Maxime Bossis, né le 26 juin 1955 à Saint-André-Treize-Voies en Vendée, est un footballeur international français. Défenseur du FC Nantes pendant douze saisons, il a remporté l'Euro 1984 et compte 76 sélections en équipe de France, record national de 1985 à 1992.
Né dans une famille d'agriculteurs vendéens, Maxime Bossis découvre le football dans la cour de la ferme familiale avant de rejoindre le club local de Saint-André Sport, puis le FC Yonnais en Division 4. C'est José Arribas qui l'intègre à l'équipe première du FC Nantes dès 1973, après un passage en réserve. Au contact de l'entraîneur Gabriel De Michèle, il passe du statut de milieu offensif à celui d'arrière gauche, poste dans lequel il s'impose rapidement comme titulaire. Sa technique à deux pieds et sa capacité à défendre debout, sans multiplier les tacles, lui valent une réputation de défenseur propre et fiable. Il remporte un premier titre de champion de France en 1977, puis la Coupe de France en 1979, année où France Football le désigne footballeur français de l'année. Deux nouveaux titres de champion suivent en 1980 et en 1983, et la même récompense individuelle lui est attribuée en 1981. En 2022, So Foot le classe à la 28e place des meilleurs joueurs du championnat de France.
En 1985, après douze saisons à Nantes, Maxime Bossis rejoint le RC Paris, alors en Division 2, projet porté par Jean-Luc Lagardère. Il y côtoie Enzo Francescoli, Pierre Littbarski et Luis Fernandez, mais le club ne parvient pas aux résultats espérés malgré la montée en D1 dès 1986. En 1990-1991, il revient une ultime saison au FC Nantes aux côtés du jeune Marcel Desailly, avant de raccrocher définitivement. En parallèle de sa carrière en club, il porte le maillot de l'équipe de France de 1976 à 1986, sous Michel Hidalgo puis Henri Michel, dispute trois Coupes du monde (1978, 1982, 1986), remporte l'Euro 1984 en France et détient le record de sélections de 1985 à 1992 avec 76 capes, avant d'être dépassé par Manuel Amoros. Après sa carrière de joueur, il préside la Commission centrale de la Coupe de France (1993-1995), est brièvement directeur sportif de l'AS Saint-Étienne (1996-1997), puis devient consultant télévisuel pour La Cinquième, TPS, Orange Sport, Canal+ et, à partir de 2014, beIN Sports.
1955 : naissance le 26 juin à Saint-André-Treize-Voies, Vendée.
1972 : signature au FC Nantes à 17 ans, en provenance du FC Yonnais.
1973 : intégration à l'équipe première sous José Arribas ; le club est champion de France.
1977 : premier titre de champion de France avec le FC Nantes.
1979 : vainqueur de la Coupe de France et élu footballeur français de l'année par France Football.
1980 : deuxième titre de champion de France avec le FC Nantes.
1981 : deuxième titre de footballeur français de l'année par France Football.
1982 : Coupe du monde en Espagne, quatrième place ; demi-finale perdue face à la RFA aux tirs au but à Séville le 8 juillet.
1983 : troisième titre de champion de France avec le FC Nantes.
1984 : vainqueur du Championnat d'Europe des nations en France avec l'équipe de France.
1985 : établit le record de sélections en équipe de France (66e cape le 11 septembre) ; rejoint le RC Paris en Division 2.
1986 : Coupe du monde au Mexique, troisième place ; dernière sélection le 28 juin contre la Belgique (76e cape).
1991 : retraite définitive de joueur professionnel après une ultime saison au FC Nantes.
1993 : jubilé au stade de Montaigu (Vendée) qui porte son nom ; président de la Commission centrale de la Coupe de France jusqu'en 1995.
2024 : publication de sa biographie Le Grand Max avec Emmanuel Faure, préfacée par Zinédine Zidane (éditions Nouvelles Sources, mai 2024).
