Cette année marque le 1er anniversaire de sa disparition.
Bernard Lacombe, footballeur français né le 15 août 1952 à Villefranche-sur-Saône et mort le 17 juin 2025 à l'âge de 72 ans, est le deuxième meilleur buteur de l'histoire du championnat de France avec 255 buts, champion d'Europe avec les Bleus en 1984, et dirigeant pendant plus de trente ans à l'Olympique Lyonnais.
Bernard Lacombe découvre le football dans la banlieue nord de Lyon, au club de Fontaines-sur-Saône, avant d'intégrer le centre de formation de l'Olympique Lyonnais à la fin des années 1960. En 1969, à dix-sept ans, il signe son premier contrat professionnel à l'OL et y côtoie rapidement Fleury Di Nallo, l'idole des tribunes de Gerland, et l'attaquant Serge Chiesa. Ensemble, ces trois joueurs forment l'ossature offensive qui conduit Lyon à remporter la Coupe de France 1973, face au FC Nantes. Lors de cette finale, Lacombe inscrit le but de la victoire après une reprise contestée. Sa première cape en équipe de France date du 8 novembre 1973, lors d'un match amical contre la Grèce au Parc des Princes, sous la direction du sélectionneur Stefan Kovacs. Il accumule 123 buts en 222 matchs de championnat pour l'OL entre 1969 et 1978. En 1978, les difficultés financières du club lyonnais forcent sa vente à l'AS Saint-Etienne, club rival, où il dispute une saison correcte aux côtés de Dominique Rocheteau, auteur cette année-là de son record personnel en championnat, en partie grâce au jeu collectif de Lacombe.
L'été 1979 marque l'entrée de Bernard Lacombe aux Girondins de Bordeaux, sur décision du président Claude Bez. Sa première saison en Gironde est en retrait, mais le recrutement d'Aimé Jacquet -- son ancien équipier à Lyon, qu'il a lui-même recommandé à Bez -- transforme le club et lance la meilleure période de sa carrière. Entouré de Jean Tigana et d'Alain Giresse, Lacombe marque entre 17 et 22 buts par saison de 1980 à 1985. Il remporte trois titres de champion de France (1984, 1985, 1987), deux Coupes de France (1986, 1987) et la Coupe des Alpes 1980. Sur la scène internationale, il participe aux Coupes du monde 1978 et 1982, et remporte l'Euro 1984 avec l'équipe de France de Michel Platini. Il totalise 38 sélections et 12 buts sous le maillot bleu. Retraité en 1987, il rejoint aussitôt l'OL, alors relégué en deuxième division, à la demande du nouveau président Jean-Michel Aulas. Il occupe successivement les fonctions de directeur sportif, d'entraîneur (1996-2000) et de conseiller du président, supervisant notamment le recrutement de Juninho Pernambucano, Michael Essien et Edmilson pendant les années de domination lyonnaise en Ligue 1. Il prend sa retraite définitive en décembre 2019. En 2022, le magazine So Foot le classe douzième meilleur joueur de l'histoire du championnat de France.
Le 25 mars 2013, en direct sur l'antenne de RMC dans l'émission animée par Luis Fernandez, Bernard Lacombe déclare, en réponse à une auditrice qui critiquait Karim Benzema : "Je ne discute pas de football avec les femmes. Qu'elles s'occupent de leurs casseroles." Ces propos, relayés immédiatement par les médias nationaux et les réseaux sociaux, provoquent une polémique documentée par Eurosport, Lyon Capitale, Le Monde et d'autres organes de presse. L'entraîneur de l'OL féminin, Patrice Lair, menace de quitter le club. La ministre du Logement, Cécile Duflot, dénonce les propos publiquement. L'Olympique Lyonnais publie le lendemain un communiqué de presse dans lequel Lacombe présente ses excuses, affirmant que ses déclarations constituaient "une boutade" mal formulée. Aucune sanction disciplinaire officielle n'est rendue publique. La polémique reste au stade médiatique sans engager de procédure judiciaire ni entraîner de rupture contractuelle.
1952 : naissance le 15 août à Villefranche-sur-Saône (Rhône).
1969 : premières apparitions professionnelles à l'Olympique Lyonnais.
