Mère Teresa, de son vrai nom Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, est une religieuse catholique albanaise naturalisée indienne, fondatrice des Missionnaires de la Charité en 1950, prix Nobel de la paix en 1979 et canonisée en 2016 par le pape François.
Née le 26 août 1910 à Üsküb, dans l'actuelle Skopje, Anjezë Gonxhe Bojaxhiu grandit dans une famille albanaise catholique pratiquante. Son père Nikollë, entrepreneur dans le bâtiment et le commerce pharmaceutique, décède en 1919. Sa mère Drâne Bojaxhiu, restée seule avec trois enfants, ouvre un atelier de couture tout en perpétuant une tradition d'accueil des pauvres. Adolescente, Anjezë chante comme soprano dans la chorale paroissiale, joue au théâtre et pratique la mandoline. A douze ans, elle ressent un appel à la vie consacrée. En septembre 1928, à dix-huit ans, elle rejoint les soeurs de Lorette à Rathfarnham, en Irlande, communauté fondée par Mary Ward. Elle arrive à Calcutta en janvier 1929 et prononce ses voeux sous le nom de soeur Mary Teresa, en référence à Thérèse de Lisieux, carmélite française canonisée trois ans plus tôt. Elle enseigne à l'école Saint-Mary d'Entally et en assume la direction des études à partir de 1944.
Le 10 septembre 1946, dans un train vers Darjeeling, Mère Teresa ressent ce qu'elle appelle « l'appel dans l'appel » : servir les plus démunis dans les bidonvilles de Calcutta. Après avoir obtenu l'autorisation du pape Pie XII en 1948, elle s'installe parmi les pauvres avec cinq roupies en poche. Soutenue par l'évêque Ferdinand Perier et son guide spirituel jésuite belge Céleste Van Exem, elle fonde en 1950 les Missionnaires de la Charité. En 1952, elle ouvre Nirmal Hriday, le mouroir de Kalighat. Un orphelinat, Nirmala Shishu Bavan, ouvre en 1955. En 1957, elle met en place un centre ambulant pour lépreux, soutenu par la journée mondiale de Raoul Follereau. En 1962, le président indien lui décerne la décoration Padma Shri. Le 10 décembre 1979 à Oslo, elle reçoit le prix Nobel de la paix. En 1985, elle crée à New York le premier foyer américain pour malades du sida, et reçoit la médaille de la Liberté de Ronald Reagan.
Les pratiques des Missionnaires de la Charité ont fait l'objet de critiques documentées. Le journaliste et essayiste britannique Christopher Hitchens, dans son ouvrage La Position du missionnaire (1995), dénonce l'indigence médicale des mouroirs, où les analgésiques sont rarement utilisés, et l'opacité financière de la congrégation. Des médecins ayant visité Nirmal Hriday signalent des seringues réutilisées et des médicaments périmés, constats relayés par l'auteur Aroup Chatterjee dans Mother Teresa : The Untold Story. Par ailleurs, Mère Teresa a plaidé la clémence auprès d'un juge californien en 1992 en faveur du financier Charles Keating, reconnu coupable d'une fraude ayant lésé des milliers d'épargnants ; Keating avait versé 1,25 million de dollars à sa congrégation. Elle a également reçu des dons et des distinctions de Jean-Claude Duvalier, dirigeant autoritaire d'Haïti, et s'est rendue en 1990 en Albanie, où elle a déposé une gerbe sur la tombe d'Enver Hoxha, fondateur du régime totalitaire albanais. Ces faits sont documentés par plusieurs sources de presse internationale.
