Mick Micheyl, nom de scène de Paulette Jeanne Renée Michey, née le 8 février 1922 à Lyon et morte le 16 mai 2019 à Montmerle-sur-Saône, est une chanteuse, autrice-compositrice et sculptrice française, autrice du standard Un gamin de Paris.
Formée à l'École des beaux-arts de Lyon, Mick Micheyl reçoit les conseils du peintre Honoré Hugrel et devient peintre-décoratrice avant d'être entraînée par son condisciple Roger Forissier dans les activités d'une troupe théâtrale et musicale amateur. Elle débute au cabaret à l'Échanson d'André Pasdoc, rue des Petits-Champs à Paris, à la fin des années 1940. En 1949, elle remporte le concours de l'ABC à Paris avec Le Marchand de poésie, dont elle signe paroles et musique. Elle enchaîne alors les cabarets parisiens : L'Échelle de Jacob, l'Arlequin, le Liberty's. Présentée à la chanteuse Lisette Jambel par le speaker Jo Darlays lors du Gala des familles de la Police au théâtre de Villeurbanne, elle lui confie sa chanson Ma Maman, que l'interprète enregistre la première chez Pathé-Marconi avant que Mick Micheyl ne la reprenne elle-même un an plus tard.
Durant les années 1950, elle se produit sur les grandes scènes parisiennes : Pacra, Alhambra, Moulin Rouge, Gaumont Palace, Bobino. Édité par Pathé-Marconi, son titre Un gamin de Paris, créé en 1951, devient un standard repris par Yves Montand, Patachou, Mouloudji et Francis Linel en France, et par Robert Clary aux États-Unis. Elle remporte le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros en 1953 avec Ni toi, ni moi, puis devient meneuse de revue au Casino de Paris. Le cinéma lui confie des rôles dans Le Petit Jacques de Robert Bibal en 1953, Boum sur Paris de Maurice de Canonge en 1954 et Paris Music Hall de Stany Cordier en 1957. À la fin des années 1960, elle se tourne vers la télévision comme productrice et y fait débuter Dave et Daniel Guichard.
1922 : naissance le 8 février à Lyon
1949 : Grand Prix ABC à Paris avec Le Marchand de poésie
1951 : création d'Un gamin de Paris, édité par Pathé-Marconi
1953 : Grand Prix de l'Académie Charles-Cros avec Ni toi, ni moi ; rôle dans Le Petit Jacques
1954 : apparition dans Boum sur Paris de Maurice de Canonge
1957 : rôle de Kiki dans Paris Music Hall de Stany Cordier
1969 : rôle dans Le diable aime les bijoux de José María Elorrieta
1974 : arrêt de la carrière de chanteuse et de productrice pour se consacrer à la sculpture sur acier
1991 : publication de l'autobiographie Dieu est-il bien dans ma peau ? aux Presses de la Cité ; présentation de Laurent Gerra dans La Chance aux chansons
1995 : exposition Les potamick au Festival du cinéma américain de Deauville
1999 : nomination au grade de chevalier de la Légion d'honneur le 13 juillet
2005 : exposition à la mairie de Lyon
2009 : exposition d'adieu à la mairie du 11e arrondissement de Paris
2019 : mort le 16 mai à Montmerle-sur-Saône
Paulette Michey naît à Lyon, au 201 rue Vendôme, de l'union d'Alexandre René Michey (1892-1976) et de Juliette Antoinette Élise Tournassoud, dite Minet (1902-1986). Son grand-père maternel, Jean-Baptiste Tournassoud, est un photographe lyonnais réputé, ancien directeur du service photographique des armées françaises pendant la Première Guerre mondiale. Mick Micheyl suit sa formation à l'École des beaux-arts de Lyon, où elle obtient plusieurs grands prix et fréquente le futur peintre Roger Forissier ainsi que son maître Honoré Hugrel. Elle ne s'est jamais mariée publiquement et n'a pas eu d'enfants. Selon ses propres déclarations rapportées par l'association Mémoire des sexualités, elle a vécu sa vie sentimentale auprès de femmes.
