Maurice de Vlaminck est un peintre français né le 4 avril 1876 à Paris, représentant du fauvisme aux côtés d'Henri Matisse et André Derain. Autodidacte, il refuse toute formation académique. Violoniste professionnel dans sa jeunesse, coureur cycliste, écrivain prolifique (auteur de 26 ouvrages) et graveur, il développe un style marqué par des couleurs vives et des paysages expressifs. Son engagement durant l'Occupation allemande, notamment ses attaques contre Picasso, a nui à sa réputation après la Libération.
Maurice de Vlaminck naît dans une famille d'artistes modestes : son père Edmond Devlaeminck est violoniste et sa mère pianiste. Ses parents émigrent de Flandre belge à Paris peu avant sa naissance. Il passe son enfance et sa jeunesse au Vésinet de 1893 à 1905, où il réalise ses premières œuvres. Pour gagner sa vie, il joue du violon dans des orchestres de bals et remporte occasionnellement des courses cyclistes. En 1896, il épouse Suzanne Berly, avec qui il aura trois filles. Refusant de fréquenter les musées et de copier les maîtres anciens, Vlaminck revendique une approche instinctive de la peinture.
En juin 1900, lors du déraillement d'un train à Nanterre, il rencontre André Derain, avec qui il noue une amitié durable. Ils louent ensemble un atelier à Chatou dans l'actuelle Maison Levanneur. Cette époque est financièrement difficile : il gratte d'anciennes toiles pour récupérer les supports. Il publie alors deux romans. Sa passion pour l'art primitif et pour Vincent van Gogh s'affirme. En 1905, il participe à son premier Salon des indépendants et fait scandale au Salon d'Automne, surnommé « La cage aux fauves », aux côtés d'Henri Matisse, André Derain et d'autres. Le marchand Ambroise Vollard s'intéresse à son travail dès 1906 et lui consacre une exposition en 1908.
Pendant la Première Guerre mondiale, affecté dans une usine de la région parisienne, il ne va pas au front. À la fin du conflit, il divorce de Suzanne Berly et se remarie en 1928 avec Berthe Combe, qui lui donnera deux filles. En 1925, il s'installe définitivement à Rueil-la-Gadelière, hameau de La Tourillière, où il demeurera jusqu'à sa mort. Après 1945, frappé d'une interdiction professionnelle d'un an par le Comité national d'épuration des artistes, il vit retiré à La Tourillière. Il meurt le 11 octobre 1958 à l'âge de 82 ans.
Maurice de Vlaminck adopte des positions compromettantes durant la Seconde Guerre mondiale. En novembre 1941, il participe au voyage officiel en Allemagne nazie organisé par le sculpteur Arno Breker. Le 6 juin 1942, il publie dans Comoedia un article intitulé « Opinions libres… sur la peinture », où il attaque Pablo Picasso, accusé d'avoir conduit la peinture française « dans une mortelle impasse ». Cet article provoque les réponses indignées de Jacques Lipchitz, Jean Arp et Fernand Léger. Vlaminck récidive en novembre 1942 avec un second article, puis dans son livre Portraits avant décès (1943). En juin 1946, le Comité national d'épuration le sanctionne d'une interdiction d'exposer, vendre et publier pendant un an.
Maurice de Vlaminck épouse Suzanne Berly en 1896, avec qui il a trois filles, dont Godelieve et Yolande. Il divorce après la Première Guerre mondiale et se remarie en 1928 avec Berthe Combe, qui lui donne deux autres filles : Edwige et Godelieve (née en 1927). À partir de 1925, il s'installe avec Berthe dans le hameau de La Tourillière à Rueil-la-Gadelière. Berthe meurt en 1974 à l'âge de 82 ans. Vlaminck mène une existence anticonformiste, marquée par un rejet des mondanités artistiques parisiennes.
Outre la peinture, il pratique le violon professionnellement dans sa jeunesse, le cyclisme de compétition et l'écriture (26 livres). Il s'intéresse à l'art primitif africain et à l'œuvre de Vincent van Gogh.
Maurice de Vlaminck meurt le 11 octobre 1958 à l'âge de 82 ans dans sa propriété de La Tourillière à Rueil-la-Gadelière. Sa mort est naturelle, liée à son grand âge. Il est inhumé dans le cimetière de Rueil-la-Gadelière. Sa pierre tombale porte l'inscription : « Je n'ai jamais rien demandé, la vie m'a tout donné. J'ai fait ce que j'ai pu, j'ai peint ce que j'ai vu ». En 1962, un buste sculpté par Léon Indenbaum est érigé face à la mairie de Rueil-la-Gadelière.
Maurice de Vlaminck repose au cimetière de Rueil-la-Gadelière en Eure-et-Loir. Sa tombe porte une épitaphe rédigée par lui-même. Un buste commémoratif, inauguré en 1962, se dresse face à la mairie. La Maison Vlaminck, au hameau de La Tourillière, est ouverte au public. Avant de s'établir en Eure-et-Loir, il a vécu au Vésinet, à Chatou (atelier commun avec Derain à la Maison Levanneur) et à Rueil-Malmaison.