Maxime Bossis est issu d'une famille d'agriculteurs de Saint-André-Treize-Voies, en Vendée. Ses parents lui ont transmis le goût du travail et du respect. Bon élève, il fréquente l'école primaire du village, où son instituteur Gérard Martineau lui fait sauter une classe. Passionné d'écologie, il s'inscrit ensuite à l'école d'agriculture des Etablières à La Roche-sur-Yon avant de rejoindre le FC Yonnais puis de signer au FC Nantes à 17 ans. Son frère Joël Bossis, né en 1965, a également été footballeur professionnel. Les informations relatives à sa vie conjugale et à d'éventuels enfants n'ont pas été rendues publiques dans les sources documentées.
À son jubilé organisé le 6 juin 1993 au stade de Montaigu, qui porte son nom, Maxime Bossis a réuni ses anciens coéquipiers, dont Michel Platini, Alain Giresse et Jean Tigana. Ce stade accueille depuis 1973 le Mondial Minimes, tournoi international réservé aux moins de 17 ans. Fan déclaré du Néerlandais Johan Cruijff dès son adolescence, il a mené après sa retraite sportive plusieurs missions de relations publiques pour des entreprises. Sa biographie, rédigée avec le journaliste Emmanuel Faure et publiée en mai 2024 aux éditions Nouvelles Sources, est préfacée par Zinédine Zidane, qui évoque notamment l'Euro 1984 et Enzo Francescoli, coéquipier de Bossis au Matra Racing.
1 - Au cours de ses 710 matchs de carrière professionnelle, Maxime Bossis n'a écopé que de 4 cartons jaunes, dont 3 avec le FC Nantes et 1 au Matra Racing. Pour un défenseur chargé de récupérer le ballon, cette statistique est demeurée inégalée dans le championnat français de son époque.
2 - Maxime Bossis et Michel Platini sont nés à cinq jours d'intervalle en juin 1955 et ont honoré leur première sélection en équipe de France le même jour, le 27 mars 1976, lors d'un match nul 2-2 contre la Tchécoslovaquie devant moins de 10 000 spectateurs au Parc des Princes.
3 - Avant de s'engager avec le RC Paris de Jean-Luc Lagardère en 1985, Maxime Bossis avait sérieusement envisagé de rejoindre Tottenham Hotspur, qui lui proposait un salaire identique. C'est l'absence d'accord final avec le club londonien qui le poussa à rester en France.
4 - Lors de la demi-finale de la Coupe du monde 1982 à Séville, Maxime Bossis a effectué le sixième tir au but français lors de la mort subite. Son échec, arrêté par le gardien Harald Schumacher, permit à la RFA d'accéder à la finale. Il a depuis déclaré ne jamais avoir retiré de penalty de sa vie après cet épisode.
5 - Absent du Hall of Fame des Bleus lancé par la FFF, réservé dans un premier temps aux centenaires de sélections, Bossis a exprimé ses réserves lors d'une intervention relayée par la presse spécialisée en 2024-2025 : le critère éliminait d'office les générations ayant disputé moins de matchs internationaux que les joueurs contemporains, dont la sienne.
- Métier(s) : footballeur professionnel (défenseur), consultant télévisuel
- Résidence principale : non documentée
- Relations de couple : non documentées
- Enfants : non documentés
- Distinctions : champion de France 1977, 1980, 1983 (FC Nantes) ; vainqueur de la Coupe de France 1979 ; champion d'Europe 1984 avec l'équipe de France ; Etoile d'or France Football 1978 et 1983 ; footballeur français de l'année France Football 1979 et 1981
« Je ne recherche ni la gloire ni la notoriété. »
— Déclaration relayée par FCNhisto.fr (avril 2025), à propos du Hall of Fame des Bleus
« Je m'en veux terriblement. J'étais submergé par tellement d'émotion. Je n'ai plus jamais retiré de penalty de ma vie. »
— Interview L'Equipe (retranscrite par Tribune Nantaise, juillet 2022), à propos du tir au but manqué à Séville en 1982
« C'est bien de rendre hommage, mais le critère est biaisé car les internationaux peuvent jouer aujourd'hui énormément de matches par rapport aux années 80. Il est plus facile d'arriver à 100, ce qui n'enlève rien à leur mérite. Ce Hall of Fame est une très bonne idée, mais il aurait fallu étudier d'autres critères. »
— Déclaration relayée par Tribune Nantaise, 25 mars 2025, à propos du Hall of Fame des Bleus