Michel Bassompierre, né le 22 mars 1948 à Paris et décédé le 21 avril 2026 à Nantes, était un sculpteur français spécialisé dans l'art animalier, dont les bronzes et marbres monumentaux représentant ours, gorilles et éléphants ont été exposés dans une vingtaine de pays sur cinq continents.
Né dans une famille aux pôles artistique et scientifique marqués, Michel Bassompierre passe son enfance à Paris à dessiner et modeler les animaux observés au zoo de Vincennes, à la ménagerie du Jardin des Plantes et dans la grande galerie de l'Évolution du Muséum national d'histoire naturelle. Adolescent, il s'installe en Normandie avant d'intégrer l'École des beaux-arts de Rouen, où il se forme sous la direction du sculpteur René Leleu (1911-1984), spécialiste de l'anatomie animale. C'est dans cet atelier qu'il développe une méthode rigoureuse : des milliers de croquis réalisés dans les zoos, les ménageries et les cirques pour saisir la structure des corps, le mouvement et l'attitude de chaque espèce. Il s'installe ensuite dans le Vignoble nantais, près de Nantes, où il travaillera jusqu'à sa mort. Dès la fin des années 1960, il s'engage dans la sculpture animalière et adopte une esthétique inspirée de François Pompon : suppression de l'anecdotique, recherche de la forme pure, courbes enveloppantes qui sollicitent la lumière sans heurter l'ombre.
Ses œuvres, réalisées en bronze, en marbre de Carrare ou en résine pour les pièces monumentales, comptent plus de deux cents modèles distincts. Ses animaux de prédilection sont l'ours brun et polaire, le gorille, le cheval de trait et l'éléphant d'Asie, mais des commandes publiques l'amènent à sculptor d'autres espèces : un tigre royal en cristal pour la manufacture Baccarat en 2022, un panda géant en bronze de 2,5 mètres pour le ZooParc de Beauval, inauguré le 22 mars 2024 en présence de la direction du parc. Son œuvre, diffusée par les Galeries Bartoux dans plus d'une vingtaine de villes, de Paris à New York en passant par Londres, Venise, Bruxelles et Baden-Baden, lui vaut une notoriété internationale. Il est membre de la Society of Animal Artists et de la Fondation Taylor. En 2021, les éditions Albin Michel publient une première monographie de 208 pages consacrée à son travail, avec une préface de Nicolas Hulot et des contributions de la primatologue Sabrina Krief.
1948 : naissance le 22 mars à Paris.
Fin années 1960 : débuts dans la sculpture animalière, formation auprès de René Leleu à l'École des beaux-arts de Rouen.
1970 : installation dans le Vignoble nantais, près de Nantes, où il demeurera.
1985 : deux ours monumentaux en béton ornent l'école maternelle de la Côte d'Or à Nantes ; prix de la Fondation Johnson.
1987 : prix Fernand-Méry du Salon national des artistes animaliers ; prix du Conseil général de la Loire-Atlantique.
1988 : médaille d'argent du Salon des artistes français ; prix de la Fondation Taylor au Salon national des artistes animaliers.
1989 : grand prix Édouard-Marcel Sandoz du Salon national des artistes animaliers.
1990 : grand prix Édouard-Marcel Sandoz du Salon des artistes français.
1998 : médaille d'or du Salon des artistes français ; résidence d'artiste à Clisson, où il réalise une colonne monumentale en argile composée de plusieurs animaux.
2015 : invité d'honneur du musée François-Pompon à Saulieu, exposition Ours bruns ; don au musée de l'oeuvre Les Saumons no 1.
2017 : prix François Pompon du musée François-Pompon à Saulieu.
2018 : The Evelyn and Peter Haller Memorial Award for Sculpture de la Society of Animal Artists.
2021 : exposition Fragiles Colosses au jardin des Plantes de Paris, organisée sous l'égide scientifique de Sabrina Krief ; publication de la monographie aux éditions Albin Michel.
2022 : exposition ANIMAL / Sous le regard des Grands Maîtres : Pompon - Bassompierre au musée François-Pompon de Saulieu ; tigre royal en cristal pour Baccarat ; réalisation d'un ours monumental pour le zoo de la Boissière-du-Doré.
