Claude Barzotti, de son vrai nom Francesco Barzotti, est un auteur-compositeur-interprète belgo-italien né le 23 juillet 1953 à Châtelineau (Belgique). Son tube Le Rital, numéro un en France en 1983, vendu à plus de 900 000 exemplaires, lui vaut son surnom.
Né d'Antonio et Anna Barzotti, travailleurs immigrés originaires de la région des Marches en Italie centrale, Francesco Barzotti connaît une enfance nomade. Expulsés de Suisse faute de contrat de travail, ses parents le confient avec son frère Alessandro à leur grand-père dans le hameau de Caiserra, dans les Apennins, avant de s'établir au Luxembourg, à Diekirch. En 1963, la famille se fixe définitivement à Court-Saint-Etienne, en Belgique. Dès six ans, Francesco apprend l'accordéon puis la guitare et suit huit ans de solfège. Il débute musicalement dans les bals du samedi soir avec un orchestre local, à quarante-cinq kilomètres de chez lui. Pour vivre, il exerce parallèlement plusieurs métiers : mécanicien de vélos, maçon, professeur de musique. A dix-sept ans, sous le pseudonyme de Franco Angeli, il enregistre un premier 45 tours, Vous mes amis, en 1970.
En 1973, Claude Barzotti signe chez Vogue Belgique et en devient directeur artistique à vingt-deux ans, sous la direction de Roger Meylemans. Une première version de Madame, composée à vingt ans, sort en 1975 sans succès commercial notable. La rencontre en 1981 avec les producteurs parisiens Pierre et Michel Célie, du label Déesse, relance la carrière : réenregistrée avec de nouveaux arrangements, Madame s'écoule à plus de 400 000 exemplaires en 1982-1983. Le Rital, coécrit avec Anne-Marie Gaspard, atteint la première place du classement français en décembre 1983 et se vend à plus de 900 000 exemplaires. En 1984, il écrit pour Dalida la chanson La pensione bianca. Je ne t'écrirai plus, certifié disque d'or pour plus de 500 000 exemplaires, confirme son statut. En 1993, il compose la musique de Nous, on veut des violons, interprétée par Morgane à l'Eurovision 1993 à Malmo.
Deux affaires judiciaires ont marqué la carrière de Claude Barzotti. Une admiratrice l'a poursuivi devant les tribunaux pour viol et séquestration ; il a été acquitté en juin 1999. Parallèlement, le compositeur Luciano Manente l'a accusé d'avoir plagié son oeuvre Décalcomanie pour le refrain de Nous, on veut des violons : le tribunal civil de Nivelles a rendu un jugement d'acquittement en octobre 2000. Par ailleurs, une chanson non publiée datant de 1999, La France est aux Français, écrite pour sa comédie musicale Les Nouveaux Nomades, a été mise en ligne hors contexte en 2006, provoquant une polémique : des internautes y ont vu les opinions personnelles du chanteur, et non celles du personnage fictif qu'il interprétait.
1953 : naissance le 23 juillet à Châtelineau, province de Hainaut, Belgique
1963 : installation définitive à Court-Saint-Etienne, en Belgique
1970 : premier 45 tours sous le nom de Franco Angeli, Vous mes amis
1973 : signature chez Vogue Belgique sous le nom de Claude Barzotti, poste de directeur artistique
1975 : sortie de la première version de Madame ; ablation d'un rein
1981 : réenregistrement de Madame avec Pierre et Michel Célie (label Déesse)
1982 : sortie de l'album Souvent je pense à vous, Madame, plus de 400 000 exemplaires vendus
1983 : Le Rital numéro un en France (plus de 900 000 exemplaires) ; Je ne t'écrirai plus certifié disque d'or
1984 : écriture de La pensione bianca pour Dalida
1993 : participation à la chanson caritative Télévie ; composition de Nous, on veut des violons pour Morgane à l'Eurovision
1999 : acquittement dans l'affaire de l'admiratrice
2000 : acquittement dans l'affaire de plagiat devant le tribunal civil de Nivelles
2005 : nomination au grade d'Officier de l'ordre de Léopold II par le gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles
2009 : concerts à l'Olympia les 19 et 20 janvier, spectacle Je reviens d'un voyage
2019 : sortie de l'album Un homme, dernier album studio
2020 : annonce de l'arrêt de la carrière en raison de problèmes de santé
2023 : décès le 24 juin à Court-Saint-Etienne, des suites d'un cancer du pancréas
Claude Barzotti n'a jamais été marié et a vécu seul la majeure partie de sa vie. Il est père de deux filles : Vanessa, née en 1974, et Sarah, née en 1990. En 2015, Sarah lui a donné une première petite-fille, Assia, suivie de Mia, fille de Vanessa, née en 2016, puis de Beya, troisième petite-fille, née en 2019. Son frère Alessandro a travaillé comme comptable à Milan. En 1975, une étroitesse de l'uretère ayant endommagé ses reins, il subit l'ablation d'un rein. En novembre 2012, il est victime d'un infarctus.
