Résumé biographique
Actrice française de cinéma et de télévision, Andréa Parisy s’impose dans les années 1950 et 1960 avec des rôles marquants dans des comédies populaires comme Les Tricheurs, La Grande Vadrouille, Le Petit Baigneur ou encore Cent Mille Dollars au soleil, tout en menant une carrière de chanteuse de variétés.
Parcours
Née le 4 décembre 1935 à Levallois-Perret, Andrée Marcelle Henriette Parisy commence très jeune sa carrière d’actrice. Elle obtient ses premiers rôles au cinéma au début des années 1950 dans L’Esclave et Les Compagnes de la nuit, puis apparaît dans Escalier de service. Sa notoriété s’affirme en 1958 avec le rôle de Clotilde dite “Clo” dans Les Tricheurs. Elle enchaîne ensuite les seconds rôles de premier plan dans le cinéma français, notamment dans 125, rue Montmartre, Cent Mille Dollars au soleil, La Grande Vadrouille, Le Petit Baigneur et Mayerling. Présente aussi au théâtre, elle tourne encore dans La Gueule de l’autre, The Favorite et clôt son parcours au cinéma en 1999 avec Pas de scandale, après une apparition télévisée dans la série Navarro.
Repères chronologiques
4 décembre 1935 : Naissance à Levallois-Perret (Seine, France).
1953 : Premiers rôles au cinéma dans L’Esclave et Les Compagnes de la nuit.
1954 : Rôle dans Escalier de service, où elle joue la fille du personnage de Louis de Funès.
1958 : Interprète Clo dans Les Tricheurs de Marcel Carné.
1959 : Tient le rôle de Catherine Barrachet dans 125, rue Montmartre.
1963 : Tourne Cent Mille Dollars au soleil, sorti en 1964, où elle incarne Pepa.
1965 : Participe à Les Bons Vivants de Gilles Grangier et Georges Lautner.
1966 : Devient sœur Marie-Odile dans La Grande Vadrouille de Gérard Oury.
1967 : Joue Marie-Béatrice Fourchaume dans Le Petit Baigneur de Robert Dhéry.
1968 : Interprète la princesse Stéphanie de Belgique dans Mayerling de Terence Young.
1970–1972 : Enregistre plusieurs 45-tours, dont « James » et « L’Amour en France ».
1979 : Rôle de Marie-Hélène Perrin dans La Gueule de l’autre.
1989 : Apparaît dans The Favorite (La Nuit du sérail).
1999 : Dernier rôle au cinéma dans Pas de scandale de Benoît Jacquot.
27 avril 2014 : Décès à Paris (15e arrondissement) et inhumation au cimetière du Père-Lachaise.
Vie personnelle et engagements
Fille d’un fourreur installé en région parisienne, Andréa Parisy grandit dans un environnement urbain marqué par la mode et le spectacle. Discrète sur sa vie privée, elle est évoquée par les sources comme partageant dans les années 1960 la vie du producteur Robert Dorfmann, associé à la production de La Grande Vadrouille. La presse spécialisée mentionne également une liaison avec le chanteur Charles Aznavour au début des années 1960, dans le milieu parisien de la musique et du cinéma. À côté de ses activités d’actrice, elle enregistre plusieurs disques au tournant des années 1970, dont la chanson « James », qui s’inscrit dans la vague des chansons sensuelles de l’époque. Ses engagements publics restent essentiellement liés au monde du spectacle, entre cinéma populaire, théâtre et chanson.
Anecdotes
1 – Fille d’un commerçant en fourrures, elle est décrite comme appréciant elle-même porter des fourrures, image qui accompagne sa carrière d’actrice dans la presse illustrée des années 1950 et 1960.
2 – Dans La Grande Vadrouille, elle incarne sœur Marie-Odile, religieuse des Hospices de Beaune ; plusieurs scènes avec son personnage sont tournées dans la célèbre salle des « pôvres » de l’Hôtel-Dieu de Beaune, aujourd’hui haut lieu touristique.
3 – Au début des années 1970, elle enregistre le 45-tours « James », chanson de variétés souvent citée comme s’inscrivant dans la veine des titres sensuels popularisés après Je t’aime… moi non plus de Serge Gainsbourg.
4 – Les témoignages nécrologiques rappellent une liaison avec Charles Aznavour au début des années 1960, époque où ils sont régulièrement photographiés ensemble après des concerts à l’Olympia et dans la presse de cinéma.
5 – Lors du tournage de La Grande Vadrouille, elle partage la vie du producteur Robert Dorfmann, ce qui la place au cœur de l’un des plus grands succès du box-office français des années 1960.
Lieux de mémoire
Née à Levallois-Perret, Andréa Parisy s’inscrit dans le paysage culturel de la région parisienne, entre studios et théâtres. Son image reste liée aux Hospices de Beaune et aux paysages bourguignons de La Grande Vadrouille, devenus sites de pèlerinage pour cinéphiles. Décédée dans le 15e arrondissement de Paris, elle repose au cimetière du Père-Lachaise, dans la 61e division, lieu de mémoire majeur du cinéma et du spectacle français.
Contexte du décès
Andréa Parisy meurt dans la nuit du 26 au 27 avril 2014, à l’âge de 78 ans, des suites d’une longue maladie, dans le 15e arrondissement de Paris. L’annonce de son décès est faite par sa famille à l’Agence France-Presse et relayée par plusieurs journaux nationaux. Ses obsèques se déroulent dans la plus stricte intimité familiale, comme le précisent les avis publiés dans la presse. Elle est ensuite inhumée au cimetière parisien du Père-Lachaise, où sa tombe devient un repère discret pour les admirateurs de La Grande Vadrouille et du cinéma populaire des années 1960.
Points clés
• Métier(s) : actrice de cinéma et de télévision, chanteuse de variétés
• Résidence principale : Paris, France
• Relations : Robert Dorfmann (années 1960), Charles Aznavour (années 1960)
• Enfants : —







