Harry Andrews est un acteur britannique de théâtre et de cinéma, né le 10 novembre 1911 à Tonbridge (Kent) et décédé le 6 mars 1989 à Salehurst (Sussex de l'Est). Formé au théâtre shakespearien, il bâtit une filmographie dense en incarnant des figures d'autorité militaire dans de nombreuses productions britanniques et internationales.
Formé dans les rangs de l'Old Vic et du Shakespeare Memorial Theatre à Stratford-upon-Avon, Harry Andrews fait ses débuts londoniens en 1935 au St James's Theatre avant de jouer à New York dès 1936. Durant deux décennies, il interprète les grands rôles du répertoire shakespearien sur diverses scènes internationales. Le passage au cinéma s'opère en 1953 avec Les Bérets rouges, première incarnation d'une longue série d'officiers et de militaires qui le propulsent au premier rang des seconds rôles britanniques. La Colline des hommes perdus de Sidney Lumet (1965) marque un tournant : son personnage du sergent-major Wilson, face à Sean Connery, lui vaut le prix du meilleur second rôle aux National Board of Review Awards et une nomination aux BAFTA. S'ensuivent des apparitions dans La Chute de l'empire romain, Le Lion en hiver, La Bataille d'Angleterre, Superman et Équus, jusqu'à son dernier rôle au milieu des années 1980.
Harry Andrews préserve sa vie privée avec discrétion. Jamais marié officiellement et sans descendance connue, il partage une relation de longue date avec l'acteur Basil Hoskins, rencontré dans les années 1950. Leur compagnonnage dure plus de trente ans, jusqu'au décès d'Andrews. Les deux hommes reposent côte à côte au cimetière de St Mary the Virgin à Salehurst. Ses amitiés professionnelles incluent Laurence Olivier et John Gielgud. Retiré dans les années 1980, il s'installe à Salehurst dans le Sussex de l'Est.
Harry Andrews s'éteint le 6 mars 1989 à Salehurst, dans le Sussex de l'Est, à l'âge de soixante-dix-sept ans. La cause médicale exacte de son décès n'est pas largement documentée. Ses obsèques se déroulent dans l'intimité.