Résumé biographique
Réalisateur et scénariste français, Georges Lautner s’impose dans l’histoire du cinéma populaire avec des comédies policières devenues des références, de Les Tontons flingueurs à Flic ou Voyou et Le Professionnel, en collaborant étroitement avec Michel Audiard et des acteurs comme Lino Ventura, Jean Gabin, Mireille Darc, Alain Delon et Jean-Paul Belmondo.
Parcours
Né le 24 janvier 1926 à Nice, Georges Lautner grandit entre la Côte d’Azur et Paris, dans le sillage de sa mère, l’actrice Renée Saint-Cyr. Après des études au lycée Janson-de-Sailly et un baccalauréat philosophie-sciences, il entre dans le cinéma comme décorateur puis technicien au sortir de la Seconde Guerre mondiale. Assistant de Sacha Guitry à la fin des années 1940, il enchaîne les postes d’assistant réalisateur dans les années 1950 avant de signer ses premiers longs métrages, dont La Môme aux boutons et Marche ou crève. Le succès du Monocle noir puis de Les Tontons flingueurs lance sa carrière. Les années 1960 à 1980 sont marquées par une filmographie prolifique, entre comédies policières, thrillers et collaborations répétées avec Michel Audiard et Jean-Paul Belmondo, jusqu’aux derniers films de cinéma et à quelques téléfilms dans les années 1990.
Repères de carrière
1949 : Second assistant-réalisateur de Sacha Guitry sur Le Trésor de Cantenac.
1958 : Premier long métrage réalisé, La Môme aux boutons.
1961 : Succès du film d’espionnage Le Monocle noir avec Paul Meurisse.
1962 : Réalisation de Le Septième Juré et L’Œil du monocle.
1963 : Sortie de Les Tontons flingueurs, comédie policière devenue film de référence.
1964–1966 : Enchaîne Les Barbouzes, Des pissenlits par la racine, Galia, Ne nous fâchons pas avec Mireille Darc et Lino Ventura.
1968 : Réalise le polar Le Pacha avec Jean Gabin.
1970–1974 : Tournage de La Route de Salina, Laisse aller... c’est une valse !, Il était une fois un flic, La Valise, Les Seins de glace.
1977 : Thriller politique Mort d’un pourri avec Alain Delon.
1979–1981 : Série de succès avec Jean-Paul Belmondo : Flic ou Voyou, Le Guignolo, Est-ce bien raisonnable ?, Le Professionnel.
1984 : Réalise Joyeuses Pâques avec Jean-Paul Belmondo.
1988 : Film à suspense La Maison assassinée avec Patrick Bruel.
1992 : Dernier long métrage de cinéma, L’Inconnu dans la maison avec Jean-Paul Belmondo.
2004 : Musique de La Route de Salina réutilisée dans Kill Bill: Volume 2, hommage salué à Cannes.
22 novembre 2013 : Décès à Neuilly-sur-Seine, à 87 ans.
Vie personnelle et engagements
Georges Lautner est le fils de Charles Léopold Lautner, joaillier et ancien aviateur, et de l’actrice Renée Saint-Cyr, qu’il fera tourner à de nombreuses reprises. La mort accidentelle de son père en 1938 marque son adolescence, qu’il passe ensuite à Paris aux côtés de sa mère très active dans les studios. Il épouse Caroline Ragon le 18 mars 1950, avec qui il aura deux enfants, Alice et Thomas, et avec laquelle il forme un couple durable jusqu’au décès de celle-ci. Très attaché à la Côte d’Azur, il s’installe dans un ancien moulin à huile à Grasse au début des années 1960, tout en partageant sa vie entre la région parisienne et Nice. Il participe à des jurys et manifestations cinématographiques, notamment comme président du jury du Festival du cinéma russe à Honfleur, et reste, jusqu’à la fin de sa carrière, associé à la défense d’un cinéma populaire grand public.
Anecdotes
1 – Il collabore avec Michel Audiard sur une dizaine de films, parmi lesquels Les Tontons flingueurs, Les Barbouzes et Le Pacha, formant un duo emblématique du cinéma français de comédie policière.
2 – Il dirige Mireille Darc dans de nombreux longs métrages des années 1960 et 1970, dont Galia, Ne nous fâchons pas, La Valise et Les Seins de glace, contribuant fortement à son image d’actrice de cinéma populaire.
3 – Le film Laisse aller... c’est une valse ! marque les premiers pas au cinéma de Coluche, qui y fait une apparition remarquée avant sa carrière d’acteur principal.
4 – Quentin Tarantino réutilise la musique de La Route de Salina dans Kill Bill: Volume 2; Georges Lautner est alors invité et honoré au Festival de Cannes, où aucun de ses films n’avait été sélectionné en compétition.
5 – L’ensemble de ses films totalise plus de 60 millions d’entrées en salles en France, ce qui en fait l’un des réalisateurs les plus vus du cinéma français d’après-guerre.
6 – Il est promu commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres le 30 mai 1996, en reconnaissance de sa contribution durable au cinéma français.
Lieux de mémoire
Natif de Nice, Georges Lautner reste lié à la Côte d’Azur, où il tourne de nombreux films et où il réside longtemps dans un moulin à Grasse. Mort à Neuilly-sur-Seine le 22 novembre 2013, il est inhumé au cimetière du Château à Nice, dans un caveau familial, après une cérémonie en la cathédrale Sainte-Réparate, faisant de la ville un lieu central de sa mémoire.
Contexte du décès
Georges Lautner meurt le 22 novembre 2013 à Neuilly-sur-Seine, des suites d’un cancer, à l’âge de 87 ans. Il vivait alors entre la région parisienne et son moulin de Grasse. Ses obsèques sont célébrées à Nice, en la cathédrale Sainte-Réparate, en présence de proches, de collaborateurs et de nombreux acteurs. Il est ensuite enterré dans un caveau familial du cimetière du Château, aux côtés de sa mère Renée Saint-Cyr et de son épouse Caroline. Les hommages insistent sur son rôle majeur dans la comédie policière française et sur l’empreinte durable de films comme Les Tontons flingueurs ou Le Professionnel dans la culture populaire.
Points clés
• Métier(s) : réalisateur, scénariste, occasionnellement acteur
• Résidence principale : Grasse, France
• Relations : Caroline Ragon (mariage à partir de 1950, jusqu’à son décès)
• Enfants : Alice, Thomas
• Distinctions : Commandeur de l’ordre des Arts et des Lettres (1996)