1973 : victoire en Coupe de France avec l'OL contre le FC Nantes ; première sélection en équipe de France.
1976 : finaliste de la Coupe de France avec l'OL, défaite face à l'Olympique de Marseille.
1978 : transfert à l'AS Saint-Etienne ; participation à la Coupe du monde en Argentine, but en 38 secondes contre l'Italie le 2 juin à Mar del Plata.
1979 : signature aux Girondins de Bordeaux.
1981 : meilleur buteur de la Coupe de France avec Bordeaux (7 buts).
1984 : champion de France et champion d'Europe avec l'équipe de France lors de l'Euro organisé en France.
1985 : deuxième titre consécutif de champion de France avec les Girondins.
1987 : doublé Championnat-Coupe de France avec Bordeaux ; fin de carrière de joueur.
1988 : retour à l'OL comme directeur sportif sous la présidence de Jean-Michel Aulas.
1996 : nommé entraîneur de l'OL en cours de saison après la démission de Guy Stéphan.
2000 : fin du mandat d'entraîneur, remplacé par Jacques Santini ; reprise du poste de conseiller du président.
2019 : départ à la retraite, annoncé le 5 novembre, effectif en décembre.
2025 : décès le 17 juin à Albigny-sur-Saône des suites de la maladie d'Alzheimer.
Né à Villefranche-sur-Saône et grandi à Fontaines-sur-Saône, commune des bords de Saône au nord de Lyon, Bernard Lacombe a obtenu en parallèle de sa carrière sportive naissante un certificat d'aptitude professionnelle de serrurier. Il épouse Mireille, avec qui il a deux fils, Arnaud et Sébastien Lacombe. La famille est établie dans la région lyonnaise, où il passe l'essentiel de sa vie. Sa relation de trente-sept ans avec Jean-Michel Aulas, dont il est décrit comme le "bras droit", est qualifiée par Aulas lui-même d'"amitié sans masque" à l'annonce de son décès. Jacques Santini, ami depuis leurs sélections communes en équipe de France juniors en 1968, décrit leur relation comme celle d'un "frère".
Bernard Lacombe s'engage durablement auprès de l'association Docteur Clown, qui intervient auprès des enfants hospitalisés, dont il devient parrain et qu'il soutient en visitant lui-même des enfants malades dans les hôpitaux de la région lyonnaise. Il est représenté sur la Fresque des Lyonnais, peinture murale de 800 m2 située à Lyon, aux côtés de personnalités telles que Paul Bocuse et Frédéric Dard. A son décès le 17 juin 2025, il était l'unique personnage représenté encore en vie sur cette fresque, aux côtés de personnages historiques. Son ancien coéquipier à Bordeaux, Alain Giresse, déclare à ICI Gironde : "C'était plus qu'un coéquipier, c'est un ami. Plus qu'un ami, une partie de moi."
Bernard Lacombe est décédé le mardi 17 juin 2025 à Albigny-sur-Saône, à l'âge de 72 ans, des suites de la maladie d'Alzheimer. Hospitalisé depuis janvier 2025 dans un établissement de la région lyonnaise, il s'éteignait le soir même, à 19h30, selon l'annonce faite par le journaliste Jacques Vendroux à la demande de la famille. Le lendemain, le journal L'Equipe lui consacrait sa une. Les hommages affluent de l'ensemble du football français : Didier Deschamps, Alain Giresse, Jacques Santini, Bruno Genesio, l'AS Saint-Etienne et les Girondins de Bordeaux saluent publiquement sa mémoire. Le président de la Fédération française de football, Philippe Diallo, rend un hommage officiel au nom du football français. Les obsèques se tiennent le 25 juin 2025 en l'église Saint-Louis de Fontaines-sur-Saône, devant plusieurs centaines de personnes, et sont retransmises en direct par France 3 et BFM TV.
Bernard Lacombe est inhumé au cimetière de Fontaines-Saint-Martin (Métropole de Lyon), commune voisine de Fontaines-sur-Saône où il a grandi, dans la stricte intimité familiale. Il figure sur la Fresque des Lyonnais, oeuvre murale de 800 m2 située dans le quartier des Terreaux à Lyon, parmi les personnalités emblématiques de la ville. L'Olympique Lyonnais a mis en place un espace commémoratif au Groupama Stadium.