1910 : naissance le 26 août à Üsküb (Empire ottoman, actuelle Skopje)
1919 : décès du père Nikollë ; la famille tombe dans la précarité
1928 : départ pour le noviciat des soeurs de Lorette à Rathfarnham (Irlande)
1929 : arrivée à Calcutta ; début de l'enseignement à l'école Saint-Mary d'Entally
1937 : voeux définitifs le 24 mai ; elle prend le titre de Mère Teresa
1946 : « l'appel dans l'appel » dans un train vers Darjeeling, le 10 septembre
1950 : fondation officielle des Missionnaires de la Charité à Calcutta
1952 : ouverture de Nirmal Hriday, mouroir de Kalighat
1962 : réception de la décoration Padma Shri des mains du président indien
1979 : prix Nobel de la paix reçu à Oslo le 10 décembre
1982 : intervention lors du siège de Beyrouth ; évacuation de 37 enfants hospitalisés
1985 : ouverture du premier foyer pour malades du sida à New York ; médaille de la Liberté
1997 : décès le 5 septembre à Calcutta ; funérailles nationales le 13 septembre
2003 : béatification par le pape Jean-Paul II, le 19 octobre à Rome
2016 : canonisation par le pape François le 4 septembre, place Saint-Pierre
Mère Teresa, née Anjezë Gonxhe Bojaxhiu, a grandi dans une famille de trois enfants avec sa soeur aînée Age et son frère Lazare Bojaxhiu, qui s'opposa d'abord à son entrée en religion. Ses parents, Nikollë et Drâne Bojaxhiu, lui ont transmis une foi tournée vers le service des plus démunis. Elle prononce ses voeux définitifs le 24 mai 1937 et acquiert la nationalité indienne. Elle n'a jamais eu d'enfants biologiques mais a recueilli et proposé à l'adoption des milliers d'enfants abandonnés par l'intermédiaire de l'orphelinat Nirmala Shishu Bavan. Elle est formée aux soins infirmiers à Patna en 1948.
Mère Teresa a entretenu des liens avec plusieurs personnalités. La Belge Jacqueline de Decker, empêchée par la maladie de la rejoindre, est devenue sa soeur spirituelle et première coopératrice souffrante. Le journaliste britannique Malcolm Muggeridge l'a révélée au grand public en 1969 avec le documentaire Something Beautiful for God sur la BBC. Elle est également liée au premier ministre indien Jawaharlal Nehru et au Dr Bidhan Chandra Roy, ami et soutien financier. Le Dalaï-Lama Tenzin Gyatso l'a décrite comme un être d'une humilité absolue. Ses prises de position ont inclus une opposition à l'avortement et à la contraception, conformément aux positions de l'Eglise catholique.
Mère Teresa souffrait depuis plusieurs années de troubles cardiaques, ayant subi un infarctus en 1983 et deux angioplasties supplémentaires. Elle abandonne la direction des Missionnaires de la Charité en mars 1997. Elle meurt le 5 septembre 1997 à la maison mère des Missionnaires de la Charité à Calcutta, d'une défaillance cardiaque, à 87 ans. Le gouvernement indien décrète un jour de deuil et lui accorde des funérailles nationales le 13 septembre 1997 dans le stade couvert de Netaji, Calcutta. Le pape Jean-Paul II, qui la béatifiera en 2003, a rendu hommage à sa disparition, tout comme de nombreux chefs d'Etat. Son corps a été exposé une semaine à l'église Saint-Thomas de Calcutta avant inhumation.
Mère Teresa est inhumée dans la maison mère des Missionnaires de la Charité à Calcutta, devenue lieu de pèlerinage. A Skopje, sa ville natale, une maison-mémorial lui est consacrée dans le centre-ville. L'aéroport international de Tirana porte son nom depuis 2001. Au Kosovo, la rue principale de Pristina s'appelle Rruga Nëna Terezë en son honneur.
1 - En 1965, le pape Paul VI offrit sa limousine papale à Mère Teresa lors d'une visite en Inde. Plutôt que de la garder, elle la mit aux enchères afin de financer la Cité de la paix pour lépreux à Asansol.
2 - Lorsqu'elle quitte les soeurs de Lorette en 1948 pour s'installer parmi les pauvres de Calcutta, Mère Teresa n'a que cinq roupies en poche, soit quelques centimes de roupie indienne de l'époque.
3 - En août 1982, lors du siège de Beyrouth, Mère Teresa négocie un cessez-le-feu entre l'armée israélienne et la guérilla palestinienne. Accompagnée par la Croix-Rouge, elle traverse la ligne de front et évacue 37 enfants piégés dans un hôpital dévasté.