Claude Barzotti est sponsor de longue date du club de tennis de table la Palette Stéphanoise à Court-Saint-Etienne, dont il avait été membre de la première équipe championne de sa division en 1974. En 2007, son single Jada est associé à l'association La Chaîne de l'Espoir. Il donne plusieurs concerts de bienfaisance, notamment en 2017 au profit du Centre de rééducation de l'enfance à Bruxelles. Sa relation avec le Grand Jojo est documentée : les deux artistes ont partagé la scène à Forest National. En 2016, il enregistre un trio avec Herbert Léonard et Jean-Jacques Lafon.
Claude Barzotti est décédé le 24 juin 2023 à son domicile de Court-Saint-Etienne, dans le Brabant wallon, des suites d'un cancer du pancréas généralisé. L'annonce a été transmise à l'AFP par son manager Laurent Comtat. Il est mort entouré de ses deux filles. Les obsèques ont eu lieu le 1er juillet 2023 en l'église Notre-Dame de Tangissart, suivies de l'inhumation dans le caveau de famille du cimetière communal. L'actrice Mathilde Seigner, à qui il avait écrit une chanson, a rendu hommage publiquement. Le chanteur Frédéric François a exprimé ses condoléances, et l'écrivain Jacques Mercier, coauteur d'une chanson avec Barzotti, s'est exprimé dans la presse belge.
Claude Barzotti est inhumé dans le caveau de famille du cimetière de Court-Saint-Etienne, en Belgique. Un hommage public a été organisé le 30 juin 2023 au crématorium du Champ de Court, à Court-Saint-Etienne, permettant à ses admirateurs de lui rendre un dernier hommage de 17 h à 20 h.
1 - Avant d'enregistrer Madame en 1975, Claude Barzotti avait vendu la chanson à un autre artiste, qui n'en a pas voulu. C'est ce refus qui l'a contraint à la garder pour lui, déclenchant par la suite son premier succès commercial.
2 - Durant sa période de directeur artistique chez Vogue Belgique, Claude Barzotti vendait les disques du Grand Jojo en tant que représentant commercial. C'est ce même label qui l'a surnommé le Rital, surnom repris des années plus tard dans son plus grand tube.
3 - En 1974, Claude Barzotti était membre de la première équipe du club de tennis de table la Palette Stéphanoise à être championne de sa division en Belgique. Quarante ans plus tard, il en était encore le sponsor, sans participer aux activités sportives.
4 - En 1978, il enregistre Muriel, un hommage à Claude François, qui ne se vend qu'à 250 exemplaires. Ce bilan le convainc d'arrêter sa carrière de chanteur ; il restera finalement dans la maison de disques en tant que représentant commercial avant de rebondir.
5 - Le Rital est une libre adaptation de L'italiano de Toto Cutugno. Claude Barzotti en a déclaré l'emprunt, la chanson portant la mention officielle de citation autorisée.
- Métier(s) : auteur-compositeur-interprète
- Résidence principale : Court-Saint-Etienne (Belgique)
- Relations de couple : célibataire (jamais marié officiellement)
- Enfants : deux filles, Vanessa (née en 1974) et Sarah (née en 1990)
- Distinctions : Officier de l'ordre de Léopold II (2005)
« L'alcool a détruit ma carrière et m'a détruit tout court. »
— La Libre Belgique, 24 juin 2023
« J'ai bu mon premier verre d'alcool à 33 ans. Dans le temps, avec un p'tit verre, j'étais plein. Et puis, c'est l'escalade. »
— Emission RTL-TVi Les orages de la vie, reprise dans L'Avenir, 24 juin 2023
« J'ai écrit Madame à 20 ans alors que j'étais mécanicien. Je parle d'une femme de la quarantaine que j'avais vue durant ma pause. Je n'avais pas osé l'aborder. »
— Site officiel claudebarzotti.fr, citation reprise dans plusieurs articles de presse
« J'ai 62 ans et, depuis trente ans, j'ai suivi quinze cures de désintoxication, en France, en Belgique, en Suisse, au Canada. Je n'ai jamais cessé de lutter pour me défaire de cette addiction. »
— Nous Deux, octobre 2015, repris par Purepeople
« J'ai été directeur artistique dans une maison de disque ; à chaque réunion, le patron me disait : Tu as un seul défaut, t'es Rital ! Ça m'a donné l'idée d'écrire ce que c'est d'être enfant et de se faire traiter des noms habituels qu'on donne aux Italiens. »
— 24 Heures (Suisse), 20 décembre 1985