1 - Le 2 juin 1978, à Mar del Plata, Lacombe inscrit le premier but de la Coupe du monde 1978 après 38 secondes de jeu contre l'Italie. Les commentateurs de l'époque le créditent alors du but le plus rapide de l'histoire de la compétition, un record relativisé plus tard par des recherches rétrospectives sur le Tchèque Vaclav Masek (seizième seconde, 1962).
2 - Lors de son retour au stade de Gerland avec le maillot vert de Saint-Etienne en 1978, Lacombe se trompe de vestiaire à son arrivée, se dirigeant par réflexe vers celui des joueurs lyonnais. Il reçoit ce soir-là une ovation du public malgré la rivalité des deux clubs.
3 - Avant de devenir professionnel, Lacombe avait obtenu un CAP de serrurier, formation qu'il mène en parallèle de ses débuts à l'OL à la fin des années 1960.
4 - En 2025, à son décès, Bernard Lacombe était l'unique personnage vivant représenté sur la Fresque des Lyonnais, aux côtés de figures historiques comme Paul Bocuse et Frédéric Dard. Sa disparition le 17 juin 2025 signifie que la fresque ne compte désormais plus aucune personnalité en vie.
5 - C'est à la recommandation personnelle de Lacombe auprès du président bordelais Claude Bez, lors de l'été 1980, qu'Aimé Jacquet est recruté comme entraîneur des Girondins -- une décision qui lance les années de domination du club et les trois titres de champion de France.
- Métier(s) : footballeur professionnel (avant-centre), entraîneur, dirigeant sportif
- Résidence principale : région lyonnaise (Fontaines-sur-Saône)
- Relations de couple : épouse Mireille
- Enfants : Arnaud Lacombe, Sébastien Lacombe
- Distinctions : champion d'Europe 1984 (équipe de France) ; champion de France 1984, 1985, 1987 (Girondins de Bordeaux) ; vainqueur de la Coupe de France 1973 (OL), 1986 et 1987 (Bordeaux) ; deuxième meilleur buteur de l'histoire du championnat de France (255 buts) ; classé 12e meilleur joueur du championnat de France par So Foot (2022)
« Recruter, c'est une chose, se renforcer, c'en est une autre. »
— INA, archive audiovisuelle (retranscrite dans la nécrologie INA, juin 2025)
« Dans mon rôle de buteur, je n'ai peut-être pas donné entière satisfaction, mais il me semble malgré tout que je me suis beaucoup sacrifié pour la collectivité. »
— Ouest France (date non précisée, cité dans Purepeople, juin 2025)
« J'ai vécu des choses extraordinaires à Bordeaux, et neuf ans exceptionnels. On avait le respect du club, des gens et ça, c'est une chose qui nous a toujours marqués. »
— Télévision des Girondins de Bordeaux, interview 2009 (retranscrite sur girondins.com)
« Le rire est une thérapie extraordinaire et les clowns de l'association, particulièrement compétents, parviennent souvent à faire revenir le sourire au milieu de la souffrance. »
— Site officiel de l'association Docteur Clown, docteurclown.org (déclaration de parrainage)
« Recruter, c'est une chose, se renforcer, c'en est une autre. »
— INA, archive audiovisuelle (retranscrite dans la nécrologie INA, juin 2025)
« Dans mon rôle de buteur, je n'ai peut-être pas donné entière satisfaction, mais il me semble malgré tout que je me suis beaucoup sacrifié pour la collectivité. »
— Ouest France (date non précisée, cité dans Purepeople, juin 2025)
« J'ai vécu des choses extraordinaires à Bordeaux, et neuf ans exceptionnels. On avait le respect du club, des gens et ça, c'est une chose qui nous a toujours marqués. »
— Télévision des Girondins de Bordeaux, interview 2009 (retranscrite sur girondins.com)
« Le rire est une thérapie extraordinaire et les clowns de l'association, particulièrement compétents, parviennent souvent à faire revenir le sourire au milieu de la souffrance. »
— Site officiel de l'association Docteur Clown, docteurclown.org (déclaration de parrainage)