4 - Le 11 décembre 1984, trois jours après la catastrophe de Bhopal, Mère Teresa se rend sur place pour assister les victimes, apportant une présence immédiate après l'une des pires catastrophes industrielles du XXe siècle.
5 - Enfant à Skopje, Anjezë Gonxhe Bojaxhiu était soprano dans la chorale paroissiale, jouait au théâtre et apprenait la mandoline. Rien dans cette enfance balkanique ne laissait présager la fondatrice d'une congrégation active dans 123 pays.
- Métier(s) : religieuse catholique, fondatrice de congrégation, missionnaire
- Résidence principale : Calcutta (Inde)
- Relations de couple : aucune (voeux religieux définitifs en 1937)
- Enfants : aucun biologique
- Distinctions : prix Nobel de la paix (1979), médaille de la Liberté des Etats-Unis (1985), Padma Shri (1962), béatifiée (2003), canonisée (2016)
« Si tu juges les gens, tu n'as pas le temps de les aimer. »
— Recueil Mère Teresa, citation attribuée dans de nombreuses sources dont les collections de ses écrits publiées par les Missionnaires de la Charité
« L'extrême pauvreté vide progressivement l'homme de son humanité. »
— Journal intime de Mère Teresa, cité dans la biographie de Frédéric Lenoir et Estelle Saint-Martin, France Loisir, 2003
« La prière est la respiration de l'âme. Sans la force que nous recevons de la prière, notre vie serait impossible. »
— Missionnaires de la Charité, règle de vie, citée dans Frédéric Lenoir et Estelle Saint-Martin, Mère Teresa Biographie, France Loisir, 2003
« Par mon sang, je suis albanaise. Par ma nationalité, indienne. Par ma foi, je suis une religieuse catholique. Pour ce qui est de mon appel, j'appartiens au monde. »
— Biographie officielle de Mère Teresa de Calcutta, site du Vatican, 19 octobre 2003
« Nous savons très bien que ce que nous faisons n'est rien de plus qu'une goutte dans l'océan. Mais si la goutte n'était pas là, il manquerait quelque chose à l'océan. »
— Discours de Mère Teresa, cité dans de multiples sources biographiques, dont la Fondation Nobel
La vie est mystèrePerce-le.
La vie est bonheurMérite-la.
La vie est la vieDéfends-la.
La vie est mystère
Perce-le.
La vie est la vie
Défends-la.
La vie est bonheur
Mérite-la.
La vie est un défiFais-lui face.
La vie est un combat
Accepte-le.
La vie est tristesseSurmonte-la.
La vie est une chance, saisis-la.
La vie est un défi
Fais-lui face.
La vie est tristesse
Surmonte-la.
La vie est un devoirAccomplis-le.
La vie est un combat, accepte-le.
La vie est un devoir
Accomplis-le.
La vie est une richesseConserve-la.
La vie est une béatitudeSavoure-la.
La vie est une richesse
Conserve-la.
La vie est une béatitude
Savoure-la.
Le manque d'amour est la plus grande pauvreté.
N'ayez pas peur d'aimer jusqu'à la souffrance.
Soyez l'expression vivante de la bonté de Dieu.
La vie est une tragédiePrends-la à bras le corps.
La vie est une tragédie
Prends-la à bras le corps.
Notre mission est une mission d'amour et de bonté.
Donne tes mains pour servir et ton coeur pour aimer.
Si tu juges les gens tu n'as pas le temps de les aimer.
Ne donnez pas seulement vos soins, mais aussi votre coeur.
Ce dont nous avons besoin est d'aimer sans nous épuiser...
La foi en actes est l'amour, et l'amour en actes est service.
Afin qu'un lampe continue de brûler, il faut y ajouter de l'huile.
Ne laissez personne venir à vous et repartir sans être plus heureux.
Les pauvres veulent être traités en fils de Dieu et non en esclaves.
Que personne ne vienne à vous sans repartir meilleur et plus joyeux.
Si vous ne pouvez pas nourrir cent personnes, nourrissez-en au moins une.
La vie est un défi à relever, un bonheur à mériter, une aventure à tenter.
