engage dans Hibernatus aux côtés de Louis de Funès, mais deux jours d'absence imposés par son conseil de révision lui font perdre l'essentiel du rôle.
C'est la comédie musicale Hair, au Théâtre de la Porte-Saint-Martin, qui révèle Palaprat au grand public : il y tient l'affiche trois ans, aux côtés de Julien Clerc et Gérard Lenorman, et y interprète notamment le rôle de Woof. C'est dans ce contexte qu'il gagne l'amitié de Lucien Morisse, directeur des Disques AZ et d'Europe 1, qui le signe. En 1971, Fais-moi un signe, chanson signée Jean-Pierre Lang et Patrick Lemaître, lui vaut la Rose d'or du Festival de Juan-les-Pins et une popularité étendue jusqu'au Japon. Suivent plusieurs disques d'or, dont Pour la fin du monde, Svasti et Le Bateau de cristal. Parallèlement à sa carrière discographique, il part en Inde apprendre le sitar auprès de Ram Shandra Mistri, et participe à l'opéra-rock Moïse de Michel Quereuil et Guy Alcalay, sous la direction de Francis Morane. Il signe avec CBS pour l'album Y'a des jours (1978) et continue d'enregistrer jusqu'aux années 1990. En 2010, il prend part à la tournée Age tendre et Têtes de bois saison 5, avec Michèle Torr, Sheila et Georgette Lemaire, puis revient sur scène en septembre 2010 au Théâtre du Gymnase aux côtés de Danièle Gilbert pour le spectacle "Hit-Parade".
Le 30 avril 2014, le tribunal correctionnel de Niort condamne Gérard Palaprat à trois mois d'emprisonnement avec sursis pour des faits de violences conjugales commis le 24 avril 2013 à Beauvoir-sur-Niort. Le jugement, conforme aux réquisitions du parquet, prononce également une interdiction de tout contact avec son épouse Guylaine, artiste peintre, et lui impose un suivi thérapeutique. Selon les éléments rapportés par l'AFP et France 3, son épouse a déclaré avoir reçu des coups à l'épaule et à la tête, ainsi qu'un crachat, entraînant dix jours d'interruption temporaire de travail. À la suite de l'interpellation, le chanteur a été interné trois mois. Son avocate, Me Sylvie Chauvin, a invoqué des troubles du comportement et du discernement reconnus par des psychiatres. Le couple était en instance de divorce au moment du jugement.
1950 : naissance le 12 juin à Issy-les-Moulineaux
1962 : entrée à l'École du spectacle, rue du Cardinal-Lemoine à Paris ; études de violon, danse, chant et art dramatique
1962 : admission au Petit Conservatoire de la chanson de Mireille grâce à un disque vinyle enregistré pour la fête des Pères
1967 : rôle dans Trans-Europ-Express d'Alain Robbe-Grillet, avec Jean-Louis Trintignant
1967 : participation à Les Fantasticks au Théâtre La Bruyère, mise en scène de Jacques Sereys
1969 : rôle dans le téléfilm Le Grand Voyage de Jean Prat, tourné dans les camps d'Auschwitz
1969 : entrée dans la comédie musicale Hair au Théâtre de la Porte-Saint-Martin ; affiche tenue trois ans
1971 : sortie de Fais-moi un signe et de Pour la fin du monde (disque d'or) ; Rose d'or du Festival de Juan-les-Pins
1971 : adaptation française de Space Oddity de David Bowie sous le titre Un homme a disparu dans le ciel
1973 : album Vive la Terre, à dominante spirituelle et écologique
1974 : album L'Homme tu ressembles à Dieu ; voyage en Inde pour apprendre le sitar auprès de Ram Shandra Mistri
1978 : album Y'a des jours, signé avec CBS
2010 : participation à la tournée Age tendre et Têtes de bois saison 5, avec Michèle Torr, Sheila et Georgette Lemaire
2014 : condamnation par le tribunal correctionnel de Niort pour violences conjugales (trois mois avec sursis)
2017 : décès le 25 septembre à Beauvoir-sur-Niort, des suites d'un cancer de la gorge
Gérard Palaprat grandit au coeur du Quartier Latin à Paris, dans les logements de la présidence du Sénat jouxtant les jardins du Musée du Luxembourg, où il réside jusqu'à l'âge de 20 ans. Ses parents n'ont pas été identifiés dans les sources documentées. Il épouse Guylaine, artiste peintre, avec qui il s'installe à Beauvoir-sur-Niort, dans les Deux-Sèvres. Le couple engage une procédure de divorce à la suite des faits de violences jugés en 2014. Aucun enfant n'est mentionné dans les sources consultées. Son ami d'enfance, l'acteur Bernard Lecoq, l'accompagne à ses débuts dans le milieu du spectacle parisien.