Mick Micheyl est la marraine de scène de Laurent Gerra, à qui elle offre son premier passage à la télévision dans La Chance aux chansons en 1991, ainsi que celle du chanteur Dave et de l'interprète Michel Monaco. Elle compte parmi ses amis le peintre Raymond Biaussat et le jazzman-auteur James Darlays, fils du speaker Jo Darlays. Croyante affirmée, elle évoque sa spiritualité dans son autobiographie Dieu est-il bien dans ma peau ?, parue en 1991. Installée à Montmerle-sur-Saône à partir de 1974, elle y consacre près de quarante-cinq ans à la sculpture sur acier dans son atelier personnel.
Mick Micheyl meurt le 16 mai 2019 à Montmerle-sur-Saône, dans l'Ain, à l'âge de 97 ans. Elle réside depuis plusieurs années dans la maison de retraite (Ehpad) de la commune. La cause précise du décès n'a pas été rendue publique par la famille. Ses obsèques se déroulent le mardi 21 mai 2019 en l'église de Montmerle-sur-Saône, en présence d'environ six cents personnes. Laurent Gerra, Dave et Michel Monaco, ses trois filleuls de scène, assistent à la cérémonie ; Michel Monaco interprète deux chansons dans l'église. Line Renaud et Hervé Vilard envoient des bouquets de fleurs. Le maire de Montmerle-sur-Saône, Raphaël Lamure, salue à France 3 sa mémoire dans la commune.
Mick Micheyl est inhumée au cimetière communal de Montmerle-sur-Saône, dans l'Ain. L'école primaire de la commune porte son nom de son vivant, en hommage à son attachement au territoire et à ses années passées à y sculpter. Une exposition rétrospective de ses œuvres est organisée à Montmerle-sur-Saône durant les quarante jours suivant ses obsèques.
1 - En 1974, sa reconversion à la sculpture s'enracine dans une scène de garage : Mick Micheyl raconte être née à cette pratique en regardant un ami garagiste travailler des ferrailles rouillées, d'où l'idée de dessiner sur acier avec la lumière des flammèches du ponçage.
2 - Elle baptise sa technique propre la "peintôle", contraction de peinture et de tôle, et travaille à la disqueuse électrique sur des plaques d'acier inoxydable achetées, selon ses propres confidences à Lyon People, directement auprès de la NASA.
3 - En 1969, marraine de la foire à la ferraille et au jambon, elle reçoit son poids en jambon boulevard Richard-Lenoir à Paris, et la même année donne le départ de la première étape contre la montre de Paris-Nice à Jacques Anquetil à Villebon-sur-Yvette.
4 - Plusieurs accidents d'atelier, dont des projections de limaille de fer dans les yeux lors d'une gravure sur plaque d'acier, finissent par lui faire perdre une partie de la vue et la contraignent à cesser la sculpture après son exposition d'octobre 2009 à la mairie du 11e arrondissement de Paris.
5 - Certaines de ses œuvres entrent dans des collections institutionnelles, comme celles du Musée Masséna à Nice ou de la Présidence du Sénégal.
- Métier(s) : chanteuse, autrice-compositrice, meneuse de revue, productrice de télévision, sculptrice sur acier
- Résidence principale : Montmerle-sur-Saône (Ain)
- Relations de couple : non documentées publiquement
- Enfants : aucun
- Distinctions : Grand Prix ABC 1949, Grand Prix de l'Académie Charles-Cros 1953, chevalier de la Légion d'honneur 1999
« J'ai compris qu'on pouvait dessiner sur l'acier avec la lumière des flammèches du ponçage. »
— Mick Micheyl, citée par le blog Moïcani – L'Odéonie, reprise de presse années 2000
« Je dessine avec la Lumière. Elle est piégée par de milliers de petites blessures que j'inflige au métal, avec les abrasifs d'une ponceuse électrique. Ce n'est ni de la peinture, ni de la sculpture, c'est mon "expression". »
— Mick Micheyl, déclaration rapportée par Moïcani – L'Odéonie
« J'ai compris qu'on pouvait dessiner sur l'acier avec la lumière des flammèches du ponçage. »
— Mick Micheyl, citée par le blog Moïcani – L'Odéonie, reprise de presse années 2000
« Je dessine avec la Lumière. Elle est piégée par de milliers de petites blessures que j'inflige au métal, avec les abrasifs d'une ponceuse électrique. Ce n'est ni de la peinture, ni de la sculpture, c'est mon "expression". »
— Mick Micheyl, déclaration rapportée par Moïcani – L'Odéonie