Tony Yoka, boxeur français né le 28 avril 1992 à Paris, est champion olympique des super-lourds aux Jeux de Rio en 2016 et premier Français sacré champion du monde amateur dans cette catégorie en 2015. Fils d'un boxeur congolais dont la carrière fut interrompue pour raisons médicales, il grandit dans les Yvelines, commence la boxe à 6 ans sous la direction de son père et gravit tous les échelons du circuit amateur avant de passer professionnel sous contrat Canal+.
Tony Yoka commence la boxe à 6 ans avec son père Victor Yoka, ancien boxeur originaire de la République démocratique du Congo. A 8 ans, il intègre le club de Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines. A 16 ans, il rejoint le BA des Mureaux, l'un des meilleurs clubs formateurs de France, sous la direction de l'entraîneur Moktar Hadjri. En 2009, à 17 ans, il entre à l'INSEP et poursuit des études scientifiques en parallèle de deux entraînements quotidiens. Repéré par le champion olympique Brahim Asloum, il intègre en 2010 la franchise Paris United pour les World Series of Boxing. La même année, il devient vice-champion du monde junior et remporte la médaille d'or des Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour. Aux Jeux de Londres en 2012, il participe comme plus jeune poids lourd de la compétition mais s'incline dès le premier tour face au Canadien Simon Kean.
Il remporte deux titres de champion de France (2012, 2014), puis devient en 2015 champion du monde amateur des super-lourds à Doha en battant le Kazakh Ivan Dychko — troisième Français à atteindre ce titre après Jérôme Thomas et Willy Blain. Le 21 août 2016, après 72 combats amateurs dont 60 victoires, il décroche la médaille d'or olympique des super-lourds à Rio. En janvier 2017, il signe un contrat avec Canal+ et part s'entraîner en Californie avec le préparateur Virgil Hunter dans le cadre du projet La Conquête. Le 2 juin 2017, il remporte son premier combat professionnel par KO au deuxième round contre l'Américain Travis Clark à Paris. Sa progression est freinée en août 2018 lorsque le Conseil d'Etat confirme une suspension d'un an pour manquements à la réglementation antidopage. Il reprend en juillet 2019 et enchaîne les victoires contre Alexander Dimitrenko, Michael Wallisch et Christian Hammer. Le 25 septembre 2020, il domine par KO au premier round son compatriote Johann Duhaupas au Paris La Défense Arena. Le 5 mars 2021, il remporte le titre de champion de l'Union européenne des poids lourds en battant le Belge Joel Tambwe Djeko.
En 2022, il s'incline face au Congolais Martin Bakole, puis en mars 2023 aux points contre le Camerounais Carlos Takam, et en décembre 2023 contre le Belge Ryad Merhy. Il entame alors une reconstruction sous la direction d'un nouvel entraîneur, Don Charles, basé à Londres. En mai 2025, après trois défaites consécutives, il renoue avec la victoire à l'Adidas Arena de Paris en battant le Russe Arslan Yallyev aux points à l'unanimité (96-94, 98-92, 97-93). "Ce n'est pas un manchot en face, c'est un très bon boxeur qui m'en a mis des belles", déclare-t-il (AFP, mai 2025). En décembre 2025, il bat l'Allemand Patrick Korte par KO au premier round à Lagos. En avril 2026, son combat prévu contre le Britannique Lawrence Okolie — détenteur de la ceinture WBC Silver des lourds — à l'Adidas Arena de Paris est annulé quatre jours avant l'échéance : Okolie a été contrôlé positif par la VADA. "C'était le combat le plus important de ma carrière", déclare Yoka à L'Equipe. "J'étais sûr à 100% de battre Okolie. J'avais de grosses ambitions pour la place de challenger WBC numéro un." Dès le lendemain, il annonce viser un retour sur le ring en mai 2026 en Angleterre. Son bilan professionnel est de 15 victoires (dont 12 par KO) pour 3 défaites.
En août 2018, le Conseil d'Etat confirme une suspension d'un an infligée à Tony Yoka par l'Agence française de lutte contre le dopage pour manquements à la réglementation antidopage — en l'occurrence des défauts répétés de localisation requis pour les contrôles hors compétition. La sanction l'écarte des rings de juillet 2018 à juillet 2019 et interrompt le projet La Conquête de Canal+.
