Résumé biographique
Paul VI, pape de l’Église catholique de 1963 à 1978, est une figure majeure du XXe siècle pour avoir achevé le concile Vatican II et initié l’ouverture de l’Église au monde moderne.
Parcours
Né Giovanni Battista Montini le 26 septembre 1897 à Concesio, en Lombardie, il est issu d’une famille catholique engagée. Son père, Giorgio Montini, est avocat, journaliste et député. Après des études chez les jésuites, il entre au séminaire de Brescia et est ordonné prêtre en 1920. Il poursuit sa formation à Rome, obtenant des diplômes en philosophie, droit civil et droit canonique. Il entre à la Secrétairerie d’État du Vatican en 1924, où il devient un proche collaborateur de Pie XI et Pie XII.
En 1954, il est nommé archevêque de Milan, où il mène une vaste mission d’évangélisation et fait construire plus de 120 églises. Créé cardinal en 1958 par Jean XXIII, il participe activement aux travaux du concile Vatican II. Élu pape le 21 juin 1963, il prend le nom de Paul VI et poursuit le concile jusqu’à sa clôture en 1965. Il réforme la Curie romaine, crée le synode des évêques et initie les voyages apostoliques hors d’Europe, marquant une nouvelle ère dans la diplomatie pontificale.
Repères de carrière
1920 : Ordination sacerdotale à Brescia
1924 : Entrée à la Secrétairerie d’État du Vatican
1954 : Archevêque de Milan
1958 : Création au cardinalat par Jean XXIII
1963 : Élection au pontificat sous le nom de Paul VI
1965 : Clôture du concile Vatican II
1968 : Publication de l’encyclique Humanae Vitae
1978 : Fin du pontificat
Vie personnelle et engagements
Giovanni Battista Montini est le deuxième fils de Giorgio Montini et Giuditta Alghisi. Il a deux frères : Lodovico, homme politique, et Francesco, médecin. Célibataire, il consacre sa vie au sacerdoce et à la diplomatie ecclésiastique. Il est décrit comme réservé, intellectuel et profondément spirituel. Sa santé fragile dans sa jeunesse ne l’empêche pas de mener une carrière intense au Vatican.
Il s’engage pour le dialogue interreligieux, la paix mondiale et la justice sociale. Il crée le Conseil pontifical pour les non-croyants et multiplie les rencontres œcuméniques, notamment avec le patriarche Athénagoras. Il publie plusieurs encycliques majeures, dont Populorum Progressio (1967) sur le développement des peuples. Il est également attentif aux enjeux contemporains comme la régulation des naissances, sujet de l’encyclique Humanae Vitae (1968).
Où se recueillir
Paul VI décède le 6 août 1978 à Castel Gandolfo. Il est inhumé dans les grottes du Vatican, sous la basilique Saint-Pierre. Sa tombe est accessible aux visiteurs dans le parcours des papes défunts.
Contexte du décès de Paul VI
Affaibli par l’âge et les tensions internes à l’Église, il meurt d’un infarctus du myocarde après avoir célébré l’Angelus. Il laisse un testament spirituel méditatif sur la mort, publié à titre posthume.
Anecdotes
1- Il est le premier pape à voyager hors d’Europe depuis 1870, visitant l’ONU, l’Inde, l’Ouganda et l’Australie.
2- Il survit à une tentative d’assassinat en 1970 aux Philippines grâce à une minerve cervicale.
3- Il fait couper les fontaines de la place Saint-Pierre la nuit, gêné par leur bruit pour dormir.
4- Il critique le film « La Dolce Vita » sans l’avoir vu, provoquant un débat avec le cardinal Siri.
5- Il lève en 1966 l’interdiction de diffuser les messages de lieux d’apparitions non reconnus.
6- Il rédige une méditation sur la mort quelques jours avant son décès, publiée dans L’Osservatore Romano.
Points clés
• Métier(s) : prêtre, diplomate, pape
• Résidence principale : Vatican, Italie
• Relations : aucune union recensée
• Enfants : aucun
• Distinctions : canonisé en 2018, auteur de sept encycliques majeures