Guillaume Sarkozy, né le 18 juin 1951 à Paris, est un homme d'affaires français qui a dirigé les Tissages de Picardie pendant vingt-sept ans avant de piloter, de 2008 à 2015, la fusion fondatrice du groupe de protection sociale Malakoff Médéric, dont il est le frère aîné de l'ancien président de la République Nicolas Sarkozy.
Diplômé en 1974 de l'École spéciale des travaux publics (ESTP), Guillaume Sarkozy entame sa carrière au ministère de l'Intérieur comme chargé de mission à la direction de la sécurité civile, où il exerce également comme sapeur-pompier à Paris pendant trois ans. Il rejoint ensuite IBM France en qualité d'ingénieur commercial grands comptes de 1977 à 1978. En 1979, il acquiert les Tissages de Picardie et de Rinet, entreprise spécialisée dans le tissu d'ameublement haut de gamme, qu'il développe jusqu'à une centaine de salariés tout en exportant plus de 50 % du chiffre d'affaires à l'international. Parallèlement à cette activité industrielle, il s'engage dès 1993 au sein de l'Union des industries textiles (UIT), dont il devient premier vice-président chargé des affaires sociales en 1994, puis président de 2000 à mai 2006. Cette présidence le conduit à rejoindre le comité exécutif du Medef aux côtés de Francis Mer, qui renonce avec lui à la présidence de l'organisation patronale lors d'une tentative commune infructueuse. Nommé vice-président du Medef en 2004, il pilote les négociations avec le gouvernement sur les réformes des retraites et du système de santé, tout en siégeant à l'administratif de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (CNAV) et au Haut Conseil pour l'avenir de l'assurance maladie.
En septembre 2005, les Tissages de Picardie déposent le bilan après la défaillance de leurs deux principaux clients, puis sont vendues en mars 2006 à l'industriel René de Gaillande au terme d'un redressement judiciaire. Guillaume Sarkozy entre alors en juin 2006 comme délégué général dans le groupe Médéric, spécialisé dans la protection sociale complémentaire. Il orchestre la fusion avec Malakoff, finalisée en juillet 2008, donnant naissance au premier groupe paritaire français de protection sociale complémentaire. Nommé délégué général de Malakoff Médéric à l'unanimité des organisations patronales et syndicales, il développe l'offre du groupe en remportant des appels d'offres auprès de la Sécurité sociale, du Pôle emploi et de la branche hôtellerie-cafés-restaurants. Il lance également en 2009 le réseau de soins Kalivia, en partenariat avec Harmonie Mutuelles, qui regroupe à terme 4 600 opticiens partenaires pour dix millions de bénéficiaires. En 2011, Malakoff Médéric s'associe à Europ Assistance pour créer une filiale commune dans les services à la personne. En novembre 2015, à la suite de désaccords avec Patrick Sagon, président de la Mutuelle générale engagée dans un processus de fusion avec Malakoff Médéric, Guillaume Sarkozy quitte ses fonctions opérationnelles au 31 décembre 2015. Depuis 2016, il développe une activité d'investissement dans plus de vingt-cinq entreprises de la tech et de l'assurance, et préside notamment la fondation Malakoff Médéric Handicap ainsi que les conseils de surveillance de Neobrain et de Generali España.
