Icône de la chanson française engagée, Maxime Le Forestier s'est imposé dès les années 1970 comme la voix d'une génération en quête de liberté. Son style unique, mêlant folk acoustique et textes poétiques, a durablemement marqué le patrimoine musical francophone.
Né à Paris, Maxime Le Forestier grandit dans un univers mélomane auprès d'un père d'origine britannique. Il commence l'apprentissage du violon avant de se tourner vers la guitare, influencé par les courants folk américains. Ses débuts se font en duo avec sa sœur Catherine, avec qui il interprète des titres de Georges Brassens, son futur mentor. Après son service militaire chez les parachutistes, une expérience qui lui inspire le titre culte Parachutiste, il sort son premier album studio en 1972. Ce disque, contenant des hymnes comme San Francisco et Mon frère, rencontre un succès phénoménal, s'écoulant à plus d'un million d'exemplaires. Sa voix douce et ses textes aux accents contestataires en font immédiatement le porte-drapeau de la jeunesse post-Mai 68, bien qu'il récuse souvent cette étiquette de leader politique au profit de celle d'artisan de la chanson.
Durant les décennies suivantes, l'artiste sait faire évoluer son répertoire sans perdre son intégrité. Après une période marquée par des expérimentations sonores et des voyages, notamment aux États-Unis, il revient sur le devant de la scène en 1987 avec le succès massif de Né quelque part, une chanson dénonçant l'apartheid et le racisme. En 1991, le titre Ambalaba confirme son goût pour les sonorités métissées. Parallèlement à sa propre carrière, il se consacre à la préservation de l'œuvre de Georges Brassens, réenregistrant l'intégrale de son répertoire. Membre fidèle des Enfoirés dès les débuts de l'association, il participe activement à l'écriture de spectacles et à la mise en avant de nouveaux talents. Son album Paraître ou ne pas être, sorti en 2019, témoigne de sa capacité constante à observer les travers de la société contemporaine avec une précision chirurgicale.
1972 : Sortie de l'album Mon frère incluant le titre San Francisco
1973 : Premier passage en vedette sur la scène de l'Olympia à Paris
1975 : Publication de l'album Saltimbanque
1980 : Voyage aux États-Unis et exploration de nouveaux styles musicaux
1987 : Succès retentissant du single Né quelque part
1988 : Victoire de la Musique de la chanson originale pour Né quelque part
1991 : Sortie de l'album Sagesse du fou comprenant Ambalaba
1995 : Sortie de l'album Passer ma route salué par la critique
2000 : Sortie de l'album L'Écho des étoiles
2008 : Sortie de Restons amants et tournée anniversaire
2013 : Album Le Cadeau et Grand Prix de la chanson française de la SACEM
2019 : Publication de son dernier album studio Paraître ou ne pas être
Maxime Le Forestier est le fils d'Anton Le Forestier, traducteur d'origine britannique, et de Geneviève Lili, passionnée de musique. Il passe une partie de sa jeunesse dans le quartier de Passy et fréquente le Lycée Condorcet à Paris. Sa fratrie joue un rôle clé dans son éveil artistique, notamment sa sœur Catherine avec qui il partage ses premières scènes. Il est marié à Fabienne avec qui il a eu deux fils : Philippe, né en 1980, et Arthur, né en 1989. Ce dernier a suivi les traces de son père en devenant musicien et l'accompagne régulièrement sur scène lors de ses tournées nationales.
L'artiste entretient des liens d'amitié profonds avec des figures de la chanson comme Alain Souchon ou Julien Clerc. Fidèle à ses convictions humanistes, il s'engage dès 1986 auprès de Coluche pour les Restos du Cœur, devenant l'un des piliers des Enfoirés pendant plus de trente ans. Passionné d'astronomie et de voile, il cultive une discrétion médiatique en dehors de ses périodes de promotion. Son mentorat auprès de la jeune garde de la variété française est documenté par ses nombreuses collaborations, notamment avec les écoles de musique et les conservatoires où il intervient ponctuellement pour transmettre son savoir sur la structure des textes.
1 - La célèbre "maison bleue" de sa chanson San Francisco existe réellement. En 2011, à l'occasion des 40 ans de sa carrière, la façade a été repeinte en bleu lors d'une cérémonie officielle en présence de l'artiste et du consul de France.
2 - Le titre Parachutiste a été censuré sur les ondes de certaines radios nationales à sa sortie en 1972. La chanson critiquait de manière acerbe l'institution militaire, ce qui était très audacieux peu de temps après son propre service national.
3 - Maxime Le Forestier a réenregistré l'intégralité des chansons de Georges Brassens pour assurer la pérennité de cette œuvre. Il a passé plusieurs années à travailler les arrangements originaux pour rester le plus fidèle possible à l'esprit de son ami et maître.
4 - Lors de sa première tournée, il imposait un prix de place unique et très bas pour permettre aux étudiants et aux ouvriers d'accéder à ses concerts, une démarche en accord total avec ses textes libertaires de l'époque.
- Métier(s) : Auteur-compositeur-interprète
- Résidence principale : Paris (France)
- Relations de couple : Fabienne Le Forestier (épouse)
- Enfants : Philippe Le Forestier, Arthur Le Forestier
- Distinctions : Victoires de la Musique, Grand Prix de la SACEM
On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher.
On choisit pas ses parents, on choisit pas sa famille. On choisit pas non plus les trottoirs de Manille, de Paris ou d'Alger pour apprendre à marcher.