Valérie Mairesse, actrice française née le 8 juin 1954 à Paris, doit sa notoriété au cinéma populaire des années 1980, aux côtés de Pierre Richard et Coluche, puis aux émissions de Laurent Ruquier. Agnès Varda lui confie son premier grand rôle en 1977.
Née à Paris, Valérie Mairesse passe une partie de son enfance à Casablanca, où son père dirige une banque et anime un ciné-club. De retour à Paris au début des années 1970, elle rejoint la troupe du Splendid, d'abord à la régie de Je vais craquer, avant d'obtenir un rôle dans Ma tête est malade. Elle est alors la compagne de Thierry Lhermitte. Selon elle, Marie-Anne Chazel convainc le groupe de retenir Josiane Balasko à sa place, ce qui la pousse vers le cinéma. En 1977, Agnès Varda lui confie son premier grand rôle dans L'une chante, l'autre pas. L'année suivante, son interprétation d'Esther dans Repérages, de Michel Soutter, lui vaut une nomination au César de la meilleure actrice dans un second rôle. Ce film marque pour elle le passage du théâtre de troupe au cinéma.
Dans les années 1980, elle enchaîne les comédies populaires. Avec Pierre Richard, elle tourne C'est pas moi, c'est lui puis Le Coup du parapluie, de Gérard Oury, en 1980. En 1983, elle donne la réplique à Coluche dans Banzaï, de Claude Zidi. Elle mène en parallèle une brève carrière de chanteuse et devient sociétaire occasionnelle des Grosses Têtes de Philippe Bouvard. En 1985, Andreï Tarkovski lui confie un rôle dans Le Sacrifice, et elle revient au théâtre sous la direction de Jérôme Savary. À partir des années 1990, elle se tourne vers la télévision, présente Je passe à la télé sur France 3, puis rejoint la bande de Laurent Ruquier dans On a tout essayé et On va s'gêner. En 1998, elle est nommée au Molière pour La Surprise de l'amour. Elle reste active au théâtre et à l'écran, avec la pièce Complètement space et le film Doux Jésus, de Frédéric Quiring, en 2025.
1954 : naissance le 8 juin dans le 8e arrondissement de Paris
1972 : retour à Paris et entrée dans la troupe du Splendid
1975 : premiers rôles au cinéma dans L'Agression et Sept Morts sur ordonnance
1977 : premier grand rôle dans L'une chante, l'autre pas, d'Agnès Varda
1978 : nomination au César du meilleur second rôle féminin pour Repérages
1980 : Le Coup du parapluie, de Gérard Oury, avec Pierre Richard
1983 : Banzaï, de Claude Zidi, avec Coluche
1985 : Le Sacrifice, d'Andreï Tarkovski
1995 : présentation de Je passe à la télé sur France 3
1998 : nomination au Molière pour La Surprise de l'amour
2009 : publication de son autobiographie Quand je serai grande, je serai actrice américaine
2024 : apparition dans la série Marianne
2025 : tournée de la pièce Complètement space et film Doux Jésus
Valérie Mairesse grandit entre la France et le Maroc, où son père, directeur de banque, anime un ciné-club à Casablanca. Sa mère, Mona Mairesse, est comédienne et apparaît à ses côtés dans L'une chante, l'autre pas. Elle a une sœur aînée, Marie-Sophie, et un frère cadet, Emmanuel. De retour à Paris, elle se forme auprès de la professeure d'art dramatique Tania Balachova. De son mariage avec François, régisseur de spectacles, naissent deux enfants, Tina en 1987 et Elliot en 1994. Elle devient grand-mère en 2014 avec la naissance de Scarlett, fille de Tina.
Proche du comédien François Morel, qui l'encourage à écrire, elle publie en 2009 une autobiographie, Quand je serai grande, je serai actrice américaine. Elle y revient sur sa jeunesse, sur la troupe du Splendid et sur sa relation avec Thierry Lhermitte, sa première grande histoire d'amour. Elle s'y exprime aussi sur le droit à l'avortement, qu'elle relie à son parcours de femme. Discrète sur sa vie privée, elle a quitté Paris pour s'installer en province. Au fil des décennies, elle a partagé l'affiche avec Jean Becker, Lucas Belvaux ou Jean-Pierre Mocky.
1 - Lors du tournage de Banzaï à Hong Kong, en 1983, Valérie Mairesse s'est fait tatouer sur place, gardant un souvenir durable de cette comédie de Claude Zidi tournée avec Coluche.
2 - Avant de percer à l'écran, elle débute à la régie du Splendid. Selon elle, Marie-Anne Chazel aurait convaincu la troupe de garder Josiane Balasko à sa place, l'orientant vers le cinéma.
3 - Sa mère, Mona Mairesse, également comédienne, partage l'affiche avec elle dans L'une chante, l'autre pas, le film d'Agnès Varda dans lequel elle tient son premier grand rôle, en 1977.
4 - Au début des années 1980, parallèlement au cinéma, elle enregistre quelques chansons et mène une courte carrière musicale, recensée par les bases discographiques, avant de se recentrer sur le théâtre.
5 - C'est le comédien François Morel qui lui suggère d'écrire ses mémoires. Elle publie en 2009 son autobiographie Quand je serai grande, je serai actrice américaine, dont il signe la préface.
- Métier(s) : actrice de cinéma, de théâtre et de télévision, chroniqueuse de radio et de télévision
- Résidence principale : a quitté Paris pour s'installer en province
- Relations de couple : ancienne compagne de Thierry Lhermitte ; mariée à François, régisseur de spectacles
- Enfants : Tina (1987) et Elliot (1994), grand-mère de Scarlett (2014)
- Distinctions : nomination au César 1978 pour Repérages et au Molière 1998 pour La Surprise de l'amour
« Agnès Varda m'a appris à être une femme libre. »
— Le Figaro, 29 mars 2019
« Avec le reste de la troupe, on a construit Le Splendid. »
— Télé Star, 2009
« On peut être une jeune femme un peu naïve et être féministe. »
— L'Avenir, 9 mars 2009
« Agnès Varda m'a appris à être une femme libre. »
— Le Figaro, 29 mars 2019
« Avec le reste de la troupe, on a construit Le Splendid. »
— Télé Star, 2009
« On peut être une jeune femme un peu naïve et être féministe. »
— L'Avenir, 9 mars 2009