2023 : exposition Fragiles Colosses sur le boulevard Haussmann à Paris, parrainée par Jacques Weber et Sabrina Krief ; dévoilement du Mélèze no 2, gorille de 4 mètres, alors sa plus grande sculpture.
2024 : exposition Les Géants des Glaces au Musée océanographique de Monaco (avril-octobre), inaugurée en présence du prince Albert II de Monaco ; exposition Regards croisés sur l'animal au musée de l'atelier Rosa Bonheur, parrainée par François Cluzet.
2025 : exposition Fragile Giants sur Park Avenue à New York (mai 2025 - mai 2026) ; exposition Douceur animale à Caen et Ouistreham (mai-novembre) ; nommé chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur le 31 décembre.
2026 : reçoit les insignes d'officier de l'ordre des Arts et des Lettres en avril ; décède le 21 avril à Nantes à l'âge de 78 ans.
Michel Bassompierre grandit dans une famille nombreuse à Paris. Sa mère, Marcelle, diplômée de l'École nationale supérieure des arts décoratifs, s'oriente vers la gravure sur bois et illustre des ouvrages de chirurgie avant de devenir cartographe au service de géologie du CNRS. Son père, Pierre, est ingénieur hydrogéologue au Bureau de recherches géologiques et minières. Cette double culture artistique et scientifique marque durablement l'approche du sculpteur, qui conjugue précision anatomique et sensibilité plastique. Dès l'enfance, il passe des journées entières à observer et modeler les animaux des jardins zoologiques parisiens, posture créatrice qu'il ne quittera plus.
Installé depuis les années 1970 dans le Vignoble nantais, Michel Bassompierre développe un engagement constant pour la cause animale et environnementale. Il collabore avec la primatologue Sabrina Krief et le militant écologiste Cyril Dion pour des expositions liées à la protection des espèces menacées. Il participe également à des conférences avec le photographe Yann Arthus-Bertrand et le dessinateur Philippe Geluck à l'occasion de l'exposition de Bruxelles en 2024. L'acteur François Cluzet parraine plusieurs de ses expositions, notamment au musée de l'atelier Rosa Bonheur et à Vertou, aux côtés du WWF.
Michel Bassompierre décède le 21 avril 2026 à Nantes à l'âge de 78 ans. Sa famille indique à l'AFP qu'une chute sur la tête consécutive à un malaise l'a plongé dans un profond coma dont il ne pouvait sortir. Le lieu de décès n'a pas été précisé au-delà de la ville de Nantes. Le décès est annoncé publiquement par le maire de Vertou, Rodolphe Amailland, dans la soirée du 21 avril. La famille rappelle dans un communiqué que ses sculptures ont été exposées dans des lieux emblématiques : le Jardin des Plantes et le boulevard Haussmann à Paris, Park Avenue à New York, La Mamounia à Marrakech, et le Musée océanographique de Monaco. Au moment de sa mort, son exposition Fragile Giants était encore en cours sur Park Avenue jusqu'en mai 2026. Un projet de musée consacré à son oeuvre était en cours de discussion avec la ville de Vertou.
Michel Bassompierre est installé depuis les années 1970 dans le Vignoble nantais, près de Nantes, où se trouve son atelier. Ses oeuvres permanentes sont présentes dans l'espace public de nombreuses villes : Nantes, Pornichet, Rezé, Carquefou, Aix-les-Bains, Angers, Fondettes, Andenne (Belgique). Le musée François-Pompon de Saulieu conserve deux dons de l'artiste. Un musée en son honneur à Vertou était en projet au moment de son décès.
1 - Enfant, Michel Bassompierre réalisait ses premiers dessins animaliers allongé au sol sur le dos de rouleaux de papier peint, ou modelait ses sujets dans l'argile et la pâte à modeler, bien avant tout enseignement formel.
2 - En 1985, il réalise pour l'école maternelle de la Côte d'Or à Nantes deux ours monumentaux en béton : l'une de ses toutes premières commandes publiques, qui précède de plusieurs décennies sa notoriété internationale.
3 - Pour l'exposition Fragile Giants à New York en 2025, il crée son plus grand gorille à ce jour, Le Majestueux, dressé sur ses pattes arrière à 3 mètres de hauteur face à l'Empire State Building sur Park Avenue.
