Jean-Roger Milo, acteur français né en 1957 et mort en 2023, est connu pour ses rôles de malfrats au cinéma, notamment Chaval dans Germinal de Claude Berri, qui lui vaut une nomination au César du meilleur second rôle. Il joue aussi Cétautomatix dans Astérix et Obélix contre César, puis quitte le métier pour vivre à la montagne.
Jean-Roger Milo débute au cinéma à la fin des années 1970, avec La Clé sur la porte d'Yves Boisset en 1978, Rosy la Bourrasque de Mario Monicelli en 1979 et La Bande du Rex de Jean-Henri Meunier en 1980, selon AlloCiné. Au début des années 1980, il joue des malfrats et des psychopathes dans La Femme flic (1980), Un dimanche de flic (1981) et Tir groupé (1982). Il apparaît aussi dans L'As des as, où il fait partie d'une équipe sportive aux côtés de Jean-Paul Belmondo, rapporte Purepeople.
Il tourne à plusieurs reprises pour Bertrand Tavernier : Un dimanche à la campagne en 1984, La Vie et rien d'autre en 1989 et L.627 en 1992. Avec Claude Berri, il joue Chaval, un mineur « jaune », dans Germinal en 1993, rôle pour lequel il est nommé au César du meilleur second rôle, puis un résistant dans Lucie Aubrac en 1997.
Il change ensuite de registre avec Cétautomatix, le forgeron, dans Astérix et Obélix contre César de Claude Zidi en 1999, et avec Willy dans Sauve-moi de Christian Vincent. Il joue aussi dans La Fille de Keltoum de Mehdi Charef et dans San Antonio en 2004, son dernier film, avec Gérard Lanvin et Gérard Depardieu, selon AlloCiné.
Il quitte le monde du cinéma des années avant sa mort pour vivre à la montagne, indique Purepeople. Sa mort est annoncée le dimanche 15 octobre 2023, à 66 ans, par l'actrice Cécile Bois sur son compte Instagram. Les causes du décès ne sont pas communiquées.
Il laisse un fils et une fille, selon l'hommage de Cécile Bois rapporté par Purepeople. Cécile Bois l'a rencontré sur le tournage de Germinal et décrit une amitié faite d'appels téléphoniques réguliers.
« J'aime bien l'idée d'être un élève toute ma vie. »
— Libération, portrait par Édouard Waintrop, 28 février 1997
« Il y a des rôles qui te coûtent, qui t'épuisent. »
— Libération, portrait par Édouard Waintrop, 28 février 1997
« J'avais sans doute besoin d'une autre identité. Pour moi, Pitoëff a été un professeur, mais aussi un père. Un homme. »
— Libération, portrait par Édouard Waintrop, 28 février 1997
« On regardait tout autour de nous, les sablières, un chat et ces myriades de mômes qui sont les moineaux des cités, et on filmait. »
— Libération, portrait par Édouard Waintrop, 28 février 1997
« Jouer, c'est toujours un acte contre sa nature. Même ceux dont la gueule dégage un soupçon de folie rêvent parfois d'un rôle coin du feu. »
— Libération, portrait par Édouard Waintrop, 28 février 1997
« Le jeu est une affaire de mémoire des sentiments. Et, pour se souvenir de ses sentiments, il faut les avoir éprouvés, en un mot il faut avoir vécu. Et avoir su attendre. Sacha Pitoëff m'a appris à attendre. »
— Libération, portrait par Édouard Waintrop, 28 février 1997