Cette année marque le centenaire de sa naissance.
Fernand Raynaud, humoriste et acteur français né le 19 mai 1926 à Clermont-Ferrand et mort le 28 septembre 1973 au Cheix-sur-Morge, est considéré comme l'inventeur du one-man-show humoristique en France avec son spectacle Fernand Raynaud Chaud créé en 1959 au Théâtre des Variétés.
Fernand André Gustave Raynaud quitte Clermont-Ferrand à 17 ans, pendant la guerre, après une dispute avec son père, et rejoint Paris à vélo. Il fréquente quotidiennement les Folies Bergère, où il découvre les comiques de l'époque, et débute dans les brasseries et cabarets, enchaînant les premières parties avant d'accéder aux récitals personnels. Sa rencontre avec l'animateur Jean Nohain au début des années 1950 marque un tournant : invité régulier de l'émission télévisée 36 chandelles, il y côtoie Roger Pierre, Jean-Marc Thibault, Darry Cowl et Raymond Devos. C'est en reprenant une anecdote vécue par Jean Nohain pendant son service militaire qu'il écrit l'un de ses sketchs les plus célèbres, Un certain temps, dit « Le fût du canon ». Son style mêle quiproquos, mime, multiplicité d'accents et personnages de Français moyen au costume trop grand.
En 1959, Fernand Raynaud crée au Théâtre des Variétés Fernand Raynaud Chaud, seul en scène durant deux heures : prévu pour vingt représentations, le spectacle se prolonge dix-huit mois et fait de lui une vedette nationale. Suivent des tournées en France, au Canada, en Afrique et dans le Pacifique, des passages réguliers à l'Olympia et à Bobino, et un spectacle au Théâtre de l'Étoile en 1961, avec le groupe Les Vautours de Vic Laurens. En 1962, il produit Le Bourgeois gentilhomme de Molière, dans lequel il interprète Monsieur Jourdain, puis joue Sganarelle dans Don Juan aux côtés de Georges Descrières en 1963. En 1970, il présente au Théâtre de la Ville Une heure sans paroles, spectacle entièrement mimé. Au cinéma, il tourne pour Guy Lefranc et Pierre Chevalier dans une vingtaine de films comiques entre 1955 et 1969.
1926 : naissance le 19 mai à Clermont-Ferrand, dans la cité ouvrière de l'Oradou bâtie par Michelin
1941 : obtention du certificat d'études, départ pour Paris à vélo pendant la guerre
Années 1950 : rencontre avec Jean Nohain et participation à l'émission télévisée 36 chandelles
1955 : mariage en décembre avec la chanteuse Renée Caron ; premier rôle au cinéma dans La Bande à papa de Guy Lefranc
1959 : création de Fernand Raynaud Chaud au Théâtre des Variétés, premier one-man-show humoristique français
1961 : reprise du spectacle au Théâtre de l'Étoile avec le groupe Les Vautours
1962 : production et interprétation du Bourgeois gentilhomme de Molière
1963 : rôle de Sganarelle dans Don Juan de Molière aux côtés de Georges Descrières
1967 : Auguste de Raymond Castans dans Au théâtre ce soir, réalisé par Pierre Sabbagh
1969 : dernier rôle au cinéma dans L'Auvergnat et l'Autobus de Guy Lefranc
1970 : spectacle mimé Une heure sans paroles au Théâtre de la Ville
1972 : annonce du retrait de la scène et du projet d'installation à Nouméa
6 août 1973 : dernière apparition télévisée à Midi trente avec Danièle Gilbert, Mike Brant et France Gall
28 septembre 1973 : décès dans un accident de la route au Cheix-sur-Morge, près de Riom
Fernand Raynaud naît dans la cité ouvrière de l'Oradou, à Clermont-Ferrand. Son père Auguste Raynaud, contremaître chez Michelin après avoir été employé d'une société absorbée par la SNCF, voit d'un mauvais œil sa vocation comique. Sa mère, Alice Louise Lemonnier, meurt en 1953. Sa sœur aînée Yolande, de treize ans son aînée, deviendra un personnage récurrent de ses sketchs. Après son certificat d'études obtenu à 15 ans, il exerce divers métiers : bobineur, commis d'architecte, projectionniste de cinéma, terrassier au camp d'aviation d'Aulnat, puis employé à la direction régionale d'Auvergne du Service national de la statistique, ancêtre de l'INSEE. En décembre 1955, il épouse la chanteuse Renée Caron, avec laquelle il a deux enfants : Pascal et Françoise.
