L'actrice israélienne Haya Harareet , née le 20 septembre 1931 à Haïfa, accède à une renommée mondiale grâce à son rôle emblématique d'Esther dans la fresque historique Ben-Hur . Son élégance naturelle et sa présence à l'écran ont marqué l'âge d'or des grandes productions cinématographiques hollywoodiennes.
La trajectoire artistique de Haya Harareet s'amorce en Israël où elle se distingue d'abord comme lauréate d'un concours de beauté à l'adolescence. Après avoir servi dans la marine israélienne, elle intègre la troupe théâtrale de la marine puis le théâtre Cameri de Tel-Aviv, où elle affine son jeu dramatique. Elle effectue ses premiers pas au cinéma en 1955 dans Hill 24 Doesn't Answer , premier film israélien présenté en compétition officielle au Festival de Cannes. Sa prestation attire l'attention des producteurs internationaux, lui ouvrant les portes du cinéma européen. Elle tourne en Italie dans La donna del giorno en 1957 avant de décrocher en 1959 le rôle féminin principal du péplum monumental de William Wyler, Ben-Hur . Partageant l'affiche avec Charlton Heston , elle livre une interprétation empreinte de retenue et de dignité qui contribue au succès historique du film, lauréat de onze Oscars.
Malgré ce triomphe planétaire, sa carrière cinématographique internationale demeure sélective et brève. Durant les années 1960, elle participe à plusieurs productions notables, notamment le thriller The Secret Partner en 1961 aux côtés de Stewart Granger ou le film de guerre The Interns en 1962. Elle collabore également avec le réalisateur Francesco Maselli dans I pellegrini della terra . Sa dernière apparition à l'écran survient en 1964 dans le film dramatique L'Ultima carica . Parallèlement à son métier d'actrice, elle s'investit dans l'écriture, co-signant en 1967 le scénario du film Chaque soir à neuf heures , réalisé par son époux Jack Clayton. Elle choisit ensuite de se retirer définitivement des plateaux de tournage, privilégiant une vie discrète loin des projecteurs hollywoodiens. Son héritage cinématographique se concentre sur une poignée de rôles intenses, faisant d'elle une figure mythique associée à l'une des plus grandes œuvres de l'histoire du septième art.
1931 : Naissance le 20 septembre à Haïfa, sous mandat britannique en Palestine
1955 : Rôle principal dans le film Hill 24 Doesn't Answer de Thorold Dickinson
1957 : Participation au film italien La donna del journo de Francesco Maselli
1959 : Sortie mondiale du chef-d'œuvre Ben-Hur de William Wyler
1961 : Partage l'affiche avec Stewart Granger dans The Secret Partner
1962 : Interprétation du rôle de Madolyn dans le film médical The Interns
1964 : Dernière prestation cinématographique dans L'Ultima carica
1967 : Co-scénariste du drame psychologique Chaque soir à neuf heures
1984 : Mariage avec le réalisateur britannique Jack Clayton
1995 : Décès de son époux Jack Clayton avec qui elle résidait en Angleterre
2011 : Apparition publique rare lors d'une projection anniversaire de Ben-Hur
2021 : Décès le 3 février dans sa résidence du Buckinghamshire
Haya Harareet est la fille de Reuben et Yocheved Neuberg, des immigrants polonais installés à Haïfa. Elle grandit dans un milieu familial qui soutient ses aspirations artistiques après son service militaire obligatoire. En 1984, elle épouse en secondes noces le réalisateur britannique Jack Clayton, une union qui la conduit à s'installer durablement au Royaume-Uni, dans le comté du Buckinghamshire. Le couple ne fonde pas de famille directe, Haya Harareet se consacrant pleinement à ses collaborations intellectuelles avec son mari et à ses activités privées. Sa vie post-cinématographique est marquée par une grande érudition et un intérêt marqué pour la littérature et l'histoire de l'art européen.
Ses engagements personnels se manifestent principalement par sa discrétion et son soutien indéfectible à la mémoire de l'œuvre de William Wyler, qu'elle considérait comme son mentor professionnel. Elle entretient des amitiés de longue date avec des figures du cinéma telles que Stephen Boyd ou Charlton Heston. Passionnée par la culture de son pays d'origine, elle participe discrètement à la promotion du cinéma israélien naissant tout au long de sa vie à Londres. En dehors des milieux artistiques, elle s'investit dans la protection du patrimoine rural anglais à travers diverses associations locales. Son refus des mondanités hollywoodiennes après son succès mondial illustre une indépendance d'esprit et un habitus centré sur l'exigence intellectuelle plutôt que sur la célébrité éphémère. Sa mémoire est honorée par les institutions culturelles israéliennes comme celle d'une pionnière sur la scène mondiale.
Le décès de Haya Harareet survient à l'âge de 89 ans dans sa résidence privée de Marlow, dans le Buckinghamshire. Une mort naturelle durant son sommeil est à l'origine de sa disparition le 3 février 2021. La famille et ses proches organisent une cérémonie funéraire dans la plus stricte intimité en Angleterre, conformément à son désir de simplicité. Sa mémoire est saluée par de nombreux hommages internationaux, notamment de la part de l'Académie des Oscars et du gouvernement israélien qui déplore la perte d'une ambassadrice culturelle historique. Sa dépouille est inhumée dans un lieu privé choisi par ses héritiers, marquant la fin de l'existence de la dernière actrice survivante du casting principal de Ben-Hur .
La sépulture de l'actrice se situe en Angleterre, dans le comté du Buckinghamshire où elle a vécu près de quarante ans. Un mémorial virtuel et des archives permanentes lui sont dédiés à la Cinémathèque de Tel-Aviv, retraçant son rôle de pionnière pour les artistes israéliens à l'étranger. La ville de Marlow conserve une trace de son passage via son implication dans la vie communautaire locale durant ses années de retraite.
1 - Haya Harareet fut la seule actrice du casting de Ben-Hur à avoir été personnellement choisie par le réalisateur William Wyler après qu'il l'eut vue sur une photo prise par hasard lors d'un festival.
2 - Pour incarner le personnage d'Esther, l'actrice a dû travailler intensément son accent avec un coach vocal londonien afin de répondre aux exigences de diction de la MGM.
3 - Bien que le film Ben-Hur ait remporté onze Oscars, Haya Harareet n'était pas présente à la cérémonie, préférant suivre l'événement depuis son domicile en Israël.
4 - L'actrice possédait une maîtrise exceptionnelle des langues, parlant couramment l'hébreu, l'anglais, l'italien et le polonais, un atout majeur pour sa carrière européenne.
- Métier(s) : Actrice, scénariste
- Résidence principale : Marlow, Buckinghamshire (Royaume-Uni)
- Relations de couple : Jack Clayton (époux de 1984 à 1995)
- Enfants : Aucun
- Distinctions : Prix d'honneur du Festival de Cannes (pour Hill 24 Doesn't Answer )