Ne vous imaginez pas que l'Amour, pour être vrai, doit être extraordinaire.
La plus grande souffrance est de se sentir seul, sans amour, abandonné de tous.
Ce qui compte ce n'est pas ce que l'on donne, mais l'amour avec lequel on donne.
La solitude et le sentiment de n'être pas désiré sont les plus grandes pauvretés.
C'est en revêtant le Christ que l'on peut le plus apporter de charité aux autres.
On ne fait pas de grandes choses, mais seulement des petites avec un amour immense.
Nous ne saurons jamais tout le bien qu'un simple sourire peut être capable de faire.
On ne peut pas faire de grandes choses - rien que des petites avec un immense amour.
Nous devons aimer les pauvres parce que Jésus se cache sous l'apparence des pauvres.
Il y a des maladies qui ne se guérissent pas avec de l'argent, mais avec de l'amour.
Pour qu'il soit authentique, l'amour doit coûter. Il en a coûté à Jésus de nous aimer.
Plus nous recevons dans le silence de la prière, plus nous donnerons dans la vie active.
Ce qui est important, c'est l'intensité d'amour que vous mettez dans le plus petit geste.
S'il est une chose que nous pouvons apprendre de la Vierge Marie, c'est bien sa tendresse.
Ne laissez rien vous troubler au point de vous faire oublier la joie du Christ ressuscité.
Nous autres, nous avons besoin ni de bombes ni d'armes, car notre seule arme, c'est l'amour.
Si véritablement nous désirons aimer, nous savons bien que nous devons apprendre à pardonner.
Des mots aimables peuvent être courts et faciles à dire, mais leur écho est vraiment sans fin.
Ce qui me scandalise, ce n'est pas qu'il y ait des riches et des pauvres : c'est le gaspillage.
De bonnes paroles peuvent être brèves et faciles à dire mais leur écho est véritablement éternel.
Que pouvez-vous faire pour promouvoir la paix dans le monde ? Rentrer chez vous et aimer votre famille !
Tout geste d'amour, si petit qu'il soit, à l'égard du pauvre et de l'indésirable, est important pour Jésus.
Bien des gens acceptent de faire de grandes choses. Peu se contentent de faire de petites choses au quotidien.
La perte d'une certaine pudeur comme la perte de la pureté sont les causes profondes de la décadence du monde.
Insistons sur le développement de l'amour, la gentillesse, la compréhension, la paix. Le reste nous sera offert.
Chaque personne est pour moi le Christ, et comme Jésus est unique, cette personne est alors pour moi unique au monde.
Pour ce qui est de l'argent, il viendra bien : si nous cherchons d'abord le royaume de Dieu, le reste sera donné par surcroît.
Notre devoir consiste à mettre pauves et riches en présence les uns les autres, à être leur point de rencontre en quelque sorte.
Nous savons bien que ce que nous faisons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'était pas dans l'océan, elle manquerait.
Nous réalisons que ce que nous accomplissons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais si cette goutte n'existait pas dans l'océan, elle manquerait.
L'autre jour j'ai rêvé que je me trouvais devant les portes du paradis. Et saint Pierre me disait : "Retourne sur Terre, il n'y a pas de bidonville ici".
Conquérons le monde avec notre amour. Entrelaçons nos vies, tissons-les des liens du sacrifice et de l'amour, il nous sera possible de conquérir le monde.
Nous savons que c'est au Christ affamé, au Christ nu, au Christ sans logis que nous avons affaire. C'est cette conviction, cet amour qui font la joie de donner.
Nous vivons au milieu d'une mer de pauvreté. Néanmoins on peut réduire cette mer. Notre travail n'est qu'une goutte dans un seau, mais cette goutte est nécessaire.
Dieu est l'ami du silence. Les arbres, les fleurs et l'herbe poussent en silence. Regarde les étoiles, la lune et le soleil, comment ils se meuvent silencieusement.
Se connaître nous fait plier le genou, posture indispensable à l'amour. Car la connaissance de Dieu engendre l'amour, et la connaissance de soi engendre l'humilité.