Ses témoins de mariage sont les humoristes Roger Pierre et Jean-Marc Thibault, rencontrés sur le plateau de 36 chandelles. Le couple s'installe rue Jules-Larose à Gennevilliers, puis à L'Étang-la-Ville. Plusieurs sketchs portent la trace du voisinage immédiat, à commencer par Le 22 à Asnières, écrit à Gennevilliers, commune limitrophe d'Asnières-sur-Seine. Fernand Raynaud entretient une amitié durable avec l'ancien coureur cycliste Raphaël Géminiani, lui aussi originaire de la région clermontoise. Très attaché à l'Auvergne, il garde une affection particulière pour le milieu ouvrier dont il est issu, multipliant les galas à son profit.
Le 28 septembre 1973, Fernand Raynaud se rend en voiture à Clermont-Ferrand, où il doit donner un gala au profit d'ouvriers et annoncer officiellement la fin de sa carrière. Au volant de son cabriolet Rolls-Royce Corniche blanc, pris en remplacement de sa Citroën SM volée deux jours plus tôt, il roule à vive allure. À l'entrée du Cheix-sur-Morge, entre Aigueperse et Riom sur la route nationale 9, son véhicule se déporte dans un virage, heurte une voiture, puis un camion, avant de percuter le mur du cimetière. Transporté dans un état désespéré à l'hôpital de Riom, il y est déclaré décédé à son admission. Il avait 47 ans. Son fils Pascal, alors âgé de 15 ans, devait initialement l'accompagner.
Fernand Raynaud est inhumé dans la partie neuve du cimetière de Saint-Germain-des-Fossés, dans l'Allier, ville où, enfant, il passait ses vacances. Une plaque commémorative est fixée sur le mur du cimetière du Cheix-sur-Morge, lieu de l'accident. Une avenue et l'espace culturel de Saint-Germain-des-Fossés portent son nom, ainsi qu'une rue à Clermont-Ferrand et une autre dans le 20e arrondissement de Paris.
1 - À 18 ans, dans une gare, Fernand Raynaud perd deux doigts de la main gauche : selon une version, il s'était endormi près d'une voie pour ne pas déranger un couple, un train de passage lui ayant arraché les doigts. Une autre version évoque la manipulation accidentelle d'une hache par un ami, dans une étable.
2 - En 1963, lors d'un spectacle au casino de Deauville, la direction accepta exceptionnellement de suspendre le jeu de roulette, afin que le bruit des plaques manipulées par les joueurs ne perturbe pas l'artiste pendant sa représentation.
3 - Avant de vivre de l'humour, il avait travaillé à la direction régionale d'Auvergne du Service national de la statistique, futur INSEE, où il fut employé entre 1944 et 1946.
4 - Son sketch Un certain temps, dit aussi « Le fût du canon », est né d'une anecdote vécue par Jean Nohain pendant son service militaire et que Fernand Raynaud a retravaillée pour la scène.
5 - En août 1973, lors d'un dîner cannois après un spectacle de Thierry Le Luron, il était le treizième convive ; à la remarque superstitieuse de Jacques Chazot, il répondit que c'était toujours le dernier arrivé qui avait la poisse. Il mourait six semaines plus tard.
6 - En 1961, pour son passage au théâtre de l'Étoile, il avait engagé le groupe de rock and roll Les Vautours de Vic Laurens, avec lequel il jouait un sketch chaque soir.
- Métier(s) : humoriste, acteur, chanteur
- Résidence principale : Gennevilliers puis L'Étang-la-Ville
- Relations de couple : marié à la chanteuse Renée Caron en décembre 1955
- Enfants : Pascal et Françoise Raynaud
- Distinctions : prix Fernand-Raynaud créé en son nom à Saint-Germain-des-Fossés (1986-1992), prix du rire Fernand Raynaud au Festival international du court métrage de Clermont-Ferrand
23 voies portent son nom en France.