Tony Yoka est né d'une mère française et d'un père congolais. Il grandit à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines. A l'INSEP en 2010, il rencontre Estelle Mossely, boxeuse également formée pour les Jeux olympiques. Tous deux champions olympiques à Rio en 2016, ils forment ce que les médias nomment "le couple en or". Leur fils Ali naît le 2 août 2017, prénom choisi en hommage à Mohamed Ali. Ils se marient le 7 janvier 2018. En octobre 2019, Estelle Mossely annonce simultanément leur séparation et sa deuxième grossesse. Leur fils Magomed naît le 7 mai 2020. Après une réconciliation, ils divorcent définitivement en octobre 2021. "C'est une page qui se tourne. Nous avons partagé de grands moments, à jamais gravés dans nos mémoires et notre histoire", écrit Tony Yoka sur ses réseaux sociaux. Il s'installe aux Etats-Unis pour son entraînement, traversant une période difficile loin de ses enfants restés en France. "J'avais une certaine routine que j'ai perdue après mon divorce parce que mes enfants sont restés en France. Ces deux dernières années, c'était très compliqué de partir aux Etats-Unis et de voir mes enfants tous les trois mois." (Journal du dimanche, décembre 2023). Il se rapproche ensuite de ses fils en s'établissant à Londres. En avril 2023, la naissance de son troisième fils Souleymane est annoncée. En septembre 2022, il est photographié à la Fashion Week de Paris avec une nouvelle compagne prénommée Chloé. En mai 2025, après sa victoire contre Yallyev, il annonce la naissance de sa quatrième enfant, une fille.
Tony Yoka a traversé une période de dépression entre 2022 et 2024, dont il parle ouvertement. "Je n'avais plus de plaisir à m'entraîner, je n'étais pas heureux. Quand vous n'êtes pas heureux d'aller au bout, ça se ressent et ça se voyait sur le ring." (AFP, mai 2025). Il a créé la Tony Yoka Foundation, dédiée à la promotion du sport comme vecteur d'éducation et d'insertion sociale, et a participé au concert Ensemble pour les Antilles en 2017. Brahim Asloum, qui le repère en 2010, compte parmi les figures ayant orienté sa carrière amateur. En professionnel, il travaille successivement avec Virgil Hunter à Oakland, puis avec Don Charles à Londres.
Tony Yoka est né à Paris. Il grandit à Chanteloup-les-Vignes dans les Yvelines. Après son titre olympique, il s'entraîne à Oakland en Californie avec Virgil Hunter. Après son divorce, il s'établit à Londres, où il s'entraîne avec Don Charles et où réside sa base depuis 2023. Ses origines franco-congolaises, portées par la trajectoire de son père Victor Yoka venu de la République démocratique du Congo, ont influencé les prénoms donnés à ses enfants.
C'était le combat le plus important de ma carrière.
— L'Equipe, avril 2026
J'étais sûr à 100% de battre Okolie. J'avais de grosses ambitions pour la place de challenger WBC numéro un.
— L'Equipe, avril 2026
Je n'avais plus de plaisir à m'entraîner, je n'étais pas heureux. Quand vous n'êtes pas heureux d'aller au bout, ça se ressent et ça se voyait sur le ring.
— AFP, mai 2025
J'avais une certaine routine que j'ai perdue après mon divorce parce que mes enfants sont restés en France. Ces deux dernières années, c'était très compliqué de partir aux Etats-Unis et de voir mes enfants tous les trois mois.
— Journal du dimanche, décembre 2023
C'était le combat le plus important de ma carrière.
— L'Equipe, avril 2026
J'étais sûr à 100% de battre Okolie. J'avais de grosses ambitions pour la place de challenger WBC numéro un.
— L'Equipe, avril 2026
Je n'avais plus de plaisir à m'entraîner, je n'étais pas heureux. Quand vous n'êtes pas heureux d'aller au bout, ça se ressent et ça se voyait sur le ring.
— AFP, mai 2025
J'avais une certaine routine que j'ai perdue après mon divorce parce que mes enfants sont restés en France. Ces deux dernières années, c'était très compliqué de partir aux Etats-Unis et de voir mes enfants tous les trois mois.
— Journal du dimanche, décembre 2023