Naissance
Barahona, République dominicaine
Nationalité
dominicaine
Astrologie

Commémoration Dans 84 jours

Cette année marque le 75ᵉ anniversaire de sa disparition.

Biographie

María Montez, de son vrai nom María África Gracia Vidal, est une actrice dominicaine née le 6 juin 1912 à Barahona, en République dominicaine, et morte le 7 septembre 1951 à Suresnes, en France. Surnommée la "Reine du Technicolor", elle fut la première actrice dominicaine à s'imposer à Hollywood.


Parcours

Née dans une famille nombreuse, María Montez est la fille d'Isidoro Gracia, consul d'Espagne en République dominicaine, et de Teresa Vidal, Dominicaine d'origine Criollo. Après des études au couvent du Sacré-Coeur à Santa Cruz de Tenerife, dans les îles Canaries, elle se marie une première fois en 1932 avec William McFeeters, un banquier irlandais, dont elle divorce en 1941. C'est à New York, où elle travaille comme mannequin à partir de 1939, qu'un recruteur de talent la repère. Engagée par Universal Pictures, elle débute au cinéma en 1940 dans de petits rôles avant de gravir les échelons. Elle choisit son nom de scène en hommage à la danseuse Lola Montez, une figure admirée de son père. C'est en 1942, avec Les Mille et Une Nuits de John Rawlins, qu'elle connaît sa première grande percée, incarnant la princesse Shéhérazade aux côtés de Jon Hall et de Sabu. Ce film marque également la première utilisation du Technicolor trois bandes par Universal.

Universal construit autour d'elle un emploi de vedette exotique à part entière : elle tourne six films en Technicolor avec Jon Hall, parmi lesquels La Sauvagesse blanche (1943), Ali Baba et les quarante voleurs (1944), Le Signe du cobra (1944) réalisé par Robert Siodmak, La Fière Tzigane (1944) et Soudan (1945). Les scénarios de certains de ces films sont partiellement écrits par Richard Brooks et James M. Cain. En 1943, elle reçoit deux médailles du gouvernement dominicain pour ses efforts de promotion des relations amicales entre les États-Unis et son pays natal. En 1947, elle joue dans L'Exilé de Max Ophüls aux côtés de Douglas Fairbanks Jr., avant de s'installer en Europe avec son époux Jean-Pierre Aumont. En France, elle tourne L'Atlantide (1948) avec son mari, ainsi que Portrait d'un assassin (1949) face à Erich von Stroheim et Pierre Brasseur, et retrouve le réalisateur John Brahm pour Le Voleur de Venise en 1951. Au total, elle apparaît dans 26 films au cours de sa carrière.


Repères chronologiques

1912 : naissance le 6 juin à Barahona, en République dominicaine.
1932 : mariage avec William McFeeters, banquier irlandais.
1939 : arrivée à New York le 3 juillet ; travail comme mannequin.
1940 : contrat avec Universal Pictures ; premiers petits rôles au cinéma.
1941 : divorce de William McFeeters.
1942 : rôle de Shéhérazade dans Les Mille et Une Nuits de John Rawlins, premier grand succès.
1943 : mariage le 13 juillet avec l'acteur Jean-Pierre Aumont ; deux médailles décernées par le gouvernement dominicain.
1944 : Le Signe du cobra de Robert Siodmak, l'un de ses rôles les plus emblématiques.
1945 : Soudan, dernier des six films Technicolor tournés avec Jon Hall.
1946 : naissance de sa fille Maria Christina, dite Tina Aumont, à Hollywood.
1947 : L'Exilé de Max Ophüls avec Douglas Fairbanks Jr.
1948 : installation définitive en France avec Jean-Pierre Aumont ; tournage de L'Atlantide.
1949 : Portrait d'un assassin de Bernard Roland, aux côtés d'Erich von Stroheim et Pierre Brasseur.
1951 : mort le 7 septembre à Suresnes, à l'âge de 39 ans.


Vie personnelle et engagements

María Montez est la fille d'Isidoro Gracia, consul d'Espagne à Barahona, et de Teresa Vidal. Elle est la deuxième d'une fratrie de dix enfants, parmi lesquels son frère Jaime, également acteur. Elle épouse une première fois, en 1932, William McFeeters, banquier irlandais, dont elle se sépare en 1941. Le 13 juillet 1943, elle épouse l'acteur français Jean-Pierre Aumont. Charles Boyer figure parmi les témoins du mariage. En 1946, le couple accueille une fille, Maria Christina Aumont, dite Tina Aumont, qui deviendra à son tour actrice. La famille s'installe à Suresnes en 1948, dans un pavillon de la rue des Raguidelles.

Pendant les années de guerre, Jean-Pierre Aumont s'engage dans les Forces françaises libres, laissant María Montez à Hollywood. Durant cette période d'absence, elle rédige un roman, Forever Is a Long Time, ainsi que plusieurs recueils de poèmes en espagnol. En République dominicaine, son engagement comme figure de promotion culturelle est reconnu par deux distinctions officielles en 1943. Sa fille Tina Aumont, dont la vie se termine à Port-Vendres en 2006, est inhumée à ses côtés au cimetière du Montparnasse.