Source : fichier officiel des rues de France (TOPO), mai 2026.
Voir le top des personnalités avec le plus de voies à leur nom en France
« La justice, ça se rend, ça ne se vole pas. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975
« Le meilleur moyen de ne pas être dérangé au téléphone, c'est d'être en dérangement. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975
« Au milieu d'une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975
« Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975 (recueil posthume de sketchs)
« Lorsque, venant de Paris, après Aigueperse, sur la route bleue, j'aperçois le puy de Dôme et que, passant par Riom, bâti en pierre de Volvic, je vois Clermont-Ferrand, 14 kilomètres, mon cœur bat plus fort. Je suis ému comme un amant qui va retrouver une femme aimée. »
— La Montagne, article de Jean-Baptiste Ledys repris sur lamontagne.fr
La justice, ça se rend, ça ne se vole pas.
Réussir un si beau costume sur un type si mal foutu !
Je pouvais partir la tête haute. Personne ne me devait rien.
Il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade.
Y'en a qui tiennent le haut du pavé, moi je tiens le bas du fossé...
"Trèfle" de plaisanterie, comme dirait un lapin dans un carré de luzerne...
Le meilleur moyen de ne pas être dérangé au téléphone, c'est d'être en dérangement.
Combien de temps le fût du canon met-il pour refroidir ? - ... - Un certain temps !
Au milieu d'une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas.
Quand on va se baigner, on a chacun droit à son mètre carré. Quelqu'un voudrait se noyer, qu'il pourrait pas.
Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense.
Maintenant, quand on rentre dans une chambre d'enfants, c'est plus une chambre d'enfants, c'est un magasin de jouets.
A notre époque moderne, on reconnait les gens faibles, lorsqu'ils écrivent tout ce qu'ils sont sur leur carte de visite.
Si un jour une de vos amies vous dit : "Veux-tu que je te parle franchement ?" répondez-lui : "Non ! Non ! Non ! Continue à me parler comme avant."
« La justice, ça se rend, ça ne se vole pas. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975
« Le meilleur moyen de ne pas être dérangé au téléphone, c'est d'être en dérangement. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975
« Au milieu d'une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975
« Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense. »
— Heureux !, Fernand Raynaud, La Table ronde et Éditions de Provence, 1975 (recueil posthume de sketchs)
« Lorsque, venant de Paris, après Aigueperse, sur la route bleue, j'aperçois le puy de Dôme et que, passant par Riom, bâti en pierre de Volvic, je vois Clermont-Ferrand, 14 kilomètres, mon cœur bat plus fort. Je suis ému comme un amant qui va retrouver une femme aimée. »
— La Montagne, article de Jean-Baptiste Ledys repris sur lamontagne.fr
La justice, ça se rend, ça ne se vole pas.
Réussir un si beau costume sur un type si mal foutu !
Je pouvais partir la tête haute. Personne ne me devait rien.
Il vaut mieux être riche et bien portant que pauvre et malade.
Y'en a qui tiennent le haut du pavé, moi je tiens le bas du fossé...
"Trèfle" de plaisanterie, comme dirait un lapin dans un carré de luzerne...
Le meilleur moyen de ne pas être dérangé au téléphone, c'est d'être en dérangement.
Combien de temps le fût du canon met-il pour refroidir ? - ... - Un certain temps !
Au milieu d'une salle qui éclate de rire, je ne vois que le spectateur qui ne rit pas.
Quand on va se baigner, on a chacun droit à son mètre carré. Quelqu'un voudrait se noyer, qu'il pourrait pas.
Quand je vois ce que je vois et que j'entends ce que j'entends, je suis bien content de penser ce que je pense.
Maintenant, quand on rentre dans une chambre d'enfants, c'est plus une chambre d'enfants, c'est un magasin de jouets.
A notre époque moderne, on reconnait les gens faibles, lorsqu'ils écrivent tout ce qu'ils sont sur leur carte de visite.
Si un jour une de vos amies vous dit : "Veux-tu que je te parle franchement ?" répondez-lui : "Non ! Non ! Non ! Continue à me parler comme avant."