André Pousse, acteur et cycliste français né le 20 octobre 1919 à Paris et mort le 9 septembre 2005 à Gassin (Var), débuta sa carrière sur les pistes du Vélodrome d'Hiver avant de devenir acteur à 43 ans, spécialisé dans les rôles de truands pour Michel Audiard.
André Pousse naît le 20 octobre 1919 dans le 5e arrondissement de Paris, fils de François Marius Pousse, gardien de la paix d'origine catalane natif de Rivesaltes, et de Georgette Marie Hortense Bréchet, ménagère d'origine auvergnate. Sportif dès l'enfance, il pratique d'abord la boxe avant de découvrir le cyclisme sur piste à 17 ans, après avoir remporté par hasard une course entre Antony et Petit-Clamart. Il entre dans le milieu professionnel en 1939 au sein du Club sportif international. Entre 1942 et 1949, il participe aux courses de Six Jours au Vélodrome d'Hiver de Paris, qu'il remporte à plusieurs reprises, devenant détenteur du record du tour de l'enceinte. En 1948, il prend part à des épreuves aux États-Unis et séjourne près d'un an outre-Atlantique. Le jeune Alain Delon, admirateur fervent, se souvient avoir eu l'honneur de lui tenir son vélo lors de ces manifestations devant 20 000 spectateurs. André Pousse met fin à sa carrière sportive en 1950, à 30 ans.
Après un bref séjour à Haïti pour des affaires commerciales qui échouent, André Pousse rentre en France et rencontre Louis Barrier, l'impresario d'Édith Piaf, qui l'encourage à devenir agent artistique. Dans les années 1950 et 1960, il représente des artistes comme Joséphine Baker, Eddie Constantine, Henri Salvador, Petula Clark, Johnny Hallyday, Mouloudji et Édith Piaf, avec qui il vit plusieurs mois dans son hôtel particulier de Boulogne. Pendant douze ans, il assure la direction artistique du Moulin-Rouge à Paris et contribue à la programmation de l'Olympia et de Bobino. En 1960, il ouvre au 90 boulevard de Clichy la discothèque La Locomotive, haut lieu de la génération yéyé jusqu'en 1965. C'est en 1963, à 43 ans, qu'il débute au cinéma dans D'où viens-tu Johnny ? de Noël Howard. Sa collaboration avec Michel Audiard et Georges Lautner lui vaut une cinquantaine de rôles dans les productions françaises des décennies suivantes.
1919 : Naissance le 20 octobre dans le 5e arrondissement de Paris, fils d'un gardien de la paix d'origine catalane et d'une ménagère d'origine auvergnate.
1936 : Découverte du cyclisme à 17 ans après une course improvisée entre Antony et Petit-Clamart remportée sans entraînement préalable.
1939 : Victoire lors d'une course amateur avec le Club sportif international, signalée dans Paris-Soir du 5 mai 1939.
1942-1949 : Carrière professionnelle sur piste ; victoires répétées aux Six Jours du Vélodrome d'Hiver ; record du tour de l'enceinte établi.
1948 : Participation à des épreuves aux États-Unis ; séjour de près d'un an outre-Atlantique.
1949 : Renonce in extremis à embarquer sur le vol Air France 009, empêché par un problème de papiers ; l'avion s'écrase aux Açores avec Marcel Cerdan à bord.
1950 : Retraite sportive à 30 ans. Tentative commerciale à Haïti, soldée par un échec.
Années 1950-début 1960 : Agent artistique d'Édith Piaf, Joséphine Baker, Johnny Hallyday et Henri Salvador ; directeur artistique du Moulin-Rouge à Paris pendant douze ans.
1960 : Ouverture de La Locomotive, discothèque au 90 boulevard de Clichy, pôle de la génération yéyé jusqu'en 1965.
1963 : Débuts au cinéma à 43 ans dans D'où viens-tu Johnny ? de Noël Howard.
1968 : Rôle dans Le Pacha de Georges Lautner, aux côtés de Jean Gabin.
1969 : Rôle dans Le Clan des Siciliens d'Henri Verneuil, avec Jean Gabin et Alain Delon.
1989 : Publication de l'autobiographie Touchez pas aux souvenirs (Robert Laffont).
2001-2002 : Tournage du documentaire André Pousse, l'homme aux 5 vies par Frédéric Liévain (52 minutes).
2005 : Décès le 9 septembre à l'hôpital de Gassin (Var), des suites d'un accident de voiture survenu quatre jours plus tôt.
André Pousse est le fils de François Marius Pousse, gardien de la paix d'origine catalane natif de Rivesaltes, et de Georgette Marie Hortense Bréchet, ménagère d'origine auvergnate. Il a un frère aîné prénommé Pierre. Grandi dans le Paris populaire de l'entre-deux-guerres, il se présente lui-même dans le documentaire André Pousse, l'homme aux 5 vies comme "un parigot, mais pas un titi parisien". Il épouse Jocelyne Pieq, surnommée "Joss", à La Garde-Freinet (Var). De cette union naissent deux filles, Pénélope et Marfa. Le couple s'établit dans un mas provençal baptisé "La Renardière" à La Garde-Freinet, propriété où seront dispersées ses cendres après son décès en 2005.