4 - La manufacture Baccarat lui commande en 2022 un tigre royal en cristal pour célébrer l'année du Tigre, tiré à seulement 50 exemplaires : une collaboration exceptionnelle entre la sculpture animalière et le cristal de luxe.
5 - En 2024, il sculpte pour le ZooParc de Beauval un panda géant de 2,5 mètres représentant Yuan Meng, premier bébé panda né en France, aux côtés de sa mère Huan Huan - son premier panda, réalisé spécifiquement pour une commande zoologique.
6 - À Rezé, il réalise une oeuvre radicalement différente de son répertoire habituel : un portrait de Jean Moulin en bas-relief, installé sur une stèle commémorative à Pont-Rousseau en hommage aux résistants rezéens.
- Métier(s) : sculpteur animalier
- Résidence principale : Vignoble nantais, près de Nantes (Loire-Atlantique)
- Relations de couple : non documentées dans les sources consultées
- Enfants : non documentés dans les sources consultées
- Distinctions : prix de la Fondation Johnson (1985) ; prix Fernand-Méry du Salon national des artistes animaliers (1987) ; prix de la Fondation Taylor (1988) ; médaille d'argent du Salon des artistes français (1988) ; grand prix Édouard-Marcel Sandoz du Salon national des artistes animaliers (1989) ; grand prix Édouard-Marcel Sandoz du Salon des artistes français (1990) ; médaille d'or du Salon des artistes français (1998) ; prix François Pompon du musée François-Pompon à Saulieu (2017) ; The Evelyn and Peter Haller Memorial Award for Sculpture de la Society of Animal Artists (2018) ; chevalier de l'ordre national de la Légion d'honneur (31 décembre 2025) ; officier de l'ordre des Arts et des Lettres (avril 2026)
« Nous sommes quatre dans ma tête : l'animalier, l'anatomiste, le dessinateur et le sculpteur. Mais à la fin, c'est toujours le sculpteur qui décide ! »
— Site officiel bassompierre.fr, section L'Artiste
« La sculpture, c'est avant tout l'expression de l'animal et l'animal c'est la liberté, la beauté de la vie. J'avais 14 ou 15 ans quand j'ai senti que le monde animal était le mien. »
— Site officiel bassompierre.fr, section L'Artiste
« Pour travailler, j'ai besoin d'être seul dans mon atelier. Je suis tout seul avec mes rêves, avec mon arche de Noé. Il y a un roman qui dit que les oiseaux se cachent pour mourir, moi je dis que les ours se cachent pour vivre. »
— Interview Forbes, 2023 (relayée par CNews, avril 2026)
« Je suis un vieil enfant qui continue à faire ses jouets. J'ai besoin de matérialiser cette Arche de Noé qui est dans ma tête. Ces animaux que j'admire pour leur forme, leur volume, leur puissance... sont dans la tête, dans mon esprit, dans mon coeur aussi, et je peux me les recréer à l'infini. »
— Site officiel bassompierre.fr, section L'Artiste
« Nous sommes quatre dans ma tête : l'animalier, l'anatomiste, le dessinateur et le sculpteur. Mais à la fin, c'est toujours le sculpteur qui décide ! »
— Site officiel bassompierre.fr, section L'Artiste
« La sculpture, c'est avant tout l'expression de l'animal et l'animal c'est la liberté, la beauté de la vie. J'avais 14 ou 15 ans quand j'ai senti que le monde animal était le mien. »
— Site officiel bassompierre.fr, section L'Artiste
« Pour travailler, j'ai besoin d'être seul dans mon atelier. Je suis tout seul avec mes rêves, avec mon arche de Noé. Il y a un roman qui dit que les oiseaux se cachent pour mourir, moi je dis que les ours se cachent pour vivre. »
— Interview Forbes, 2023 (relayée par CNews, avril 2026)
« Je suis un vieil enfant qui continue à faire ses jouets. J'ai besoin de matérialiser cette Arche de Noé qui est dans ma tête. Ces animaux que j'admire pour leur forme, leur volume, leur puissance... sont dans la tête, dans mon esprit, dans mon coeur aussi, et je peux me les recréer à l'infini. »
— Site officiel bassompierre.fr, section L'Artiste