Résumé biographique

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Figure centrale de la dictature militaire chilienne, le général Augusto Pinochet marque durablement l’histoire politique du Chili par le coup d’État du 11 septembre 1973, son gouvernement autoritaire, les violations massives des droits humains et les réformes économiques libérales menées entre 1973 et 1990.


Parcours

Né le 25 novembre 1915 à Valparaíso, Augusto Pinochet suit une scolarité dans des établissements catholiques avant d’intégrer l’École militaire de Santiago en 1931, dont il sort officier d’infanterie en 1935. Il gravit les échelons de l’armée chilienne, enseigne à l’Académie de guerre et occupe plusieurs postes de commandement en province. Général de division au début des années 1970, il devient chef d’état-major, puis commandant en chef de l’armée le 23 août 1973, nommé par Salvador Allende. Le 11 septembre 1973, il participe au coup d’État qui renverse le président et prend la tête de la junte. Nommé chef de l’État en 1974, il gouverne jusqu’en 1990 dans un cadre de dictature militaire, avant de rester commandant en chef de l’armée jusqu’en 1998 puis sénateur à vie jusqu’en 2002.


Repères de carrière

25 novembre 1915 : Naissance à Valparaíso, Chili.
1931-1935 : Études à l’École militaire de Santiago, sortie comme officier d’infanterie.
Années 1950 : Enseignant à l’Académie de guerre, mission de coopération militaire en Équateur.
1968-1970 : Chef d’état-major de la division de Santiago, puis général de brigade.
23 août 1973 : Nommé commandant en chef de l’armée par Salvador Allende.
11 septembre 1973 : Prend la tête de la junte issue du coup d’État militaire.
27 juin 1974 : Devient « chef suprême de la Nation ».
17 décembre 1974 : Assume le titre de président de la République du Chili.
1980 : Adoption par plébiscite d’une nouvelle Constitution consolidant son pouvoir.
5 octobre 1988 : Perd le plébiscite sur la prolongation de son mandat présidentiel.
11 mars 1990 : Transmet la présidence à Patricio Aylwin, début de la transition démocratique.
11 mars 1998 : Quitte le commandement de l’armée et devient sénateur à vie.
16 octobre 1998 : Arrêté à Londres sur mandat international pour crimes de torture.
2000-2006 : Poursuites judiciaires multiples pour violations des droits humains et malversations.
10 décembre 2006 : Décès à l’hôpital militaire de Santiago.


Vie personnelle et engagements

Augusto Pinochet se marie le 30 janvier 1943 avec María Lucía Hiriart Rodríguez, issue d’une famille politique chilienne en vue. Le couple a cinq enfants : Inés Lucía (née en 1943), Augusto Osvaldo (né en 1945), María Verónica (née en 1947), Marco Antonio (né en 1957) et Jacqueline Marie (née en 1960). La famille vit au rythme des affectations militaires, notamment à Santiago et lors d’un séjour de plusieurs années en Équateur. Lucía Hiriart joue un rôle public important comme épouse du chef de l’État et à la tête de l’organisation CEMA Chile. Après la fin de la dictature, plusieurs membres de la famille sont visés par des enquêtes pour enrichissement illicite, fraude fiscale et détournements de fonds. Les années 2000 et 2010 sont marquées par des procédures judiciaires et des contentieux patrimoniaux autour des biens hérités du couple.


Anecdotes

1 – Enfant, Augusto Pinochet est victime d’un accident de la route et faillit être amputé d’une jambe ; un spécialiste corrige le diagnostic et préconise des séances de soleil, ce qui lui évite l’amputation.
2 – Il doit tenter plusieurs fois l’examen d’entrée avant d’être finalement admis à l’École militaire de Santiago au début des années 1930.
3 – En octobre 1998, alors hospitalisé à Londres, il est arrêté sur mandat du juge espagnol Baltasar Garzón, devenant l’un des premiers anciens chefs d’État poursuivis en Europe pour crimes de torture commis dans leur pays.
4 – Lors de ses funérailles en 2006, son petit-fils, le capitaine Augusto Pinochet Molina, prononce un discours défendant le coup d’État de 1973, ce qui entraîne par la suite son exclusion de l’armée chilienne.
5 – Ses cendres sont déposées dans la propriété familiale de Los Boldos afin d’éviter qu’une tombe publique ne devienne un lieu de rassemblement ou de dégradation.


Lieux de mémoire

Né à Valparaíso et formé à Santiago, Augusto Pinochet associe sa trajectoire à la capitale chilienne, entre École militaire et palais de La Moneda. Après son décès, la veillée et les funérailles se tiennent à l’École militaire de Las Condes, avant une crémation à Concón. Ses cendres reposent dans la propriété familiale de Los Boldos, dans la commune côtière de Santo Domingo.


Contexte du décès

Le 3 décembre 2006, Augusto Pinochet est hospitalisé à l’hôpital militaire de Santiago à la suite d’un infarctus du myocarde accompagné d’un œdème pulmonaire et subit un pontage coronarien. Âgé de 91 ans, il se trouve alors sous le coup de procédures judiciaires et d’une assignation à résidence. Son état se dégrade de nouveau le 10 décembre 2006 ; il meurt ce jour-là des suites d’une insuffisance cardiaque à l’hôpital militaire, entouré de membres de sa famille. La nouvelle provoque des manifestations simultanées de partisans et d’opposants dans tout le pays. La dépouille est exposée à l’École militaire, où se déroulent une veillée et des obsèques avec honneurs militaires, sans statut de funérailles d’État. Le corps est ensuite crématisé au cimetière Parque del Mar, à Concón, et les cendres sont remises à la famille.


Points clés

• Métier(s) : officier de carrière, général, commandant en chef de l’armée chilienne, chef de l’État (1973-1990)
• Résidence principale : Santiago, Chili
• Relations : marié à María Lucía Hiriart Rodríguez (1943-2006)
• Enfants : Inés Lucía (1943), Augusto Osvaldo (1945), María Verónica (1947), Marco Antonio (1957), Jacqueline Marie (1960)
• Distinctions : grades militaires jusqu’à capitaine général, fonctions de commandant en chef de l’armée (1973-1998) et de sénateur à vie (1998-2002)