1951 : naissance le 18 juin à Paris 17e
1974 : diplôme de l'École spéciale des travaux publics (ESTP) ; début de carrière à la direction de la sécurité civile du ministère de l'Intérieur
1977 : poste d'ingénieur commercial grands comptes chez IBM France
1979 : prise de direction des Tissages de Picardie et de Rinet
1993 : entrée à l'Union des industries textiles (UIT) ; membre de la commission protection sociale du CNPF
2000 : président de l'UIT ; membre du conseil exécutif et du comité financier du Medef
2004 : vice-président du Medef, chef de file pour les négociations sur les réformes des retraites et de la santé
2005 : dépôt de bilan des Tissages de Picardie en septembre
2006 : vente des Tissages de Picardie à René de Gaillande en mars ; entrée comme délégué général du groupe Médéric en juin
2008 : délégué général de Malakoff Médéric en juillet, à l'issue de la fusion qu'il a initiée
2009 : lancement du réseau de soins Kalivia en partenariat avec Harmonie Mutuelles
2011 : création de la filiale commune BEA avec Europ Assistance
2012 : engagement de Malakoff Médéric en faveur du handisport lors des Jeux paralympiques de Londres ; Malakoff Médéric partenaire de la Fédération française handisport depuis 2009
2015 : fin des fonctions opérationnelles au 31 décembre, dans le contexte du rapprochement avec la Mutuelle générale
2016 : début de l'activité d'investissement dans des start-up des secteurs de l'assurance, de la finance et des ressources humaines
Guillaume Sarkozy est le fils aîné de Pál Sarkozy (1928-2023), publicitaire et artiste peintre d'origine hongroise, et d'Andrée Mallah (1925-2017), avocate au barreau de Nanterre. Il grandit dans le 17e arrondissement de Paris, où ses parents s'étaient mariés le 8 février 1950. Il a une soeur et un frère cadets issus du premier mariage de leurs parents : François Sarkozy, né en 1959. Son père s'est remarié à Christine de Ganay (née en 1944), dont sont issus deux demi-frères et demi-soeurs, Caroline (1967) et Pierre-Olivier dit Olivier (1969). Un premier mariage avec Sylvie Vever donne naissance à trois enfants : Frédéric (1980), Clémentine (1983) et Capucine (1986). Guillaume Sarkozy s'est remarié en mars 2004 avec Christine Mulot.
Engagé de longue date en faveur de l'inclusion des personnes en situation de handicap, Guillaume Sarkozy a orienté Malakoff Médéric à devenir partenaire de la Fédération française handisport dès 2009, et préside la fondation Malakoff Médéric Handicap. Son épouse Christine Mulot participe depuis 2006 aux activités des Compères, chorale de conjoints de personnalités qui organise des concerts caritatifs annuels dans des salles parisiennes comme la Salle Gaveau, le Théâtre des Champs-Élysées ou le Grand Amphithéâtre de la Sorbonne. Guillaume Sarkozy a également participé au galas de l'association Autistes Sans Frontières et soutenu les causes liées à la lutte contre le cancer.
1 - Avant de devenir industriel du textile, Guillaume Sarkozy a exercé comme sapeur-pompier à Paris pendant environ trois ans après l'obtention de son diplôme d'ingénieur en 1974, avant de rejoindre la direction de la sécurité civile du ministère de l'Intérieur.
2 - Les Tissages de Picardie, entreprise d'ameublement que Guillaume Sarkozy a dirigée pendant vingt-sept ans, exportaient plus de la moitié de leur chiffre d'affaires à l'international, dans un secteur textile qui a perdu 50 % de ses effectifs entre 2000 et 2005.
3 - Lors de la tentative de candidature à la présidence du Medef menée en duo avec l'ancien ministre Francis Mer, Guillaume Sarkozy n'a pas réussi à convaincre les membres de l'organisation, illustrant que la notoriété du nom Sarkozy ne suffisait pas dans la sphère patronale.
4 - La nomination de Guillaume Sarkozy à la tête de Malakoff Médéric en 2008 a été validée à l'unanimité par les représentants patronaux et les cinq grandes organisations syndicales, une configuration paritaire rare pour un poste de cette envergure.
5 - Après avoir quitté ses fonctions opérationnelles à Malakoff Médéric fin 2015, Guillaume Sarkozy a investi dans plus de vingt-cinq start-up des secteurs de l'assurance, de la finance et des ressources humaines, une reconversion vers le capital-risque peu commentée dans la presse généraliste.
- Métier(s) : homme d'affaires, industriel du textile, dirigeant de groupe de protection sociale, investisseur
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : Sylvie Vever (ex-épouse) ; Christine Mulot (épouse depuis mars 2004)
- Enfants : Frédéric (1980), Clémentine (1983), Capucine (1986)
- Distinctions : non documentées dans les sources consultées
« Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise. Assez de faux semblants : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution. »
— Rencontre avec l'Association des journalistes de la presse économique et financière (AJEF), 28 novembre 2002 (déclaration contestée et démentie par l'intéressé)
« Je suis fier d'être un patron industriel qui délocalise. Assez de faux semblants : la perte d'emploi, la déstabilisation industrielle, c'est normal, c'est l'évolution. »
— Rencontre avec l'Association des journalistes de la presse économique et financière (AJEF), 28 novembre 2002 (déclaration contestée et démentie par l'intéressé)