Jackie Berroyer, né le 24 mai 1946 à Reims, est un acteur, scénariste, dialoguiste, écrivain et journaliste français. Connu pour son rôle de l'aubergiste Bartel dans Calvaire de Fabrice Du Welz et pour ses interventions de standardiste loufoque dans Nulle part ailleurs sur Canal+.
Né à Reims dans le quartier populaire de Maison-Blanche, Jackie Berroyer débute comme dessinateur industriel jusqu'à 25 ans, métier qu'il abandonne pour la presse. À partir du milieu des années 1970, il devient critique rock à Charlie Hebdo, puis collabore à Hara-Kiri, Libération, Rock & Folk, Actuel et Rolling Stone. Sa plume caustique lui vaut d'être sollicité par le cinéma à partir des années 1980. Il signe les dialogues de Lune froide de Patrick Bouchitey, adapté de Charles Bukowski, et cosigne Double messieurs de Jean-François Stévenin en 1986, où il fait sa première apparition à l'écran. Il collabore également avec Patrick Grandperret et cosigne Riens du tout, premier long métrage de Cédric Klapisch en 1992. Sur Canal+, il interprète pendant trois ans le standardiste intempestif de Nulle part ailleurs, d'abord sous le pseudonyme de Jackie Darbois.
Son personnage de prof de philosophie indécis dans Encore de Pascal Bonitzer (1996) puis le rôle d'humoriste désabusé que lui offre Christian Vincent dans Je ne vois pas ce qu'on me trouve (1997) le révèlent comme comédien d'auteur. Il tourne avec Cédric Klapisch dans Le Péril jeune (1994), Olivier Assayas dans L'Eau froide, Hervé Palud dans Un indien dans la ville, Laurence Ferreira Barbosa dans Les Gens normaux n'ont rien d'exceptionnel, ainsi que chez Claude Chabrol et Jean-Pierre Mocky. En 2004, Fabrice Du Welz lui confie le rôle de l'aubergiste Bartel dans Calvaire, présenté à la Semaine de la critique du Festival de Cannes 2005. Il enchaîne avec Yolande Moreau dans Quand la mer monte, Albert Dupontel dans Enfermés dehors, et tient en 2009 le rôle de Pellinor, père de Perceval, dans le Livre VI de Kaamelott d'Alexandre Astier.
1946 : naissance le 24 mai à Reims
1971 : abandon du métier de dessinateur industriel à 25 ans
1975 : débuts comme critique rock à Charlie Hebdo
1986 : première apparition à l'écran dans Double messieurs de Jean-François Stévenin
1992 : publication de La Femme de Berroyer est plus belle que toi, connasse et cosignature de Riens du tout de Cédric Klapisch
1996 : rôle principal dans Encore de Pascal Bonitzer
2000 : standardiste intempestif dans Nulle part ailleurs sur Canal+
2004 : interprète l'aubergiste Bartel dans Calvaire de Fabrice Du Welz, présenté à Cannes en 2005
2006 : crée le one-man-show Ma vie de jolie fille
2009 : tient le rôle de Pellinor dans le Livre VI de Kaamelott d'Alexandre Astier
2018 : rôle de Ricoeur dans Neuilly sa mère, sa mère ! de Gabriel Julien-Laferrière
2020 : tournage d'Adieu les cons d'Albert Dupontel
2024 : retrouve Fabrice Du Welz dans Le Dossier Maldoror
2025 : publication de Presque mort à Venise aux éditions Le Dilettante et prix d'interprétation pour un court métrage au 39e Festival de Cabourg
Jackie Berroyer grandit à Reims dans le quartier de Maison-Blanche, d'un père ouvrier maçon et d'une mère femme au foyer. Mascotte comique de la bande de son quartier dans sa jeunesse, il quitte le métier de dessinateur industriel à 25 ans pour rejoindre la presse parisienne et l'équipe de Charlie Hebdo dirigée à ses débuts par les figures du journal satirique. Il est le père de Guillaume Berroyer, producteur de musique électronique connu sous le nom d'Ark, l'un des pionniers français de la minimal house, et de Jim Casanova, également producteur de musique électronique. Il est lié à la famille de son ami Jean-François Stévenin, dont il fut proche jusqu'au décès du cinéaste en 2021.
Sur le plan des engagements éditoriaux, il contribue à l'hebdomadaire Siné Hebdo créé par le dessinateur Siné, puis à Siné Mensuel, et tient pendant plusieurs années la rubrique du courrier des lecteurs dans Philosophie magazine. Il anime à partir d'octobre 2010 l'émission Mélomanie sur Le Mouv', radio publique du groupe Radio France, et collabore au journal trimestriel Mon lapin quotidien édité par L'Association. Il a été présent aux obsèques de Jean-François Stévenin au Père-Lachaise en août 2021.
1 - Avant de rejoindre Charlie Hebdo, il a exercé pendant plusieurs années comme dessinateur industriel, métier alimentaire qu'il a quitté à 25 ans pour se consacrer à l'écriture journalistique et à la musique.
2 - Lors de ses débuts à Nulle part ailleurs sur Canal+, il utilise d'abord le pseudonyme de Jackie Darbois, clin d'œil à Guy Darbois, ancien présentateur des Dossiers de l'écran.
3 - Pour le rôle de l'aubergiste Bartel dans Calvaire, Fabrice Du Welz pensait initialement à Philippe Nahon, marqué par son rôle de boucher dans Seul contre tous de Gaspar Noé, avant de le juger trop évident et de se tourner vers Berroyer.
4 - Son fils aîné Guillaume, alias Ark, est l'un des plus anciens représentants français de la minimal house, label Perlon, et a collaboré avec Matthew Herbert, Akufen et Mr Oizo.
5 - En 2025, il reçoit le prix du meilleur acteur dans un court métrage au 39e Festival du film de Cabourg, près de soixante ans après ses débuts dans la presse.
6 - Son recueil Presque mort à Venise, publié en janvier 2025 chez Le Dilettante, mêle articles d'archive parus dans Hara-Kiri, Charlie Hebdo et Siné Mensuel et chroniques contemporaines écrites à Venise.
- Métier(s) : acteur, scénariste, dialoguiste, écrivain, journaliste
- Résidence principale : Paris
- Relations de couple : non renseignées publiquement
- Enfants : Guillaume Berroyer (alias Ark) et Jim Casanova, producteurs de musique électronique
- Distinctions : officier des Arts et des Lettres (2014), prix du meilleur acteur dans un court métrage au Festival de Cabourg (2025)
« Il faut accepter de perdre ses illusions sans renoncer à l'émerveillement. »
— Interview À Rebours, 8 janvier 2025
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