Résumé biographique
Cantatrice d’origine grecque née à New York, Maria Callas s’impose au XXe siècle comme une figure centrale du bel canto, associée aux grands rôles de Norma, Tosca, La Traviata ou Lucia di Lammermoor, entre scènes d’Athènes, de Milan, de Londres, de New York et de Paris.
Parcours
Née le 2 décembre 1923 à Manhattan dans une famille d’immigrés grecs, Maria Callas grandit entre New York et Athènes, où elle étudie au Conservatoire national puis au Conservatoire d’Athènes auprès de Maria Trivella et d’Elvira de Hidalgo. Elle fait ses débuts professionnels au début des années 1940 à l’Opéra national de Grèce, notamment dans Tosca. En 1947, elle débute en Italie à l’Arena de Vérone dans La Gioconda, puis s’impose rapidement sur les grandes scènes européennes, en particulier à La Scala de Milan dans des rôles comme Norma, La Traviata, Medea ou Il trovatore. Dans les années 1950, elle est invitée au Royal Opera House de Londres, au Lyric Opera de Chicago et au Metropolitan Opera de New York. À partir des années 1960, sa carrière se raréfie, avant un retrait progressif de la scène, des masterclasses à la Juilliard School (1971-1972) et une dernière tournée de récitals avec Giuseppe Di Stefano au milieu des années 1970.
Repères chronologiques
2 décembre 1923 : naissance à New York (Manhattan), dans une famille d’immigrés grecs.
1937 : retour à Athènes avec sa mère et sa sœur, débuts d’études musicales au Conservatoire national.
1939 : entrée au Conservatoire d’Athènes dans la classe d’Elvira de Hidalgo.
27 août 1942 : premier grand rôle à l’Opéra national de Grèce dans Tosca à Athènes.
1947 : débuts en Italie à l’Arena de Vérone dans La Gioconda de Ponchielli.
1949 : mariage avec l’industriel Giovanni Battista Meneghini et prise de rôle d’Elvira dans I puritani à Venise.
1950 : premiers engagements à La Scala de Milan, notamment dans Aida.
1952 : débuts au Royal Opera House de Londres dans Norma.
1954 : débuts américains au Lyric Opera de Chicago dans Norma.
1956 : première au Metropolitan Opera de New York, toujours dans Norma.
2 janvier 1958 : interruption controversée de Norma à Rome après le premier acte, pour raisons de santé.
1957–1959 : rencontre avec Aristote Onassis et séparation d’avec Giovanni Battista Meneghini.
5 juillet 1965 : dernières représentations d’opéra sur scène dans Tosca à Londres.
1971–1972 : cycle de masterclasses à la Juilliard School de New York.
16 septembre 1977 : décès dans son appartement de l’avenue Georges-Mandel à Paris.
Vie personnelle et engagements
Maria Callas est la fille de George Kalogeropoulos et d’Evangelia Dimitriadou, immigrés grecs installés à New York avant leur retour en Grèce à la fin des années 1930. Sa relation avec sa mère reste marquée par des tensions, notamment autour de la gestion de sa carrière. Elle épouse l’industriel italien Giovanni Battista Meneghini en 1949 et vit avec lui principalement en Italie jusqu’à leur séparation et leur divorce à la fin des années 1950. À partir de 1957, elle entretient une relation durable avec le magnat grec du shipping Aristote Onassis, qui restera au centre de sa vie privée jusqu’au mariage de celui-ci avec Jacqueline Kennedy puis à sa mort dans les années 1970. Maria Callas n’a pas d’enfants et passe ses dernières années à Paris, entourée d’un cercle réduit de proches, dont son majordome Ferruccio Mezzadri. Sur le plan public, elle s’implique surtout dans la transmission du chant lyrique, notamment à travers ses masterclasses new-yorkaises, qui témoignent de son exigence artistique et de son attachement au répertoire bel canto.
Anecdotes
1 – Entre 1953 et 1954, Maria Callas perd environ 30 à 35 kilos en suivant un régime strict, transformation physique souvent commentée qui modifie profondément son apparence de scène et alimente de nombreux débats sur l’impact de cette perte de poids sur sa voix.
2 – Le 2 janvier 1958, lors d’une représentation de Norma à Rome en présence du président italien, elle interrompt le spectacle après le premier acte en raison d’une bronchite et de problèmes respiratoires, déclenchant un scandale médiatique durable autour de son image.
3 – Sa série de représentations de Lucia di Lammermoor au début des années 1950, notamment à Mexico, reste associée à une virtuosité vocale exceptionnelle dans la scène de folie, captée en direct et abondamment rééditée dans sa discographie.
4 – De 1971 à 1972, ses masterclasses à la Juilliard School de New York sont enregistrées et inspireront la pièce Master Class de Terrence McNally, qui contribue à fixer l’image publique d’une pédagogue exigeante au soir de sa carrière.
5 – Dans ses dernières années, Maria Callas vit au 36, avenue Georges-Mandel à Paris, appartement devenu un point de repère pour ses admirateurs et mentionné dans de nombreux ouvrages, documentaires et hommages récents.
6 – Après sa mort, ses cendres, d’abord déposées au columbarium du cimetière du Père-Lachaise à Paris, sont brièvement dérobées avant d’être retrouvées, puis dispersées en mer Égée conformément à ses souhaits.
Lieux de mémoire
Les lieux associés à Maria Callas se répartissent entre New York, où elle naît, Athènes, où elle se forme au chant et où un musée lui est dédié, et l’Italie, avec l’Arena de Vérone et La Scala de Milan comme scènes marquantes. Ses dernières années se déroulent à Paris, dans son appartement du 36, avenue Georges-Mandel, à proximité de l’Allée Maria-Callas. Ses cendres, après un passage au Père-Lachaise, sont finalement dispersées en mer Égée, faisant de la Grèce un autre lieu de mémoire essentiel.
Contexte du décès
Maria Callas meurt le 16 septembre 1977 à l’âge de 53 ans, dans son appartement du 36, avenue Georges-Mandel, à Paris, des suites d’un arrêt cardiaque survenu en l’absence de prise en charge médicale immédiate. Elle vivait alors de manière retirée, entourée d’un petit nombre de proches. Son corps est conduit au crématorium du Père-Lachaise, où elle est incinérée ; l’urne contenant ses cendres est placée quelque temps dans le columbarium du cimetière. L’urne est ensuite subtilisée par une admiratrice avant d’être retrouvée par les autorités. En 1979, ses cendres sont finalement dispersées en mer Égée, conformément à ses souhaits. Le Père-Lachaise conserve néanmoins une plaque commémorative, tandis que Paris et Athènes multiplient, au fil des décennies, lieux et hommages (allée, musée, expositions) associés à sa mémoire.
Points clés
• Métier(s) : cantatrice, chanteuse d’opéra
• Résidence principale : Paris, France (dernières années)
• Relations : Giovanni Battista Meneghini (mariage 1949–1959), relation avec Aristote Onassis (fin des années 1950–années 1960)
• Enfants : aucun