Contexte du décès

Le 7 septembre 1951, María Montez est découverte sans vie dans la baignoire de son domicile de Suresnes. La cause du décès, documentée par plusieurs sources dont Le Monde du 10 septembre 1951, est une noyade consécutive à une crise cardiaque provoquée par la chaleur excessive de l'eau du bain. Elle est décédée à son domicile privé, rue des Raguidelles à Suresnes. Les obsèques n'ont pas fait l'objet de sources détaillées accessibles. Le journal Le Monde lui consacre un article nécrologique, soulignant son dynamisme et son charme reconnus dans le milieu du cinéma français. Elle est inhumée au cimetière du Montparnasse à Paris, division 24.


Lieux de mémoire

María Montez repose au cimetière du Montparnasse, à Paris (division 24). Sa pierre tombale, conforme à sa pratique de se rajeunir, indique 1918 comme année de naissance. Le mausolée, rénové en 2021 grâce à un accord entre l'ambassade dominicaine et la famille Aumont, fait l'objet d'un entretien pris en charge par la République dominicaine. En 2013, un parc et une station de métro à Barahona portent son nom. L'aéroport international María-Montez, inauguré en 1996, est situé dans sa ville natale.


Anecdotes

1 - Avant même d'obtenir un contrat, María Montez avait fondé son propre fan club, le "Montez for Stardom Club", et s'adressait elle-même des centaines de lettres de fans à son studio, afin de susciter l'intérêt des producteurs d'Universal.
2 - Pour son nom de scène, elle choisit délibérément le patronyme Montez en hommage à la danseuse Lola Montez, une figure admirée par son père, et non pour des raisons purement phonétiques ou commerciales.
3 - La pierre tombale de María Montez, au cimetière du Montparnasse, affiche 1918 comme année de naissance, alors que la véritable date est 1912 : l'actrice avait fait modifier les registres de studio pour se rajeunir de six ans.
4 - Pendant l'absence de Jean-Pierre Aumont, mobilisé dans les Forces françaises libres après leur mariage en juillet 1943, María Montez rédigea un roman en anglais, Forever Is a Long Time, ainsi que des poèmes en espagnol, restés pour la plupart inédits.
5 - Selon Jean-Pierre Aumont dans ses mémoires, il attendait de retrouver l'actrice distante et alanguie de l'écran : il découvrit au contraire une femme spontanée, directe et d'une grande vivacité, très éloignée de ses personnages filmés.
6 - Le personnage camp gay Mario Montez, vedette de treize films d'Andy Warhol dans les années 1960, avait choisi son nom en hommage explicite à María Montez, signe de l'aura culturelle qu'elle conserva bien après sa mort.


Points clés

- Métier(s) : actrice
- Résidence principale : Suresnes (France), au moment de son décès
- Relations de couple : William McFeeters (1932-1941), Jean-Pierre Aumont (1943-1951)
- Enfants : Tina Aumont (1946-2006)
- Distinctions : deux médailles du gouvernement dominicain (1943)


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Questions autour de María Montez

Quel est le vrai nom de María Montez ?
María Montez est le pseudonyme de María África Gracia Vidal, parfois orthographié María África Antonia Gracia y Vidal. Elle choisit ce nom de scène en hommage à la danseuse Lola Montez.
Combien de films María Montez a-t-elle tournés ?
María Montez a tourné 26 films au total, dont 21 aux États-Unis et 5 en Europe, entre 1940 et 1951.
Pourquoi María Montez est-elle surnommée la Reine du Technicolor ?
Ce surnom lui a été attribué pour ses six films d'aventures en Technicolor tournés avec Universal Pictures et l'acteur Jon Hall entre 1942 et 1945, qui firent d'elle la vedette exotique par excellence de ce procédé couleur.
Qui était le mari de María Montez ?
María Montez a été mariée deux fois : d'abord à William McFeeters, banquier irlandais (1932-1941), puis à l'acteur français Jean-Pierre Aumont, qu'elle épouse le 13 juillet 1943 et avec lequel elle a sa fille Tina Aumont.
María Montez a-t-elle des enfants ?
Oui, María Montez et Jean-Pierre Aumont ont eu une fille, Maria Christina Aumont, dite Tina Aumont, née le 14 février 1946 à Hollywood. Tina Aumont est devenue actrice et est décédée en 2006.
Où est enterrée María Montez ?
María Montez est inhumée au cimetière du Montparnasse à Paris, division 24. Son mausolée a été rénové en 2021 grâce à un accord entre l'ambassade dominicaine et la famille Aumont.
Qui est né le même jour que María Montez ?
René Monory, Guillaume Musso, Robert Englund, Régis Campo et Steve Vai sont nés le 6 juin comme María Montez.
À quel âge est morte María Montez ?
María Montez est morte à 39 ans, le 7 septembre 1951.
Qui est mort le même jour que María Montez ?
Keith Moon, Alexis, Marsha Hunt, Mac Miller et Mobutu Sese Seko sont morts le 7 septembre comme María Montez.
Quels acteurs sont nés en 1912 comme María Montez ?
Quels acteurs sont du signe Gémeaux comme María Montez ?
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