Passionné par les philosophies orientales, Palaprat pratique la méditation, le tai-chi et la médecine ayurvédique. Son séjour en Inde auprès du maître de sitar Ram Shandra Mistri marque durablement son oeuvre, orientée vers la spiritualité et la nature. Il interprète ainsi Moïse sous la direction de Francis Morane, et son répertoire explore des thèmes religieux et cosmiques. Son intérêt pour la phytothérapie et les arts martiaux est mentionné dans sa biographie officielle. Il cultive un look de cheveux longs et barbe fournie en accord avec l'esthétique hippie de ses années de scène.
Gérard Palaprat souffrait d'un cancer de la gorge depuis une période non précisée. Il meurt le 25 septembre 2017 à son domicile de Beauvoir-sur-Niort, dans les Deux-Sèvres. Le décès est annoncé le lendemain par son agent Dany Solo, producteur de la tournée "Nos plus belles années". Aucune cérémonie publique n'est documentée dans les sources consultées. Les obsèques ont lieu dans la discrétion. Il est incinéré le 3 octobre 2017 à Niort. Aucune déclaration officielle d'institution ni hommage nommé de personnalité n'est documenté dans les sources disponibles.
Gérard Palaprat est incinéré le 3 octobre 2017 au crématorium de Niort. Le lieu exact du dépôt de ses cendres n'a pas été rendu public à la date des sources consultées. Aucun mémorial ni lieu de recueillement officiel n'est documenté.
1 - Admis à l'École du spectacle à 12 ans grâce à un disque vinyle enregistré à l'occasion de la fête des Pères, Gérard Palaprat côtoie en classe Patrick Dewaere, alors encore inconnu, ainsi que Didier Haudepin.
2 - Engagé par Édouard Molinaro pour neuf semaines sur le tournage d'Hibernatus aux côtés de Louis de Funès, il perd l'essentiel de son rôle pour deux jours d'absence imposés par son conseil de révision militaire ; le rôle est repris par Paul Préboist.
3 - Palaprat adapte en français Space Oddity de David Bowie dès 1971, sous le titre Un homme a disparu dans le ciel, l'une des toutes premières versions francophones de ce titre.
4 - Alors que tous les grands labels lui font des propositions après le succès de Hair, il choisit de signer uniquement avec Lucien Morisse des Disques AZ, dont il avait gagné l'amitié personnelle ; il décrira sa mort comme celle d'un "père" artistique.
5 - Lors de sa participation à la comédie musicale Les Fantasticks au Théâtre La Bruyère, où il joue un personnage muet, Maurice Chevalier lui dit à l'entracte : "Vous devez avoir une bien jolie voix pour vous taire avec tant de talent."
- Métier(s) : auteur-compositeur-interprète, acteur, musicien (violon, sitar)
- Résidence principale : Beauvoir-sur-Niort (Deux-Sèvres)
- Relations de couple : Guylaine (épouse, artiste peintre ; procédure de divorce engagée en 2013-2014)
- Enfants : non documentés
- Distinctions : Rose d'or du Festival de Juan-les-Pins (1971) ; disques d'or pour Pour la fin du monde, Svasti et autres titres