Outre sa liaison documentée avec Édith Piaf dans les années 1950, André Pousse entretient des liens étroits avec Michel Audiard, scénariste qu'il fréquente depuis les années 1940 autour des courses du Vélodrome d'Hiver. Cette amitié nourrit une collaboration cinématographique de plusieurs décennies. André Pousse publie trois ouvrages : Touchez pas aux souvenirs (Robert Laffont, 1989), Histoires sur le pouce (éditions du Rocher, 2001) et l'autobiographie J'balance pas, j'raconte, coécrite avec Laurent Chollet et parue aux éditions Pré-aux-clercs en 2005. Retiré à La Garde-Freinet, il y passe ses dernières années dans sa propriété "La Renardière".
André Pousse décède le 9 septembre 2005 à l'hôpital de Gassin (Var), à l'âge de 85 ans, des suites d'un accident de voiture survenu quatre jours plus tôt : piqué par une guêpe alors qu'il conduisait sur les routes du Var, il avait perdu le contrôle de son véhicule. Le quotidien Le Monde publie sa nécrologie le jour du décès, sous le titre "L'acteur fétiche de Michel Audiard, André Pousse, est mort". Aucun hommage officiel nommément documenté n'a été identifié dans les sources consultées. André Pousse est incinéré, ses cendres étant dispersées dans sa propriété de La Garde-Freinet.
André Pousse est incinéré après son décès le 9 septembre 2005. Ses cendres sont dispersées dans sa propriété "La Renardière", un mas provençal de La Garde-Freinet (Var), où il avait élu domicile lors de sa retraite. Il n'existe ni sépulture publique ni mémorial institutionnel répertorié en son nom dans les sources consultées.
1 - Le 28 octobre 1949, André Pousse devait embarquer sur le vol Air France 009 avec Marcel Cerdan, son ami boxeur. Un problème de papiers l'empêcha de prendre place à bord. L'avion s'écrasa aux Açores, tuant tous ses passagers et son équipage.
2 - André Pousse découvre le cyclisme à 17 ans en remportant sans entraînement une course entre Antony et Petit-Clamart. Il raconte dans son autobiographie avoir eu "un choc" dès la première découverte de la piste du Vélodrome d'Hiver.
3 - Détenteur du record du tour du Vélodrome d'Hiver de Paris, André Pousse note avec humour dans une interview accordée à Raphaël Mezrahi qu'il ne pourra jamais être battu : le Vél' d'Hiv' ayant été démoli, son record est inégalable.
4 - Agent artistique dans les années 1950, André Pousse représente simultanément Édith Piaf, Joséphine Baker, Johnny Hallyday et Petula Clark. Sa relation avec Édith Piaf prend une dimension personnelle : il partage plusieurs mois sa vie dans son hôtel particulier de Boulogne.
5 - De 1990 à 1992, André Pousse apparaît dans les publicités télévisées du PMU aux côtés de Guy Marchand et de Lio, sous le slogan "Avec le PMU, aujourd'hui on joue comme on aime", touchant un public au-delà des amateurs de cinéma policier.
- Métier(s) : Coureur cycliste professionnel, agent artistique, directeur artistique, acteur
- Résidence principale : La Garde-Freinet (Var)
- Relations de couple : Jocelyne Pieq (épouse)
- Enfants : Pénélope et Marfa
- Distinctions : Aucune distinction officielle documentée dans les sources consultées
« Ils me battront plus puisqu'ils ont cassé le Vél' d'Hiv'. »
— Interview Raphaël Mezrahi (date non précisée), cité dans Wikipédia fr
« Je suis un parigot, mais pas un titi parisien, ça n'a rien à voir. »
— Documentaire André Pousse, l'homme aux 5 vies, Frédéric Liévain, 2001-2002
« Je venais juste d'avoir dix-sept ans, je sentais que brusquement je faisais partie d'une élite. Je suis tout de suite tombé amoureux de cette piste, de cette piste blonde, j'ai eu un choc. »
— Touchez pas aux souvenirs, Robert Laffont, 1989, p. 58
« Il y a aussi l'avion que je devais prendre avec Marcel Cerdan en 1949. J'ai tout fait pour le prendre, cet avion, pour partir avec lui, c'était un copain, Marcel, et au dernier moment je me suis aperçu qu'il me manquait des papiers indispensables pour revenir. J'en ai pris un autre. Celui où était Marcel s'est écrasé aux Açores. »
— Touchez pas aux souvenirs, Robert Laffont, 1989, p. 237