Résumé biographique

Acteur mexicain-américain de premier plan du cinéma hollywoodien et international, Anthony Quinn s’est imposé par une filmographie dense, des rôles marquants dans des productions comme Viva Zapata!, Lust for Life, Lawrence of Arabia ou Zorba the Greek, et une activité soutenue de peintre, sculpteur et écrivain.


Parcours

Né le 21 avril 1915 à Chihuahua, au Mexique, Anthony Quinn grandit entre El Paso et Los Angeles, dans un environnement marqué par la migration et le travail précaire. Il exerce la boxe professionnelle avant d’étudier l’art et l’architecture auprès de Frank Lloyd Wright, qui l’encourage à accepter son premier contrat de studio. Il débute au cinéma en 1936 dans des seconds rôles et des emplois d’« ethnics » pour les grands studios hollywoodiens, puis s’impose dans les années 1940 avec des films comme Blood and Sand et The Ox-Bow Incident. Naturalisé américain en 1947, il remporte deux Oscars du meilleur second rôle pour Viva Zapata! (1952) et Lust for Life (1956), et obtient deux nominations comme meilleur acteur pour Wild Is the Wind et Zorba the Greek. Sa carrière alterne ensuite cinéma américain, productions européennes et théâtre, notamment à Broadway.


Repères de carrière

1915 : Naissance à Chihuahua, Mexique, puis enfance à El Paso et East Los Angeles.
1936 : Premiers rôles au cinéma dans The Milky Way, The Plainsman et d’autres productions hollywoodiennes.
1943 : Apparition remarquée dans le western The Ox-Bow Incident.
1952 : Oscar du meilleur second rôle pour Viva Zapata!, premier lauréat né au Mexique.
1954–1956 : Rôle majeur dans La Strada puis second Oscar pour Lust for Life (Paul Gauguin).
1957 : Nomination à l’Oscar du meilleur acteur pour Wild Is the Wind.
1961–1962 : Interprète des films de guerre The Guns of Navarone et du drame historique Lawrence of Arabia.
1964 : Rôle-titre d’Alexis Zorba dans Zorba the Greek, nouvelle nomination à l’Oscar du meilleur acteur.
1960–1968 : Activité théâtrale à Broadway, notamment A Streetcar Named Desire et Becket.
1970–1980 : Rôles principaux dans The Message, Lion of the Desert et diverses coproductions internationales.
1982 : La bibliothèque publique de Belvedere, à East Los Angeles, est rebaptisée Anthony Quinn Public Library.
1987 : Réception du Golden Globe Cecil B. DeMille Award pour l’ensemble de sa carrière.
1995 : Installation sur une propriété en bord de mer à Bristol, Rhode Island, qui devient sa résidence principale.
1996–2000 : Derniers rôles au cinéma, dont Seven Servants, et intensification de son activité artistique et caritative.
2001 : Décès après plus de soixante ans de carrière et plus de cent rôles à l’écran.


Vie personnelle et engagements

Anthony Quinn est le fils de Manuela Oaxaca et de Francisco « Frank » Quinn, d’origines mexicaine et irlandaise. Il épouse en 1937 l’actrice Katherine DeMille, avec laquelle il a plusieurs enfants, dont Christopher (1939–1941), Christina (1941), Catalina (1942), Duncan (1945) et Valentina (1952). Après leur divorce en 1965, il se marie en 1966 avec la costumière italienne Jolanda Addolori, mère de Francesco (1963–2011), Danny (1964) et Lorenzo (1966). Dans les années 1970, il a deux fils, Sean (1973) et Alex (1976), avec Friedel Dunbar. Dans les années 1990, il a encore deux enfants, Antonia (1993) et Ryan (1996), avec Katherine Benvin, qu’il épouse en 1997. Actif dans diverses causes, il soutient des organisations latino-américaines et des initiatives en faveur des droits civiques et de l’éducation artistique.


Anecdotes

1 – Jeune adulte, Anthony Quinn étudie l’art et l’architecture auprès de Frank Lloyd Wright, qui l’incite à accepter un contrat de studio en lui rappelant qu’il gagnerait plus au cinéma qu’en architecture.
2 – Il est le premier acteur né au Mexique à remporter un Oscar, grâce à son rôle d’Eufemio Zapata dans Viva Zapata! en 1952, puis obtient un second Oscar pour Lust for Life en 1956.
3 – Son premier fils, Christopher, meurt noyé à l’âge de deux ans dans l’étang ornemental du voisin W. C. Fields, événement qui marque durablement la famille Quinn.
4 – Au théâtre, il remplace Marlon Brando dans le rôle de Stanley Kowalski dans la production de Broadway de A Streetcar Named Desire, avant de revenir régulièrement sur scène dans les années 1960.
5 – À East Los Angeles, un portrait mural monumental intitulé The Pope of Broadway et la bibliothèque Anthony Quinn Public Library perpétuent sa mémoire et son lien au quartier où il a grandi.
6 – En Grèce, une anse de l’île de Rhodes, Anthony Quinn Bay, rappelle le terrain qu’il avait acquis lors du tournage de The Guns of Navarone, devenu un lieu touristique associé à son nom.


Lieux de mémoire

Né à Chihuahua et élevé entre El Paso et East Los Angeles, Anthony Quinn reste associé à ces espaces frontaliers et populaires. Ses dernières années se déroulent à Bristol, Rhode Island, où il réside face à la baie de Narragansett. Il y est enterré dans le jardin de sa propriété. Sa mémoire est également présente à Chihuahua, à Los Angeles (bibliothèque et fresque murale) et sur la baie Anthony Quinn à Rhodes.


Contexte du décès

Anthony Quinn passe ses dernières années à Bristol, Rhode Island, tout en restant actif sur le plan artistique. Hospitalisé à Boston pour des problèmes respiratoires liés à une pneumonie et à des complications d’un traitement par radiothérapie pour un cancer pulmonaire, il meurt le 3 juin 2001 à l’âge de 86 ans dans un hôpital de Boston. Ses funérailles ont lieu à la First Baptist Church in America, à Providence, en présence de sa famille et de nombreuses personnalités. Conformément à la demande de sa veuve, il est inhumé sur le terrain de sa résidence de Bristol, sous un érable, dans un espace privé qui fait office de lieu de recueillement familial.


Points clés

• Métier(s) : acteur de cinéma et de télévision, acteur de théâtre, réalisateur, peintre, sculpteur, écrivain
• Résidence principale : Bristol, Rhode Island, États-Unis (période finale de sa vie)
• Relations : mariage avec Katherine DeMille (1937–1965) ; mariage avec Jolanda Addolori (1966–1997) ; relation durable puis mariage avec Katherine Benvin (années 1980–2001) ; relation avec Friedel Dunbar dans les années 1970
• Enfants : Christopher (1939–1941), Christina (1941), Catalina (1942), Duncan (1945), Valentina (1952), Francesco (1963–2011), Danny (1964), Lorenzo (1966), Sean (1973), Alex (1976), Antonia (1993), Ryan (1996)
• Distinctions : deux Oscars du meilleur second rôle pour Viva Zapata! et Lust for Life ; nominations aux Oscars pour Wild Is the Wind et Zorba the Greek ; Cecil B. DeMille Award (Golden Globes, 1987) et plusieurs nominations aux BAFTA et Golden Globes